Édouard Aynard

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Aynard.

Mathieu dit Édouard Aynard
Illustration.
Édouard Aynard (Le Pèlerin, 1902)
Fonctions
Député du Rhône
Gouvernement IIIe République
Groupe politique Républicain progressiste
Biographie
Date de naissance
Date de décès (à 76 ans)
Résidence Rhône

Mathieu dit Édouard Aynard (Lyon, - Paris, ) est un banquier et un homme politique lyonnais, catholique et libéral, ancien député du Rhône et grand mécène. Il est officier de la Légion d'honneur[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Après ses études au Collège d'Oullins et en Angleterre, il est associé aux affaires financières, industrielles et économiques de son père, banquier à Lyon.

Succédant à son père en tant que chef de la Maison Aynard et fils, fabrique de draps militaires puis maison de banque en 1857, il ouvre une agence à Londres en s'associant à Alphonse Rüffer en 1871. Cette branche devient Maison A. Ruffer & Sons en 1886. Il devient administrateur de la succursale de la Banque de France à Lyon du au , régent de la Banque de France (VIIe Siège du jusqu'à son décès) et président de la Chambre de commerce en 1889.

Il prend part à la fondation du musée historique des tissus de Lyon, de la « Société des amis de l'Université » et de l'École supérieure de commerce et de tissage.

Conseiller municipal de Lyon, il est député de la 8e circonscription de Lyon de 1889 à 1913 comme républicain progressiste.

Amateur d'art et mécène, il contribue à enrichir les collections des musées lyonnais, dont il préside le commission d'acquisition et le conseil d'administration (ainsi que celui de l'École des beaux-arts de Lyon). Il est le donateur, au musée des beaux-arts de Lyon, de onze œuvres islamiques[2].

Il achète l'Abbaye Notre-Dame de Fontenay (21) et la fait restaurer. Il s'y marie le 29 avril 1862 avec Rose Pauline de Montgolfier, petite-fille de Marc Seguin[3].

  • Importante activité dans les musées de la ville de Lyon : président de la commission d'acquisition des musées de la ville de Lyon à partir de 1878 et donateur, au musée des beaux-arts de Lyon, de onze œuvres islamiques. Créateur du musée historique des tissus de Lyon[2]. Il fait également restaurer l'abbaye de Montbard.

Il est élu membre libre de l'Académie des beaux-arts et membre de l'Académie des sciences morales et politiques.

Il décède d'une attaque d'apoplexie dans la Salle des Pas Perdus du Palais Bourbon, à Paris, le 25 juin 1913. La cérémonie a lieu le 28 juin 1913, à 10h, en l'église Saint-Charles-de-Monceau, 8 rue Legendre, et l'inhumation a lieu dans le caveau de famille à Écully (69).

Il est le père de Francisque Aynard, son successeur, et de Joseph Aynard, le beau-père de Charles Jonnart et le grand-père de la designer française Andrée Putman.

Blason de la famille Aynard

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • L'industrie lyonnaise de la soie au point de vue de l'art et de l'enseignement technique, Lyon, 1883
  • Discours, prononcés à la Chambre des Députés pendant la législature de 1889 à 1893, Plon, Nourrit, 1894
  • La liberté de l'enseignement devant la Chambre, A. Colin, 1900
  • Discours prononcé par Édouard Aynard à la Chambre des députés le 20 mars 1901, Imprimerie des journaux officiels, Paris, 1901
  • L'abbé Camille Rambaud de Lyon : sa vie, ses œuvres sociales (préface), Cumin & Masson, 1907

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Archives nationales - LH/83/50
  2. a et b Varichon, Anne. Proposition d'une méthode pour un historique de la collection d'art islamique conservée au musée des beaux-arts de Lyon. [mémoire de DEA]. 1992.
  3. Archives départementales de la Côte-d'Or - 2 E 388/004 - p. 91-93

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Édouard Aynard, le fondateur du musée. 1890-1990 : centenaire du musée des tissus : Musée historique des tissus, Lyon, 1990, 100 p. (ISBN 2-908955-11-3) (exposition)
  • Catalogue des tableaux anciens, écoles primitives et de la Renaissance, écoles anglaise, flamande, française, hollandaise des XVIIe et XVIIIe siècles; tableaux modernes, dessins et pastels anciens et modernes; objet d'art de haute curiosité et d'ameublement, composant la collection de feu Edouard Aynard, dont la vente, après décès, aura lieu à Paris, Imp. G. Petit, 1913
  • Mathias Bernard, La dérive des modérés : la Fédération républicaine du Rhône sous la IIIe République, L'Harmattan, 1998, 432 p. (ISBN 9782738472533)
  • Sylvie Geneste, « Édouard Aynard et l'Extrême-Orient », in Cahiers d'histoire, tome 40, no 3-4, 1995, p. 337
  • Sylvie Geneste, Édouard Aynard banquier, député, mécène et homme d’œuvres (1837- 1913), thèse de doctorat d’histoire, Université de Lyon III, 1998
  • B. Joseph, « La vie et l'œuvre d'Édouard Aynard, 1837-1913 », in Mémoires de l'Académie de Lyon, 1921
  • Clair Tisseur Nizier du Puitspelu, « Édouard Aynard » in R. Siècle, 1891, no 5, p. 405-417
  • André Pelletier, Jacques Rossiaud, Françoise Bayard et Pierre Cayez, Histoire de Lyon : des origines à nos jours, Horvath, 1990 (ISBN 9782717106350)
  • « Édouard Aynard », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition] .
  • Nicole Dockès-Lallement, "AYNARD Édouard", in Dominique Saint-Pierre (dir.), Dictionnaire historique des académiciens de Lyon 1700-2016, Lyon : Éditions de l'Académie (4, avenue Adolphe Max, 69005 Lyon), 2017, p. 88-89.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]