Dominique Perrault

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Dominique Perrault, né le à Clermont-Ferrand, est un architecte et urbaniste français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dominique Perrault étudie à Paris à l'École nationale supérieures des beaux-arts où il obtient son diplôme en 1978. Il reçoit également un diplôme en urbanisme à l'École nationale des ponts et chaussées en 1979 et une maîtrise en histoire à l'École des hautes études en sciences sociales en 1980. Il fonde son agence en 1981[1],[2].

Architecte de la Bibliothèque nationale de France (BnF) après avoir remporté le concours en 1989, il s'est imposé au niveau international à travers de nombreuses réalisations [3]. Dominique Perrault est l’auteur entre autres du Vélodrome et de la piscine olympique de Berlin, de l’extension de la Cour de justice des Communautés européennes à Luxembourg, du centre olympique de tennis à Madrid[2],[4], ou du campus de l'université féminine Ewha à Séoul[5].

Une exposition monographique retraçant l’ensemble de son travail lui est consacrée au Centre Georges Pompidou à Paris en 2008 [6],[7]. Il a par ailleurs été désigné commissaire du pavillon français de la section architecture de la Biennale de Venise en 2010[2].

Au printemps 2014, Dominique Perrault a inauguré la plus haute tour de Vienne[8].

Il reçoit en 2015 le Praemium Imperiale dans la catégorie architecture[9].

En , Dominique Perrault et Philippe Bélaval, président du Centre des monuments nationaux, remettent au président de la République et à la maire de Paris la mission d’étude et d’orientation qui leur avait été confiée en pour préfigurer l'île de la Cité à l'horizon 2040[10],[4].

Dominique Perrault, est professeur à l'Ecole polytechnique fédérale de Lausanne[11], conférencier en France et à l’étranger, et membre du Conseil scientifique de l’Atelier International du Grand Paris[4],[1].

Démarche[modifier | modifier le code]

Pour Frédéric Migayrou, « toute l’œuvre de Dominique Perrault interroge l’aspect figural de l’architecture, sa capacité à donner du sens, à construire une image dynamique tissée de valeurs sociales et culturelles. […] Le positionnement de Dominique Perrault se trame entre ce rationalisme, qui cherche à articuler des lois de composition d’éléments typologiques, et une compréhension structuraliste de la syntaxe architecturale, multipliant ainsi les jeux d’interrelations entre des composantes d’échelle et de valeur symbolique très disparates»[12].

À la croisée des disciplines, son œuvre est pour Luis Fernandez-Galiano « souvent rattachée la grande tradition de la monumentalité géométrique française ; il est à la fois inévitable de relier son attitude formelle sur le territoire à cet urbanisme inédit qui traite la nature comme une géographie dynamique, et obligatoire d’interpréter la simplicité presque innocente de ses diagrammes fondamentaux à la lumière de pratiques conceptuelles ou minimales qui s’étendent jusqu’aux limites du land art et de l’Arte Povera »[13].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Prix[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Projets[modifier | modifier le code]

Projets en cours[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c (en) « Dominique Perrault », sur Britannica.com.
  2. a b et c Simon Texier : professeur, université de Picardie Jules-Verne, « Dominique Perrault (1953) », sur www.universalis.fr
  3. François Lamarre, « Dominique Perrault, l'architecture vue d'en haut », Les Échos,‎ (lire en ligne).
  4. a b et c « Dominique Perrault », sur www.academiedesbeauxarts.fr.
  5. Marie-Douce Albert et Pascal Rotier, « A Séoul, Dominique Perrault creuse son sillon », Le Moniteur,‎ (lire en ligne).
  6. Frédéric Edelmann, « Dominique Perrault, démonstration de géométrie dans l’espace : Le Centre expose une cinquantaine de projets de cette figure de l'architecture, auteur de la Bibliothèque nationale de France », Le Monde,‎ (lire en ligne).
  7. Marie-Douce Albert, « Dominique Perrault, l'architecte des sensations », Le Figaro,‎ (lire en ligne).
  8. Edouard Malsh, « Dominique Perrault au sommet de l’Autriche avec sa tour « plissée» », sur www.urbanews.fr/, .
  9. Sibylle Vincendon, « L'architecte Dominique Perrault décroche le prix Praemium Imperiale », Libération,‎ (lire en ligne).
  10. Bernard Hasquenoph, « Les métamorphoses du parvis Notre-Dame de Paris », sur louvrepourtous.fr, (consulté le ).
  11. Article sur la nomination de Dominique Perrault en tant que professeur à l'EPFL, site officiel de l'école
  12. Frédéric Migayrou, « Edification d’une méréographie », Dominique Perrault Architecture, Centre Pompidou, Paris, 2008, pp. 19-33. Voir également les articles de Frédéric Migayrou dans le numéro spécial d’El croquis, Dominique Perrault 1990-2001, « Arquitectura Computacional, una conversación con Dominique Perrault » pp. 6-17 et « La Violencia de lo Neutro, notas sobre la arquitectura de Dominique Perrault », pp. 258-261.
  13. Luis Fernandez-Galiano, « Neuf contes moraux : de ‘’l’esprit de géométrie’’ à ‘’l’esprit de finesse’’ », Centre Pompidou, Paris, 2008, pp. 35-41.
  14. Arrêté du 13 septembre 2016 portant nomination dans l'ordre des Arts et des Lettres.
  15. Décret du 31 décembre 1996 portant promotion et nomination
  16. Décret du 13 juillet 2012 portant promotion et nomination.
  17. (en) « Hotel ME Barcelona / Dominique Perrault Architecture », sur www.archdaily.com.
  18. Rédaction, « Village olympique : le projet de Dominique Perrault », sur chroniques-architecture.com, .
  19. Vincent Gibert, « Le village olympique des JO de Paris 2024 va ressembler à ça », Huffingpost,‎ (lire en ligne).

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Judith Kasper, «  La Bibliothèque nationale de France et le camp Austerlitz : La narration d’un espace traumatisé chez Sebald  »,  Cahiers de Narratologie, no 31 Bis ,‎  2017 (DOI 10.4000/narratologie.7675, lire en ligne, consulté le ).
  • Simon Texier , « Compte rendu de l'exposition : Dominique Perrault Architecture, Centre Pompidou, 2008, Universalia », Encyclopædia Universalis,‎ (présentation en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]