Flines-lès-Mortagne

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Flines-lès-Mortagne
Flines-lès-Mortagne
Mairie.
Blason de Flines-lès-Mortagne
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut
Maire
Mandat
Bernard Lebrun Vandermouten
2020-2026
Code postal 59158
Code commune 59238
Démographie
Gentilé Flinois, Flinoises[1]
Population
municipale
1 646 hab. (2017 en diminution de 0,18 % par rapport à 2012)
Densité 114 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 30′ 28″ nord, 3° 28′ 02″ est
Altitude Min. 13 m
Max. 46 m
Superficie 14,45 km2
Élections
Départementales Canton de Saint-Amand-les-Eaux
Législatives Vingtième circonscription
Localisation
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Flines-lès-Mortagne
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Flines-lès-Mortagne

Flines-lès-Mortagne est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

  • hameaux et lieux dits : Rœux, Legies, Rodignies, Rouillon, la Boucaude, la Berliére.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Flines-lès-Mortagne
Callenelle (Belgique) Maubray (Belgique) Péronnes-lez-Antoing (Belgique)
Mortagne-du-Nord Flines-lès-Mortagne Wiers (Belgique)
Château-l'Abbaye Bruille-Saint-Amand Hergnies

Histoire[modifier | modifier le code]

Flines-Lez-Mortagne est situé sur la rive droite de l’Escaut, ses origines remontent à Charlemagne. Le territoire a connu plusieurs noms de 827 à 1217, appelé successivement Fierinas, Filolinas, Feolinas ou encore Felinis, c’est à la révolution que le village prend le nom de Flines-lez-Mortagne. Selon l’étymologie, son nom se prête à deux interprétations, selon qu’on lui accorde une interprétation germanique ou latine Flihen qui signifie couler car le village est situé à proximité de l’Escaut, Figulina qui signifie terre à poteries, métiers d’argile car la terre de Flines est très argileuse et le village compta autrefois de nombreuses tuileries et panneries.

Avant le VIème siècle, le territoire est couvert par la forêt et le village, en son sens propre, n’existe pas. Son apparition remonterait à l’époque mérovingienne, au moment où l’abbaye de St Amand est fondée et possède le hameau de Legies (origine germano-romaine : LEUDTSIACAS = appartenant à LEUDTSO). L’époque carolingienne confirme l’existence du village, Charles le Chauve cite Flines parmi les terres dépendant de l’Abbaye. Les moines ont alors sûrement entrepris le défrichement d’une partie de la forêt dont il ne reste plus aujourd’hui que 242 hectares. Cette hypothèse est confirmée au Moyen-Âge où le village existe sous l’appellation de « Sars de flines », qui signifie « défrichement de Flines ».

Au fil des siècles, Flines est tour à tour bourguignonne, autrichienne ou encore espagnole. Au XVIème siècle, sous le siège des Pays Bas espagnols, le village est au premier rang des affrontements des guerres de religion. C’est au XVIIIème siècle que le village redevient français avec la convention de novembre 1779 où la France acquiert les dépendances de Flines, Mortagne, Rodignies, Legies ou encore Rouillon alors que la frontière franco-belge avait été fixée dès 1713.

En 1789, Flines fait également sa révolution. A l’appel du tocsin, cloche qui sonnait les invasions et incendies, les habitants du village se sont armés pour protester contre les droits seigneuriaux et la dîme. Ayant obtenu gain de cause, ils demandèrent au Vicomte de Wavrin de renoncer à ces droits ce qu’il fit.

En 1794, la France révolutionnaire est en guerre contre l’Europe. Les Autrichiens tenaient Maubray, les Flinoises attirent alors les autrichiens lors du bal de la ducasse le 26 Août pour leur tendre une embuscade qui fera 12 morts et 200 blessés.

Les hameaux[modifier | modifier le code]

Le hameau de Roeux qui signifie défrichement. Ce territoire appartenait au comte de Mortagne.

Le hameau de Legies. Anciennement appelé Ellegies, le hameau était avant le Xème siècle une petite seigneurie appartenant à l’abbaye de St Amand qui l’avait acquise du comte de Mortagne.

Le hameau de Rouillon qui était une paroisse à part entière. La chapelle actuelle est ce qui reste de l’ancien monastère qui se trouvait à cet endroit, elle était entourée d’un cimetière. Cette chapelle fut en partie détruite pendant la guerre 14-18 et fut réparée en 1924. La partie en pierre est ce qui subsiste de l’ancienne chapelle du prieuré et la partie en brique correspond à la partie reconstruite en 1924.

Hameau Hourseau - Flines-lez-MortagneLes hameaux de la Boucaulde et de Vergne. Les hameaux de l’hoursel et de vergne contigus formaient une seule entité. Le nom de l’Hoursel provient du petit cours d’eau actuellement appelé l’Hourseau qui vient des Biez de Wiers pour se jeter dans le grand courant lequel se jette dans le Jard. Le hameau de l’hoursel devint le hameau de la Boucaulde du nom de l’ancien occupant de la ferme du même nom.

Le hameau de Rodignies dont le nom provient du Flamand Rod qui signifie défrichement et ignies qui signifie demeure. Textuellement demeure dans le défrichement. A l’origine, c’était une hôtellerie pour voyageurs de passage.

Au XIXème, Flines prospère à travers une activité industrielle importante comprenant quatre moulins et une tuilerie.

Au début du XXème la commune compte 1865 habitants, elle possède trois moulins, une fabrique de chicorée (cosseterie) qui deviendra plus tard une rubanerie qui sera détruite au cours de la première guerre mondiale, deux bonneteries et des fabriques de pannes et de carreaux grâce à la présence de terres argileuses d’une qualité exceptionnelle. On dénombrait 8 panneries et briqueteries à Flines et à Mortagne, chaque établissement occupant en moyenne une dizaine de personnes. La terre était extraite jusqu’à trois mètres de profondeur et était ensuite brassée dans un moulin puis façonnée dans des moules. Les pannes ou tuiles subissaient alors un premier séchage à l’air libre puis passaient dans le four.

Cette activité industrielle disparut complètement après 1940 excepté la brasserie Namur-Blauwart (anciennement Namur-Dubois) dont l’origine remonte à 1837 qui cessa son activité en 1954 et devint un dépôt de boissons. Actuellement les bâtiments de la brasserie et les dépendances sont utilisés comme habitation.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Felinœ, cartulaire de Saint-Amand. Fiolinœ, id. ;899. Felines, cartulaire du Hainaut; 1283[2].

On trouve parfois écrit Flines-lez-Mortagne (lez au lieu de lès).

Signalisation routière : sortie de Mortagne-du-Nord et entrée dans Flines-lès-Mortagne, ici graphé Flines-lez-Mortagne.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Flines-lès-Mortagne (59) Nord-France.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi : « D'or à la croix de gueules ».

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La commune (code postal 59158, code commune 59238) est située en région Hauts de France, département du Nord, arrondissement de Valenciennes, canton de Saint Amand.

Flines lez Mortagne est limitrophe des communes belges de Cannelle, Maubray, Peronne les Antoing, Wiers et des communes françaises de Mortagne, Chateau l’Abbaye, Bruille Saint Amand et Hergnies.

Elle est commune de la Communauté d’agglomération de la Porte du Hainaut http://www.agglo-porteduhainaut.fr/

En 2016, sa population s’élevait à 1684 habitants pour une supérficie de 14,45 km², soit une densité de 116 habitants au km².

Son maire est Mr Bernard Lebrun-Vandermouten élu en 2014

Flines lez Mortagne adhère au Syndicat des Communes Intéressées au Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut http://www.pnr-scarpe-escaut.fr/. ainsi qu’à l’Association des Communes Minières Nord Pas de Calais http://www.acomfrance.org/acom-france/

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 Guy Donnez    
mars 2014 Françoise Wambecq-Wacquiez DVD  
2014 En cours Bernard Lebrun-Vandermouten    
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Valenciennes, du tribunal de grande instance de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, du tribunal de commerce de Valenciennes, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2007[4].

En 2017, la commune comptait 1 646 habitants[Note 1], en diminution de 0,18 % par rapport à 2012 (Nord : +0,67 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 1601 5411 7461 8321 8851 8611 8151 8601 860
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 9071 8721 8801 8801 9241 8901 8841 8661 830
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
1 7981 9381 7521 8371 7271 6561 4291 4931 536
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2012 2017
1 4341 2771 2801 4331 5281 5961 6061 6491 646
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Flines-lès-Mortagne en 2007 en pourcentage[7].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,0 
90 ans ou +
0,4 
7,0 
75 à 89 ans
11,8 
9,2 
60 à 74 ans
9,0 
25,2 
45 à 59 ans
19,9 
21,1 
30 à 44 ans
21,9 
18,5 
15 à 29 ans
15,8 
19,0 
0 à 14 ans
21,2 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[8].
HommesClasse d’âgeFemmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle Notre-Dame des Douleurs[modifier | modifier le code]

Située à la sortie de Flines Centre, à l’embranchement des routes menant à Roeux et à Legies, cette chapelle a été construite en 1950.

Auparavant, on trouvait à cet endroit le dépôt de pompes : Les pompes funèbres : le corbillard municipal tracté par des chevaux. La pompe (à main) des pompiers.

Près de ce garage, s’érigeait une chapelle contenant le crucifix qui se trouve à l’entrée de l’église de Flines et une statue apparemment en plâtre. L’abbé Charles Mollet, dernier curé de Flines de 1948 à 1994 (46 années !) eu l’idée, la curiosité de gratter cette statue et découvrit du bois sous le plâtre. En fait, la statue était sculptée dans une pièce de chêne.

L’origine exacte de cette statue est encore inconnue, deux versions s’opposent. La première, la plus romanesque, soutient que cette statue dédiée à Notre Dame des Douleurs aurait été rapportée par un chevalier. La seconde dit qu’elle aurait été apportée par un marinier qui avait acheté une parcelle de terre sur le territoire de Roeux.

L’abbé Mollet décapa la statue et décida la construction d’une chapelle qui lui serait dédiée. Celle-ci fut construite par des maçons de la commune et financée par les habitants : « chaque famille achetant une brique ».

La statue en chêne (protégée contre le vol et le vandalisme) est exposée dans la chapelle qui est ouverte à la visite.

L'église historique de Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Eglise de Flines centre. Le territoire de Flines avait été donné aux religieux de l’Abbaye de St Amand par une Charte de Charles-Le-Chauve datant du 23 mars 847 mais le village ne fut érigé en paroisse que vers le XIe siècle et son église fut longtemps la seule pour les territoires de Flines, Mortagne et Laplaigne (Flines ne fut rattachée à la France qu’en 1779 bien après que la frontière franco-belge fut établie en 1713).

A l’examen de l’ogive du portail et des nervures des voûtes, on estime que la construction de l’église remonte au XIe ou XIIe siècle. De l’église de cette époque, ne subsiste que le clocher dont les murs de base ont plus d’un mètre d’épaisseur.

Fichier:Eglise-saint-martin
Eglise de Saint-Martin

Construite en style gothique, la flèche fut détruite vers le XIVe siècle et rebâtie en style roman. Ce clocher a donc la particularité (rare en Europe) de combiner les deux styles, le style gothique à la base et le style roman en hauteur. Par la suite, l’église fut embellie sous la juridiction des Religieux Prémontrés de l’Abbaye de Château. Avant 1789, le curé Maître J. Lorent dota l’église d’un orgue dont il ne reste aujourd’hui que le buffet.

Pendant la révolution, les stalles de chêne sculpté du monastère de l’Abbaye de Château détruit furent transportées à l’église de Flines et furent ainsi sauvées. Le banc de communion est lui aussi en chêne sculpté et orné de quatre médaillons représentant des scènes bibliques. D’autres médaillons inspirés de la bible se trouvent en haut, à la base de la voûte (l’Arche de Noé, le Chandelier à 7 branches, l’Arche de l’Alliance, les Dix Commandements …). Des motifs bibliques sont également sculptés sur l’Abat-son de la Chaire. Sous le grand autel, on peut admirer un très beau retable en marbre blanc d’un seul morceau représentant la mise en tombeau du Christ. L’autel a été consacré le 22 juin 1885. Sur les fonts baptismaux se trouve un vieux St Jean Baptiste recouvert de plâtre coloré selon l’usage du XVIIIe siècle. Cette statue ainsi que le tabernacle tournant provient de la chapelle de Rouillon (hameau de Flines) où s’élevait autrefois un petit prieuré dont il ne subsiste plus que la chapelle, en partie détruite au cours de la guerre 14-18 et reconstruite depuis. Cette chapelle située sur la place de Rouillon peut être visitée, les clés sont à demander au café de la place de Rouillon.

Vue intérieure de l'église Saint-MartinLa voûte de la nef centrale, autrefois formée d’un plafond uni, a été cintrée et coupée à chaque travée par des arcs doubleaux puis décorée. Huit statues se dressent au dessus des chapiteaux des colonnes, d’un côté St Marc, St Jean, St Pierre et le Sacré Cœur, de l’autre côté St Luc, St Mathieu, St Paul et St Jean-Baptiste. Au dessus des cintres huit grands médaillons renferment chacun un sujet biblique. En 1896, toute la voûte et le chœur furent décorés à la peinture. L’église possède quelques statues antiques : un vieux St Martin en chêne massif ; un ancien tabernacle tournant datant du XVe siècle ; un autel à Ste Thérèse dont la statue a été offerte par les religieuses de St Amand Les Eaux ; une statue du St Curé d’Ars avec la liste des tous les curés de Flines depuis 1500 et celle des prêtres originaires de Flines ; une statue de St Hubert avec le cerf miraculeux, une statue de St Roch en souvenir du choléra qui ravagea toute une rue du hameau de Rouillon en 1886 ainsi que l’ancien coq du clocher …

Au fil des siècles, l’église Saint Martin connut quelques petits changements, les soubassements des piliers sont aujourd’hui à demi enterrés car autrefois ils se trouvaient environ 50 cm plus bas. Suite au creusement des tombes séculaires, le niveau du cimetière avait remonté et il fallait descendre une pente pour accéder à l’église. Il fallut amener de nombreux tombereaux de terre pour remettre le tout à niveau et refaire un nouveau pavement. C’est lors de ce chantier que les pierres tombales disséminées dans l’église et dans le chœur furent rassemblées entre les piliers. Sur ces piliers, sont inscrites les notices des pierres tombales d’un ancien mayeur et du chanoine Martin guillotiné sous la révolution. D’autres pierres tombales se trouvent sous le porche, il s’agit des tombes de Jacques le Martin, seigneur de Wasnes de Flines ; Jacqueline de Peschaut, son épouse ; Françoise de Tramecourt, épouse de Ferdinand De Vos ; Damoiselle Gabrielle De Vos, leur fille ; Pierre-Louis d’Antoing, seigneur de Rougefort de Flines ; Marie-Josèphe de Gomenpont, son épouse et Damoiselle Marie-Françoise de Gomenpont, leur fille. Toujours sous le porche, les armoiries de la famille de Montboissier sont reproduites au dessus de la porte intérieure.

L'église de Rouillon[modifier | modifier le code]

La chapelle de Rouillon est ce qui reste de l’ancien monastère qui se trouvait à cet endroit. Ce monastère était entouré d’un cimetière, des ossements furent retrouvés lors de la construction de la sacristie ; L’église fut en partie détruite pendant la guerre 14-18.

Elle fut réparée en 1924. Les pierres sont les restes de l’ancienne chapelle du prieuré, les parties en brique datent de 1924. Le chœur remonte à l’origine du monastère.

La chapelle peut être visitée les clés sont à demander au café de la place de Rouillon (chez Monique).

La chapelle Biligand[modifier | modifier le code]

Située à l’entrée de la forêt domaniale de Flines au bout de la rue de Leuze, cette chapelle porte le nom d’un notaire ayant vécu au XIXe siècle. Un jour, celui-ci traversant le bois de Flines chargé d’une grosse somme d’argent dans une bourse en cuir fut attaqué par des brigands. Saisi par la peur, il pria la vierge et promis que s’il en sortait vivant, il construirait une chapelle à l’endroit de l’attaque. La chapelle étant construite, on suppose que son vœu fut exaucé.

La statue de la chapelle est une reproduction, la statue originelle ayant été enlevée suite à des actes de vandalisme.

La forêt domainiale[modifier | modifier le code]

La forêt domaniale de Flines s’étend sur 240 ha au nord-est de la commune, le long de la frontière avec la Belgique.

Elle appartient au vaste ensemble écologique de la plaine alluviale de l’Escaut. Comme la forêt de Bonsecours, la forêt de Flines appartenait à la famille De Croÿe, elle fut incorporée au domaine de l’Etat en 1924 suite à sa mise sous séquestre à l’issue de la première guerre mondiale.

Ce massif au relief peu marqué (hauteur maximum 40 mètres) repose en grande partie sur des assises sableuses. Il est drainé par de nombreux petits fossés. De veilles futaies ont été plantées sur des buttes ce qui permet aux hêtres de se développer hors de l’eau tout en bénéficiant de sa présence nécessaire.

La forêt abrite notamment la fougère royale (l’osmunda régalis), une des plus remarquables du département du nord, des exemples de hêtraie chênaie sessiliflore acidiphile subatlantique (type forestier souvent dégradé en chênaie à bouleaux ou en boulaie comme à St Amand) ainsi que de nombreux champignons.

La forêt de Flines est le lieu idéal pour les promenades en famille, les ballades pédestres, cyclistes ou équestres.

La stelle du Lancaster LL 943[modifier | modifier le code]

Stèle inaugurée le 5 septembre 2010 en mémoire des sept membres de l’équipage du bombardier de la Royale Air Force, le Lancaster LL 943, abattu au-dessus de la forêt domaniale dans la nuit du 18 au 19 juillet 1944 au retour d’une mission de bombardement au-dessus des communes d’Aulnoye-Aymeries, Leval et Sassegnies : le sergent Henry Simmonds inhumé au cimetière de Laplaigne (B), le pilote et commandant de bord, Robert Pellew de nationalité australienne, le pilote officier navigateur Eric Tibbits lui aussi de nationalité australienne, le pilote officier Fraser Hollenback de nationalité canadienne et les sergents Albert Morton, Edward Wakeman, Frederik Allen de nationalité anglaise inhumés au cimetière St Roch à Valenciennes.

La stèle se trouve dans la forêt domaniale de Flines au lieu dit « la Cavée » près du lac du Prince. Accès par le 1er layon à gauche en venant de la Belgique ou dernier layon à droite en venant de la France (Grande Drève de Rouillon). Sentier banalisé interdit aux engins motorisés.

Le site Chico Mendes[modifier | modifier le code]

Le site appartenant à l’Association Nord Nature Chico Mendes s’étend sur 1 ha 03 au hameau de Rodignies (rue du Fort).

Ce site, ancienne peupleraie du marais de Rodignies, est à la fois une réserve de chasse, une Zone Naturelle d’Intérêt Écologique, Floristique et Faunistique (ZNIEFF) et une Zone d’Importance pour la Conservation des Oiseaux (ZICO). De nombreuses espèces présentes sur le site sont protégées au niveau national comme la Gorge bleue, l’Orvet fragile…

L’Association Nord Nature Chico Mendes, en collaboration avec la Commune de Flines, la Communauté d’Agglomération de la Porte du Hainaut, les écoles du Centre et Decobecq de Flines, l’entreprise De Deken et le Parc Naturel Régional Scarpe-Escaut, a créé une mare, dessouché partiellement le terrain et aménagé le site pour l’accès du public en construisant un observatoire, posant des ponts sur les fossés, un ponton et un caillebotis. Un sentier pédagogique borné a par ailleurs été mis en place.

Ecoles[modifier | modifier le code]

  • Ecole élémentaire de Flines Centre
  • Ecole maternelle Jean-Marie Decobecq


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.habitants.fr/habitants_flines-les-mortagne_59238.html
  2. Page 425- Statistique archéologique du Département du Nord - seconde partie- 1867- Librairie Quarré et Leleu à Lille, A. Durand 7 rue Cujas à Paris - archive du Harvard College Library - numérisé par Google Books
  3. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  7. « Évolution et structure de la population à Flines-lès-Mortagne en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)

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