Feurs

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Feurs
Feurs avec au premier planla statue de Michel Combes.
Feurs avec au premier plan
la statue de Michel Combes.
Blason de Feurs
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Loire
Arrondissement Montbrison
Canton Feurs
(chef-lieu)
Intercommunalité Communauté de communes Forez Est
Maire
Mandat
Jean-Pierre Taite
2014-2020
Code postal 42110
Code commune 42094
Démographie
Gentilé Foréziens
Population
municipale
7 997 hab. (2014en augmentation de 3.31 % par rapport à 2009)
Densité 328 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 44′ 30″ nord, 4° 13′ 36″ est
Altitude Min. 327 m – Max. 366 m
Superficie 24,39 km2
Localisation

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Liens
Site web feurs.org

Feurs est une commune française située dans le département de la Loire, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Ses habitants sont les Foréziens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Feurs est située en plein cœur de la plaine du Forez, dans le département de la Loire (42). Elle est l'ancienne capitale historique du Forez auquel elle a donné son nom.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune possède un climat semi-continental d'abri (Cfb sur la classification de Köppen : "climat tempéré chaud, sans saison sèche, à été tempéré"). La pluviométrie relativement faible (721 mm par an en moyenne) s'explique par l'ombre pluviométrique créée par les Monts du Forez à l'ouest et au sud, directement liée à l'effet de foehn. C'est aussi lors des phénomènes de fœhn que la plaine du Forez est soumise à des températures anormalement élevées pour la saison, lorsque le vent du Midi souffle.

La température annuelle s'élève à 10,8 °C avec une moyenne de 2,2°C en janvier et 19,8°C en juillet. Le mois de février est le plus sec avec 41 mm et juin le plus humide avec 85 mm.

Tableau climatologique de Feurs sur la période 1982-2012, à 344 m d'altitude.
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) −1,1 −0,5 2 4,5 8,3 11,7 13,8 13,3 10,8 6,7 3 0,1 6,1
Température moyenne (°C) 2,2 3,5 7,1 9,8 13,8 17,4 19,8 19,2 16,2 11,3 6,5 3,1 10,8
Température maximale moyenne (°C) 5,5 7,5 12,2 15,2 19,3 23,1 25,8 25,2 21,7 15,9 10 6,1 15,6
Précipitations (mm) 43 41 46 51 78 85 58 76 77 62 59 45 721
Source : http://fr.climate-data.org/
Diagramme climatique
J F M A M J J A S O N D
 
 
 
5,5
−1,1
43
 
 
 
7,5
−0,5
41
 
 
 
12,2
2
46
 
 
 
15,2
4,5
51
 
 
 
19,3
8,3
78
 
 
 
23,1
11,7
85
 
 
 
25,8
13,8
58
 
 
 
25,2
13,3
76
 
 
 
21,7
10,8
77
 
 
 
15,9
6,7
62
 
 
 
10
3
59
 
 
 
6,1
0,1
45
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Histoire[modifier | modifier le code]

Articles détaillés : Comté de Forez et Liste des comtes de Forez.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Feurs est la contraction de Forum Segusiavorum (« Forum des Ségusiaves »). Dotée d'un imposant forum[1] à l'époque gallo-romaine, la capitale des Ségusiaves est signalée par Ptolémée et apparaît sur la table de Peutinger.

Par extension, la ville a donné son nom au Forez.

Ont été mis au jour un théâtre, des égouts, des bornes milliaires, des inscriptions, des statuettes et des poteries qui témoignent de l'importance, à cette époque, de la ville, située à proximité d'importantes voies romaines.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

La ville de Feurs dans l'armorial de Guillaume Revel.

Une église sous le vocable de saint Baudile y est signalée en 960. Une deuxième dédiée à la Vierge apparaît dans les textes en 1001.

Le château de Feurs est signalé en 1246.

Au Moyen Âge, la ville n'avait pas de pont sur la Loire mais il existait un port à Feurs même (953) et un autre tout proche à Randans (1060).

Époque moderne[modifier | modifier le code]

Feurs, avec le comté du Forez est confisqué au connétable de Bourbon en même temps que ses autres possessions en 1523. Elle entre définitivement dans le domaine royal en 1531. En 1542, la ville est rattachée à la généralité de Lyon, créée par Henri II.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Sous la Révolution, le tribunal révolutionnaire dirigé par Claude Javogues fit de nombreuses victimes. La Révolution fut très active et les horreurs de la guillotine marquèrent ses habitants. Les 80 victimes du Tribunal révolutionnaire furent presque toutes exécutées à l'emplacement de la chapelle des Martyrs. La chapelle des martyrs fut érigée plus tard par le maire Pierre-Marie d'Assier en 1826.

Appartenant depuis le Xe siècle au comté de Forez (entité rattachée au gouvernement de Lyon de 1542 à la disparition de ce dernier, en 1790), Feurs fait partie du département de Rhône-et-Loire de 1790 à 1793. Finalement, depuis la partition du Rhône-et-Loire, la commune se trouve dans le département de la Loire dont elle fut chef-lieu de 1793 à 1795.

Elle eut un des premiers chemins de fer : la 3e ligne de France Andrézieux - Roanne ouvre sa 1re section le 1er août 1832 entre Saint-Bonnet-les-Oules et Balbigny. C'est à Feurs, qui se trouve sur cette section, que sont installés les ateliers de la compagnie qui construiront plusieurs locomotives sous les ordres de l'ingénieur Régnié.

Feurs est, aujourd'hui, définitivement tournée vers Saint-Étienne, une ville-modèle pour elle. Cependant, Feurs tente depuis de nombreuses décennies d'exploiter sa position de carrefour entre les métropoles de Clermont-Ferrand et Lyon pour l'axe ouest-est, et entre Roanne et Saint-Étienne, pour l'axe nord-sud.

Nombreux sont les sites d'intérêt archéologique, tous découverts au cours des différents travaux sur la commune.

Blasonnement[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Feurs (Loire).svg

Les armoiries de Feurs se blasonnent ainsi :

D'or au pot de sable enflammé de gueules.

Devise : « forum segusiavorum ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1855 1865 Auguste Broutin Parti de l'Ordre  
1878 1881 C Pariat    
1881 1891 Jean-Marie Nigay[2]    
1891 1896 Félix Nigay    
1896 1900 Charles Dorian    
1900 1904 Joseph Ory    
1904 1908 Joannès Mollon    
1908 1912 Joseph Ory    
1912 1940 Antoine Drivet PRRRS Parlementaire
1940 1944 Charles Maxime Geny DVD  
1953 1974 Félix Nigay DVD  
1974 1977 Maurice Desplaces DVD  
1977 2001 André Delorme DVD  
2001 2008 Benoît Gardet DVG  
2008 en cours Jean-Pierre Taite[3] LR Président de la communauté de communes, conseiller régional
L’hôtel de ville.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Les personnalités exerçant une fonction élective dont le mandat est en cours et en lien direct avec le territoire de la commune de Feurs sont les suivantes :

Élection Territoire Titre Nom Début de mandat Fin de mandat
Municipales Feurs Maire Jean-Pierre Taîte 2014 2020
Cantonales Feurs Conseiller général Henri Nigay 27 mars 2011 2015
Législatives 6e circonscription Député Paul Salen
Régionales Rhône-Alpes Président du conseil régional Jean-Jack Queyranne 2015
Présidentielles France Président de la République François Hollande
Autres résultats : Élections à Feurs

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[5],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 7 997 habitants, en augmentation de 3,31 % par rapport à 2009 (Loire : 1,48 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 600 1 796 1 837 1 937 2 240 2 571 2 646 2 816 2 943
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 894 2 823 3 060 3 048 3 216 3 249 3 451 3 492 3 719
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 766 3 983 3 995 3 956 4 337 4 561 4 759 5 194 5 381
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2014
6 272 6 649 8 017 8 012 7 803 7 669 7 408 7 921 7 997
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Le club de basket-ball nommé les Enfants du Forez qui évolue actuellement en Nationale 3.

Le club de football nommé l'US Feurs qui évolue en CFA 2 pour la saison 2012-2013. L'US Feurs joue dans le Stade Rousson.

Le club de rugby nommé Le Rugby Club Forézien qui évolue actuellement en Championnat Promotion d'Honneur du Lyonnais.

Le club de vélo Vélo Club Feurs Balbigny qui est affilié à la fédération Française de Cyclisme et à la Fédération Sportive et Gymnique du travail.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Voies[modifier | modifier le code]

227 odonymes recensés à Feurs
au 19 avril 2014
Allée Ave. Bld Carr. Chemin Cité Clos Imp. Montée Pass. Place Pont Route Rue Ruelle Sentier Square Autres Total
4 [N 1] 1 [N 2] 8 1 [N 3] 19 1 [N 4] 0 23 0 0 10 [N 5] 0 9 125 [N 6] 0 0 0 26 [N 7] 227
Notes « N »
  1. Allée de la Loise, Allée du Bois, Allée du Château et Allée du Parc.
  2. Avenue Jean Jaurès.
  3. Carrefour de la Libération.
  4. Cités Rousson.
  5. Dont Place du 11-Novembre.
  6. Dont Rue du 8-Mai et Rue du 19-Mars-1962.
  7. Autres voies non identifiées en relation avec des écarts, lieux-dits, hameaux, zones industrielles, lotissements, résidences, quartiers, parcs, etc.
Sources : rue-ville.info & annuaire-mairie.fr & OpenStreetMap

Édifices et sites[modifier | modifier le code]

La gare.
Loise.
  • Le Musée d'Assier d'archéologie, 3 rue Victor-de-Laprade.
  • La chapelle des martyrs, construite en mémoire des victimes guillotinées au cours de la Révolution de 1789. Des personnes y furent guillotinées et fusillées.
  • La « Font qui pleut », fontaine dont l'origine se perd dans la nuit des temps. Une source d'eau gazeuse est mentionnée par Auguste Broutin dans son ouvrage « Histoire de la ville de Feurs et de ses environs » dans le quartier du chemin des quatre.
  • Le Forum gallo-romain sur la place de la Boaterie (vestiges).
  • Les Jacquemarts de l'église Notre-Dame de Feurs.
  • Le pont sur la Loire, construit en 1926, d'une longueur de 193 mètres il a remplacé le pont suspendu construit au XIXe siècle.

Éducation[modifier | modifier le code]

Feurs dispose de : trois écoles (Saint Marcellin Champagnat (privée), 8 mai (publique) et Charles Perrault (publique)); deux collèges (Saint Marcellin Champagnat (privé) et Le Palais (public)); un lycée (Lycée du Forez(public))

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Olching est situé à environ 20 km à l'ouest de Munich, en Bavière.

Ville Fleurie[modifier | modifier le code]

En 2014, la ville de Feurs a participé au concours des villes et villages fleuris et a obtenu une fleur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Paul Valette, Vincent Guichard, Le forum gallo-romain de Feurs (Loire), allia Année 1991 Volume 48 Numéro 1 pp. 109-164. Lire en ligne
  2. http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6264556p/f41.item.r=canton.zoom
  3. Feurs sur le site de l'association des maires de France (consulté le 13 mars 2015).
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul Valette, Forum Segusiavorum. Le cadre urbain d'une ville antique (Ier s. - IIIe s.), Paris, diff. De Boccard, 1999, 244 p., ill.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]