Fort de Tournoux

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Fort de Tournoux
Partie la plus en vue, le Fort-Moyen
Partie la plus en vue, le Fort-Moyen
Description
Type d'ouvrage Fort
Dates de construction 1839-1866
Ceinture fortifiée
Utilisation
Utilisation actuelle
Propriété actuelle
Garnison
Armement de rempart
Armement de flanquement
Organe cuirassé
Modernisation béton spécial
Programme 1900
Dates de restructuration
Tourelles
Casemate de Bourges
Observatoire
Garnison
Programme complémentaire 1908
Coordonnées 44° 28′ 11″ Nord, 6° 45′ 10″ Est

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Fort de Tournoux

Géolocalisation sur la carte : Alpes-de-Haute-Provence

(Voir situation sur carte : Alpes-de-Haute-Provence)
Fort de Tournoux

Le fort de Tournoux est un ouvrage défensif de la haute vallée de l'Ubaye , construit entre 1839 et 1866. Il est situé sur les limites communales de la Condamine-Châtelard et de Saint-Paul-sur-Ubaye. Le hameau de Tournoux sur ce plateau militaire convoité tout au cours des âges fut éponyme de cette crête fortifiée contiguë qui est a 2000m dans son sud. L'ensemble majestueux est accroché à la pente abrupte. Il constitue dès le milieu du XIXe siècle le noyau du dispositif stratégique de la vallée de l'Ubaye. Ce conséquent ouvrage militaire nourrit beaucoup l'imagination. Il est qualifié ou comparé de nombreuses manières soulignant sa magnificence:

  • le "Versailles militaire du XIXe siècle",
  • "la tour Eiffel de l'Ubaye",
  • une muraille de Chine miniature ou la "Grande-muraille Ubayenne",
  • une lamaserie tibétaine,

Le fort surplombe le carrefour des Gleizolles, point focale entre, d'une part deux importantes voies stratégiques historiques de franchissement du massif, la route vers l'Italie, par le Col de Larche et en suite celle vers le nord pour rejoindre la vallée de la Durance, 'Embrunais Queyras par le Col de Vars, mais aussi la voie logistique vers le sud la direction de Jausiers, accès à la plus hospitalière moyenne-Ubaye et enfin pour terminer un contournement bypass secondaire par le col du Parpaillon pour Embrun. Ce carrefour fut rendu mythique par François Ier (roi de France) (1494-1547) dans les premiers mois de son règne en 1515 par son éclatante victoire de Marignan très liée à sa création de toute pièce, passant en contre-bas du fort, en moins d'un mois, d'un compatible chemin de charroi pour les charges nouvelles du concept guerrier de combats d'artillerie aux canons, nouveaux passages "presque" carrossables de la Reyssolles et de la gorge de l'Ubayette. Il fut en suite maintes fois franchi par des troupes.

Les visites tant attendues reprennent à partir du 14 juillet 2016 et le site internet de la vallée donne les bonnes informations.

En 1713, la vallée de l'Ubaye fait l'objet d'un échange entre la Savoie et la France. C'est cent vingt six ans plus tard que cette nouvelle fortification complète les nombreuses fortifications étalées préexistantes dont faisait partie la redoute de Berwick, à Saint-Paul-sur-Ubaye. Lors de la guerre de Succession d'Autriche puis des guerres de la Révolution, de nombreuses fois des camps militaires provisoires furent installés. Ce n'est qu'au XIXe siècle que fut prise la décision de la construction d'une forteresse de grande envergure pour verrouiller cet accès au col de Larche. Le général Haxo choisit le site de Tournoux et la construction de la titanesque forteresse débuta en 1843, un an après la mort du général. Plusieurs années plus tard, Séré de Rivières s'occupa à son tour du fort.

Sur la photo ci-jointe, en l'agrandissant, on peut entre autres observer la gare d'arrivée de l'imposant monte-charges à câble-porteurs du Fort-Moyen, comme aussi les câbles de l'autre se rendant plus haut au fort du « Clot-des-Caurres ». Des monte-charges chargés d'approvisionner les parties supérieures. Le fort de Tournoux s'étale sur 700 mètres de dénivelé, entre le niveau de l'Ubaye (où il y avait de grands casernements et les gares de deux monte-charges) à 1 290 et le plus haut fort, le sommitale « serre-de-l'Aut » (privatisé très récemment) 2 008 mètres [1]. Il est composé de très nombreuses parties reliés entre elles par d'interminables rampes et escaliers, autant intérieurs, troglodytiques, qu'extérieurs. Il est disposées assez verticalement. Déjà à sa base une très grande caserne au pied de la falaise, la caserne Pellegrin (En ruine et abandonnée depuis 60 ans, fut détruite vers 2008 à cause des risques d'effondrements. Il n'en reste seulement qu'un grand parking et un dégagement, une cabane accueil touristique,puis les anciennes grandes-écuries atelier et exposition du mondialement reconnu pluridisciplinaire artiste Michel Annasse), mais aussi décalé vers le village, un hôpital, la caserne Caron (transformée par la Marine-Nationale en 1964 en centre d'oxygénation et de vacances, le CRSM, désaffectée en avril 2014, dans le cadre d'un programme réduction de personnel fonctionnaire et militaire). Une partie importante du dispositif est creusée dans la montagne, tel l'escalier allant de la base jusqu'au fort haut (qu'on peut deviner grâce aux trous d'aération dans la falaise). Le programme de construction ne fut jamais achevé, mais le fort fut renforcé en 1880 par la batterie des Caures et le fortin de Serre-de Laut en 1890, bloquant plus facillement ainsi, grâce aux nouvelles puissances de feu, une éventuelle armée italienne. À partir de 1890, le fort fut occupé toute l'année, et non-plus seulement durant la belle saison. Durant la Première Guerre mondiale, il servit à emprisonner des officiers allemands. Dans les années 1930, la puissance de feu de l'artillerie ayant progressé, le fort de Tournoux fut doublé par les fortifications en béton armé semi-enterrées de Roche-la-Croix et de Viraysse, sur la commune de Meyronnes, faisant partie de la ligne Maginot des Alpes. Le fort tira ses premiers coup de feu en situation réelle en juin 1940 face à l'offensive de l'Italie de Mussolini et résista victorieusement. Mais il fut occupé en 1943 par les Allemands, puis libéré en 1945. Il resta occupé par l'armée française jusqu'en 1948, puis devint un simple dépôt de munitions jusqu'en 1987. Depuis cette date, il est démilitarisé ; l'association ubayenne « Fortifications de l'Ubaye » l'entretenait et le faisait visiter. Fin 2009, avec la dissolution de la dernière unité militaire en Ubaye (CIECM et CNAM), l'état en à fait don à la communauté de commune (CCVU) qui en est donc devenue très récemment propriétaire. Pour des raisons de mise en sécurité, les visites avaient été suspendues. Actuellement Mme Agnès Maure, présidente de l'association pour la valorisation du patrimoine de la Vallée de l'Ubaye (AVPVU) a été désignée exploitante délégataire touristique du lieu. Elle déclare que la Direction régionale des Affaires culturelles et les Monument historique (France) constituent actuellement un dossier de classement au titre de patrimoine militaire inestimable [2]. Ces fortifications très attractives vont rouvrir pour des visites encadrées à l'été 2016 (renseignement Office-de-tourisme).

Comparatif, grandes fortifications du massif de l'époque[modifier | modifier le code]

Elles ont toutes leurs spécificités marquées, sont toutes de natures et exploitation touristiques bien différentes. La dernière se distingue par son accueil. Les deux premières font partie du Réseau des sites majeurs de Vauban et inscrites sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO depuis le 7 juillet 2008 aux côtés des onze autres sites [3]

  • Forteresse de Mont-Dauphin: Il a l'avantage d'être bien délimité, d'exploitation et sécurisation plus aisé que les autres. Il y a des portails internet et une page Wikipédia structurée. Il y a des moyens d'accueil touristiques adaptées à tous les publics (groupes, écoles, familles, etc..) et des synergies commerciales et artistiques.
  • Forts de Briançon: Les sites sont physiquement morcelés, Vauban (l'enceinte de la ville, les forts des Salettes, des Têtes, du Randouillet, l'ouvrage de la communication Y et le pont d'Asfeld) [4]
  • Italienne forteresse de Fenestrelle: elle a bénéficié d'une grande rénovation, d'un site internet entièrement dédié, d'un article Wikipédia bien structuré, de synergies internes d'accueil touristiques importantes (restaurant, musée, visites guidées, etc...)

Liste des ouvrages complémentaires à portée optique[modifier | modifier le code]

La communication optique par Morse et par Télégraphe était le moyen de communication opérationnel avant que les liaisons filaires les complètent au début du siècle dernier.

  • Fort de Viraysse;
  • Fort de vallon Clos (orthographié aussi Claous);
  • Fort du Plateau de Mallemort;
  • Fort de Saint-ours bas;
  • Fort de Saint-ours haut;
  • Fort de Cuguret;
  • Fort de Dormillouse;

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.cheminsdememoire.gouv.fr/fr/fort-de-tournoux
  2. déclaration AG "Les amis de l'église de Fouillouse" du samedi 5/12/2015
  3. Douze fortifications de Vauban au Patrimoine mondial de l'Unesco dans Le Monde du 7 juillet 2008.
  4. « Vauban, nouvel élu au patrimoine mondial de l'humanité », Libération, 7 juillet 2008, en ligne [1].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

. Site internet officiel des forts de la vallée