Fort de Tournoux

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Fort de Tournoux
Partie visible du fort de Tournoux
Partie visible du fort de Tournoux
Description
Type d'ouvrage Fort
Dates de construction 1839-1866
Ceinture fortifiée
Utilisation
Utilisation actuelle
Propriété actuelle
Garnison
Armement de rempart
Armement de flanquement
Organe cuirassé
Modernisation béton spécial
Programme 1900
Dates de restructuration
Tourelles
Casemate de Bourges
Observatoire
Garnison
Programme complémentaire 1908
Coordonnées 44° 28′ 11″ N 6° 45′ 10″ E / 44.46972, 6.752844° 28′ 11″ Nord 6° 45′ 10″ Est / 44.46972, 6.7528  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fort de Tournoux

Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence

(Voir situation sur carte : Alpes-de-Haute-Provence)
Fort de Tournoux

Le fort de Tournoux est un ouvrage défensif, construit dans la haute vallée de l'Ubaye entre 1839 et 1866, près de la commune de la Condamine-Châtelard[1], considéré comme le "Versailles de l'art militaire du XIXe siècle".

Certains pour souligner la magnificence et la grandeur, le désigne "la tour Eiffel de l'Ubaye".

Ce carrefour, est un des verrous du cheminement Vars-Larche rendu mythique par François premier en 1515 (éclatante victoire de Marignan) puis en suite maintes fois franchi par des troupes. En 1713, la vallée de l'Ubaye fait l'objet d'un échange entre la Savoie et la France. Cette nouvelle fortification complète alors les fortifications préexistantes: redoute de Berwick, à Saint-Paul-sur-Ubaye. Lors de la guerre de Succession d'Autriche puis des guerres de la Révolution, des camps militaires provisoires furent installés. Ce n'est qu'au XIXe siècle que fut prise la décision de la construction d'une forteresse de grande envergure pour verrouiller l'accès au col de Larche. Le général Haxo choisit le site de Tournoux et la construction de la titanesque forteresse débuta en 1843, un an après la mort du général. Plusieurs années plus tard, Séré de Rivières s'occupa du fort.

Le fort de Tournoux s'étale sur 400 mètres de dénivelé entre 1 290 et 1 490 mètres[réf. nécessaire] d'altitude, accroché au flanc de la montagne, surplombant La Condamine-Châtelard. Il est composé de 3 forts reliés entre eux et disposés verticalement, auxquels s'ajoute une caserne au pied de la falaise. Une partie du dispositif est creusée dans la montagne, tel l'escalier allant de la base jusqu'au fort haut (qu'on peut deviner grâce aux trous d'aération dans la falaise). Le programme de construction ne fut jamais achevé, mais le fort fut renforcé en 1880 par la batterie des Caures et le fortin de Serre-de Laut en 1890.

Le but du système était de contrôler le débouché du vallon de Larche menant à la frontière, et ainsi de bloquer grâce à sa puissance de feu une éventuelle armée italienne. D'autant plus que le fort surplombe le carrefour où la route d'Italie bifurque vers le nord pour rejoindre le Queyras et l'Embrunais, et vers le sud en direction de Jausiers.

À partir de 1890, le fort fut occupé toute l'année, et non plus seulement durant la belle saison.

Durant la Première Guerre mondiale, il servit à emprisonner des officiers allemands.

Dans les années 1930, la puissance de feu de l'artillerie ayant progressé, le fort de Tournoux fut doublé par les fortifications en béton armé semi-enterrées de Roche-la-Croix et de Viraysse, sur la commune de Meyronnes, faisant partie de la ligne Maginot des Alpes.

Le fort tira ses premiers coup de feu en situation réelle en juin 1940 face à l'offensive de l'Italie de Mussolini et résista victorieusement. Mais il fut occupé en 1943 par les Allemands, puis libéré en 1945.

Il resta occupé par l'armée française jusqu'en 1948, puis devint un simple dépôt de munitions jusqu'en 1987. Depuis cette date, il est démilitarisé ; l'association ubayenne « Fortifications de l'Ubaye » l'entretient et le fait visiter.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Si le hameau de Tournoux, près du fort et qui lui donne son nom fait partie de la commune de Saint-Paul-sur-Ubaye, le fort quant à lui est sur le territoire de La Condamine-Châtelard.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]