Escautpont

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Escautpont
Image illustrative de l'article Escautpont
Blason de Escautpont
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Canton Anzin
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut
Maire
Mandat
Joëlle Legrand
2017-2020
Code postal 59278
Code commune 59207
Démographie
Gentilé Escautpontois, Escautpontoises
Population
municipale
4 274 hab. (2015 en augmentation de 0,87 % par rapport à 2010)
Densité 739 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 25′ 30″ nord, 3° 33′ 34″ est
Altitude Min. 17 m
Max. 41 m
Superficie 5,78 km2
Localisation

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Liens
Site web Ville d'Escautpont Site officiel

Escautpont (prononcer « écopon ») est une commune française, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Escautpont est un bourg périurbain et boisé du valenciennois, situé à proximité de la frontière belge et dans le parc naturel régional Scarpe-Escaut.


Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Escautpont
Bruille-Saint-Amand Odomez Fresnes-sur-Escaut
Raismes Escautpont Fresnes-sur-Escaut
Bruay-sur-l'Escaut Bruay-sur-l'Escaut Onnaing

Hameaux et écarts[modifier | modifier le code]

La commune comprend les hameaux de Le Trieu-Saint-Jean et Les Trieux-d'Escautpont.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

L'Escaut canalisée traverse la commune.

Transports et déplacements[modifier | modifier le code]

Traversée de part en part par le CD 935A, Escautpont offre un accès privilégié vers l'autoroute A2 Paris-Bruxelles.

Elle est desservie depuis le 24 mars 2014 par la ligne 2 du tramway de Valenciennes, ainsi que par les lignes de bus no 14 et 4 de Transvilles.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Concentré initialement autour du pont romain, le centre du village s'est d'abord déplacé plus au nord, au lieu dit Le Pas de L'Ayau (passage de l'eau ou par delà l'eau) puis sur la rive gauche de l'Escaut au cours du XIXe siècle, époque où la commune connut un formidable essor industriel, grâce à l'implantation de verreries et de brasseries.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Escautpont tire son nom du seul pont qui passait au-dessus de l'Escaut sur la voie romaine reliant dans l'antiquité Bavay et Tournai.

Histoire[modifier | modifier le code]

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Escautpont est une commune au passé riche, située entre l'Escaut et la Forêt domaniale.

Elle est située sur la voie romaine allant de Bavay à Boulogne-sur-Mer.

Le blason de Ponte Scaldis, premier nom de la commune, garde d'ailleurs la trace de ce pont à trois arches, sur lequel passait la fameuse chaussée dite de Brunehaut, axe essentiel de l'ère romaine. Situé à équidistance de Bavay et Tournai (22 km), ce monument, d'une utilité stratégique importante, a été édifié sous le règne de l'empereur Claude ou celui de Néron, soit au début du premier siècle de notre ère.

L’origine de ce nom "Brunehaut", serait due, selon certains, à la petite fille de Clovis, la reine Brunehilde (Brunehaut) (550 - 613) qui fut torturée et qui mourut, attachée par les cheveux et traînée par un cheval lâché au galop. Pour d’autres, "Brunehaut" serait la déformation de "Borne Haute". Sur les voies romaines on trouvai, tous les mille pas des colonnes milliaires (environ tous les 1481 m) pour indiquer les distances.

La naissance d'Escautpont remonte donc à l'époque romaine, puisque, rapidement, une bourgade s'est développée autour de l'ouvrage d'art dont les ruines ont été mises au jour par le chanoine Petit au XIXe siècle. C'est que les ponts étaient rares à cette époque. Tous les chemins des environs y aboutissaient. C'est aussi à cette époque que remonte la vocation agricole (le blason le rappelle également) d'Escautpont, décrit comme un relais de poste, soit une agglomération assez importante. La majeure partie des terres cultivées furent données à l'abbaye de Saint-Amand en 847 par Charles le Chauve. Elles firent ensuite partie d'une seigneurie vassale du comté du Hainaut avant d'être rachetées par l'Abbaye de Mortagne en 1265. C'est à cette époque que la paroisse d'Escautpont, jusque là indistincte de celle de Vicq s'en détacha.

En 1655, sous le règne de Louis XIV, un pont fut à nouveau jeté au-dessus de l'Escaut, pour faciliter l'évolution de l'armée de Turenne entre Condé et Le Quesnoy. Pour contrer l'invasion espagnole, puis autrichienne, Escautpont fut plusieurs fois inondée.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune se trouve depuis 1824 dans l'arrondissement de Valenciennes du département du Nord. Pour l'élection des députés, elle fait partie depuis 1988 de la vingt et unième circonscription du Nord .

Elle faisait partie depuis 1793 du canton de Condé-sur-l'Escaut[2]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, elle intègre le canton d'Anzin.

Escautpont relève du tribunal d'instance de Valenciennes, du tribunal de grande instance de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, du tribunal de commerce de Valenciennes, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Escautpont fait partie depuis 2006 de la communauté d'agglomération de la Porte du Hainaut.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
novembre 1985 mars 2008 Francis Berkmans MRC  
mars 2008 mars 2014[3] Francis Mariage DVG  
mars 2014[4] octobre 2017[5],[6] Francis Berkmans Apparenté
PCF
Vice-président de la CA de la Porte du Hainaut (2014 → ? )
Démissionnaire
octobre 2017[7],[8] en cours
(au 4 novembre 2017)
Joëlle Legrand Apparentée
PCF
Fonctionnaire territoriale retraitée

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2015, la commune comptait 4 274 habitants[Note 1], en augmentation de 0,87 % par rapport à 2010 (Nord : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
514 639 619 671 627 706 885 897 950
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 034 1 136 1 218 1 320 1 380 1 527 1 579 1 747 2 251
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 550 2 715 2 671 4 015 4 168 3 992 3 999 5 530 5 953
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013
5 757 5 234 4 742 4 327 4 202 4 210 4 211 4 211 4 144
2015 - - - - - - - -
4 274 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

La population fit un bond de 700 habitants en 1841 à 2200 en 1901 mais ce n'est rien à côté de celui provoqué par "l'ère de la houille", dont le début remonte à 1715. Grâce à la construction massive de logements entreprise après 1918 par la compagnie des mines d'Anzin, le nombre d'habitants est passé à 4168 en 1931.

Stabilisée jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, la population augmenta encore nettement avec les nouvelles constructions des Houillères, dont celles du Trieu Saint-Jean. Cet essor explique qu'Escautpont a longtemps formé deux entités, le centre et les corons, auxquelles sont venus s'ajouter depuis de nouveaux quartiers et résidences, notamment pour une population immigrée qui dispose désormais d'une mosquée.

Pyramide des âges en 2007
Pyramide des âges à Escautpont en 2007 en pourcentage[12].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,3 
90 ans ou +
0,3 
4,8 
75 à 89 ans
10,2 
10,1 
60 à 74 ans
12,5 
19,4 
45 à 59 ans
17,4 
21,1 
30 à 44 ans
19,3 
21,2 
15 à 29 ans
19,1 
23,1 
0 à 14 ans
21,2 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[13].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Cultes[modifier | modifier le code]

Une partie de la population fréquente l'église catholique Saint-Amand qui dépend de la paroisse Saint-Jacques-du-Val-d'Escaut de l'archidiocèse de Cambrai. Une autre partie de la population, d'origine immigrée, fréquente la mosquée d'Escaupont.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Escaudain (59) Nord-France.svg

Les armes de Escautpont se blasonnent ainsi :"D'azur semé de fleurs de lys d'or[14]." .

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. page 417 - Statistique archéologique du Département du Nord - 1867 - archive de Harvard College Library - numérisé par google Books
  2. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. « Escautpont : au terme de son unique mandat de maire, Francis Mariage connaît la chanson : Francis Mariage, qui n’est pas candidat au renouvellement de ce qui restera son seul mandat de maire, a donc présidé samedi sa dernière cérémonie des vœux. Une cérémonie brillamment orchestrée, que le premier magistrat a conclue en chantant. À Escautpont, un élu chantant en a, en effet, révélé un autre. », La Voix du Nord,‎ ([www.lavoixdunord.fr/archive/recup%3A%252Fregion%252Fescautpont-au-terme-de-son-unique-mandat-de-maire-ia27b36915n1842526 lire en ligne]) « C’était sa dernière cérémonie d’élu, et Francis Mariage l’introverti s’épancha un peu sur son parcours de quarante années «  dans les affaires municipales  » (vie sociale incluse). Et sur le rôle de maire qu’il lui fallut «  apprendre  », avec pour «  guide  », pour «  coach  », son prédécesseur Francis Berkmans, qui s’apprête de ce fait à reprendre du service ».
  4. « Escautpont : Francis Berkmans disponible pour redevenir maire : C’était un scénario improbable : celui d’une transmission provisoire. Voici Francis Berkmans candidat à la succession de Francis Mariage, ce fidèle premier adjoint à qui il avait laissé les clés de la mairie il y a six ans, avec l’assentiment massif des Escautpontois, après vingt-trois années de mayorat. L’ex-maire était cependant resté alors en responsabilité, avec une vice-présidence de la Porte du Hainaut. Mais quelques mois plus tard, il perdait son épouse… », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne).
  5. V. T., « Démission surprise du maire Francis Berkmans : Lundi soir, certains habitants d’Escautpont ont reçu un courrier de leur maire annonçant sa démission. Francis Berkmans restera néanmoins conseiller municipal. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne) « Une réunion de l’équipe municipale est prévue en fin de semaine, pour évoquer la succession de celui qui fut maire pendant vingt-six ans (avec une interruption, de 2008 à 2014, lorsque Francis Mariage a pris le relais) ».
  6. Vincent Tripiana, « Francis Berkmans: « Il est temps de laisser la place » : Il voulait d’abord informer ses concitoyens, avant de parler à la presse. Francis Berkmans, accompagné de sa première adjointe Joëlle Legrand, explique sa démission et évoque l’avenir. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne) « Christophe Ansart, élu sur la liste Berkmans, a annoncé lundi 11 septembre qu’il présentait une liste aux municipales. Un événement vécu comme une trahison pour F. Berkmans et J. Legrand. ».
  7. Diane Lenglet, « Joëlle Legrand-Delaye a été élue maire, ce vendredi soir: « une grande responsabilité » : Ce vendredi soir, la liste d’opposition, qui n’a remporté que six sièges sur vingt-sept lors des dernières élections partielles, n’a pu qu’assister à la victoire de l’équipe sortante. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne) « Pour rappel, le 8 octobre, la liste « Continuons ensemble », menée par Joëlle Legrand et soutenue par le maire honoraire Francis Berkmans avait recueilli 55,81 % des suffrages exprimés, contre 44,19 % pour la liste « S’unir pour réussir » de Christophe Ansart ».
  8. Murielle Tison-Navez, « Joëlle Legrand, un maire dans la lignée Berkmans : La mairie ? Joëlle Legrand- Delaye y vit depuis 44 ans. Elle y est entrée comme agent de bureau. Depuis vendredi soir, elle est devenue le premier magistrat de cette commune de 4 400 habitants. S’il a fallu la pousser, elle est maintenant prête à assumer le poste. », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne) « Joëlle Legrand a fait toute sa carrière professionnelle à la mairie. D’une famille de sept enfants avec une mère aimante et un père mineur « exigeant », elle a grandi avec un précepte en tête : «  Tu regardes vers le haut mais tu n’oublies jamais d’où tu viens ». En 1973, elle est embauchée à la mairie. Elle a 21 ans. De concours en formations, elle devient chef de service ».
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  12. « Évolution et structure de la population à Escautpont en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  13. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 28 juillet 2010)
  14. Source: Le généalogiste fou et L'héraldique au CRGFA