Meyronnes

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Meyronnes
Le village de Meyronnes, dans la vallée de l'Ubayette.
Le village de Meyronnes, dans la vallée de l'Ubayette.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Alpes-de-Haute-Provence
Arrondissement Barcelonnette
Canton Barcelonnette
Intercommunalité Communauté de communes Vallée de l'Ubaye
Code postal 04530
Code commune 04120
Démographie
Gentilé Meyronnois
Population 57 hab. (2013)
Densité 1,4 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 28′ 38″ Nord 6° 48′ 00″ Est / 44.4772222222, 6.8
Altitude Min. 1 307 m – Max. 3 192 m
Superficie 40,59 km2
Historique
Date de fusion
Commune(s) d’intégration Val-d'Oronaye
Localisation

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Meyronnes est une commune française montagnarde, frontalière du Piémont, située dans le département des Alpes-de-Haute-Provence en région Provence-Alpes-Côte d'Azur, devenue, le , une commune déléguée de la commune nouvelle de Val-d'Oronaye.

Le nom de ses habitants est Meyronnois[1] ou Meyronnais, en valéian lous Meirounencs[2][réf. incomplète],[3][réf. incomplète].

Le village est situé dans la vallée de l'Ubaye, au débouché amont de la gorge de l'Ubayette, passage qui fut toujours d'une grande importance stratégique. Le cheminement vers l'aval fut très délicat dans le fond de la gorge jusqu'au début du XXe siècle. Pour illustrer indiquons la mention un peu inattendue qui fut portée sur cette première carte d'état-major  : « Route de Nîmes au Piémont ». Malgré le tracé de la route actuelle de la Rochailles, fréquentée aussi par des routiers transalpins locaux, ce franchissement routier reste difficile, en effet tous les ans des réflexions complexes sont liées aux instabilités géologiques.

Géographie[modifier | modifier le code]

 Carte élémentaire montrant les limites de la commune, les communes voisines, les zones de végétation et les routes
Meyronnes et les communes voisines (Cliquez sur la carte pour accéder à une grande carte avec la légende).

Meyronnes est un petit village situé dans le vallon de l'Ubayette, près de la vallée de l'Ubaye. Surplombant le village, à 1 800 mètres d'altitude se situe le hameau de Saint-Ours. D'autres hameaux ont existé : Fontvive et Certamussat, mais détruits par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale[4], ils n'ont pas été reconstruits.

En face du village de Meyronnes se trouve la forteresse de Roche-la-Croix, grand complexe bétonné de la ligne Maginot, construite dans les années 1930. Un autre fort datant de Napoléon III se trouve au-dessus de ce dernier. Il existe encore, sur la crête de la Duyère, comme aussi une série de blockhaus situés à plus de 2 500 m d'altitude.

La commune est traversée par le sentier de grande randonnée GR 5.

Relief[modifier | modifier le code]

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Lac de l’Oronaye.

Environnement[modifier | modifier le code]

La commune compte 1 017 ha de bois et forêts, soit 25 % de sa superficie[1].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Aucune des 200 communes du département n'est en zone de risque sismique nul. Le canton de Barcelonnette auquel appartient Meyronnes est en zone 1b (sismicité faible) selon la classification déterministe de 1991, basée sur les séismes historiques[5], et en zone 4 (risque moyen) selon la classification probabiliste EC8 de 2011[6]. La commune de Meyronnes est également exposée à trois autres risques naturels[6] :

  • feu de forêt,
  • inondation (dans la vallée de l’Ubayette),
  • mouvement de terrain.

La commune de Meyronnes est de plus exposée à un risque d’origine technologique, celui de transport de matières dangereuses par route[7]. La départementale 900 (ancienne route nationale 100) peut être empruntée par les transports routiers de marchandises dangereuses[8].

Aucun plan de prévention des risques naturels prévisibles (PPR) n’existe pour la commune[7] et le Dicrim n’existe pas non plus[9].

La commune a été l’objet de deux arrêtés de catastrophe naturelle : pour des inondations et des coulées de boue en 2008 et pour des mouvements de terrain en 2006[6]. Par ailleurs, en 1987, une chute de pierres sur un autocar cause la mort d’une adolescente[10]. Dans la liste qui suit, figurent les tremblements de terre fortement ressentis dans la commune. Ils dépassent une intensité macro-sismique ressentie de V sur l’échelle MSK (dormeurs réveillés, chutes d’objets). Les intensités indiquées sont celles ressenties dans la commune, l’intensité peut être plus forte à l’épicentre[11] :

  • le séisme du 19 mars 1935, d’une intensité ressentie à Meyronnes de VI et dont l’épicentre était situé à Saint-Clément-sur-Durance[12],
  • le séisme du 23 février 1941, avec une intensité ressentie de V et un épicentre situé dans le Piémont italien[13],
  • le séisme du 30 janvier 1943, avec une intensité ressentie de V et Larche pour épicentre[14],
  • le séisme du 17 février 1949, avec une intensité ressentie de V et Barcelonnette pour épicentre[15],
  • le séisme du 4 mai 1958, avec une intensité ressentie de V et un épicentre situé à Valdieri dans le Piémont italien[16],
  • le séisme du 5 avril 1959, avec une intensité ressentie de VII et Saint-Paul-sur-Ubaye pour épicentre. C’est le dernier et le plus puissamment ressenti de tous les tremblements de terre de Meyronnes[17].

Histoire[modifier | modifier le code]

Carte nouvellement découverte, établie entre 1749 et 1755 sous la direction de Pierre-Joseph de Bourcet, ingénieur militaire. Chef d’œuvre aquarellées, dessinées au 1/14 400e.

Antiquité[modifier | modifier le code]

Guy Barruol suggère que le peuple gaulois habitant dans la vallée de l’Ubaye soit les Savincates[18].

Dans l’Antiquité tardive, Meyronnes fait partie de la vallis Moccensis[19], d’après le nom de la famille romaine des Moccii[20] : elle dépend, sur le plan religieux, de l’archevêché de Turin[21]. Le nom évolue ensuite en vallis Muscio (XIIe siècle), vallium Mucii (XIIIe), puis au XIVe, en Vallis Montii, c’est-à-dire le Val-des-Monts, district de la vallée de Barcelonnette qui a existé jusqu’au XVIIIe siècle[20].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

En 571, c’est vraisemblablement sur le plateau de Gleysolles, que le patrice Mummole affronte et vainc les Saxons lors de la bataille de Mustiae-Calme, au lieu-dit les Eychalps[22]. L’année suivante, les Saxons envahissent de nouveau le sud-est de la Gaule, et passent encore par le col de Larche. Ils sont cette fois aussi battus par le même Mummole, lors de la bataille d'Estoublon[23].

Le nom de Meyronnes apparaît pour la première fois dans les chartes en 1200[4] (de Meyronnas[24]). Un péage y était perçu sur les voyageurs et commerçants qui passaient le col de Larche vers ou en provenance de l’Italie[25]. Elle appartient aux comtes de Provence jusqu’en 1388 puis passe aux comtes de Savoie jusqu’au traité d'Utrecht (1713)[24].

Rostaing Andrée de Mayronis (mort après 1343), habitant de Sisteron, fut coseigneur de Meyronnes, Tournoux, Gleisoles et probablement de Larche en 1328[26].

Périodes moderne et contemporaine[modifier | modifier le code]

Le village est incendié à deux reprises en 1690 et 1693[4]. À la même époque, on relève des miracles (paralytiques guéris…) au hameau de Saint-Ours, et un pèlerinage se crée. Il attire des foules des vallées avoisinantes tous les 17 juin, suscitant la construction d’une nouvelle chapelle Saint-Ours au Plan en 1773, élevée au rang d’église paroissiale en 1833[27].

Durant la Révolution, la commune compte une société patriotique, créée après la fin de 1792[28].

Comme de nombreuses communes du département, Meyronnes se dote d’écoles bien avant les lois Jules Ferry : en 1863, elle compte déjà trois écoles dispensant une instruction primaire aux garçons (à Meyronnes, Saint-Ours et Certamussat)[29]. Les filles ne sont pas concernées par ces mesures avant les lois Ferry : la loi Falloux (1851) n’impose une école de filles que pour les communes de plus de 800 habitants[30], et la première loi Duruy (1867) qui abaisse ce seuil à 500 habitants n’est pas suivie d’effets à Meyronnes[31].

La commune de Meyronnes est durement touchée par la Première Guerre mondiale. Une souscription publique est lancée afin de financer la construction du monument aux morts. Une autre souscription, de fin 1919 à 1921, a lieu dans toute la vallée de l'Ubaye et permet de financer un monument aux 509 morts de la vallée, érigé à Barcelonnette par Paul Landowski[32].

Le village est détruit par les combats de la fin de la Seconde Guerre mondiale[33], puis reconstruit. Certains hameaux cependant sont restés en ruines comme Fontvive (en montant à Saint-Ours) ou Certamussas (en amont vers Larche). Un compte-rendu des opérations éclaires de reconquête de l'Ubayette menées de 20 au 23 avril 1945, rédigé par le général Doyen, publié par la Sabença, est disponible gratuitement sur le site de la médiathèque "Colporteur en Ubaye". Un document remarquablement illustré, accessible sur internet a été publié par les archives départementales en 2010 et retrace la période initiale jusqu'a 1940 en Ubaye.

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

Le chef-lieu[modifier | modifier le code]

.......

Saint-Ours[modifier | modifier le code]

Il y a eu 11 bistrots entre les deux guerres mondiales car c'est une période importante de construction et améliorations d'ouvrages militaires. La mine de charbon fut surtout utilisée pour produire de la chaux. Elle est située en montant au nord, deux cent mètres plus haut, et fut exploitée jusqu'à la réalisation des ouvrages Maginot. Elle connut son apogée de production entre 1941 et 1944 pour la réalisation du fort de Tournoux[34].

Carte nouvellement découverte établie entre 1749 et 1755 sous la direction de Pierre-Joseph de Bourcet, ingénieur militaire. Un chef d’œuvre cartographique aquarellées, dessinées au 1/14 400e.

Certamussat[modifier | modifier le code]

Le hameau a disparu au cours de la dernière guerre mondiale. Le cadastre actuel indiquant environ 25 parcelles bâties, ce hameau n'était donc pas si petit. Il semble que l'ensemble des héritiers, n'ait pas choisi après la guerre les offres de reconstruction, mais la part financière de compensation proposée. L'église ou chapelle devait avoir une titulature ! Le cadastre napoléonien de 1840 indique saint Jean en section D 3.

Les descendants du village s'y réunissent chaque 14 juillet. Une petite chapelle, une grande bergerie et le cimetière furent reconstruits ou restaurés, grâce à l'effort d'un groupe originaire de Certamussat (dont Antoine, l'ainé des fils Charpenel citation ci-dessous).

Une biographie d'un Certamussa « tinien » est accessible sur internet : Journal de la Guerre 1914 1918 d'un ubayen Anselme CHARPENEL. Dans celle-ci, il dit : Aux dires des anciens « Certamussat » est un mot latin qui signifie : « On a assez combattu ».

Il existe de ce village un grand tableau en bois, exécuté en pyrogravure, agrandissement d'une ancienne carte postale (un artiste du cours Mirabeau à Aix-en-Provence l'a gravé en un mois en 1938, sur commande d'Anselme Charpenel). Il en a été fait don au musée de la Vallée, à Barcelonnette. Un tableau à l'huile, offert à la Mairie de Meyronnes, en a été peint par Colette Bavoux.

La carte de Cassini, signale :

  • une chapelle à la « Faucherie », entre Fontvive et Certamussat (rive gauche du riou du Pinet sur le plan d'étalement de confluence) ;
  • un moulin dans le lit principale légèrement en amont.

Font-vive[modifier | modifier le code]

L’abbé Albert en 1783 [35] souligne qu’il y avait autrefois une église paroissiale sous le titre de S. Sébastien bâtie en 1420 (le linteau de la porte de la chapelle des pénitents de Meyronnes, provenant d'elle portait cette date gravée dans la pierre). L’abbé Féraud en parle un peu lui aussi. Le toponyme semble assez clair pour être interprété comme « hameau de la bonne source au grand débit ». La carte indique l'altitude 1 680 m. L'ensemble du hameau est ruiné, mais déserté antérieurement à la dernière guerre mondiale. La densité de chemins et de parcelles cadastrales font penser à une intense vie agricole. Le cadastre semble indiquer quatorze bâtisses.

Les Gascons[modifier | modifier le code]

Tout les toponymes, altitudes, descriptions des combes, sommets et cols sont disponibles en passant le pointeur de la sourie

La ferme des Gascons est la seule isolée des hameaux. On en distingue les ruines sur la photo, mais on voit surtout ses prés environnants. Elle est très grande (24/8m/avec 4 niveaux et une altitude 1820m). Elle est surprenante car elle est aussi isolée que les habituelles meyres qui elles n'étaient pas des habitats permanents. Elle est assez accessible par une piste traversière de 1600m à partir de Saint-Ours (piste forestière de la forêt domaniale de la Rochaille). Elle fut habitée de manière permanente toute l'année jusque environ 1900 (elle aurait été construite en 1704 dit le panneau sur place). La famille propriétaire de ce coin de montagne bien abrité du vent et bien éclairé se nommait "Meyran"[36]. Il est possible que ce petit nid d'accumulation calorifique plein-sud ait pu démarrer les activités agricoles avant tout les autres favorisant la capacité d'autarcie. Le toponyme actuel des lieux, porté sur la carte d'état-major récente, est une invention de topographe « Grange des Gascons ». Elle vient du fait que le chemin dit des granges passait à deux pas et se prolongeait probablement dans la combe du loup franchissant plus de 1000m de dénivelé en partant de la gorge de l'Ubayette.

Rituels et Religion[modifier | modifier le code]

Rituel spéciale pour les enfants non-baptisés avant leur décès, exemple mort-nés[modifier | modifier le code]

Dès la fin du Moyen Âge, la pratique du « répit » est très répandue. C'est un recours par la prière aux saints pour obtenir, par miracle, une résurrection momentanée rendant alors possible le baptême. Ce rituel amorce un déclin au XVIIe siècle. À la Révolution (1789), sur toute la Provence, il n'y a plus qu'à Meyronnes qu'il se pratique [37]. En effet, le droit-canon ne permettait pas que les enfants non-baptisés soient ensevelis dans le cimetière paroissial. L'aboutissement favorable du rituel évitait donc que le corps de l'enfant mort-né soit enterré seul, à l'écart de la communauté. On peut facilement imaginer les douleurs et désarrois des parents qui les poussaient à tout tenter. Ils se rendaient donc à Meyronnes, venant parfois de très loin pour ce « miracle ».

Saint-Ours[modifier | modifier le code]

L'hagiotoponyme Saint-Ours est assez courant en France, c'est le Saint Patron du Val d'Aoste. Les habitants de Saint-Ours dans l’année 1400 se plaignent de ne pas posséder de reliques du saint vénéré à Aoste et obtienne gain de cause bien plus tard.

Ubayette, terre de pèlerinage[modifier | modifier le code]

  • Pèlerinage du 17 juin de Saint-Ours:
    • Pèlerinage antique renommé : L'abbé Albert 1786 [38] : « il s’y rend une infinité de peuples le 17 juin jour de la fête de ce S. Les Piémontais y accourent du Val Maira, de Val-Stura et de Val S. Pierre. Les François sont aussi nombreux, on y voit une foule de personnes (vallée de Barcelonnette, Embrunois et Gapençois). Ce qui attire un si grand peuple, sont les miracles que l’on dit avoir été opérés ». Il cite quelques-uns relevés en 1675 par l’autorité de l’archevêque d’Embrun, dont trois paralytiques guéris miraculeusement ainsi qu’un jeune garçon.
    • XIXe et XXe siècles : Le pèlerinage change lentement de nature, une prière valéianne (patois), et piémontaise illustre le sujet contextuel, la supplique traduite dit « St Ours donnes-nous un époux ; nègre peu m'importe pourvu qu'il soit mâle ». En effet les exodes d'émigrations masculines sont nets. En Piémont, la pauvreté donne une émigration souvent estival. Dans toute l'Ubaye par-contre, l'espoir de la fortune pousse au déracinement Mexicain, mais sur un plus long terme. Sur ces deux territoires frères (vallées occitanes), ses mouvements sont de causes différentes. Il y avait des déséquilibres de population hommes-femmes net ; les femmes restaient seules sur le domaine. Les deux guerres mondiales provoquèrent dans ce domaine un véritable cercle vicieux pour notre territoire. Réagissant au nombre grandissant de domaines agricoles devenant par alliance « Piémontais », les familles, bien plus qu'ailleurs, organisent des mariages arrangés qui conduisent souvent a des demandes d'autorisations spéciales de nouer des alliances consanguines.
  • Un pèlerinage marial proche sur un thème frère, a lieu à Larche (10 mai) depuis 1995, rassemblant des mères et parents ayant perdue un enfant ou craignant pour les leurs. C'est un groupe d'italiennes de Milan qui ont vécu les premières cette "expérience" [39] reprenant une tradition ancienne de vénération et demande de protection-intercession de la Vierge de miséricorde dite aussi "vierge au manteau" qui existe depuis plus d'un millénaire en d'autre lieu.

La chapelle et l'église de Saint-Ours[modifier | modifier le code]

La première chapelle se trouvait au nord du hameau de Saint-Ours et on l’a changée de place et rebâtie en 1773. Elle est actuellement dans le hameau qu’on appelle « Plan de S. Ours » (abbé Jean-Joseph-Maxime Féraud). Il dit qu’elle a été érigée en église paroissiale en 1833 et qu’enfin on reconstruisit une nouvelle chapelle sur l’emplacement de l’ancienne à partir de 1860[40]. Les deux chapelles sont toujours en état [41]. Le Plan St-Ours est situé à 800 mètres plus haut au NE de Meyronnes, et la chapelle à 300 mètres plus haut au nord du Plan St-Ours (1 794 m d’altitude).

Les anciens moulins[modifier | modifier le code]

Albert Manuel et JR Fortoul dans leur enquête sur la meunerie en Ubaye 1989[42] disent qu'il y eut un moulin sans autre précisions. À ce propos, on peut dire qu'une grande tradition d'exploitation des forces hydrauliques existait là car la carte de Cassini, même si elle demande vérification, indique quatre moulins sur un riou d'adroit qui semble le torrent de Bouchier et de la Combe. Comme aussi le document précité cite quatre activités, sans parler de Certamussa.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Meyronnes[modifier | modifier le code]

Le nom apparaît pour la première fois dans les textes vers 1200 : Castri de Meyronnas. L’abbé Albert rapporte que le premier habitat se trouvait au hameau des Gleisolles; les habitants s’installèrent progressivement à Meyrolles (orthographié avec cette terminaison différente)[43]. La carte de Cassini d'environ 1750, l'a orthographié Meironnes.

En valéian Meirouna[2][réf. incomplète],[3][réf. incomplète].

Le toponyme est interprété de différente manières :

  • Plusieurs toponymistes de niveau national disent qu'il est issu du nom de la déesse mère des sources, Matrona, un culte lui étant rendu à proximité de l’importante source, affluent de l’Ubaye[44],[45],[46].
  • Une interprétation populaire revient récurrente dans la bouche des anciens. Ils le lient au nom local des « cabanes d'estives » : « les meyres ». Par exemple, des deux côtés de la crête (Tête de l'Homme, Col de Mirandol), on retrouve à la fois l'hydronyme « Bouchiers », prononcé (boucher), comme aussi la racine « Meyr- » dans les « Meyres de Bouchiers » (1 950 m) placées sur le « Plateau de Bouchier ». Dans VOCABULAIRES et TOPONYMIE de MONTAGNE, Robert Luft nous dit Meira, maïris, Meire, Meyres signifient « logement d'été », du provençal meira signifiant « changer de lieu, déménager », lui-même dérivé du latin migrare (a donné, migrer, émigrer, etc.).

Les familles "Meyran" de liens de parentés éloignés sur la vallée, comme aussi à Meyronnes sont si nombreuses que certains sont issus de père et de mère s'appelant chacun Meyran.

Bouchiers[modifier | modifier le code]

Les anciens insistent toujours pour que soit respectée la prononciation « Boucher ». Preuve de l'importance du toponyme, il a irradié dans une série de toponymes composés sur les deux versants. Très surprenant, les deux hydronymes des versants opposés portent le même nom, "Torrent-de-Bouchiers". Ces deux torrents dessinent un axe aligné au franchissement Vars-Larche. Versant nord, le choix du terme « Plateau » associé dans le toponyme "Plateau-de-Bouchiers" est surprenant mais s'explique, la pente du lieu est très raide (environ 25 %), mais voilà, il est sur ce même axe stratégique.

  • Certains habitants de générations en générations parlent de lieu de combat ancien très violents (Boucherie). Cette hypothèse est plausible, car le lieu est stratégique pour le verrouillage de l'enchainement aligné des cols Vars et Larche. L'exemple du combat, échec mortel, de septembre 1944, est bien connu.
  • Mais ce toponyme pourrait aussi être lié à la notion de « Bouche » au sens de passage qui est très courant. Dans Noms de lieux en Provence-Alpes, Jean Ferdinand Petrucci[47] dit Bouc, Buccum, Bouche, Boucious se traduit Col, Passage, (Bouc Bel Air), embouchure Port de Bouc, la confluence de La Maine avec la Loire (aval d'Angers) s'appelle Bouchemaine, mauvais passages dans « Marabouches », le petit passage dans les toponymes courant « Bouchet » ou « Le-Bouchet ». Mais aussi, bien plus proche, à la même altitude 2 626 m, le col-du-Bouchet (toponyme de type pléonastique). Il est le passage directe aligné entre Durance-Turin par la vallée du Guil (petite alternative au Col Lacroix 2 298 m plus pertinent). Là identiquement, il a essaimé tout autour du passage des composés, (un hydronyme, affluent principale du Guil qui conflue à Abriès).

Dans notre cas, le toponyme Bouchiers au pluriel indiquerait des passages alternatifs, contournant les difficultés des gorges (Reysolles, Gleizolles, Rochailles) comme aussi des changement de rives délicats de l'Ubaye et Ubayette torrentielles exposées aux crues. Comment alors expliquer la terminaison par un son « é » ? Elle est probablement une altération du son « è » orthographié « et » minorant le sens (comme dans maisonnette). Voilà une altération assez courantes quand la population perd, pour une bonne raison, le sens, la signification originelle, l'étymologie. En effet ce passage perd complètement son importance dès les gros travaux de fortifications du XVIIIe siècle qui ont nécessité des voies carrossables quand bien même passaient-elles dans des terrains difficiles.

Mirandole[modifier | modifier le code]

Le toponyme du col a un sens très simple, avec une racine qui vient du verbe « mirer » (le verbe « admirer » a cette même racine) dans le sens d'observer avec précision. Le suffixe dol vient assez surement du chiffre « deux », dont l'interprétation est fort simple car l'observation dans les deux directions opposées laisse percevoir l'enchainement stratégique, sur le même axe, des cols éloignés de Vars et Larche.

Économie[modifier | modifier le code]

Aperçu général[modifier | modifier le code]

En 2009, la population active s’élevait à 37 personnes, dont trois chômeurs[48]. Ces travailleurs sont majoritairement salariés (26 sur 35)[49] et travaillent majoritairement hors de la commune (21 actifs sur 35)[49]. Le principal secteur employeur est le secteur tertiaire.

La mine de charbon de Saint-Ours est aujourd’hui fermée, et l’économie de la commune repose surtout sur le tourisme : auberge de jeunesse, colonies de vacances.

Agriculture[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur primaire (agriculture, sylviculture, pêche) comptait sept établissements actifs au sens de l’Insee (exploitants non-professionnels inclus) et aucun emploi salarié[50]. Le nombre d’exploitations professionnelles, selon l’enquête Agreste du ministère de l’Agriculture, est très faible et couvert par le secret statistique depuis le début des années 2000[51]. Il n’y avait aucun exploitant professionnel en 1988[52].

Industrie[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur secondaire (industrie et construction) comptait deux établissements, n’employant aucun salarié[50].

L’usine hydroélectrique de la Montagnette utilise les eaux du torrent l’Ubayette. La turbine a une puissance de 1,8 mégawatt[53].

Activités de service[modifier | modifier le code]

Fin 2010, le secteur tertiaire (commerces, services) comptait deux établissements (sans emploi salarié), auxquels s’ajoutent les deux établissements du secteur administratif (regroupé avec le secteur sanitaire et social et l’enseignement), salariant 17 personnes[50].

D'après l’Observatoire départemental du tourisme, la fonction touristique est très importante pour la commune, avec plus de cinq touristes accueillis par habitant[54]. Plusieurs structures d’hébergement à finalité touristique existent dans la commune :

  • plusieurs meublés, dont certains labellisés[55] et d’autres non[56] ;
  • et un hébergement collectif[57].

Les résidences secondaires apportent un complément à la capacité d’accueil[58] : au nombre de 28, elles représentent près de la moitié des logements. Parmi les résidences secondaires, 15 possèdent plus d’un logement[59],[60].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
         
1977[61] 2014 Jean Jacques[62],[63] DVD  
avril 2014 en cours
(au 21 octobre 2014)
Jean Ferron[64] DVD Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2013, Meyronnes comptait 57 habitants. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans (2007, 2012, 2017, etc. pour Meyronnes). Depuis 2004, les autres chiffres sont des estimations.

Évolution démographique
1765 1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
563[4] 554 554 541 515 605 651 608 574 558
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
526 499 547 476 417 388 499 355 347 347
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968
349 324 264 197 212 177 recensé avec Barcelonnette 54 32 31
1975 1982 1990 1999 2007 2013 - - - -
46 31 48 44 75 57 - - - -
Population sans doubles comptes de 1962 à 1999 ; population municipale depuis 2006
(Sources : Baratier, Duby & Hildesheimer pour l’Ancien Régime[24], EHESS[65], Insee à partir de 1968[66],[67],[68])

En 1946, Meyronnes est recensée avec Barcelonnette.

L’histoire démographique de Meyronnes, après la grande saignée du XIVe siècle et la lente croissance allant de la fin du XVe siècle aux années 1830, est marquée par une période d’« étale » où la population reste assez stable à un niveau élevé. Cette période dure de 1811 à 1841. L’exode rural provoque un mouvement de diminution de longue durée. En 1911, la commune enregistre la perte de la moitié de sa population de 1836[69], et le mouvement de perte dure jusqu’aux années 1980. Depuis, la population de Meyronnes a doublé mais reste environ un neuvième de celle de 1836.

Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La ligne Maginot alpine compte plusieurs ouvrages dans la commune : ouvrage de Roche-la-Croix, ouvrages de Saint-Ours Haut et Saint-Ours Bas et une route stratégique.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir. Wikimedia Commons possède d’autres illustrations sur l’ouvrage de Saint-Ours Haut.

L’église paroissiale est sous la titulature de saint Donat martyr (XIXe siècle)[27].

La chapelle de Certamussat est sous le titre de Saint-Jean-Baptiste et date de 1857[27] (ancienne paroisse indépendante).

Au hameau de Saint-Ours, l’église et la chapelle au nord sont placées sous le vocable de Saint-Ours et sont toutes les deux reconstruites après la dernière guerre. À l origine, il y avait une très grande ferveur et pèlerinage régionale [70].

Sur la maison Cogordan se trouve un cadran solaire daté de 1718[71].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • François de Meyronnes (environ 1288-1328), philosophe et théologien. Frère mineur, il vient très jeune à la Sorbonne. Le futur Clément VI (42-52) à une divergence doctrinale et théologique avec lui pendant ses études sur place en 1320. Les spécialistes disent qu'il connaissait personnellement le souverain Robert d'Anjou. Le pape Jean XII 1323 lui attribue une licence théologique. Il le sollicite pour préparer une bulle à Avignon, publiée le 19 nov. 1324. Avec un autre frère, il est mandaté pour en Gascogne rétablir la paix entre Charles le Bel et Edouard III roi d'Angleterre. Plus de neuf études ont été faites sur lui[72].
  • Honoré Bovis (1748-1824), député au Conseil des Cinq-Cents, né à Meyronnes.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Roger Brunet, « Canton de Barcelonnette », Le Trésor des régions, consultée le 9 juin 2013
  2. a et b François Arnaud et Gabriel Maurin, Le langage de la vallée de Barcelonnette, Paris, Champion, 1920 ; réédité en 1973, Marseille, Laffitte Reprints
  3. a et b Jean-Rémy Fortoul, Ubaye, la mémoire de mon pays : les gens, les bêtes, les choses, le temps, Barcelonnette : Sabença de la Valeia/Mane : Alpes de Lumière, 1995. 247 p. (ISBN 2-906162-28-0 et 978-2-9-06162-28-0)
  4. a, b, c et d Michel de La Torre, Alpes-de-Haute-Provence : le guide complet des 200 communes, Paris, Deslogis-Lacoste, coll. « Villes et villages de France », , 72 (non-paginé) p., Relié (ISBN 2-7399-5004-7).
  5. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, Dossier départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-de-Haute-Provence (DDRM), 2008, p. 39
  6. a, b et c Ministère de l’Écologie, du développement durable, des transports et du logement, Notice communale sur la base de données Gaspar, mise à jour le 27 mai 2011, consultée le 3 août 2012
  7. a et b Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 96
  8. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 80
  9. Formulaire de recherche, base Dicrim, consultée le 3 août 2011
  10. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, DDRM, op. cit., p. 32
  11. BRGM, « Épicentres de séismes lointains (supérieurs à 40 km) ressentis à Meyronnes », Sisfrance, mis à jour le 1er janvier 2010, consulté le 3 août 2012
  12. BRGM, « fiche 50043 », Sisfrance, consultée le 3 août 2012
  13. BRGM, « fiche 1130104 », Sisfrance, consultée le 3 août 2012
  14. BRGM, « fiche 40090 », Sisfrance, consultée le 3 août 2012
  15. BRGM, « fiche 40091 », Sisfrance, consultée le 3 août 2012
  16. BRGM, « fiche 1130082 », Sisfrance, consultée le 3 août 2012
  17. BRGM, « fiche 40109 », Sisfrance, consultée le 3 août 2012
  18. Guy Barruol, « Rigomagus et la vallée de Barcelonnette », Provence historique, 1964, tome 14, Actes du 1er congrès historique Provence-Ligurie, Vintimille- Bordighera, 2-5 octobre 1964, p. 58.
  19. Guy Barruol, op. cit., p. 47.
  20. a et b Guy Barruol, op. cit., p. 49.
  21. Guy Barruol, p. 48.
  22. Guy Barruol, op. cit., p. 50.
  23. Guy Barruol, op. cit., p. 51.
  24. a, b et c Sous la direction d’Édouard Baratier, Georges Duby, et Ernest Hildesheimer, Atlas historique. Provence, Comtat Venaissin, principauté d’Orange, comté de Nice, principauté de Monaco, Paris, Librairie Armand Colin, 1969 (notice BnF no FRBNF35450017), p. 183.
  25. Lucien Stouff, « Ports, routes et foires du XIIIe au XVe siècle », carte 12 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  26. Marie-Zéphirin Isnard, État documentaire et féodal de la Haute-Provence : nomenclature de toutes les seigneuries de cette région et de leurs possesseurs depuis le XIIe siècle jusqu'à l'abolition de la féodalité ; état sommaire des documents d'archive communales antérieures à 1790 ; bibliographie et armoiries, Digne, Vial, , p. 199.
  27. a, b et c Daniel Thiery, « Meyronnes », Aux origines des églises et chapelles rurales des Alpes-de-Haute-Provence, publié le 22 décembre 2011, mis à jour le 5 décembre 2011, consulté le 3 août 2012
  28. Patrice Alphand, « Les Sociétés populaires », La Révolution dans les Basses-Alpes, Annales de Haute-Provence, bulletin de la société scientifique et littéraire des Alpes-de-Haute-Provence (108e année), no 307,‎ 1er trimestre 1989, p. 296-298.
  29. Jean-Christophe Labadie (directeur), Les Maisons d’école, Digne-les-Bains, Archives départementales des Alpes-de-Haute-Provence, 2013, (ISBN 978-2-86-004-015-0), p. 9.
  30. Labadie, op. cit., p. 16.
  31. Labadie, op. cit., p. 18.
  32. Sylvie Arnaud, « Dix-neuf monuments aux morts pour les Poilus Ubayens », La Provence,‎ , p. 11.
  33. M. Villard, « La guerre de 1939-1945, la Résistance et le débarquement en Provence », carte 195 et commentaire in Baratier, Duby & Hildesheimer, op. cit.
  34. panneaux touristiques sur place dans le hameau
  35. Histoire géographique, naturelle, ecclésiastique et civile du diocèse d'Embrun, 2 vol., (V.I, p. 230)
  36. panneau d'information localement au Gascon, ONF
  37. Jacques Gélis, Les enfants des limbes. Mort-nés et parents dans l’Europe chrétienne, s.l. [Paris], Audibert, 2006, 396 p
  38. Histoire géographique,naturelle, ecclésiastique et civile du diocèse d'Embrun- Briançon, s.n. 1783-1786.
  39. http://www.catho04.fr/decouvrir/paroisses/larche/eglise/larcheglise1.htm
  40. Souvenirs religieux, p. 334-336
  41. Sanctuaires, pèlerinages et romérages au diocèse de Digne, APRHP, 2009, p. 183-188.
  42. Sabença
  43. Abbé Albert, Histoire géographique, naturelle, ecclésiastique et civile du diocèse d'Embrun, 1783, tome I, p. 230-231
  44. Charles Rostaing, Essai sur la toponymie de la Provence (depuis les origines jusqu’aux invasions barbares), Laffite Reprints, Marseille, 1973 (1re édition 1950), p 332
  45. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne) § 2182, p 120
  46. Bénédicte Fénié, Jean-Jacques Fénié, Toponymie provençale, Éditions Sud-Ouest, 2002 (réédition), ISBN 978-2-87901-442-5, p. 42
  47. Docteur en Histoire des Techniques de l’EHESS, 2004
  48. Insee, Dossier local - Commune : Meyronnes, p. 5 (mis à jour le 28 juin 2012)
  49. a et b Insee, Dossier local, p. 7
  50. a, b et c Insee, Dossier local, p. 15
  51. Ministère de l'Agriculture, « Orientation technico-économique de l’exploitation », Recensements agricoles 2010 et 2000. (lien : attention, le fichier fait 4,4 Mio)
  52. Insee, « Exploitations agricoles en 1988 et 2000 », Insee, 2012 (fichier de 24,6 Mio)
  53. Mathieu Ruillet, Éric Ruchet, Étude du potentiel régional pour le développement de la petite hydroélectricite, Groupe énergies renouvelables, environnement et solidarité (GERES), 5 décembre 2005, p. 60
  54. Observatoire départemental du tourisme, Atlas de l'hébergement touristique, décembre 2008, p. 6
  55. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 32
  56. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 36
  57. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 30
  58. Atlas de l'hébergement..., op. cit., p. 44
  59. Insee, Dossier local, op. cit., p. 16
  60. Insee, « Hébergements touristiques des communes, 2008, 2009 et 2012 », Insee, 2012 (fichier de 20,8 Mio)
  61. S. A., « Jean Jacques brigue un 7e mandat de premier magistrat », La Provence, 4 mars 2014, p. 11.
  62. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, De Jausiers à Montfort (liste 4), consulté le 8 mars 2013
  63. Jean Jacques est l’un des 500 élus qui ont parrainé la candidature de Jacques Chirac (RPR) à l’élection présidentielle de 1981, cf Conseil constitutionnel, liste des élus ayant présenté les candidats à l’élection du Président de la République, Journal officiel de la République française du 15 avril 1981, page 1067, disponible en ligne, consulté le 29 juillet 2010
  64. Préfecture des Alpes-de-Haute-Provence, « Liste des maires », 2014, consultée le 20 octobre 2014.
  65. EHESS, notice communale de Meyronnes sur la base de données Cassini, consultée le 27 juillet 2009
  66. « Résultats du recensement de la population - Meyronnes », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  67. « Recensement de la population au 1er janvier 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 19 août 2015).
  68. « Populations légales 2012 de la commune de Meyronnes », sur le site de l'Insee (consulté le 19 août 2015).
  69. Christiane Vidal, « [Chronologie et rythmes du dépeuplement dans le département des Alpes de Haute- Provence depuis le début du XIX' siècle.] », Provence historique, t. 21, no 85,‎ , p. 287.
  70. pages 57 à 60, Ubayette, Sabenca, 2003 (ISBN 2-908103-35-4).
  71. Raymond Collier, La Haute-Provence monumentale et artistique, Digne, Imprimerie Louis Jean, , 559 p., p 448
  72. 1992, Sabença, Barcelonette, page 24, "L'Ubayette"