Charles Blanc

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Blanc (homonymie).
Charles Blanc
Charles Blanc.jpg

Charles Blanc

Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Frère

Charles Blanc, né le à Castres et mort le à Paris, est un historien, critique d'art et graveur français, membre de l'Académie des beaux-arts et membre de l'Académie française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Masque mortuaire de François Broussais, gravure de Charles Blanc publiée dans la revue L'Artiste en 1838.

Frère de Louis Blanc, il est rédacteur en chef de la Gazette des beaux-arts. En 1867, il peint le tableau L'Étoile des couleurs pour promouvoir une approche scientifique du visible : il présente le modèle des trois couleurs primaires (rouge, jaune, bleu) et les trois couleurs binaires (orange, vert, violet) obtenues par mélange de pigments comme l'avait indiqué Le Blon au XVIIIe siècle. Les couleurs primaires avaient été décrites comme mélange de lumières colorées par Thomas Young en 1801.

Il a été directeur de l'administration des Beaux-Arts de 1848 à 1852 et de 1870 à 1873.

Il est élu membre de l'Académie des beaux-arts en 1868 et membre de l'Académie française en 1876. Il est professeur d'esthétique et d'histoire de l'art au Collège de France de 1878 à 1882.

Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (67e division)[1].

Van Gogh a été fortement influencé par son traité Grammaire des arts du dessin pour l'utilisation des couleurs complémentaires lors de sa période arlésienne[2].

Tombe au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Principaux ouvrages[modifier | modifier le code]

  • L'Œuvre de Rembrandt, reproduit en planches photographiques. Paris : Gide et J. Bandry (1853)
  • De Paris à Venise, notes au crayon (1857)
  • Le Trésor de la curiosité, tiré des catalogues de vente de tableaux, dessins, estampes, livres, marbres, bronzes, ivoires, terres cuites, vitraux, médailles, armes, porcelaines, meubles, émaux, laques et autres objets d'art, avec diverses notes et notices historiques et biographiques (1857-58). Réédition : 1999.
  • L'Œuvre complet de Rembrandt, catalogue raisonné de toutes les eaux-fortes du maître et de ses peintures (1859-61), (tome 1), (tome 2), illustration photographique des Frères Bisson (lire en ligne), (Atlas).
  • Histoire des peintres de toutes les écoles (14 vol.) (1861-76) :
    • École française, tome 1, 1865 (voir)
    • École française, tome 2, 1865 (voir)
    • École française, tome 3, 1865 (voir)
    • École flamande, 1868 (voir)
    • École espagnole, 1869 (lire en ligne)
    • École anglaise, 1871 (voir)
    • École hollandaise, tome 1, 1883 (voir)
    • École hollandaise, tome 2, 1883 (voir)
    • École allemande, 1883 (voir)
    • École florentine, 1883 (voir)
    • Écoles milanaise, lombarde, ferraraise, génoise et napolitaine, 1883 (voir)
    • École ombrienne et romaine, 1884 (voir)
    • École vénitienne, 1884 (voir)
  • Grammaire des arts du dessin. Architecture, sculpture, peinture, jardins, gravure, eau-forte, camaïeu, lithographie (1867) (lire en ligne)
  • Le Cabinet de M. Thiers (1871) (lire en ligne)
  • L'Art dans la parure et dans le vêtement (1875) (lire en ligne)
  • Les Artistes de mon temps (1876)
  • Voyage de la Haute-Égypte, observations sur les arts égyptien et arabe (1876) (lire en ligne)
  • Grammaire des arts décoratifs. Décoration intérieure de la maison (1881)
  • La Sculpture (1888)
  • Histoire de la renaissance artistique en Italie (1889) (tome 1), (tome 2)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 75
  2. Moi, Van Gogh, documentaire au format IMAX réalisé par François Bertrand.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]