Adrien Goetz

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Adrien Goetz
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Adrien Goetz en 2016.
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Adrien Goetz, né le à Caen, est un historien de l'art et romancier français.

Auteur de plusieurs romans liés à l'histoire de l'art, il est maître de conférences à l'université Paris IV-Sorbonne, membre de l'Académie des beaux-arts et directeur de la bibliothèque Marmottan.

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Après une formation au lycée Malherbe de Caen en Normandie et au lycée Louis-le-Grand à Paris, il a été élève à l'École normale supérieure, rue d'Ulm, où il a obtenu l'agrégation d’histoire. Il est pensionnaire à la Bibliothèque nationale de France où il travaille sur les éditeurs et imprimeurs d’estampes à Paris sous l’Empire et la Restauration (1800-1830), dans les collections du département des Estampes.

Après une thèse de doctorat d'histoire de l'art portant sur la période romantique, il est aujourd'hui maître de conférences à l'université Paris-Sorbonne, rattaché au Centre André-Chastel, où il participe à l'équipe de recherches sur l'art XVIe – XIXe siècle André-Félibien[1]. Il donne aussi des cours d'histoire de l'art à l’École nationale des chartes.

Il a également étudié à l'École normale supérieure de Pise, en Italie[2].

Ses travaux d'historien de l'art l'ont conduit à s'intéresser à Ingres (il a notamment publié en 2006 Ingres Collages, un essai accompagnant une exposition dont il a été le commissaire au musée Ingres de Montauban et au musée des Beaux-Arts de Strasbourg), mais aussi à Honoré de Balzac, dont il a préfacé et commenté le roman sur l'art, Le Chef-d'œuvre inconnu.

Carrière littéraire[modifier | modifier le code]

Son premier roman, Webcam (2003), a pour héros un artiste contemporain imaginaire, qui rappelait un peu la figure de Balthus.

Son deuxième roman, La Dormeuse de Naples (2004), a reçu le prix des Deux Magots[3] et le prix Roger-Nimier[3]. La Dormeuse de Naples raconte les aventures imaginaires d'un authentique chef-d'œuvre perdu par Ingres en 1815, le pendant de la Grande Odalisque du Louvre, à travers le monde des ateliers des peintres du XIXe siècle à Paris, à Naples et à Rome.

Son troisième roman, Une petite légende dorée (2005), se passe à notre époque, entre l'université Yale, Washington, l'Italie, et l'Europe centrale. C'est encore une fois une aventure artistique puisque le personnage principal, Carlo, cherche à reconstituer un tableau de la Renaissance siennoise dont les fragments sont dispersés à travers le monde.

Son quatrième roman, À bas la nuit ! (2006), est l'histoire d'une collection privée imaginaire léguée, par une richissime excentrique qui ressemble beaucoup à Peggy Guggenheim, à un jeune garçon très doué et très mystérieux, sorte de Gatsby issu du monde des banlieues.

Dans Intrigue à l'anglaise (2007, prix Arsène-Lupin[3]), c'est une jeune conservatrice du patrimoine qui tente de percer les mystères des trois mètres qui manquent à la célèbre tapisserie de Bayeux. On retrouve Pénélope et Wandrille, les protagonistes d’Intrigue à l’anglaise, dans Intrigue à Versailles, paru en , puis dans Intrigue à Venise () et Intrigue à Giverny ().

En 2007, l'Académie française lui a décerné le prix François-Victor-Noury pour l'ensemble de son œuvre[3].

Cinq de ses ouvrages ont été traduits en quatre langues étrangères, dont l'italien, le portugais, et l'anglais.

Il collabore à divers titres de presse dans le domaine artistique. Longtemps chroniqueur pour la revue L’Œil et dans Zurban, hebdomadaire de la vie culturelle parisienne, il écrit aujourd'hui dans les colonnes de Beaux-Arts Magazine. Il est, depuis 2007, le rédacteur en chef de Grande Galerie le Journal du Louvre. Depuis 2008, sa chronique Les Arts et vous, consacrée aux expositions, paraît dans Le Figaro du lundi.

Il a mené, en parallèle, des activités bénévoles au sein de Patrimoine sans frontières, organisation non gouvernementale humanitaire dont il a été le secrétaire général et le vice-président jusqu'en 2009. La mission de cette ONG est de défendre le patrimoine en déshérence et de l'inscrire dans un contexte de développement local durable. L'association agit dans de nombreux pays, tels le Liban, le Cameroun, l’Albanie ou le Kosovo.

Membre de l'Académie des beaux-arts[modifier | modifier le code]

Le , il est élu membre de l'Académie des beaux-arts, dans la section des membres libres[4], succédant à Pierre Dehaye, mort en 2008. Il est reçu sous la Coupole par Hugues Gall le , et prononce à cette occasion l'éloge de son prédécesseur.

En octobre 2020, il est élu directeur de la bibliothèque Marmottan[5], située à Boulogne-Billancourt, et s’attache depuis à lui donner un nouvel élan en l’inscrivant dans le réseau des résidences d’artistes de l’Académie des beaux-arts[6].

Œuvres[modifier | modifier le code]

Romans[modifier | modifier le code]

Série « Les Enquêtes de Pénélope »

Art[modifier | modifier le code]

Thèse de doctorat en histoire de l'art
  • Adrien Goetz, L'Artiste, une revue de combat des années romantiques (1831-1848), Paris, Adrien Goetz, , 208 p., 30 cm (BNF 39076638)
    Communication, à la Bibliothèque nationale de France, sur autorisation de l'auteur.
Ouvrages divers
Direction d'ouvrages

Distinctions[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. UMR 8150 - Centre André-Chastel, « Organigramme au 15 juin 2013 », sur centrechastel.paris-sorbonne.fr (consulté le )
  2. Frédéric Mitterrand, « Remise de décoration à Bruno Foucart et Adrien Goetz », sur culturecommunication.gouv.fr, (consulté le )
  3. a b c d et e PL 2009.
  4. Communiqué de presse de l'Académie des beaux-arts
  5. « Adrien Goetz élu à la direction de la Bibliothèque Marmottan », sur Connaissance des Arts, (consulté le )
  6. « Tout change, pour que rien ne change », sur academiedesbeauxarts.fr, (consulté le )
  7. Décret du 6 avril 2012 portant promotion et nomination , Journal officiel de la République française, 8 avril 2012, p. 6432 ssq., NOR: PREX1209127D .
  8. « Adrien Goetz », sur academiedesbeauxarts.fr
  9. Décret du 14 juillet 2014.
  10. Raphaël Brun, « Ordre du mérite culturel : "L’incertitude peut aussi libérer l’art, la créativité, l’imagination" », monacohebdo.mc, 3 décembre 2020.

Liens externes[modifier | modifier le code]