Service d'archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Service d'archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon
Image illustrative de l’article Service d'archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon
Bâtiment des Archives
Informations générales
Type Archives départementales et métropolitaines
Création 1807 (installation)
Affiliation Service interministériel des archives de France
Directeur Bruno Galland (Dumetier Design)
Ampleur 42 km linéaires
Protection Trésor national
Bâtiment
Construction 2014
Architecte Bruno Dumetier
Informations géographiques
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Métropole Métropole de Lyon
Ville Lyon
Adresse 34 rue Général Mouton-Duvernet
Coordonnées 45° 45′ 17″ nord, 4° 51′ 41″ est

Le service d'archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon est le service d'archives départementales compétent pour le département du Rhône et la métropole de Lyon[1].

Précédemment réparties entre deux sites à Lyon, les archives sont situées depuis 2014 dans un nouveau bâtiment situé à proximité de la gare de la Part-Dieu. Elles conservent des documents datant du IXe siècle à nos jours.

Histoire[modifier | modifier le code]

Comme l'ensemble des archives départementales, les archives du Rhône sont nées de la loi du 5 brumaire an V prescrivant aux administrations centrales de département de « rassembler dans le chef-lieu du département tous les titres et papiers dépendant des dépôts appartenant à la République ».

Le , la métropole de Lyon est détachée du département du Rhône mais les deux collectivités disposent d'archives gérées en commun : le service d'archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon est rattaché au département du Rhône mais est cofinancé par la métropole[1].

La conservation des antiquités et objets d'art du département du Rhône et de la métropole de Lyon est rattachée au service.

Bâtiments[modifier | modifier le code]

Les archives sont d'abord conservées dans le grenier de l'hôtel de ville. En 1807, elles sont déplacées chez les Dames de la Providence, au 12 de la rue Sala, lorsque le rétablissement de la mairie centrale de Lyon oblige le préfet à s'installer près de la place Bellecour, à l'hôtel de Varissan. Cette installation n'était pas satisfaisante, en 1859, lorsque le préfet Vaïsse décide de s'installer à l'hôtel de ville, les archives retournent dans les combles : archives départementales et archives communales sont alors réunies car Vaïsse cumule les fonctions de préfet et de maire. Un projet d'installation dans le couvent des Carmes-Déchaussés est alors envisagé, puis abandonné [2].

Ce n'est qu'en 1890 que les archives s'installent dans un bâtiment spécialement construit à leur usage, sur le terrain de la nouvelle préfecture, en bordure de la rue Pierre-Corneille. C'est à cette période que les archives départementales collectent, notamment, les archives d'Ancien Régime du greffe de Villefranche-sur-Saône et celles de l'archevêché de Lyon avant 1790.

Cependant, les 5 000 mètres linéaires qu'offre le bâtiment sont insuffisants et, en 1904, le département décide d'acquérir le couvent des Carmes-Déchaussées (mis en vente parallèlement à la suite de la loi de séparation des Églises et de l'État) pour y installer les archives. Les travaux, confiés à l'architecte départemental Louis Rogniat, durent cinq ans (1907-1912) : la chapelle est détruite, le cloître est couvert d'une verrière pour abriter une salle de classement. Les archives s'installent en 1912 dans leur nouveau bâtiment situé 2, chemin de Montauban dans le 5e arrondissement.

En 1980, le bâtiment des Carmes est à son tour saturé. Le département acquiert alors l'usine de vêtements Louis Chomienne et Fils (57, rue Servient dans le 3e arrondissement). Les travaux conduits de 1984 à 1987 permettent de créer 23 kilomètres linéaires de rayonnages.

Les archives départementales sont alors réparties entre les deux sites :

  • section ancienne (2, chemin de Montauban, 5e arrondissement : les fonds publics antérieurs à 1800 (sauf les anciens registres paroissiaux) et les archives notariales (toutes périodes), les archives d'origine privée, les collections de cartes et plans, les ouvrages et les revues de la bibliothèque historique.
  • section moderne (57, rue Servient, 3e arrondissement : les archives publiques postérieures à 1800 (sauf les archives notariales), les registres paroissiaux et d'état civil (toutes périodes), les collections de presse.

La saturation des deux sites et les difficultés fonctionnelles induites par cette double implantation conduisent le département à décider, en 2005, la construction d'un nouveau bâtiment qui se substitue aux deux précédents. Conçu par l'architecte Bruno Dumetier, il est situé 34, rue du Général Mouton-Duvernet dans le 3e arrondissement. Il a ouvert ses portes au public le .

Le site du couvent des Carmes-Déchaussées est acquis en par l'établissement scolaire Sainte-Marie Lyon[3]. Le site de la rue Servient est démoli et remplacé par un immeuble neuf.

Liste des directeurs[modifier | modifier le code]

  • 1828 : Jacques Vincent de Saint-Bonnet
  • 1834 : Claude-Charles Chelle
  • 1848 : Jean-Prosper Gauthier
  • 1877 : Marie-Claude Guigue
  • 1889 : Georges Guigue
  • 1926 : Claude Faure
  • 1941 : Martial Griveaud
  • 1946 : René Lacour
  • 1976 : Mathieu Méras
  • 1988 : Philippe Rosset
  • 2003 : Benoît Van Reeth
  • 2014 : Bruno Galland

Fonds numérisés[modifier | modifier le code]

De nombreux fonds sont consultables en ligne, en particulier :

  • les registres paroissiaux et d'état-civil des communes du Rhône (hors Lyon) de 1527 à 1936,
  • les listes nominatives de population (recensement) de 1836 à 1936,
  • une partie des registres matricule,
  • les registres de l'insinuation judiciaire du bailliage de Beaujolais de 1413 à 1790,
  • le fichier de la police judiciaire sur la prison Montluc, 1942-1944,
  • les cartes postales,
  • le registre du commerce et des sociétés (RCS) de Lyon,
  • les plans du cadastre napoléonien,
  • les registres de délibérations du chapitre cathédral de Lyon de 1361 à 1782,
  • des registres de délibérations des communes du Rhône,
  • les tables alphabétiques des hypothèques et répertoires de formalités hypothécaires.

Depuis 2017, les archives du Rhône téléversent également des reproductions numériques de certains des documents conservés sur la base Wikimédia Commons[4].

Quelques documents sont également accessibles sur Wikisource[5].

Accès[modifier | modifier le code]

Station de tramway et bâtiment des archives.

Ce site est desservi par la station Archives Départementales des lignes de tramway T4 et de trolleybus C11, à une station de tramway de la gare de Lyon-Part-Dieu.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Le Rhône. Naissance d'un département, Lyon, Conseil général du Rhône, 1990 (spécialement : Marc du Pouget, "Les archives publiques du Rhône au XIXe siècle", p. 245-256).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Article L212-8 du Code du patrimoine », sur Légifrance
  2. Du Pouget (Marc), « Les archives publiques du Rhône au XIXe siècle », Le Rhône. Naissance d'un département, Lyon, Conseil général du Rhône,‎ , p. 245-256
  3. « Sainte-Marie Lyon apporte sa pierre à l'enseignement supérieur » (consulté le 27 juin 2016)
  4. Catégorie Archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon sur la base Wikimédia Commonslien
  5. Catégorie Fac-similés issus des archives du département du Rhône et de la métropole de Lyon sur la base Wikisourcelien