Charles Blanc

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Charles Blanc
Charles Blanc Nadar 1865-70.jpg

Photographie de Charles Blanc par Nadar vers 1865.

Fonctions
Directeur
Académie des beaux-arts
-
Directeur
Académie des beaux-arts
-
Gabriel Garraud (d)
Rédacteur en chef
Gazette des beaux-arts, L'Avenir national et Le Temps
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 68 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture
Nom de naissance
Auguste-Alexandre-Philippe-Charles BlancVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Fratrie
Autres informations
A travaillé pour
Chaire
Membre de
Maître
Père-Lachaise - Division 67 - Blanc 01.jpg

Tombe au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

Charles Blanc, né le à Castres et mort le à Paris, est un historien, critique d'art et graveur français, membre de l'Académie des beaux-arts et membre de l'Académie française.

Biographie[modifier | modifier le code]

Masque mortuaire de François Broussais, gravure de Charles Blanc publiée dans la revue l’Artiste en 1838.

Fils d’un fonctionnaire de l’Empire, Blanc, étudia la gravure avec Calamatta[1], et exerça son état en même temps qu’il fournissait des articles de critique d’art dans les journaux de son frère, l’homme politique et historien Louis Blanc. Il a ainsi écrit dans le Bon Sens et la Revue du Progrès dirigée par son frère, ainsi que dans le Courrier français, l’Artiste, le Journal de Rouen, le Propagateur de l’Aube (1841), dont il fut un des fondateurs en 1859 et devint rédacteur en chef, dans la Gazette des beaux-arts, l'Avenir national, le Temps, etc.

En 1867, il peint le tableau L'Étoile des couleurs pour promouvoir une approche scientifique du visible : il présente le modèle des trois couleurs primaires (rouge, jaune, bleu) et les trois couleurs binaires (orange, vert, violet) obtenues par mélange de pigments comme l'avait indiqué Le Blon au XVIIIe siècle. Les couleurs primaires avaient été décrites comme mélange de lumières colorées par Thomas Young en 1801.

Nommé directeur des Beaux-Arts à la Révolution de février 1848, il est maintenu à ce poste jusqu'en 1852[2] et le retrouvera, au retour de la République, de 1870 à 1873.

En 1868, il est élu membre de l'Académie des beaux-arts, en remplacement du comte Walewski, et membre de l'Académie française en 1876, en remplacement de comte de Carné. Il est professeur d'esthétique et d'histoire de l'art au Collège de France de 1878 à 1882.

Il est inhumé à Paris au cimetière du Père-Lachaise (67e division)[3].

Van Gogh a été fortement influencé par son traité Grammaire des arts du dessin pour l'utilisation des couleurs complémentaires lors de sa période arlésienne[4].

Principaux ouvrages[modifier | modifier le code]

  • L'Œuvre de Rembrandt, reproduit en planches photographiques. Paris : Gide et J. Bandry (1853)
  • De Paris à Venise, notes au crayon (1857)
  • Le Trésor de la curiosité, tiré des catalogues de vente de tableaux, dessins, estampes, livres, marbres, bronzes, ivoires, terres cuites, vitraux, médailles, armes, porcelaines, meubles, émaux, laques et autres objets d'art, avec diverses notes et notices historiques et biographiques (1857-58). Réédition : 1999.
  • L'Œuvre complet de Rembrandt, catalogue raisonné de toutes les eaux-fortes du maître et de ses peintures (1859-61), (tome 1), (tome 2), illustration photographique des Frères Bisson (lire en ligne), (Atlas).
  • Histoire des peintres de toutes les écoles (14 vol.) (1861-76) :
    • École française, tome 1, 1865 (voir)
    • École française, tome 2, 1865 (voir)
    • École française, tome 3, 1865 (voir)
    • École flamande, 1868 (voir)
    • École espagnole, 1869 (lire en ligne)
    • École anglaise, 1871 (voir)
    • École hollandaise, tome 1, 1883 (voir)
    • École hollandaise, tome 2, 1883 (voir)
    • École allemande, 1883 (voir)
    • École florentine, 1883 (voir)
    • Écoles milanaise, lombarde, ferraraise, génoise et napolitaine, 1883 (voir)
    • École ombrienne et romaine, 1884 (voir)
    • École vénitienne, 1884 (voir)
  • Grammaire des arts du dessin. Architecture, sculpture, peinture, jardins, gravure, eau-forte, camaïeu, lithographie (1867) (lire en ligne)
  • Le Cabinet de M. Thiers (1871) (lire en ligne)
  • L'Art dans la parure et dans le vêtement (1875) (lire en ligne)
  • Les Artistes de mon temps (1876)
  • Voyage de la Haute-Égypte, observations sur les arts égyptien et arabe (1876) (lire en ligne)
  • Grammaire des arts décoratifs. Décoration intérieure de la maison (1881)
  • La Sculpture (1888)
  • Histoire de la renaissance artistique en Italie (1889) (tome 1), (tome 2)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gustave Pawlowski et Henri Stein, Polybiblion : revue bibliographique universelle, t. 34, Paris, Aux bureaux de la revue, (lire en ligne).
  2. En remplacement de Gabriel Garraud [(d) Voir avec Reasonator], directeur pour quelques jours avant sa nomination, selon Gustave Vapereau, Dictionnaire universel des contemporains, Paris, Hachette, (lire en ligne).
  3. Jules Moiroux, Le cimetière du Père Lachaise, Paris, S. Mercadier, (lire en ligne), p. 75
  4. Moi, Van Gogh, documentaire au format IMAX réalisé par François Bertrand.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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