Édouard Aynard

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Mathieu dit Édouard Aynard (Lyon, - Paris, ) est un banquier et un homme politique lyonnais, catholique et libéral, ancien député du Rhône et grand mécène. Il est officier de la Légion d'honneur[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Après ses études au Collège d'Oullins et en Angleterre, il est associé aux affaires financières, industrielles et économiques de son père, banquier à Lyon.

Succédant à son père en tant que chef de la Maison Aynard et fils, fabrique de draps militaires puis maison de banque en 1857, il ouvre une agence à Londres en s'associant à Alphonse Rüffer en 1871. Cette branche devient Maison A. Ruffer & Sons en 1886. Il devient administrateur de la succursale de la Banque de France à Lyon du au , régent de la Banque de France (VIIe Siège du jusqu'à son décès) et président de la Chambre de commerce en 1889.

Il prend part à la fondation du musée historique des tissus de Lyon, de la « Société des amis de l'Université » et de l'École supérieure de commerce et de tissage.

Conseiller municipal de Lyon, il est député de la 8e circonscription de Lyon de 1889 à 1913 comme républicain progressiste.

Amateur d'art et mécène, il contribue à enrichir les collections des musées lyonnais, dont il préside le commission d'acquisition et le conseil d'administration (ainsi que celui de l'École des beaux-arts de Lyon). Il est le donateur, au musée des beaux-arts de Lyon, de onze œuvres islamiques[2].

Il achète l'Abbaye Notre-Dame de Fontenay (21) et la fait restaurer. Il s'y marie le 29 avril 1862 avec Rose Pauline de Montgolfier, petite-fille de Marc Seguin[3].

  • Importante activité dans les musées de la ville de Lyon : président de la commission d'acquisition des musées de la ville de Lyon à partir de 1878 et donateur, au musée des beaux-arts de Lyon, de onze œuvres islamiques. Créateur du musée historique des tissus de Lyon[2]. Il fait également restaurer l'abbaye de Montbard.

Il est élu membre libre de l'Académie des beaux-arts et membre de l'Académie des sciences morales et politiques.

Il est l'un des membres d'honneur de la Société Nationale des Beaux Arts en 1913[4].

Il décède d'une attaque d'apoplexie dans la Salle des Pas Perdus du Palais Bourbon, à Paris, le 25 juin 1913. La cérémonie a lieu le 28 juin 1913, à 10h, en l'église Saint-Charles-de-Monceau, 8 rue Legendre, et l'inhumation a lieu dans le caveau de famille à Écully (69).

Caricature représentant Aynard et son gendre Jonnart (La Comédie politique, 23 octobre 1902)

Il est le père de Francisque Aynard, son successeur, et de Joseph Aynard, le beau-père de Charles Jonnart et le grand-père de la designer française Andrée Putman.

Blason de la famille Aynard

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • L'industrie lyonnaise de la soie au point de vue de l'art et de l'enseignement technique, Lyon, 1883
  • Discours, prononcés à la Chambre des Députés pendant la législature de 1889 à 1893, Plon, Nourrit, 1894
  • La liberté de l'enseignement devant la Chambre, A. Colin, 1900
  • Discours prononcé par Édouard Aynard à la Chambre des députés le 20 mars 1901, Imprimerie des journaux officiels, Paris, 1901
  • L'abbé Camille Rambaud de Lyon : sa vie, ses œuvres sociales (préface), Cumin & Masson, 1907

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives nationales - LH/83/50
  2. a et b Varichon, Anne. Proposition d'une méthode pour un historique de la collection d'art islamique conservée au musée des beaux-arts de Lyon. [mémoire de DEA]. 1992.
  3. Archives départementales de la Côte-d'Or - 2 E 388/004 - p. 91-93
  4. Paul-Arnaud Herissey, Catalogue de la Société Nationale des Beaux-Arts

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard Aynard, le fondateur du musée. 1890-1990 : centenaire du musée des tissus : Musée historique des tissus, Lyon, 1990, 100 p. (ISBN 2-908955-11-3) (exposition)
  • Catalogue des tableaux anciens, écoles primitives et de la Renaissance, écoles anglaise, flamande, française, hollandaise des XVIIe et XVIIIe siècles; tableaux modernes, dessins et pastels anciens et modernes; objet d'art de haute curiosité et d'ameublement, composant la collection de feu Edouard Aynard, dont la vente, après décès, aura lieu à Paris, Imp. G. Petit, 1913
  • Mathias Bernard, La dérive des modérés : la Fédération républicaine du Rhône sous la IIIe République, L'Harmattan, 1998, 432 p. (ISBN 9782738472533)
  • Sylvie Geneste, « Édouard Aynard et l'Extrême-Orient », in Cahiers d'histoire, tome 40, no 3-4, 1995, p. 337
  • Sylvie Geneste, Édouard Aynard banquier, député, mécène et homme d’œuvres (1837- 1913), thèse de doctorat d’histoire, Université de Lyon III, 1998
  • B. Joseph, « La vie et l'œuvre d'Édouard Aynard, 1837-1913 », in Mémoires de l'Académie de Lyon, 1921
  • Clair Tisseur Nizier du Puitspelu, « Édouard Aynard » in R. Siècle, 1891, no 5, p. 405-417
  • André Pelletier, Jacques Rossiaud, Françoise Bayard et Pierre Cayez, Histoire de Lyon : des origines à nos jours, Horvath, 1990 (ISBN 9782717106350)
  • « Édouard Aynard », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition] .
  • Nicole Dockès-Lallement, "AYNARD Édouard", in Dominique Saint-Pierre (dir.), Dictionnaire historique des académiciens de Lyon 1700-2016, Lyon : Éditions de l'Académie (4, avenue Adolphe Max, 69005 Lyon), 2017, p. 88-89.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]