David David-Weill

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David David-Weill au lycée Condorcet en 1888 (premier plan à droite) en compagnie de Marcel Proust (en haut à gauche).

David David-Weill est un banquier et un financier important du XXe siècle, né le à San Francisco et mort le à Neuilly-sur-Seine. Il a notamment dirigé la Banque Lazard, et fut un grand collectionneur d'art et un mécène.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'Alexandre Weill (1834-1906), banquier et cofondateur de la maison de banque Lazard Frères et Cie, et de Julie Cahn, il est le père de Pierre David-Weill et de Jean David-Weill, ainsi que le grand-père de la comédienne France Lambiotte.

Après avoir fréquenté le Lycée Condorcet où il fut condisciple de Marcel Proust en classe de philosophie en 1888[1], il suit des études de droit et est diplômé de l'École libre des sciences politiques. Il rejoint ensuite ses cousins Lazard et Cahn dans la Banque Lazard.

Associé-gérant et chef de la maison de Banque Lazard, il devient régent de la Banque de France en 1935[2].

Entre 1932 et 1940, il dirige les Musées nationaux. Il a été élu en 1934 à l'Académie des beaux-arts.David David-Weill a beaucoup donné à des œuvres philanthropiques et donné libre cours à sa passion pour l’art. Dès l’âge de dix huit ans, il collectionne des œuvres dans tous les domaines : peinture, dessin, miniature, sculpture, mobilier, orfèvrerie… Il a richement doté de nombreux musées[3] comme le Musée Guimet, le Louvre, Carnavalet ou l’Union centrale des arts décoratifs dont il a été vice-président à partir de 1923 ; des universités comme celles de New York, Hambourg, Leyde, Honolulu, Stockholm ; des bibliothèques comme celle du Musée de l'Homme ou la Bibliothèque nationale (il est vice-président de la Société des amis de la Bibliothèque nationale). Il a été membre de la Société des amis de la Bibliothèque d'art et d'archéologie Jacques Doucet - actuelle bibliothèque de l'Institut national d'histoire de l'art -, bibliothèque à laquelle il a donné notamment le manuscrit du Journal d'Eugène Delacroix, qui est un des fleurons de ses collections[4].

Il a activement œuvré au développement de la Cité internationale universitaire de Paris et en hommage l'avenue David-Weill la longeant a pris son nom en 1960.

Une partie de ses collections furent vendues au cours de plusieurs sessions de ventes aux enchères au début des années 1970.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Guy-Alban de Rougemont, Lazard Frères: Banquiers des Deux Mondes (1848-1939), éditions Arthème-Fayard, 2010.
  2. genea-bdf.org
  3. Donations de D. David-Weill aux musées français, Paris : Éd. des musées nationaux, 1953 : Catalogue d'exposition des donations de David David-Weill au musée de l'Orangerie en 1953.
  4. E. Delacroix, Journal, M. Hannoosh (éd.), Paris : J. Corti, 2009

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gabriel Henriot, Collection David-Weill, Paris : Presses de Braun, 1926 (3 vol.)
  • Georges Salles, Donations de D. David-Weill aux musées français, Paris : Éd. des musées nationaux, 1953
  • Miniatures and enamels from the D. David-Weill collection. - Paris : Les Beaux-Arts, 1957
  • Collectif, Musée du Louvre. Cabinet des dessins. Donation de D. David-Weill au Musée du Louvre, miniatures et émaux, octobre 1956-janvier 1957, Paris : Éditions des Musées nationaux, 1956
  • Étude Ader, Picard, Collection D. David-Weill :
    • Estampes de maîtres des XIXe et XXe siècles, Paris, Hôtel Drouot, 25 et 26 mai 1971
    • Dessins et tableaux, histoire de Paris et de ses environs, sujets divers du XVIIIe au XXe siècle, Paris, Hôtel Drouot, mercredi 9 et jeudi 10 juin 1971
    • Haute curiosité (antiquités égyptiennes, précolombiennes, bronzes et émaux), Paris, Hôtel Drouot, 16 juin 1971
    • Orfèvrerie T.1 - Orfèvrerie France XVIIe et XVIIIe siècles, Paris, Palais Galliera, vendredi 4 juin 1971
    • Orfèvrerie T.2 - Orfèvrerie France XVe au XVIIIe siècles, Paris, Palais Galliera, mercredi 24 novembre 1971
    • Orfèvrerie T.3 - Orfèvrerie France XIIe et XIXe siècles, Paris, Hôtel Drouot, jeudi et vendredi 5 mai 1972
    • Bronzes antiques des steppes et de l'Iran, Hôtel Drouot, mercredi 28 et jeudi 29 juin 1972
  • Agnès Callu, La Réunion des musées nationaux : 1870-1940, Droz, 1994
  • Hervé Joly, Danièle Fraboulet, Patrick Fridenson, Alain Chatriot, Dictionnaire historique des patrons français, Flammarion, 2010 (ISBN 2081255162 et 9782081255166)

Liens externes[modifier | modifier le code]