Dominique Issermann

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Dominique Issermann
Dominique Issermann par Géraldine Dormoy Paris 2012.jpg

Dominique Issermann par Géraldine Dormoy, Paris 2012

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Dominique Issermann, née le à Paris[1], est une photographe française, travaillant principalement dans la mode et la publicité.

Biographie[modifier | modifier le code]

Dominique Issermann travaille en Italie de 1969 à 1972 avec Daniel Cohn-Bendit[2] et sur le film de Jean-Luc Godard Vent d’Est[3]. Elle réalise ensuite deux longs métrages avec Marc’O Tamaout et Elettra[3].

En 1973, de retour à Paris, elle réalise une série de reportages, textes et photos, pour le magazine Zoom[4] sur des tournages de films comme Casanova de Federico Fellini et Novecento (1900) de Bernardo Bertolucci[4]. Elle devient la photographe de personnalités du cinéma, de la littérature, ou du show business comme Isabelle Adjani[5], Gérard Depardieu[4], Catherine Deneuve[6] 00Fanny Ardant, Serge Gainsbourg, Jane Birkin[7],Yannick Noah, Vanessa Paradis[8], Isabella Rossellini, Marguerite Duras[9] Balthus[4] et tant d’autres.

En 1974, elle découvre la photo de mode au « hasard » d’un concours dont elle remporte le premier prix. Grâce à cette photo, elle entame une collaboration régulière avec le magazine 20 ans, puis avec les agences Rapho et Sygma[10].

Dominique Issermann couvre la révolution des Œillets au Portugal en 1974 pour le magazine américain Time[3], mais son travail s’oriente désormais vers la mode et la publicité.

Sonia Rykiel[3], la première, en 1979 lui confie ses campagnes publicitaires pendant plus de dix ans. Suivront ensuite Maud Frizon, Christian Dior[11], Nina Ricci[11], Yves Saint-Laurent[11], Emporio Armani, Claude Montana[11], Robert Clergerie, Matsuda pour les principaux. Elle est sollicitée par la maison Dior pour plusieurs portraits du couturier Marc Bohan, puis pour la conception d’une identité visuelle des différentes lignes de la marque. Les premières photos au château de Maisons-Laffitte reprennent tous les symboles de la haute couture et de la maison.

Elle réalise les images de marque des parfumeurs, Nina de Nina Ricci, Arpège de Lanvin, Champagne d’Yves Saint-Laurent, Eau sauvage, Dune et Dolce Vita de Christian Dior, Herrera for Men de Carolina Herrera[12], So Pretty de Cartier, le parfum Tiffany, Kenzo pour Homme [13], Carole Bouquet[14], Coco Mademoiselle avec Kate Moss[15] puis Keira Knightley[16].

Parallèlement à sa carrière de photographe, Dominique Issermann réalise les clips de Patricia Kaas Les Hommes qui passent », Catherine Deneuve Toi jamais[17], ou Cœur Perdu de Renaud, Lorsqu’il faudra et Voilà ce sera toi[18] de Jean-Louis Aubert, La Vague[19] de Izia. Elle réalise pour Leonard Cohen Dance me et Manhattan, et avec son seul iPhone les douze clips pour l’album Old Ideas[20] . Elle signe des pochettes d’albums pour Nick Cave and the Bad Seeds Push the sky away[21],[22] pour Mylène Farmer Avant que l’ombre[23] au château de Millemont dans les Yvelines, pour Céline Dion[24] et quelques unes pour Leonard Cohen.

Son premier livre de photographies Anne Rohart est publié en 1987 par les éditions Schirmer Mosel. Il est consacré à la mannequin égérie de Sonia Rykiel[25].

Plus tard, elle publie le livre Laetitia Casta aux éditions Xavier Barral, un livre qui met en scène le mannequin à Vals, dans les Thermes construits par l'architecte Peter Zumthor en Suisse[26].

En 2004, elle est la première femme invitée à participer au célèbre Album pour la liberté de la presse, édité par Reporters sans Frontières[27]. Elle succède à Henri Cartier-Bresson, Edouard Boubat, Marc Riboud, Robert Doisneau, Willy Ronis, William Klein, Helmut Newton entre autres.

Elle réalise un film expérimental pour le musée Vitraria de Venise avec Laetitia Casta sur une musique de Thom Willems.

Le Fonds national d'art contemporain fait l’acquisition de dix tirages photographiques, faisant ainsi entrer son travail dans les collections publiques.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Elle fut la compagne de Leonard Cohen[28].

Prix[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

Livres collectifs[modifier | modifier le code]

  • 3 Jours en France
  • Frauen sehen Frauen, Ed.Schirmer & Mosel
  • Balthus, Ed. Assouline
  • Fashion Fantasy, 1998
  • Sonia Rykiel, Ed. Herscher 1985
  • Chanel, J. Helleu, Ed. de la Martinière
  • adja, Ed Shirmer & Mosel

Livres monographiques[modifier | modifier le code]

  • Anne Rohart, éditions Schirmer & Mosel, 1987
  • The Masters, vol 3, 2002
  • The Timeless Book, éditions Victoria’s, 2003
  • Pour la liberté de la presse, Reporters sans Frontières, 2004
  • Sonia Rykiel, éditions Musée des arts décoratifs, 2008
  • Laetitia Casta, éditions Xavier Barral, 72 p, 2012

Expositions[modifier | modifier le code]

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

  • 1988 : ICP, New York « The Art of Persuasion »
  • 1988 : Palais de Tokyo, Paris « Portrait d’une Femme »
  • 1988 : Musée des arts décoratifs, Paris
  • 1990 : Villa Noailles, « La mode à travers la photographie »
  • 1993 : Musée de la Mode, Marseille « Yves Saint Laurent »
  • 2000 : Musée Montebello, « Les Roches Noires »
  • 2001 : Musée Galliera, « La Femme et l’Enfant »
  • 2002 : Kunst Museum, Berlin, « Anthologie of Elégance »
  • 2003 : Metroplolitan Museum, New York « Wild Fashion Untamed »
  • 2004 : Space Gallery , Pékin « The Snap Cardigan »
  • 2008/9 : Cité de la Musique, Paris « Serge Gainsbourg »

Expositions personnelles monographiques[modifier | modifier le code]

  • Château de Maisons, Maisons Lafitte, 1986
  • Rencontres internationales de la photographie, Arles, 1987
  • Espace des Arts, Chalons, 1996
  • Rizzoli, New York, 1996
  • Rencontres internationales de la photographie, Arles 2006. Elle est l’invitée du photographe Raymond Depardon , directeur artistique des Rencontres pour l’édition 2006. Elle est un de ses « compagnons de route » qu’il présente à Arles.
  • Musée des arts décoratifs, « Sonia Rykiel » Paris 2008-9
  • Musée Christian Dior, « Marc Bohan » Granville 2009

Medias[modifier | modifier le code]

Participation à de nombreuses émissions de télévision et de radio, dont les plus importantes sont :

Commentaire[modifier | modifier le code]

« […] Dominique Issermann a peut-être signé les plus beaux portraits de Catherine Deneuve, de Fanny Ardant ou d’Isabelle Adjani : en faisant de la pâleur, un système émotionnel, en laissant affluer, comme le firent les peintres de la Renaissance, ou les anatomistes, le riche tissu nerveux, en rendant rare le moindre centimètre de peau dévoilée. »

— Hervé Guibert, dans le n° 4 du magazine Femme (1985)[30]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Robert A. Sobieszek et pour Eastman Kodak Company, The art of persuasion: a history of advertising photography, New-York, Harry N. Abrams, , 208 p. (ISBN 0-8109-1469-7), p. 195.
  2. Anne Diatkine, « Champ libre, portrait », Libération, 25 mai 2012
  3. a, b, c et d Claire Guillot, « Dominique Issermann, la cause des femmes », Le Monde, 2 février 2012
  4. a, b, c et d ,« Dominique Issermann : et la lumière fuse »lefigaro.fr, 13 janvier 2012
  5. Richard Gianorio, « Isabelle Adjani et Gabriel-Kane Day-Lewis : mère et fils superstars », lefigaro.fr, 1er septembre 2016.
  6. « Catherine Deneuve pose en body pour le New York Magazine», lexpress.fr, 5 mars 2014.
  7. Site officiel de Jane Birkin, consulté le 25 août 2017.
  8. « Les plus belles couvertures sexy de ELLE », elle.fr, 14 décembre 2012.
  9. « “J’ai photographié Marguerite Duras”. Par Dominique Issermann», parismatch.com 3 janvier 2011
  10. « 40 ans de photojournalisme – Génération Sygma », loeildelaphotographie.com, consulté le 25 août 2017.
  11. a, b, c, d et e « Remise des insignes de chevalier de l’ordre national du Mérite à Dominique Issermann », culturecommunication.gouv, 2 mars 2012.
  12. « Chic Carolina Herrera - eau de parfum for women », theperfumegirl.com, consulté le 25 août 2017
  13. « Kenzo pour Homme », parfumdepub.com, consulté le 25 août 2017
  14. « Chanel N°5 : les campagnes pub d’un parfum de légende », elle.fr, 23 mai 2014
  15. « Happy 40 Kate Moss », 20minutes.fr, 15 Janvier 2014
  16. « Coco Mademoiselle - Keira Knightley by Dominique Issermann », youtube.com, 31 août 2009.
  17. « Catherine Deneuve se remet à la chanson », lesinrocks.com, 7 janvier 2002.
  18. « Jean-Louis Aubert chante Houellebecq », actumedias.fr, consulté le 4 septembre 2017.
  19. « Izia : son clip sensuel pour "La vague" », rtl2.fr, consulté le 4 septembre 2017.
  20. «Dominique Issermann traque encore la voix de Leonard Cohen », nouvelobs.com, 31 août 2012.
  21. « New Album: Nick Cave & The Bad Seeds 'Push The Sky Away'», nickcave.com, consulté le 5 septembre 2017.
  22. Nick Cave, « », Rock & Folk, no 547, mars 2013, p. 73 (ISSN 0750-7852).
  23. « Avant que l'ombre… Sixième album studio de Mylène Farmer », mylene.net, 4 avril 2005.
  24. « Céline Dion – On Ne Change Pas », discogs.com, consulté le 4 septembre 2017.
  25. Sean Bolger, « Carte blanche à Dominique Issermann », madame.lefigaro.fr, 19 novembre 2010.
  26. Géraldine Dormoy, « Dominique Issermann "Plus je photographie Laetitia Casta, plus le mystère s'épaissit" », lexpress.fr, 19 février 2012.
  27. « Un album de Dominique Issermann au profit de Reporters sans frontières », lesechos.fr, 3 mai 2004.
  28. « Dominique Issermann, la cause des femmes », sur lemonde.fr, .
  29. Katia Kaupp, « Ce nom de photographe, Dominique Issermann », Le Nouvel Observateur, n° 1316, du 25 au 31 Janvier 1990.
  30. Cité dans l'édition spéciale Dominique Issermann de L'Œil de la photographie.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Les Trois Regards de Dominique Issermann réalisé par Fabienne Servan-Schreiber, durée 90 min.
  • Portrait de Dominique Issermann, film 35 mm réalisé par Benoît Jacquot, durée 30 min, produit par l’Institut national d'audiovisuel, 1987.

Liens externes[modifier | modifier le code]