Aller au contenu

Lambres-lez-Douai

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Lambres-lez-Douai
Lambres-lez-Douai
La mairie en mars 2019.
Blason de Lambres-lez-Douai
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Douai
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Douaisis
Maire
Mandat
Caroline Sanchez
2023-2026
Code postal 59552
Code commune 59329
Démographie
Gentilé Lambrésiens
Population
municipale
4 883 hab. (2023 en évolution de −4,72 % par rapport à 2017)
Densité 554 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 21′ 13″ nord, 3° 04′ 07″ est
Altitude Min. 23 m
Max. 42 m
Superficie 8,81 km2
Type Grand centre urbain
Unité urbaine Douai-Lens
(banlieue)
Aire d'attraction Douai
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Douai
Législatives Dix-septième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Lambres-lez-Douai
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Lambres-lez-Douai
Géolocalisation sur la carte : Nord
Voir sur la carte topographique du Nord
Lambres-lez-Douai
Géolocalisation sur la carte : Hauts-de-France
Voir sur la carte administrative des Hauts-de-France
Lambres-lez-Douai

Lambres-lez-Douai est une commune française, située dans le département du Nord en région Hauts-de-France.

Géographie

[modifier | modifier le code]

Localisation

[modifier | modifier le code]
Représentations cartographiques de la commune
Carte OpenStreetMap.
Carte topographique.

Communes limitrophes

[modifier | modifier le code]

Les communes limitrophes sont Brebières, Corbehem, Courchelettes, Cuincy, Douai, Férin et Sin-le-Noble.

Communes limitrophes de Lambres-lez-Douai
Cuincy Douai
Lambres-lez-Douai Sin-le-Noble
Brebières Courchelettes Corbehem Férin

Géologie et relief

[modifier | modifier le code]

La superficie de la commune est de 8,81 km2 ; son altitude varie de 23 à 42 m[1].

Morphologie urbaine

[modifier | modifier le code]

Un béguinage a été ouvert en 1997[2],[3].

Hydrographie

[modifier | modifier le code]

Réseau hydrographique

[modifier | modifier le code]

La commune est située dans le bassin Artois-Picardie. Elle est drainée par la Scarpe canalisée, la Petite Sensée, le Courant de l'Enfant Jesus, le Lambres-lez-Douai[4] et divers autres petits cours d'eau[5],[Carte 1].

La Scarpe canalisée et une section canalisée de la Scarpe, d'une longueur de 67 km, prend sa source dans la commune de Arras et se jette dans l'Escaut canalisée à Mortagne-du-Nord, après avoir traversé 34 communes[6].

Gestion et qualité des eaux

[modifier | modifier le code]

Le territoire communal est couvert par le schéma d'aménagement et de gestion des eaux (SAGE) « Scarpe amont ». Ce document de planification concerne un territoire de 553 km2 de superficie, délimité par le bassin versant de la Scarpe amont et se composant de trois vallées : celle de la Scarpe, du Gy et du Crinchon. Le périmètre a été arrêté le et le SAGE proprement dit a été approuvé le . La structure porteuse de l'élaboration et de la mise en œuvre est la communauté urbaine d'Arras[7].

La qualité des cours d'eau peut être consultée sur un site géré par les agences de l'eau et l'Agence française pour la biodiversité[Carte 2].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[8]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[9]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[10] et est dans la région climatique Nord-est du bassin Parisien, caractérisée par un ensoleillement médiocre, une pluviométrie moyenne régulièrement répartie au cours de l’année et un hiver froid (3 °C)[11]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[12],[13].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,5 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 703 mm, avec 1,2 jours de précipitations en janvier et 9,2 jours en juillet[8]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Douai à 2 km à vol d'oiseau[14], est de 11,0 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 729,2 mm[15],[16]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,8 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −20,5 °C, atteinte le [Note 3].

Statistiques 1991-2020 et records station DOUAI (59) - alt : 26 m, lat : 50°23'22"N, lon : 3°04'01"E (à 4 km)
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Températures (°C)
Record de chaleur
date du record
15
01.01.22
19,5
24.02.21
24,8
31.03.21
28
20.04.1968
31,3
27.05.05
36
27.06.11
40,8
25.07.19
36,6
12.08.24
35,5
15.09.20
29
01.10.11
20,5
07.11.15
16,2
31.12.22
40,8
2019
Maximale moyenne 6,4 7,4 11,2 15,1 18,5 21,6 23,9 23,9 20,1 15,2 10,1 6,9 15
Moyenne 4 4,5 7,2 10,1 13,5 16,5 18,6 18,4 15,3 11,5 7,3 4,5 11
Minimale moyenne 1,5 1,5 3,3 5,1 8,5 11,4 13,2 13 10,4 7,8 4,5 2,1 6,9
Record de froid
date du record
−20,5
08.01.1985
−12,5
07.02.1991
−11
13.03.13
−4,5
11.04.03
−1,5
05.05.1996
1
02.06.1962
4,1
17.07.1971
0,8
17.08.1966
0
19.09.1977
−6
30.10.1997
−9,5
23.11.1998
−12,5
29.12.1996
−20,5
1985
Précipitations
Hauteur (mm) 57,8 51,4 52,5 41,9 56,6 63,3 68,1 68,1 60,9 64,4 71 73,2 729,2
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
19,4
01.01.03
25,8
07.02.24
35
05.03.12
35
26.04.03
52
30.05.16
40,5
24.06.1969
77,1
03.07.05
67
25.08.1990
45,2
20.09.14
52,4
10.10.13
32
13.11.10
28,8
02.12.00
77,1
2005
Source : « Fiche 59178001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
6,4
1,5
57,8
20 mm
40 mm
60 mm
jan.
7,4
1,5
51,4
fév.
11,2
3,3
52,5
mars
15,1
5,1
41,9
avril
18,5
8,5
56,6
mai
21,6
11,4
63,3
juin
23,9
13,2
68,1
jui.
23,9
13
68,1
août
20,1
10,4
60,9
sep.
15,2
7,8
64,4
oct.
10,1
4,5
71
nov.
6,9
2,1
73,2
déc.
Moyennes : max min °C ■ Précipitations mm

La commune s'inscrit dans les « paysages miniers » tels qu'ils sont définis dans l'atlas de paysages de la région Nord-Pas-de-Calais, conçu par la direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL)[Note 4],[17]. Ces paysages, qui concernent 205 communes réparties sur les départements du Nord et du Pas-de-Calais, sont constitués de 47,8 % de cultures, de 30,7 % d'espaces artificialisés, de 5,90 % de forêts et de milieux semi-naturels, de 5,20 % de prairies naturelles, permanentes, de 4 % d’espaces industriels, 3 % de friches industrielles, de 1,7 % de cours d'eau et plan d'eau et 1,6 % de terrils. À titre de comparaison, les cultures, qui ici, arrivent en tête avec 47,8 %, représentent 80 % des « paysages des grandes plaines arrageoises et cambrésiennes », ce qui montre l'importance des espaces artificialisés, industriels et de friches industrielles avec 37,7 % de ces paysages miniers[18].

Ces paysages miniers, terre de charbonnages, avec ses terrils, sont une des formes paysagères qui confère une identité forte à la région Nord-Pas-de-Calais et depuis 2012, la valeur universelle et historique du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais est reconnue et inscrite sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Il y a eu jusqu’à 350 terrils et on en dénombrait encore 200 dans les années 2000. Aujourd'hui reconvertis en sites naturels, certains de ces terrils connaissent une nouvelle vie originale comme celui de Nœux-les-Mines transformé en domaine skiable[18].

Ces paysages s'articulent, d'ouest en est, autour de quatre grands pôles : le bruaysis et béthunois ; le lensois ; le douaisis et le valenciennois. Les principaux éléments qui structurent ces paysages de 80 kilomètres de long sur 15 kilomètres, dans sa plus grande largeur, sont, d’ouest en est, les cinq principaux centres urbains que sont Bruay-la-Buissière, Béthune, Lens, Douai et Valenciennes, les autoroutes A1 et A21 et la ligne LGV Nord et les canaux, fleuve et rivières comme le canal de la Bassée, la Deûle, l’Escaut et la Scarpe[18].

Au , Lambres-lez-Douai est catégorisée grand centre urbain, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[19]. Elle appartient à l'unité urbaine de Douai-Lens[Note 5], une agglomération inter-départementale regroupant 67 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 6],[20],[21]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Douai, dont elle est une commune du pôle principal[Note 7],[21]. Cette aire, qui regroupe 61 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[22],[23].

Occupation des sols

[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (55,6 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (61,6 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (39,3 %), zones urbanisées (24,4 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (20 %), prairies (12,1 %), zones agricoles hétérogènes (4,2 %)[24]. L'évolution de l'occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 3].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communication et transports

[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par les lignes de bus du réseau urbain Évéole et par la ligne de bus du réseau interurbain Arc-en-Ciel 3.

Le nom de Lambres est construit sur le même modèle que celui de Samarobriva (Amiens) : le pont sur Samara. Lambres, c'est Lugus briva, le pont de Lugus. Les ponts furent des constructions importantes, ils étaient toujours gardés, ils portaient le nom d'une divinité. Lugus était le dieu suprême des Celtes.

À l'origine, Lambres-lez-Douai s'appelait Lambrae Vicius.

Initialement, la ville était trois fois plus grande que Douai ; à cette époque, un petit hameau. Grégoire de Tours dit que Chilpéric Ier y a enterré son frère Sigebert Ier dans ses vêtements royaux en 576. Il dit ensuite que le corps de Sigebert Ier a ensuite été amené à l'abbaye Saint-Médard de Soissons pour y être enseveli auprès de son père[25].

Charles II le Chauve posséda à Lambres un manoir avec un moulin qu'il donne par diplôme du à l'abbaye de Marchiennes[26].

Par lettres données à Paris en , sont érigées en marquisat sous le nom de marquisat de Sin, les terres et seigneuries de Jumelles, Sin, Dion, Roucourt, Harponlieu, Bourcheul, (ces deux dernières seigneuries sont situées sur Dourges) et Lambres en partie, en faveur de Jacques-Eustache-Joseph d'Aoust, chevalier, seigneur des dits lieux[27].

En 1933, la commune de Lambres devient Lambres-lez-Douai.

L'usine Georges-Besse du groupe automobile Renault est implantée en partie sur le territoire de la commune.

Politique et administration

[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats

[modifier | modifier le code]

Lors du premier tour des élections municipales le , vingt-neuf sièges sont à pourvoir ; on dénombre 3 677 inscrits, dont 1 003 votants (27,28 %), 31 votes blancs (3,09 %) et 879 suffrages exprimés (87,64 %). La liste étiquetée divers droite Avec vous, Lambres demain menée par Bernard Goulois recueille l'intégralité des suffrages exprimés, étant la seule à se présenter[28],[29].

À la suite de la démission de plus d'un tiers des membres du conseil municipal, dont six adjoints, une élection municipale partielle est organisée le [30] et voit s'affronter le maire sortant, Bernard Goulois, et son ancienne adjointe démissionnaire, Caroline Sanchez. Cette dernière remporte le scrutin avec 66,61 % des suffrages et obtient vingt-quatre sièges sur vingt-neuf. Elle est officiellement élue maire le [31].

Lors du premier tour des élections municipales le , on dénombre 3 666 inscrits, dont 2 190 votants (59,74 %), 55 votes blancs (2,51 %), 28 votes nuls (1,28 %) et 2 107 suffrages exprimés (96,21 %). La liste menée par la maire sortante Caroline Sanchez est élue dès le premier tour avec 1 096 voix (52,02 %). La liste menée par Quentin Frenoy recueille 1 011 voix (47,98 %)[32].

Liste des maires

[modifier | modifier le code]
Martial Vandewoestyne lors de la manifestation contre la suppression des dessertes TGV en gare de Douai du 2 mars 2019.

Maire de 1802 à 1808 : Bart. Lecq (ou Becq)[33],[34].

Caroline Sanchez, maire de Lambres-Lez Douai, entourée de Bruno Vandeville, maire d'Arleux, du Sénateur Dany Wattebled et du sous -préfet de Douai Pierre Azzopardi lors de l'inauguration du centre culturel Patrick Masclet à Arleux le 1er mars 2025
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
janvier 1835 Jean Marie Grossema    
septembre 1843 Louis Joseph Bury    
février 1844 François Joseph Lecq    
décembre 1846 Jean Marie Grossema    
juin 1861 Augustin Joseph Lecq    
janvier 1878 Jules Théophile Tarlier    
octobre 1894 Alfred Trannin Républicain
antirévisionniste
Distillateur et fabricant de sucre
Député de la 1re circonscription de Douai (1889 → 1893)
mai 1904 Oscar Antoine Benoît Sylvin    
mai 1912 Émile Deligny   Agriculteur
décembre 1919 Oscar Antoine Benoît Sylvin    
avril 1932 Léon Humez    
octobre 1944 Paul Hennebois    
mai 1945 Alexis MacartSources : Ville de Lambres-lez-Douai et Geneawiki    
octobre 1947 Henri Troyon    
mars 1959 Jean Guilbert    
juin 1966 Alexis Macart    
mars 1971 Raymond Masclet    
décembre 1979
(décès)
Michel Hennebois
(1928-1979)
   
mars 2001 Jules Fromont
(1927-2010)
SE-DVD Maire honoraire
mai 2020 Martial Vandewoestyne DVD Ingénieur
Président du Symevad[35]
Réélu en 2008 et 2014[36]
[37] juin 2023 Bernard Goulois DVD Ancien cadre
[31] en cours
(au 24 juin 2023)
Caroline Sanchez DVD Fonctionnaire, ancienne 1re adjointe
Conseillère départementale de Douai
(2015 → )

Équipements et services publics

[modifier | modifier le code]

Population et société

[modifier | modifier le code]

Démographie

[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[38]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[39].

En 2023, la commune comptait 4 883 habitants[Note 8], en évolution de −4,72 % par rapport à 2017 (Nord : +0,43 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
595620626678800782739718811
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
8758999109511 0821 1461 3851 4991 634
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 7211 6381 6111 5882 2082 3692 6232 9044 010
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
4 4615 1595 5095 0875 0434 9115 0395 1755 092
2015 2020 2023 - - - - - -
5 1124 9534 883------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges

[modifier | modifier le code]

En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 32,0 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 31,1 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 372 hommes pour 2 699 femmes, soit un taux de 53,22 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[41]
HommesClasse d’âgeFemmes
1,0 
90 ou +
2,3 
8,1 
75-89 ans
11,4 
19,2 
60-74 ans
19,9 
20,2 
45-59 ans
20,2 
17,6 
30-44 ans
15,8 
15,2 
15-29 ans
13,6 
18,7 
0-14 ans
16,8 
Pyramide des âges du département du Nord en 2022 en pourcentage[42]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,5 
5,5 
75-89 ans
8,2 
14,9 
60-74 ans
16,4 
19 
45-59 ans
18,4 
19,5 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
19,9 
0-14 ans
17,7 

Revenus de la population et fiscalité

[modifier | modifier le code]

En 2021[Note 9], la commune compte 2 118 ménages fiscaux[Note 10], regroupant 4 811 personnes[Insee 1].

Le revenu fiscal médian par ménage, le taux de pauvreté des ménages et la part des ménages fiscaux imposés de la commune, du département du Pas-de-Calais et de la métropole sont les suivants :

  • le revenu fiscal médian par ménage de la commune est de 22 820 , supérieur à celui du département (21 340 ) et inférieur à celui de la France métropolitaine (23 080 )[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3] ;
  • le taux de pauvreté des ménages de la commune est de 11 %, inférieur à celui du département (19,5 %) et inférieur à celui de la France métropolitaine (14,9 %) [Insee 4],[Insee 5],[Insee 6] ;
  • la part des ménages fiscaux imposés dans la commune est de 52 %, supérieur à celui du département (47,7 %) et inférieur à celui de la France métropolitaine (53,4 %)[Insee 1],[Insee 2],[Insee 3].

Culture locale et patrimoine

[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments

[modifier | modifier le code]
  • le collège André-Malraux.
  • le monument aux morts.
  • l'église Saint-Sarre, reconstruite vers 1960.

Personnalités liées à la commune

[modifier | modifier le code]

Patrimoine culturel

[modifier | modifier le code]
Le 1er géant de la commune.
Le second géant.

Lambres-lez-Douai a pour géant Sigebert Ier[45].

Le 1er géant est apparu en 1956 soutenu par les propriétaires d'un café-épicerie. Il était porté par un homme et sortait pour les deux ducasses de la commune en mai et août. Quelques années après, il est laissé a l'abandon, on dit même qu'il aurait brulé.

En 1980, un second géant est construit par la MJC et le collège André-Malraux. Réalisé en bois, il a une hauteur de 4,20 m pour un poids de 150 kg et est porté par 4 hommes.

Son arrivée est accompagné par le début des Fêtes de Sigebert.

En 2003, Sigebert est transformé, toujours par la MJC. Un sculpteur de la commune réalise la nouvelle tête, les mains et la nouvelle ossature en partant de l'ancien fait d'aluminium et de bois. Son poids est réduit de 150 à 110 kg et il n'est plus porté que par deux personnes

L'avant-dernier géant (communément appelé "l'Ancien").

En 2022, la création est confiée au constructeur cominois Pierre Loyer. Fait en osier, il s'allège encore pour passer à environ 100 kg. Il perd son épée et récupère son sceptre avec un pigeon sur le haut et le style de sa jupe. Un scramasaxe est ajouté en référence à celui qui a servi à deux esclaves de la 3e épouse son frère Chilpéric pour le tuer.

Sigebert Ier devant l'église Saint-Sarre.

.

Le nouveau géant Sigebert Ier présenté au public pour la 1re fois le vendredi 13 mai 2022.

Héraldique

[modifier | modifier le code]

Les armes de Lambres-lez-Douai se blasonnent ainsi : "D'argent à trois pots à deux anses de sable, au franc quartier brochant de gueules semé de billettes d'argent au lion brochant du même."

Pour approfondir

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie

[modifier | modifier le code]

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Accès au lien de l'article Wikipédia de la commune limitrophe en cliquant sur celle-ci.
  2. Les ruisseaux intermittents sont représentés en traits pointillés.
  3. Les records sont établis sur la période du au .
  4. La DREAL distingue, dans la région Nord-Pas-de-Calais, quatre grandes familles de paysages : ceux du Haut Pays, Bas Pays, littoraux et d'interface. Ces grandes familles de paysages comprennent 21 grands paysages régionaux.
  5. Une unité urbaine est, en France, une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions) et comptant au moins 2 000 habitants. Une commune doit avoir plus de la moitié de sa population dans cette zone bâtie.
  6. Dans une agglomération multicommunale, une commune est dite de banlieue lorsqu'elle n'est pas ville-centre, à savoir que sa population est inférieure à 50 % de la population de l'agglomération ou de la commune la plus peuplée. L'unité urbaine de Douai-Lens comprend quatre villes-centres (Douai, Hénin-Beaumont, Lens, Liévin) et 63 communes de banlieue.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2026, millésimée 2023, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2025, date de référence statistique : 1er janvier 2023.
  9. 2021 est l'année de référence des données statistiques fournies par l'Insee en 2025
  10. Un ménage fiscal est constitué par le regroupement des foyers fiscaux répertoriés dans un même logement. Son existence, une année donnée, tient au fait que coïncident au moins une déclaration indépendante de revenus et l’occupation d’un logement connu à la taxe d’habitation.
  1. « Réseau hydrographique de Lambres-lez-Douai » sur Géoportail (consulté le 21 septembre 2024).
  2. « Qualité des eaux de rivière et de baignade. », sur qualite-riviere.lesagencesdeleau.fr/ (consulté le )
  3. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

[modifier | modifier le code]

Autres sources

[modifier | modifier le code]
  1. 1 2 Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Une société HLM réinvente le béguinage
  3. Le béguinage, alternative à la maison de retraite, reportage sur TF1, 2012, consulté le 31 octobre 2012
  4. Sandre, « le Lambres-lez-Douai »
  5. « Fiche communale de Lambres-lez-Douai », sur le système d’information pour la gestion des eaux souterraines (consulté le )
  6. Sandre, « la Scarpe canalisée »
  7. « SAGE Scarpe amont », sur https://www.gesteau.fr/ (consulté le )
  8. 1 2 Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501, (DOI 10.4000/cybergeo.23155).
  9. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116, (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012).
  10. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le ).
  11. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le ).
  12. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le ).
  13. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  14. « Orthodromie entre Lambres-lez-Douai et Douai », sur fr.distance.to (consulté le ).
  15. « Station Météo-France « Douai », sur la commune de Douai - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le ).
  16. « Station Météo-France « Douai », sur la commune de Douai - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le ).
  17. DREAL, « atlas des paysages de la région Nord - Pas-de-Calais : Synthèse des grandes familles de paysages et des paysages régionaux qui la composent », sur hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  18. 1 2 3 DREAL, « atlas des paysages de la région Nord-Pas-de-Calais : Paysages miniers », sur hauts-de-france.developpement-durable.gouv.fr (consulté le ).
  19. « La grille communale de densité », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  20. « Unité urbaine 2020 de Douai-Lens », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  21. 1 2 Insee, « Métadonnées de la commune de Lambres-lez-Douai ».
  22. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Douai », sur le site de l'Insee (consulté le ).
  23. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l'aire d'attraction d'une ville », sur le site de l'Insee, (consulté le ).
  24. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  25. Anselme de Sainte-marie (Père Anselme), Histoire généalogique et chronologique de la maison royale de France- Tome I (lire en ligne), p. 17.
  26. Archives historiques et littéraires du nord de la France, et du midi de la Belgique, Volume 5, Au Bureau des Archives., 1829,
  27. Amédée Le Boucq de Ternas, Recueil de la noblesse des Pays-Bas, de Flandre et d'Artois, Douai, Imprimerie Louis Dechristé, , 458 p. (lire en ligne), p. 389-390.
  28. « Élections municipales, Lambres-lez-Douai », La Voix du Nord, édition Douaisis, no 24165, , p. 33.
  29. « Élections municipales 2020 - 1er tour, Lambres-lez-Douai », L'Observateur du Douaisis, no 897, , p. 9.
  30. « Il y aura une nouvelle élection municipale à Lambres-lez-Douai », La Voix du Nord, (lire en ligne).
  31. 1 2 « Caroline Sanchez élue maire par le conseil municipal de Lambres-lez-Douai : C'était officieux depuis les élections municipales de dimanche : tête de la liste Engagés pour Lambres-lez-Douai, arrivée en tête du scrutin, Caroline Sanchez a été élue de Lambres-lez-Douai par le conseil municipal, ce vendredi soir. », La Voix du Nord, (lire en ligne Accès payant, consulté le ).
  32. « Résultats du premier tour des élections municipales », La Voix du Nord, édition Douaisis, no 26344, , p. 23
  33. Annuaire statistique du département du Nord pour l'an XI de la République 1802-1803, p. 278, lire en ligne.
  34. « Annuaire du département du Nord. Pour l'an 1809 · Lillonum · Omekas » [archive du ], sur lillonum.univ-lille.fr (consulté le ), p. 180.
  35. « Traitement des déchets : le syndicat garde son président : Martial Vandewoestyne, maire de Lambres, reste président du Symevad », L'Observateur du Douaisis, no 595, , p. 4.
  36. Dorothée Delomez, « Rythmes scolaires : « au cœur du projet, c'est l'enfant » : Attaqué sur ses choix dans le contexte des rythmes scolaires, Martial Vandewoestyne, le maire, explique pourquoi son équipe s'est portée sur le samedi matin d'école, plutôt que le mercredi. », L'Observateur du Cambresis, no 1336, , p. 13.
  37. « Lambres-lez-Douai : Bernard Goulois, nouveau maire de la commune », La Voix du Nord, (lire en ligne).
  38. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  39. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  40. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021, 2022 et 2023.
  41. Insee, « Évolution et structure de la population en 2018 - Commune de Lambres-lez-Douai (59329) », (consulté le ).
  42. Insee, « Évolution et structure de la population en 2022 - Département du Nord (59) », (consulté le ).
  43. Alban Bulter, Jean-françois Godescard, Charles Butler, Lactantius - Vies des pères, des martyrs, et des autres principaux saints - page 52 - 1832 - chez Vanlinthout et Vandenzande à Louvain - archive de abbaye of Ghethsemani université de Californie - numérisé par Google Books
  44. Aimé Nicolas Leroy, Les hommes et les choses du nord de la France et du midi de la Belgique,Bureau des Archives du Nord, 1829,
  45. Benjamin Dubrulle, « Le SOS de passionnés pour sauver des géants abandonnés », La Voix du Nord, no 24596, , p. 14-15