Martin Bouygues

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Martin Bouygues
Description de l'image Bouygues Martin MG 3350.jpg.
Nom de naissance Martin Pierre Marie Bouygues[1]
Naissance (64 ans)
Suresnes
Nationalité française
Pays de résidence Drapeau de la France France
Profession
PDG du groupe Bouygues
Distinctions
Officier de l'Ordre national du Mérite
Officier de la Légion d’honneur
Ascendants
Descendants

Edward Bouygues William Bouygues

Charlotte Bouygues
Famille
Olivier Bouygues (frère)

Martin Bouygues, né le à Suresnes (Seine)[2], est un homme d’affaires et un dirigeant d’entreprise français, un des fils de Francis Bouygues. Il est le président-directeur général du groupe Bouygues depuis 1989.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Il entre dans le groupe Bouygues en 1974 en qualité de conducteur de travaux, avant d’exercer des fonctions à la direction commerciale de l’entreprise. En 1978, il fonde la société Maison Bouygues, spécialisée dans la vente de maisons individuelles sur catalogue. En 1982, il devient administrateur de Bouygues. En 1984, il participe à l’acquisition de la société de distribution d’eau SAUR. En 1986, il devient président-directeur général de Maison Bouygues. En 1987, il est nommé vice-président de Bouygues.

Alors que tout le monde attendait le fils aîné, Nicolas Bouygues, ingénieur de l'École centrale Paris (comme le père Francis Bouygues et le grand-père Georges Bouygues) c’est Martin, moins diplômé (de niveau baccalauréat) mais présentant des facultés d’adaptation et au relationnel plus facile[3], qui obtient, le 5 septembre 1989, le poste de PDG de l'entreprise. Son frère aîné n’aurait en effet pas réussi à s’entendre avec son père pour obtenir ce poste[4]. Martin Bouygues est le père de 3 enfants[5] : Edward, William et Charlotte[6]. Depuis le 21 avril 2016, Edward Bouygues a rejoint le Conseil d’administration du groupe Bouygues en compagnie de son cousin Cyril[7], fils d’Olivier Bouygues, en tant que représentants permanents de SCDM[8] ».

Gestion[modifier | modifier le code]

Dans les années 1990, Martin Bouygues développe les activités du groupe autour de trois pôles, la communication (TF1, LCI), la construction et les télécoms, notamment à l’international.

Dans les années 2000, il décide de renforcer les participations du groupe dans ces secteurs stratégiques, via ses filiales Bouygues Telecom et Colas[réf. nécessaire].

Il prend aussi des décisions de gestion stratégiques difficiles, comme, entre autres, le refus des conditions d’attribution de la licence UMTS en 2001[9] ou le rapprochement avec Alstom, société spécialisée dans le secteur des transports, et de la production d’énergie, en 2006.

Ascension[modifier | modifier le code]

Martin Bouygues est à l’initiative des lancements de Bouygues Telecom (1994), de LCI (1994), de TPS (1996), mais c’est en repoussant la tentative de raid de Vincent Bolloré en 1997 qu'il parvient à se faire reconnaître comme digne successeur de son père.

Entré au capital fin 1997, Vincent Bolloré (qu'il connaissait depuis l’école Gerson à Paris où ils avaient fréquenté la même classe de CM1[10]), a rapidement remis en cause sa gouvernance, en contestant dès mars les comptes 1997 du groupe Bouygues. Le conflit n'aura de cesse de s’intensifier jusqu’au rachat de la part de Vincent Bolloré, pour une valeur de 580 millions d’euros, par la holding Artemis de François Pinault, en décembre 1998. Vincent Bolloré encaisse dans cette transaction une plus-value de 230 millions d’euros. L'antipathie est persistante, et Martin Bouygues ne sera pas présent au mariage de sa nièce (fille de Nicolas Bouygues) avec le fils de Bolloré[10].

Il arrive 9e au classement Challenges des patrons les plus performants du CAC 40 en 2014[11].

Engagements[modifier | modifier le code]

Martin Bouygues a créé la Fondation Francis Bouygues en 2005, en hommage à son père Francis Bouygues, fondateur du groupe. La fondation d’entreprise soutient des lycéens confrontés à des difficultés financières, mais motivés, pour poursuivre des études supérieures. Elle attribue une bourse d’un montant de 1 500€ à 10 000€ par an aux jeunes sélectionnés, jusqu’à l’obtention de leur diplôme. Tout au long de leur cursus, les étudiants sont accompagnés par un parrain ou une marraine, collaborateur bénévole du groupe. Depuis sa création, près de 600 étudiants ont pu bénéficier des bourses délivrées par la Fondation[12].

Martin Bouygues est convaincu de l’importance du développement durable et de son rôle au service de la société et de l’environnement. Il le rappelle notamment dans une interview accordée à Valeurs Actuelles en juin 2012[13] et dans une allocution reprise dans Les Échos en septembre 2013[14].

En novembre 2014, il renouvelle son engagement, ainsi que celui du groupe Bouygues, au Pacte mondial de l’ONU, et s’engage à respecter les dix principes universellement reconnus relatifs aux droits de l’homme, aux normes du travail et à l’environnement[15].

Autres mandats[modifier | modifier le code]

Il détient également d’autres mandats au sein du groupe Bouygues[16] :

  • Administrateur de TF1 depuis le 1er septembre 1987
  • Membre du Conseil d’Administration de la Fondation d’entreprise Francis Bouygues

En dehors du groupe Bouygues. Il est en outre :

  • Président de la société SCDM[17]
  • Membre du Conseil de surveillance et du comité stratégique de Paris-Orléans
  • Membre du Conseil d’administration de la Fondation Skolkovo, chargé de la gestion de la Silicon Valley russe

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Revenus[modifier | modifier le code]

D’après le classement de Challenges, il est le 9e patron le plus performant du CAC 40 en 2014[11]. En 2013, il figure 39e au classement des salaires des patrons du CAC 40[20]. En 2012, en choisissant de renoncer à sa part variable[21], sa rémunération est diminuée de près de 60 % pour atteindre 920 000€. Il représente avec son frère Olivier la 24e fortune de France avec 2,6 milliards d'euros en 2013[22].

Distinctions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Décret du 13 juillet 2010 portant promotion et nomination
  2. Filiation sur Wikifrat (fraternelle.org) Fraternelle : l’encyclopédie biographique de l’Homo erectus
  3. Les Echos - Martin Bouygues, le réveil de l'ours Le ciment du management compense les aléas du capital
  4. Article du journal Le Point - 17 janvier 2007
  5. http://www.lejdd.fr/Economie/Entreprises/Actualite/Martin-Bouygues-derniers-defis-512612
  6. « Martin Bouygues lance sa succession », sur lejdd.fr,‎ (consulté le 27 juin 2016)
  7. « Martin Bouygues fait entrer son fils et son neveu au conseil d'administration du groupe », sur lemonde.fr,‎ (consulté le 27 juin 2016)
  8. « Conseil d'administration du groupe Bouygues », sur bouygues.com (consulté le 27 juin 2016)
  9. « Le dossier UMTS est une calamité européenne » - Interview publiée dans Le Figaro daté du 29 septembre 2001
  10. a et b JDNet - Martin Bouygues a la rancune tenace envers Vincent Bolloré
  11. a et b Challenges - Le classement 2014 des patrons les plus performants de France
  12. Martin Bouygues célèbre les 10 ans de la Fondation Francis Bouygues - LeFigaro sur bouygues.com
  13. Valeurs Actuelles - Martin Bouygues : “Le développement durable est une opportunité de croissance pour nos métiers”
  14. Les Échos - Transition énergétique : ne repoussons pas les décisions.
  15. Renouvellement officiel sur bouygues.com
  16. CV officiel sur Bouygues.com
  17. « Bouygues : la société SCDM détient plus de 25% des droits de vote », capital.fr, 16 aout 2008.
  18. Martin Bouygues : « Mieux vaut apprendre sa mort de son vivant ! »
  19. La directrice de l'information de TF1 dément le décès de Martin Bouygues.
  20. Challenges - Classement : les salaires des patrons du CAC 40 2013
  21. Ethics Board - Rémunération moyenne en baisse pour les dirigeants du CAC 40
  22. Classement des plus grandes fortunes de France - journal Challenges
  23. Décret du 15 mai 2006
  24. http://ivoire.telediaspora.net/fr/texte.asp?idinfo=63059

Liens externes[modifier | modifier le code]