Édouard Aynard
| Mathieu dit Édouard Aynard | |
Édouard Aynard (Le Pèlerin, 1902) | |
| Fonctions | |
|---|---|
| Député français | |
| – (23 ans, 7 mois et 13 jours) |
|
| Élection | 6 octobre 1889 |
| Réélection | 20 août 1893 8 mai 1898 27 avril 1902 6 mai 1906 24 avril 1910 |
| Circonscription | Rhône |
| Législature | Ve, VIe, VIIe, VIIIe, IXe et Xe (Troisième République) |
| Groupe politique | Républicains progressistes (1902-1913) |
| Prédécesseur | Circonscription créée |
| Successeur | Pierre Pays |
| Biographie | |
| Date de naissance | |
| Lieu de naissance | Lyon |
| Date de décès | (à 76 ans) |
| Lieu de décès | Paris |
| Nationalité | Française |
| Parti politique | Fédération républicaine |
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Mathieu dit Édouard Aynard, né le à Lyon et mort le à Paris, est un banquier et un homme politique français, catholique et libéral, député du Rhône de 1889 à 1913 et grand mécène.
Biographie
[modifier | modifier le code]Jeunesse et études
[modifier | modifier le code]Il effectue ses études au collège d'Oullins et en Angleterre.
Parcours professionnel
[modifier | modifier le code]Il est associé aux affaires financières, industrielles et économiques de son père, Pierre François Aynard, banquier à Lyon.
Succédant à son père en tant que chef de la Maison Aynard et fils, fabrique de draps militaires puis maison de banque en 1857, il ouvre une agence à Londres en 1871 en s'associant à Alphonse Rüffer. Cette branche devient Maison A. Ruffer & Sons en 1886. Il est administrateur de la succursale de la Banque de France à Lyon du au , régent de la Banque de France (VIIe siège du jusqu'à son décès) et président de la Chambre de commerce en 1889.
Il prend part à la fondation du musée historique des tissus de Lyon, de la « Société des amis de l'Université » et de l'École supérieure de commerce et de tissage.
Il est membre, à Paris, du conseil d'administration de l'École libre des sciences politiques. Il vote en faveur de la création d'un cours sur le socialisme, qui est confié à Élie Halévy[1].
Conseiller municipal de Lyon, il est député de la 8e circonscription de Lyon de 1889 à 1913 comme républicain progressiste.
Amateur d'art et mécène, il contribue à enrichir les collections des musées lyonnais, dont il préside le commission d'acquisition et le conseil d'administration (ainsi que celui de l'École des beaux-arts de Lyon). Il est le donateur, au musée des beaux-arts de Lyon, de onze œuvres islamiques[2].
Il achète l'abbaye Notre-Dame de Fontenay (21) et la fait restaurer. Il s'y marie le avec Rose Pauline de Montgolfier, petite-fille de Marc Seguin[3].
Il exerce une importante activité dans les musées de la ville de Lyon : président de la commission d'acquisition des musées de la ville de Lyon à partir de 1878 et donateur, au musée des beaux-arts de Lyon, de onze œuvres islamiques. Créateur du musée historique des tissus de Lyon[2].

Il est élu membre libre de l'Académie des beaux-arts et membre de l'Académie des sciences morales et politiques.
Il est l'un des membres d'honneur de la Société nationale des beaux-arts en 1913[4].
Il décède d'une attaque d'apoplexie dans la Salle des Pas Perdus du Palais Bourbon, à Paris, le . La cérémonie a lieu le , à 10h, en l'église Saint-Charles-de-Monceau, 8 rue Legendre, et l'inhumation a lieu dans le caveau de famille à Écully (69).

Il est le père de Francisque Aynard, son successeur, et de Joseph Aynard, le beau-père de Charles Jonnart et le grand-père de la designer française Andrée Putman.

Distinctions
[modifier | modifier le code]Œuvres
[modifier | modifier le code]- L'industrie lyonnaise de la soie au point de vue de l'art et de l'enseignement technique, Lyon, 1883
- Discours, prononcés à la Chambre des Députés pendant la législature de 1889 à 1893, Plon, Nourrit, 1894
- La liberté de l'enseignement devant la Chambre, A. Colin, 1900
- Discours prononcé par Édouard Aynard à la Chambre des députés le , Imprimerie des journaux officiels, Paris, 1901
- L'abbé Camille Rambaud de Lyon : sa vie, ses œuvres sociales (préface), Cumin & Masson, 1907
Notes et références
[modifier | modifier le code]- ↑ Gérard Vincent et Anne-Marie Dethomas, Sciences po : Histoire d'une réussite, Plon (réédition numérique FeniXX), , 442 p. (ISBN 978-2-259-26077-0, lire en ligne).
- Varichon, Anne. Proposition d'une méthode pour un historique de la collection d'art islamique conservée au musée des beaux-arts de Lyon. [mémoire de DEA]. 1992.
- ↑ Archives départementales de la Côte-d'Or - 2 E 388/004 - p. 91-93
- ↑ Paul-Arnaud Herissey, Catalogue de la Société Nationale des Beaux-Arts
- ↑ « Base de données Léonore », sur www.leonore.archives-nationales.culture.gouv.fr (consulté le )
Voir aussi
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Édouard Aynard, le fondateur du musée. 1890-1990 : centenaire du musée des tissus : Musée historique des tissus, Lyon, 1990, 100 p. (ISBN 2-908955-11-3) (exposition)
- Catalogue des tableaux anciens, écoles primitives et de la Renaissance, écoles anglaise, flamande, française, hollandaise des XVIIe et XVIIIe siècles; tableaux modernes, dessins et pastels anciens et modernes; objet d'art de haute curiosité et d'ameublement, composant la collection de feu Edouard Aynard, dont la vente, après décès, aura lieu à Paris, Imp. G. Petit, 1913
- Mathias Bernard, La dérive des modérés : la Fédération républicaine du Rhône sous la IIIe République, L'Harmattan, 1998, 432 p. (ISBN 9782738472533)
- Sylvie Geneste, « Édouard Aynard et l'Extrême-Orient », in Cahiers d'histoire, tome 40, no 3-4, 1995, p. 337
- Sylvie Geneste, Édouard Aynard banquier, député, mécène et homme d’œuvres (1837- 1913), thèse de doctorat d’histoire, Université de Lyon III, 1998
- B. Joseph, « La vie et l'œuvre d'Édouard Aynard, 1837-1913 », in Mémoires de l'Académie de Lyon, 1921
- Clair Tisseur Nizier du Puitspelu, « Édouard Aynard » in R. Siècle, 1891, no 5, p. 405-417
- André Pelletier, Jacques Rossiaud, Françoise Bayard et Pierre Cayez, Histoire de Lyon : des origines à nos jours, Horvath, 1990 (ISBN 9782717106350)
- « Édouard Aynard », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition].
- Nicole Dockès-Lallement, "AYNARD Édouard", in Dominique Saint-Pierre (dir.), Dictionnaire historique des académiciens de Lyon 1700-2016, Lyon : Éditions de l'Académie (4, avenue Adolphe Max, 69005 Lyon), 2017, p. 88-89.
Articles connexes
[modifier | modifier le code]Liens externes
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- Archives conservées par : archives municipales de Lyon (16II/1-4, -, kg5tvcnbds3h)
- Ressources relatives aux beaux-arts :
- Ressources relatives à la vie publique :
- Ressource relative à la recherche :
- Banquier français du XIXe siècle
- Régent de la Banque de France
- Personnalité de la Fédération républicaine
- Personnalité liée à Lyon
- Député du Rhône (Troisième République)
- Député de la cinquième législature de la Troisième République
- Député de la sixième législature de la Troisième République
- Député de la septième législature de la Troisième République
- Député de la huitième législature de la Troisième République
- Député de la neuvième législature de la Troisième République
- Député de la dixième législature de la Troisième République
- Officier de la Légion d'honneur promu en 1889
- Académie des beaux-arts (France)
- Naissance à Lyon
- Naissance en janvier 1837
- Décès en juin 1913
- Décès dans le 7e arrondissement de Paris
- Décès à 76 ans
- Personnalité inhumée au cimetière d'Écully