Georges Wildenstein

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Wildenstein (homonymie).
Georges Wildenstein
Wildenstein.nathan.und.georges.1908.jpg
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Activités
Père
Enfant
Autres informations
Membre de

Georges Wildenstein (né le et mort le [1]) est un galeriste, collectionneur, éditeur et historien d'art français. Il est le père de Daniel Wildenstein et le grand-père de Alec Wildenstein et Guy Wildenstein.

Biographie[modifier | modifier le code]

Georges commence par travailler dans la galerie fondée par son père, Nathan Wildenstein. S'intéressant aux peintres modernes, dont Picasso, ami de Claude Monet et Pierre Bonnard, son père lui achète un local au 21 rue de la Boétie. Il ouvre aussi une galerie à Londres, New Bond Street. Il dirige la Gazette des beaux-arts, revue fondée par Charles Blanc, et fonde la revue Arts. Spécialiste de la peinture française, il publie plusieurs ouvrages sur l'art français et établit notamment les catalogues raisonnés des œuvres de Gauguin et de Chardin.

En 1940, la famille, déchue de sa nationalité, émigre aux États-Unis et la galerie de Paris est aryanisée. Après la guerre, Georges sera accusé d'accaparement et de commerce avec les nazis[2]; ayant porté plainte pour diffamation, la famille sera déboutée de son action contre l'historien, Daniel Malraux, l'ayant mis en cause[3].

En 1944 Georges Wildesntein acquit quatre des dix termes en terre cuite sculptés en ronde-bosse (Italie, XVIe siècle ?) ayant orné les niches de la façade de la galerie Renaissance du château d'Oiron (79), qui en avaient été retirés vers 1870 et avaient ensuite fait partie de la collection Morgan (ils furent "complétés" de certains éléments et patinés); le seul exemplaire conservé en France est exposé au Louvre-Lens, les cinq autres n'étant pas localisés à ce jour.

En 1963 il est élu à l'Académie des beaux-arts au fauteuil de Paul Léon. André Malraux, père de Daniel Malraux, vote alors contre son élection.

Son fils Daniel Wildenstein lui succéda la tête de la galerie et à la direction de "La Gazette des Beaux-Arts".

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]