Chazay-d'Azergues

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Chazay-d’Azergues
Chazay-d'Azergues
Blason de Chazay-d’Azergues
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Intercommunalité Communauté de communes Beaujolais Pierres Dorées
Maire
Mandat
Pascale Bay
2020-2026
Code postal 69380
Code commune 69052
Démographie
Gentilé Chazéens
Population
municipale
4 131 hab. (2018 en augmentation de 3,09 % par rapport à 2013)
Densité 695 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 01″ nord, 4° 43′ 01″ est
Altitude Min. 179 m
Max. 311 m
Superficie 5,94 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Lyon
(banlieue)
Aire d'attraction Lyon
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Anse
Localisation
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Chazay-d’Azergues
Liens
Site web www.chazaydazergues.fr

Chazay-d'Azergues est une commune située dans le département du Rhône en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située dans une dépression séparant les monts du Lyonnais de ceux du Beaujolais, Chazay se trouve à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Lyon et douze kilomètres au sud de Villefranche-sur-Saône. Bordée à l'est par l'Azergues, affluent de la Saône, la commune est limitrophe de celles de Morancé, Les Chères, Marcilly-d'Azergues, Civrieux-d'Azergues, Lozanne, et Saint-Jean-des-Vignes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Chazay-d'Azergues est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3]. Elle appartient à l'unité urbaine de Lyon, une agglomération inter-départementale regroupant 124 communes[4] et 1 653 951 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue. L'agglomération de Lyon est la deuxième plus importante de la France en termes de population, derrière celle de Paris[5],[6].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Lyon dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 398 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[7],[8].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (54,5 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (51,5 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones agricoles hétérogènes (45,3 %), zones urbanisées (39,1 %), forêts (6,5 %), prairies (5,8 %), cultures permanentes (3,3 %), terres arables (0,1 %)[9].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[10].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Chazay tire son nom du latin Casetus, Casetum désignant un petit châtelet.

Histoire[modifier | modifier le code]

Plan de la ville forte de Chazay au XIVe siècle.

Le fief et la seigneurie de Chazay appartiennent à l'abbaye d'Ainay à partir du Xe siècle.

Entre les XIIe et XIIIe siècles, Chazay était défendue par trois enceintes. La tour tronquée est un vestige de la muraille qui comprenait 4 portes et 4 tours, détruite à la demande du cardinal de Richelieu.

À l'époque féodale et jusqu'en 1789, Chazay dépendait de l'abbaye d'Ainay à Lyon - son abbé étant le seigneur ecclésiastique de droit banal-, qui avait fait construire un château dont il subsiste quelques vestiges.

Le dicton de Chazay est : "Filles qui n'ont vu le baboin oncques mari ne trouvent point".

En 2010, la commune installe 37 caméras de surveillance, ce qui constitue un record en France (environ une caméra pour 100 habitants) [11] suite aux dégradations subies par la commune lors de l'année 2009, chiffrées à 30 000 .[réf. souhaitée]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires depuis la Libération
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1945 Jean Berthaud   Nommé par le comité départemental de Libération
1945 Alexis Kandelaft Rad. puis DVD Conseiller général du canton d'Anse (1960-1979)
Pierre Doucet-Bon    
Georges Deleuze[12] DVD  
Alain Martinet UMP-LR Ancien banquier retraité
En cours Pascale Bay DVD Conseillère départementale du canton d'Anse depuis 2015 et enseignante retraitée

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes Beaujolais-Pierres Dorées.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[13]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[14].

En 2018, la commune comptait 4 131 habitants[Note 3], en augmentation de 3,09 % par rapport à 2013 (Rhône : +4,48 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
605386634621717776830846849
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 0271 0431 104994992959956860923
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
934821821727690624629600877
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
1 2671 4792 0542 7123 3143 9033 9363 9264 071
2018 - - - - - - - -
4 131--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2006[16].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

Chazay Football Club, créé en 2010, a atteint le 6e tour de la Coupe de France lors de la saison 2011-2012[17] alors qu'il évoluait en 3e division de district. Ce club était le Petit Poucet de toute la région Rhône-Alpes.

Urbanisme et cadre de vie[modifier | modifier le code]

La commune de Chazay-d'Azergues est un bourg situé dans la lointaine banlieue de Lyon, hors du Grand Lyon, qui offre encore une vue attrayante sur les coteaux du Beaujolais. Son urbanisme s'est développé surtout en zones pavillonnaires. Le milieu rural côtoie ici une population qui travaille à 85 % en ville. En 2008, la commune est épinglée par la fondation Abbé-Pierre pour être l'une des communes de moins de 5 000 habitants ayant le moins construit de logements sociaux en 5 ans[18].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La porte du Baboin, originellement « porte des Balmes », rend hommage à une légende : en 1364 un acrobate déguisé en ours aurait sauvé la femme et la fille du Sire de Châtillon lors de l'incendie de sa maison. Il est alors anobli et épouse la fille du seigneur. En 1839, le conseil municipal de Chazay décide de remplacer sa statue : les deux conseillers envoyés à Lyon ont ramené ce personnage en fonte ressemblant à un centurion.

L'église Saint-Pierre, construite en 930 par les moines d'Ainay, était dans l'enceinte du château, avec le prieuré construit autour des Xe et XIe siècles et la citadelle détruite au XIIe siècle. Mesurant 29 mètres par 14 mètres, elle avait une nef divisée en trois travées et deux tours. Elle sert au culte jusqu'en 1685 ; vers la Révolution, elle est divisée en deux lots séparés par un mur ; en 1816, le chœur et la tour nord qui portait la cloche d'alarme sont détruits ; en 1825, elle est rachetée par un particulier qui lui apporte de nombreuses modifications. La vierge en fonte, copie de celle Joseph-Hugues Fabisch présente sur la chapelle Saint-Thomas de Lyon, est installée en 1871.

Patrimoine culturel[modifier | modifier le code]

Tour du beffroi.

Le musée de Chazay, rouvert en , propose plusieurs éléments de l'histoire du village, avec un accès à la tour du beffroi de l'église Saint-Pierre pour une vue à 360°.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune urbaine - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Unité urbaine 2020 de Lyon », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  5. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  6. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  7. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Lyon », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  8. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  9. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  10. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  11. Laurent Burlet, « Une caméra pour 100 âmes : l’exploit d’une commune du Rhône », Rue89, publié le 1er octobre, consulté le 2 octobre 2010
  12. Georges Deleuze est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Jean-Marie Le Pen à l’élection présidentielle de 1995, cf Conseil constitutionnel, liste des citoyens ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 12 avril 1995, page 5736, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  13. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  14. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  17. « Calendrier et résultats Coupe de France 2011-2012 : phase finale - Football », sur lequipe.fr (consulté le ).
  18. http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20080213/1011001_fondation_abbe_pierre.pdf
  19. Le Combat ordinaire, t. 1, p. 11.
  20. Jean-René Catrix, « Pierre Rebut 1827-1902 », cactuspro,‎ (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]