Châtillon (Rhône)

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Châtillon
Châtillon (Rhône)
Vue du château depuis la place du village.
Blason de Châtillon
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Rhône
Arrondissement Villefranche-sur-Saône
Intercommunalité Communauté de communes Beaujolais Pierres Dorées
Maire
Mandat
Bernard Marconnet
2020-2026
Code postal 69380
Code commune 69050
Démographie
Gentilé Châtillonnais
Population
municipale
2 137 hab. (2017 en diminution de 2,51 % par rapport à 2012)
Densité 200 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 52′ 41″ nord, 4° 38′ 46″ est
Altitude Min. 199 m
Max. 334 m
Superficie 10,71 km2
Élections
Départementales Le Bois-d'Oingt
Localisation
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Châtillon
Liens
Site web chatillon.mairies69.net

Châtillon (autrefois Châtillon-d'Azergues) est une commune française située dans le département du Rhône, en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Située à 20 km au nord-ouest de Lyon et à 13,8 km au sud-est de Villefranche-sur-Saône à vol d'oiseau[1], Châtillon est une commune de la vallée de l'Azergues, dans le sud du Beaujolais.

Géologie, relief et hydrographie[modifier | modifier le code]

Climat[modifier | modifier le code]

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Châtillon est située sur la route Buissonnière (RD 385) entre le col des Écharmeaux (Saône-et-Loire) et Dommartin (Rhône).

Village de Châtillon d'Azergues

Toponymie[modifier | modifier le code]

Châtillon-d'Azergues illustré par Joannès Drevet (1854–1940).

La commune était connue sous le nom de Chatillon en 1793, Châtillon en 1801[2].

Châtillon serait un dérivé, sans doute mérovingien, du bas latin castellum, diminutif de castrum, accompagné du suffixe -ionem. Castrum désigne d’abord tous les types de forteresse, depuis le simple donjon jusqu’à l’enceinte urbaine, puis se spécialise dans le sens de « château fort » et se réduit ensuite à celui de « grande maison de plaisance ».

Histoire[modifier | modifier le code]

Le château fort de Châtillon[3], des XIIe-XIIIe siècles, est cité pour la première fois dans l'accord de 1173 entre le comte de Forez et l'archevêque de Lyon, traité qui sépare définitivement les comtés de Forez et du Lyonnais. Depuis les XIe-XIIe siècles, il existe une famille seigneuriale locale qui tire son nom du village, les Châtillon (sans lien avec Châtillon les Dombes) : Amblard vers 1100, Guillaume-Rainier en 1121, Dalmace en 1160... Au XIIIe siècle, c'est la famille d'Oingt qui possède Châtillon, au moins depuis Guichard d'Oingt.

De 1217 à 1221, - Guichard d'Oingt érige le château de Bagnols en Lyonnais/en Beaujolais ; il était aussi co-seigneur de Châtillon-d'Azergues et titulaire de multiples fiefs au Bois-d'Oingt, à Liergues, St-Marcel-l'Eclairé, Ternand, St-Vérand, Theizé, Moiré, Pouilly, Sarcey, St-Loup, Légny ; à court d'argent, il emprunta à l'archevêque Renaud en 1217, 1220, 1221, 1225, pour 20 000 sous forts en tout, gageant en échange l'essentiel de ses biens, dont les châteaux d'Oingt et de Bagnols. Son fils aîné Guichard (II) lui succède à Oingt, et son fils cadet, - Étienne, † entre 1272 et 1284, seigneur de Châtillon pour moitié vers 1247 (l'autre moitié appartient à André d'Albon de Curis depuis la mi-XIIIe siècle), et aussi de Bagnols, Saint-Forgeux, Saint-Romain-de-Popey, accorde une charte de franchises à Châtillon en avril 1261 ; il épouse Arthaude de Roussillon vers 1247 (fille d'Artaud IV et d'Artaude de Forez) ; leurs fils - Guichard (III) et Gilet d'Oingt ne vécurent guère, et la succession passa vite à leurs filles - Marguerite et Éléonore d'Oingt, mariées respectivement en décembre 1288 à Guy d'Albon de Curis et Guillaume d'Albon de Châtillon, deux des trois fils d'André d'Albon de Curis rencontré plus haut (le 3e étant Henri d'Albon de Pollionnay) ; en 1303, la seigneurie de Châtillon se distribue donc tout entière entre les trois frères d'Albon, et c'est finalement Guillaume, † ap. 1313, qui en tiendra l'essentiel (il achète la part de son frère Henri ; leur frère aîné Guy cède sa part à une autre famille qui doit être les Varey d'Avauges évoqués plus bas : ils sont en effet titrés co-seigneurs de Châtillon).

Succèdent ensuite : - Etienne d'Albon, fils aîné d'Eléonore et Guillaume, marié à Jacqueline, fille d'Artaud II de St-Germain de Montrond ; leurs fils - Jean († entre 1349 et 1357 ; mari de Marguerite d'Oingt, fille de Guy sire d'Oingt, et père d'autre - Etienne d'Albon, † 1370) et - Thibaud d'Albon († 1399), marié à une de Thélis-cf. Sarron à Fourneaux ; - Thibaud (II) d'Albon, † 1416, fils homonyme du précédent, époux de Catherine de Varey d'Avauges de Châtillon : voir plus haut ; - Antoine († ap. 1459) et Guillaume d'Albon († ap. 1434), petits-fils de Thibaud (II) (deux enfants de son fils cadet prédécédé Amédée, disparu à Azincourt en 1415 ; le frère aîné d'Amédée, Guichard, disparu vers 1419, avait été déshérité par leur père Thibaud II)

En février 1453, l'héritière - Jeanne d'Albon, fille d'Antoine, dame de Châtillon-d'Azergues, Liergues et Bagnols, épouse Rauffet II de Balsac, conseiller-chambellan de Louis XI, sire de Montmorillon (à Arfeuilles) et Saint-Clément, sénéchal de Nîmes et de Beaucaire († en octobre 1473 ; frère aîné de Robert de Balsac d'Entraigues ; les blasons de Châtillon et de Bagnols sont inspirés des armoiries de la famille de Balsac/de Balzac).

Succèdent ensuite leurs fils - Rauffet III (sénéchal de Beaucaire ; † sans postérité) et - Geoffroy de Balsac († 1510 ; sans postérité de son union avec Claude Le Viste, dame d'Arcy, La Bussière et Saint-Sorlin (Saint-Sernin) en Brionnais, † vers 1544, fille de Jean IV Le Viste et cousine issue de germains d'Antoine II Le Viste de Fresnes ; les Le Viste sont les commanditaires de la Dame à la Licorne). Héritière de son mari Geoffroy de Balsac, Claude Le Viste transmet Châtillon et Bagnols à son deuxième époux, Jean de Chabannes-Vendenesse (tué, comme Bayard, lors de la retraite de Rebec en 1524), frère aîné du maréchal Jacques II de La Palice († 1525 à Pavie) ; sans postérité survivante et veuve pour la deuxième fois, Claude laisse ses biens aux Chabannes-La Palice à sa mort vers 1544.

Mais dès 1539, Châtillon, Bagnols et Frontenas sont acquis par - Jean Camus (vers 1488-1568), que la tradition suppose proche parent de Perrenot, Nicolas (deux capitaines d'Auxonne) et Maurice/Geoffroy Camus de Marcilly (maître d'Hôtel du duc de Lorraine), en fait plutôt issu du patriciat marchand et consulaire de Lyon, riche commerçant en épices, échevin de Lyon, conseiller-secrétaire du roi en 1549, seigneur ou châtelain de Feugerolles par achat en 1567, de Vaise-La Roche/Rochecardon, St-Bonnet, Marols, Châtelneuf ; il se marie avec Antoinette de Vi(g)nols d'Arginy de Pontcarré, † 1576, et l'évêque Jean-Pierre Camus est dans leur descendance. Leur 3e fils, - Claude Camus, trésorier général de France, reçut Châtillon, Bagnols, Frontenas, Vaise-la Roche et Arginy ; il épouse en 1564 Anne Grollier de Belair du Bois-d'Oingt, d'où trois fils : Charles Camus de Bagnols, Antoine Camus d'Arginy, et - Gaspard Camus de Châtillon, 1er baron de Châtillon en 1623, † ap. 1630, père de Gaspard (II), † ap. 1671, qui laisse la baronnie à son neveu - Jean Gaspard, fils de sa sœur Antoinette Camus et de Marc Gaspard. Mais ledit Jean Gaspard vend Châtillon le 1er mars 1691 à - Maurice Dufournel, maître des requêtes au Parlement de Dombes.

La fille du nouveau baron de Châtillon, - Marie Dufournel, transmet à son mari Jean-Baptiste d'Inguimbert de Pramiral. Leur fils - Camille d'Inguimbert de Pramiral, † av. 1738, en fait hommage en 1726 et 1732, y construit en 1719-1723 l'église St-Camille (connue sous le vocable de St-Barthélemy, en souvenir de la chapelle inférieure St-Barthélemy/Notre-Dame-de-Bon-Secours du vieux château, qui faisait jadis office d'église paroissiale), et réside volontiers au château de Bayère à Charnay plutôt qu'audit château féodal. La fille aînée de Camille, - Marie d'Inguimbert de Pramiral hérite de la baronnie, épouse Augustin comte de Foudras en 1745, mais † dès 1746. Sa mère - Elisabeth Chappuis vend Châtillon et Bayère le 8 septembre 1753 à - Paul Durand de La Flachère, conseiller-secrétaire du roi, suivi par son fils - Simon-Jean-César Durand de la Flachère, trésorier de France, † ap. 1789, dont la fille Marie-Bonne-Antoinette Durand marie Pierre-Anne de Chapon(n)ay de Morancé en 1796 : leur fils César-François de Chaponay possédait toujours le domaine au XIXe siècle...

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Pierre Dupoizat    
Jean-Claude Duclot SE  
En cours Bernard Marconnet DVD Professeur de lycée
Vice-président de la CC Beaujolais Pierres Dorées
Les données manquantes sont à compléter.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de la communauté de communes Beaujolais Pierres Dorées, qui rassemble 34 communes et 50 674 habitants.

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Modèle:Le village est jumelé avec Bobo Dioulasso et Sidi au Burkina Faso, grâce à l'association "a plus"

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

La commune de Châtillon appartient à l'aire urbaine de Lyon, qui comptait 2 265 375 habitants au 1er janvier 2014..

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[5].

En 2017, la commune comptait 2 137 habitants[Note 1], en diminution de 2,51 % par rapport à 2012 (Rhône : +5,26 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
8609119128518418729541 0401 139
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 1141 2011 2581 1911 2061 1811 1151 0141 018
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
960948951761800853883842830
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 0751 2111 3811 4461 5911 8732 0672 0932 119
2013 2017 - - - - - - -
2 1942 137-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2006[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Le collège Simone-Veil.

Châtillon est située dans l'académie de Lyon. La commune gère une école maternelle et une école élémentaire[8].

Le département du Rhône gère le collège Simone-Veil[9].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

  • La médiathèque intercommunale de Châtillon-Chessy[10] offre l'accès à diverses activités culturelles et permet la consultation sur place ou l'emprunt de livres, CDs et DVDs ainsi que l'accès à Internet. Ses collections sont renouvelées en partie sur budget des deux communes de Châtillon d'Azergues et Chessy-les-Mines et en partie grâce aux services de la médiathèque départementale du Rhône dont 400 000 documents sont réservables et livrés par navette mensuelle ou choisis et récupérés Bron. La convention avec la médiathèque départementale du Rhône permet par ailleurs aux inscrits de la bibliothèque municipale d'accéder à des services numériques spécifiques[11].

Santé[modifier | modifier le code]

Dans la commune sont installés plusieurs professionnels de la santé : médecine générale, ostéopathe, orthophoniste, cabinet infirmier et de kinésithérapie, ainsi qu'une pharmacie[12].

Sports[modifier | modifier le code]

Cultes[modifier | modifier le code]

Pour le culte catholique, Châtillon relève du diocèse de Lyon et de la paroisse Saint-Vincent-des-Pierres Dorées. L'église est dédiée à saint Barthélémy[13].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village de Châtillon est dominé par les ruines imposantes de son château des XIIe-XIIIe siècles. Les ruines du château ont été classées monument historique le 1er octobre 1937[14].

Juste à côté du château, la chapelle Saint-Barthélémy, dite Notre-Dame-de-Bon-Secours, présente plusieurs particularités : construite au XIIe siècle sur l'emplacement d'un édifice plus ancien, il s'agit en fait de deux chapelles superposées. La chapelle supérieure possède une abside en encorbellement. Un portail gothique a été ajouté au XVe siècle et l'ensemble a été restauré au XIXe siècle. La chapelle a été classée monument historique par liste en 1862.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Calcul de l'orthodromie entre Châtillon, Lyon, Villefranche-sur-Saône », sur le site lion1906.com de Lionel Delvarre (consulté le 1er septembre 2014)
  2. « Châtillon, notice communale », sur le site cassini ehess (consulté le 12 septembre 2014)
  3. « Vieux châteaux du Lyonnais : Châtillon d'Azergues, les seigneurs, p. 127-161, par Antoine Vachez », sur Revue du Lyonnais, 3e série, t. VIII, à Lyon, 1869
  4. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  8. « Liste des écoles publiques du Rhône par commune - Rentrée 2013 », sur le site de l'inspection académique de Lyon, consulté le 31 août 2014.
  9. « Département du Rhône - Établissements publics second degré - Collèges (110) », sur le site de l'inspection académique de Lyon, consulté le 31 août 2014.
  10. Portail de la médiathèque http://mediatheque.chatillondazergues.fr
  11. Portail de la médiathèque départementale du Rhône
  12. « Professionnels de santé », sur le site de la mairie de Châtillon, consulté le 31 août 2014.
  13. « Paroisse Saint-Vincent des Pierres Dorées - "Les villages" », sur le site de la paroisse Saint-Vincent des Pierres Dorées, consulté le 31 août 2014.
  14. « Château et sa chapelle », notice no PA00117740, base Mérimée, ministère français de la Culture.