Hasnon

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Hasnon
Hasnon
La mairie.
Blason de Hasnon
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut
Maire
Mandat
André Desmedt
2020-2026
Code postal 59178
Code commune 59284
Démographie
Gentilé Hasnonais
Population
municipale
3 918 hab. (2019 en augmentation de 2,24 % par rapport à 2013)
Densité 308 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 25′ 18″ nord, 3° 23′ 15″ est
Altitude Min. 14 m
Max. 21 m
Superficie 12,74 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine Saint-Amand-les-Eaux
(banlieue)
Aire d'attraction Valenciennes (partie française)
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Saint-Amand-les-Eaux
Législatives Vingtième circonscription
Localisation
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Liens
Site web hasnon.fr

Hasnon [anɔ̃] est une commune française située dans le département du Nord (59), en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Balisage au pont de la Fercotte.

La commune est composée de trois hameaux : Grand Bray, Cataine et Hasnon Centre. Elle est située à proximité de Saint-Amand-les-Eaux, entre Lille et Valenciennes. La Scarpe passe au nord de la ville, l'autoroute A23 à l'est et la forêt de Raismes-Saint-Amand déborde au sud-est.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le ruisseau de la Traitoire (en deux branches : Petite Traitoire et Grande Traitoire) traverse la commune, tandis que la Scarpe la borde au Nord[1].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Entrée de ville sur la RD 99

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[2]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[3].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[2]

  • Moyenne annuelle de température : 10,6 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,3 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 701 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 11,8 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9,4 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[6] complétée par des études régionales[7] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Valenciennes », sur la commune de Valenciennes, mise en service en 1987[8] et qui se trouve à 12 km à vol d'oiseau[9],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,9 °C et la hauteur de précipitations de 708 mm pour la période 1981-2010[10]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Lille-Lesquin », sur la commune de Lesquin, mise en service en 1944 et à 27 km[11], la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000[12] à 10,8 °C pour 1981-2010[13], puis à 11,3 °C pour 1991-2020[14].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Hasnon est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[15],[16],[17]. Elle appartient à l'unité urbaine de Saint-Amand-les-Eaux, une agglomération intra-départementale regroupant 15 communes[18] et 35 632 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue[19],[20].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valenciennes (partie française) dont elle est une commune de la couronne[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 102 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[21],[22].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (45 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (45 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (45 %), prairies (18,5 %), zones urbanisées (13,4 %), terres arables (11,5 %), zones agricoles hétérogènes (9,1 %), zones humides intérieures (2,6 %)[23].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[24].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Hasnonium, charte du Tournoi d'Anchin; 1096. Hasnum, Balderic. Hasno, cartulaire du Hainaut, 1277. Hasnoniensis villa, abbatial[25].

Histoire[modifier | modifier le code]

La bourgade qui devait s'appeler plus tard Hasnon avait pour nom Saligunsim, qui signifie en latin un "lieu planté de saules". De l'époque romaine il ne reste presque plus rien, hormis quelques vestiges de routes et bon nombre de déductions que des fouilles archéologiques pourraient confirmer.

En 670, un jeune noble nommé Jean d'Ostrevent et sa sœur nommée Eulalie décident de transformer le manoir paternel en un double couvent, pour hommes et pour femmes, sous la règle de saint Benoît. Ce faisant, ils fondent les abbayes d'Hasnon, donnant son nom à la cité :

> Hans et on (demeure) : la demeure de Jean

> Hans et noe (marais) : le marais de Jean (Hans signifiant Jean en Germanique).

Une église est érigée pour les deux communautés religieuses et fut consacrée en 691. À cette église s'ajoutent toutes les dépendances des moines, des remises, des étables, une bibliothèque, une infirmerie, etc.

La cité s'étend sur environ quatre hectares, ceinturée par une muraille et un pont-levis. Les moines bénédictins entreprennent alors d'énormes travaux d'assainissement : ils assèchent les marais, créent des routes, font prospérer les deux communautés. Les travaux intellectuels sont également valorisés (les bénédictins sont considérés comme les seuls érudits du Moyen-Age).

C'est peut-être à l'abbaye d'Hasnon que fut écrite au IXe siècle la célèbre cantilène de sainte Eulalie, le premier texte en langue romane d'oïl, intermédiaire entre le latin et l'ancien français.

L'épouse de Charles le Chauve, la reine de France Ermentrude, qui a perdu quatre de ses sept fils, vient se retirer au monastère d'Hasnon avec sa fille vers 870.

Mais l'invasion normande en 880 frappe la région. L'envahisseur provoque de terribles ravages dans les villes et villages, et tout ce qui n'est pas dérobé à l'abbaye d'Hasnon est brûlé. À la suite de cette invasion, la fille d'Ermentrude qui avait fui les Normands quitte la région et ne revient plus. Cela marque la dispersion du couvent des religieuses. Après le passage des Normands, la vie du monastère est désorganisée.

Il s'ensuit alors une longue période de troubles, durant laquelle les clercs doivent abandonner la règle de Saint-Benoît pour vivre en prêtres séculiers. la gouvernance de l'abbaye passe entre plusieurs mains nobles, qui reconstruisent ce qui avait été détruit. La vie s'écoule alors paisiblement, en dépit de la première croisade qui coûte un lourd tribut à la commune.

L'affranchissement des serfs, du XIe au XIIe siècle, marque l'émancipation d'Hasnon. En 1208, un acte est signé, signifiant une nette modification des impôts et des taxes. En 1340, l'abbaye et le village sont de nouveau pillés et détruits par les troupes de Flandres au cours de la guerre de Cent Ans. La peste vient également frapper la région, emportant, dit-on, le tiers de la population.

En 1778, Louis XI lutte contre Maximilien d'Autriche. Redoutant de nouveaux pillages et incendies, les religieux d'Hasnon transportent reliques et trésor à Valenciennes, ce qui explique vraisemblablement pourquoi le parchemin de la cantilène de sainte Eulalie se trouve à la bibliothèque de la ville.

La domination espagnole, qui s'étendra jusqu'à Louis XIV, les guerres de Religion (contre les protestants) et la guerre de Trente Ans affaiblissent considérablement la région, et Hasnon connaît même, en 1636, une longue et pénible occupation par les troupes espagnoles.

Au XVIIIe siècle, de très importants travaux apportent un nouvel essor à la commune : les marais sont activement desséchés, la Traitoire est prolongée et une petite Traitoire, d'environ 6 km, est creusée. Le transport routier et fluvial se modernise.

L'industrie linière est alors une grande source de revenus car le fin lin d'Hasnon jouit d'une belle réputation. La Révolution française vient bouleverser cet équilibre, la population juge indispensable une réforme de la justice. La confiscation des biens du clergé est déclarée le 2 novembre 1789 et les ordres religieux sont abolis, anticipant la destruction définitive de l'abbaye vers 1796. Après avoir été pillés par les révolutionnaires, qui assurent la valeur des assignats par la revente des biens nationaux et religieux, les biens abbatiaux sont répartis en parcelles et vendus.

En 1782, " la patrie est en danger ", car la France révolutionnaire est menacée, d'abord par l'Autriche et la Prusse puis par tous les souverains d'Europe qui ne pardonnent pas à notre pays d'avoir renversé son roi et proclamé la république.

La " levée en masse " décrétée par la convention provoque un afflux dans l'armée de nombreux volontaires sans grande expérience militaire, mal habillés et à l'armement disparate... mais pleins d'enthousiasme, de bravoure et de foi révolutionnaire.

Les Prussiens sont battus à Valmy le 20 septembre... cependant, dans notre région, les Autrichiens gardent encore l'avantage. Ils occupent Millonfosse et menacent Hasnon d'un incendie général en cas d'hostilités.

Les organisateurs de la défense ne sont d'abord que 9. Ils obtiennent un détachement de 200 à 250 soldats et un canon qui est installé dans l'abbaye, mais surtout des volontaires de la commune qui forment une garde nationale qui " flanque " les troupes régulières dans de nombreuses opérations défensives ou offensives, provoquant la mort d'une soixantaine d'ennemis. Finalement les Autrichiens se retirent le 22 octobre et l'armée française, toujours escortée de braves gardes nationaux reconquiert Saint-Amand, Marchiennes et Orchies.

La commune reçoit en récompense de sa bravoure un drapeau de fer (un des sept sur l'ensemble du territoire français), d'être citée à l'ordre du jour par un décret de la Convention : " Hasnon a bien mérité de la Patrie " (le 3 février 1793).

Texte commémoratif sur la mairie

Dans les années 1939 et 1940, Hasnon a vu cantonner différents régiments. Le 43e RI remplacé par le 110e en place à Hasnon à la déclaration de guerre 39/45. Puis est venu le 6ee GRCA parti en sur le front belge. Ces trois régiments se sont distingués par leur courage en Belgique sur la ligne de défense de la Dyle, puis sur Lille et ensuite Dunkerque. Beaucoup d'entre eux y sont morts pour la France.

Hasnon aux XIXe et XXe siècles :

C'est de cette époque que date la construction des grands bâtiments publics : l'église est bâtie en 1815 et livrée aux fidèles en 1817, la mairie en 1826, les écoles du Centre en 1833 (l'enseignement n'étant pas mixte, les classes sont divisées pour les garçons et pour les filles), l'école de Grand-Bray en 1868 et celle de Cataine en 1897. À la suite de l'incendie, provoqué par les troupes ennemies en 1918, l'école du Centre sera reconstruite en 1929 par Monsieur Louis Louis, Maire de la ville de 1925 à 1935, qui inaugurera également la Salle des Fêtes en 1933.

Au XIXe siècle, la population hasnonaise vit des industries du lin, du sucre, du bois, des brasseries, de l'agriculture et du commerce. La fabrication de fléchettes, dont le brevet est Hasnonais, fait travailler une grande partie de la population. En 1937, 9 fabricants ou artisans produisent plus de 200 000 fléchettes par jour ! La fabrication de toupies, quilles et boules a un moment de vogue, comme celle des caisses et des bobines, mais ces entreprises ne résistent pas à la concurrence.

L'histoire de la fléchette, invention hasnonaises, est retracée à la maison thématique de la Fléchette. Ce bâtiment fut un logement pour les moines puis le logement su secrétaire général de la mairie.

Si la guerre de 1870 épargne notre région, freinant cependant l'élan de prospérité, la Première Guerre Mondiale la frappe brutalement : l'occupation, le travail forcé, la disette, etc. La déforestation intensive menée par les Allemands porte un coup fatal à l'industrie du bois, et Hasnon dut plus tard s'approvisionner ailleurs en bois nécessaire aux multiples scieries et tourneries locales. le 20 octobre 1918, les soldats canadiens libèrent Hasnon, et 18 d'entre eux reposent dans le cimetière communal.

Des malheurs identiques se reproduisent lors de la Seconde Guerre mondiale. Nombre d'Hasnonais disparurent durant l'exode, au cours des combats ou en captivité. Les stèles et le monument aux Morts attestent de ces sanglantes périodes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Hasnon (59) Nord-France.svg

Les armes d'Hasnon se blasonnent ainsi : "Coupé : en chef, d'azur à une bande d'argent, accostée de deux épées mises en pal, la pointe en bas ; en pointe, de sable à une clef d'argent en pal, le panneton en haut et à dextre."

NB: sur la version "moderne" du blason, les épées sont de couleur dorée, la bande d'argent est maintenant de couleur blanche et le fond noir a été remplacé par un fond rouge


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[modifier | modifier le code]

Maire en 1802-1803 : Joly[26].

Hasnon Autrefois dresse ainsi la liste des anciens maires[27] :

Titulaires de la fonction de maire de HasnonVoir et modifier les données sur Wikidata
IdentitéPériodeDuréeÉtiquette
DébutFin
Marcellin Joseph Boudart (d)[28]
( - )
XVIIIe siècle
Mahieu (d)années 1840
François Joseph Joly (d)[28]
( - )
XIXe siècle
Desmary (d)[28]XIXe siècle
Joseph Petit-Bois (d)[29]XIXe siècle
Clément Larivière (d)
( - )
2 ans et 15 jours
Adolphe Fauverque (d)3 ans, 4 mois et 22 jours
Louis Louis (d)10 ans et 2 jours
Edmond Desprez (d)6 ans, 3 mois et 29 jours
Désiré Grudenaire (d)3 ans, 1 mois et 12 jours
Edmond Desprez (d)14 ans, 4 mois et 21 jours
Léon Delcroix (d)[30]12 ans et 6 jours Parti socialiste
Jean-Marie Ballé (d)
(né le )
5 ans, 11 mois et 27 jours Parti socialiste
Jean Delœil (d)[31]
( - )
14 ans, 3 mois et 10 jours Parti socialiste
Yannick Nison (d)[32]
(né le )
28 ans, 10 mois et 17 jours divers gauche
André Desmedt (d)[33],[34]
(né le )
En cours2 ans, 2 mois et 22 jours divers gauche

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

La commune relève du tribunal d'instance de Valenciennes, du tribunal de grande instance de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, du tribunal de commerce de Valenciennes, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[35]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[36].

En 2019, la commune comptait 3 918 habitants[Note 8], en augmentation de 2,24 % par rapport à 2013 (Nord : +0,49 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
2 0612 2382 3372 6853 0393 3893 4863 6003 592
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
3 5843 4773 5053 7133 5973 4743 1523 0943 237
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 2043 1952 9413 0763 0232 9342 8592 9703 235
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2019
3 2753 2713 3953 2713 1803 2393 8183 8703 918
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[37] puis Insee à partir de 2006[38].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 37,5 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 20,8 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 1 920 hommes pour 1 979 femmes, soit un taux de 50,76 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[39]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,3 
4,0 
75-89 ans
8,8 
13,5 
60-74 ans
13,6 
19,0 
45-59 ans
17,7 
23,9 
30-44 ans
22,7 
16,7 
15-29 ans
16,7 
22,4 
0-14 ans
19,3 
Pyramide des âges du département du Nord en 2018 en pourcentage[40]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,3 
5,1 
75-89 ans
8,1 
14,3 
60-74 ans
15,6 
19,2 
45-59 ans
18,6 
19,6 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
20,7 
0-14 ans
18,5 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Ermentrude d'Orléans (823-869), Reine de France, épouse de Charles le Chauve, enterrée à l'abbaye d'Hasnon

Plaque de l'Avenue Pierre Crétin
  • Pierre Crétin : résistant hasnonais, tué par les Allemands sur la route de Cataine (rue qui relie Hasnon-Centre à Cataine). Une stèle a été érigée à l'endroit de son décès et la route de Cataine a été renommée rue Pierre-Crétin.
  • Raymond Havez :
  • André du Croquet prieur de l'Abbaye de Hasnon attaché à l'Ordre de Saint-Benoît.
  • Louis Lenclud, Léon Delcroix, Jean-Marie Ballé, Jean Deloeil : anciens maire d'Hasnon.
  • Jacques Joseph Faidherbe, le grand-père du Général Louis Faidherbe, est né à Hasnon ca. 8bre 1737. L'arrière-grand-père du général, Jean-Baptiste Faidherbe, est décédé à Hasnon le , et son épouse Marie-Joseph Petit y est née le .

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[4].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[5].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. [1] Hasnon, code Sandre : 59284.
  2. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  3. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  4. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  5. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  6. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  7. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - », sur www.observatoireclimat-hautsdefrance.org (consulté le )
  8. « Station Météo-France Valenciennes - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  9. « Orthodromie entre Hasnon et Valenciennes », sur fr.distance.to (consulté le ).
  10. « Station Météo-France Valenciennes - fiche climatologique - statistiques 1981-2010 et records », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  11. « Orthodromie entre Hasnon et Lesquin », sur fr.distance.to (consulté le ).
  12. « Station météorologique de Lille-Lesquin - Normales pour la période 1971-2000 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  13. « Station météorologique de Lille-Lesquin - Normales pour la période 1981-2010 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  14. « Station météorologique de Lille-Lesquin - Normales pour la période 1991-2020 », sur https://www.infoclimat.fr/ (consulté le )
  15. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Unité urbaine 2020 de Saint-Amand-les-Eaux », sur https://www.insee.fr/ (consulté le ).
  19. « Base des unités urbaines 2020 », sur www.insee.fr, (consulté le ).
  20. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  21. « Liste des communes composant l'aire d'attraction d'Valenciennes (partie française) », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques (consulté le ).
  22. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur le site de l'Institut national de la statistique et des études économiques, (consulté le ).
  23. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  24. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  25. Page 426- Statistique archéologique du Département du Nord - seconde partie- 1867- Librairie Quarré et Leleu à Lille, A. Durand 7 rue Cujas à Paris - archive du Harvard College Library - numérisé par Google Books
  26. Annuaire statistique du département du Nord pour l'an XI de la République 1802-1803, p. 278, lire en ligne.
  27. « Les anciens maires », sur https://hasnonautrefois.wixsite.com/.
  28. a b et c « https://hasnonautrefois.wixsite.com/hasnon-autrefois/les-anciens-maires »
  29. « https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5769735r/f9.item.r=%22maire%20de%20Hasnon%22 »
  30. « À Hasnon, les socialistes inaugurent une section : quelle plus belle commémoration du 10 mai 1981 ? », La Voix du Nord,  : « Ils se sont rendu compte également que la ville - car c'en est une, avec ses 3 800 habitants aujourd'hui - avait « une histoire socialiste », qu'ont incarnée tour à tour Léon Delcroix, Jean-Marie Ballé et Jean Deloeil, prédécesseurs du maire actuel Yannick Nison - qui, lui, soutenait Aymeric Robin (PC) à la cantonale. »
  31. B. F., « Hasnon : l’ancien adjoint André Desmedt est décédé à l’âge de 90 ans », La Voix du Nord,  : « Figure incontournable de la vie de la commune, André Desmedt est entré au conseil municipal en 1977 sous le mandat de Jean Delœil. »
  32. « Hasnon : Yannick Nison reste à la tête de la commune », La Voix du Nord,  : « Dimanche, dans un Espace solidarité comble, Hasnon a procédé à l’installation de son nouveau conseil municipal. Sur les 27 sièges, Yannick Nison, élu régulièrement maire depuis 1991, en dispose de 21 tandis que l’opposition s’en voit attribuer 6. »
  33. « À Hasnon, André Desmedt rafle la mairie à Yannick Nison », La Voix du Nord,‎ (ISSN 0999-2189 et 2491-3189, BNF 34418428, lire en ligne) :

    « Yannick Nison a finalement annoncé sa propre défaite. »

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  34. « Hasnon a installé son nouveau maire, André Desmedt… en l’absence de l’ancien », La Voix du Nord,‎ (ISSN 0999-2189 et 2491-3189, BNF 34418428, lire en ligne) :

    « C'est sans surprise qu'André Desmedt est devenu le nouveau maire d'Hasnon, ce dimanche. »

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  35. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  36. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  37. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  38. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018 et 2019.
  39. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune d'Hasnon (59284) », (consulté le ).
  40. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Département du Nord (59) », (consulté le ).