Jean-Marc Bustamante

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Jean-Marc Bustamante
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ToulouseVoir et modifier les données sur Wikidata
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Représenté par
Galerie Thaddaeus Ropac. Paris (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions

Jean-Marc Bustamante, né le à Toulouse, est un artiste français.

Professeur à l'Académie des beaux-arts de Munich et à l'École nationale supérieure des beaux-arts de Paris, il est nommé en septembre 2015 directeur de cette dernière école[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

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Jean-Marc Bustamante entreprend tout d’abord des études d’économie, avant de s’initier à la photographie, notamment auprès de Denis Brihat, photographe de natures mortes, puis de William Klein dont il devient l’assistant au milieu des années 1970.

À partir de 1978, il réalise des photographies couleur, de grand format, qu’il intitule « Tableaux ». Ce sont principalement des paysages à la lisière des villes dans la banlieue de Barcelone qui vont asseoir sa réputation.

Depuis les années 1980, son travail se développe à travers un échange constant entre la sculpture, la peinture et la photographie.

En 1983, il rencontre le sculpteur Bernard Bazile avec lequel il collabore pendant trois ans, sous le nom de BazileBustamante. Sous des formes hétérogènes, ils posent à deux la question de l'objet, au-delà des disciplines.

Cette expérience le conduit à développer un travail libre, très ouvert, où la forme structure un monde étrange, lié à la notion de lieu et d'espace. De la photographie à l'objet, il multiplie les propositions visuelles innovantes sous toutes ses formes. Il met en place à partir du « photographique », qui reste l'essence de son travail, des dispositifs visuels d'une très grande maîtrise formelle.

En 1997, « Something is missing » est une série de photographies prises dans différentes villes que le titre des œuvres ne permet pas d'identifier. Bustamante y recherche des formes simples qui ont une résonance picturale.

Plus récemment, le plexiglas devient le support privilégié de son œuvre et l'artiste révèle un profond intérêt pour la couleur. Ses nouvelles œuvres sont la parfaite synthèse de ses expériences passées. Il nous confronte à une nouvelle expérience de la peinture.

De même, pour la Biennale de Venise 2003, où il représente la France, il transforme l’espace du pavillon, recréant un monde à la fois réel et imaginaire où le jeu des miroirs, les images flottantes, les portraits photographiques, les lieux de sculptures déplacent les limites du regard autant physiques que psychologiques.

Lors de la grande exposition en 2006 au musée de Bregenz, il investit les quatre étages du musée créant aussi un dispositif lumineux à l'extérieur du bâtiment. et la récente collaboration qu'il a entreprise avec l'artiste américain Ed Ruscha pour l'exposition intitulée « L'horizon chimérique » au musée d'art moderne et contemporain de Strasbourg.

En 2011, une exposition rétrospective de ses sculptures et photographies a lieu à la fondation Henry Moore à Leeds, ainsi qu'une présentation de ses derniers travaux à la villa Medicis à Rome et à Venise lors de la prochaine biennale. Dans les années 2012 et 2013, il intensifie la pratique de la peinture produisant plusieurs séries de peintures qu'il expose dans le monde entier.

Le 7 décembre 2016, Jean-Marc Bustamante est élu membre de l'Académie des Beaux-Arts, section Peinture, au fauteuil précédemment occupé par Zao Wou-Ki (1920-2013).

Autres activités[modifier | modifier le code]

Distinctions[modifier | modifier le code]

Polémique[modifier | modifier le code]

Dans un entretien avec Xavier Veilhan et Christine Macel, intitulé « La création contemporaine », Jean-Marc Bustamante avait déclaré en 2005 :

« L'homme a besoin de conquérir des territoires, la femme trouve son territoire et elle y reste ; alors que les femmes cherchent un homme, un homme veut toutes les femmes. La femme, dès qu'elle a trouvé son territoire, elle y reste. Les hommes sont toujours dans la recherche de territoires vierges. »

En 2013, alors qu'il est directeur artistique du festival international d’art de Toulouse (Fiat), les féministes du groupe toulousain Famuni dénoncent ces propos et l'accusent de « sexisme, de révisionnisme et d’obscurantisme »[2].

Collections publiques (sélection)[modifier | modifier le code]

  • Musée national d'art moderne, Centre Pompidou
  • Musée d'art moderne de la ville de Paris
  • Musée d'art moderne de Saint-Etienne
  • Musée d'art moderne de Strasbourg
  • Musée du Frac Bretagne, Rennes
  • Carré d'Art, Musée d'art moderne de Nimes
  • CAPC Musée d'art contemporain, Bordeaux
  • Colección D.O.P.
  • Les Abattoirs, musée d'art moderne et contemporain de Toulouse
  • Tate Modern, Londres
  • Metropolitan Museum of Art, New York
  • Albright Knox Museum, Buffalo
  • Macro, Musée d'art contemporain, Rome
  • Musée National Reina Sofia Madrid
  • MACBA, Musée d' art contemporain de Barcelone
  • Kunstmuseum de Berne
  • Kunstmuseum de Zurich
  • Kunstmuseum de Bâle
  • Kunstmuseum de Krefeld
  • Stedelijk Museum, Amsterdam
  • Van Abbemuseum, Eindhoven
  • Musée Kroller-Muller Oterloo
  • SMAK, musée des Beaux Arts de Gand
  • MAC's, musée des arts contemporains Grand Hornu
  • MUMOK, musée d'art contemporain de Vienne
  • Musée d'art moderne de Tel Aviv.
  • Chiba City Museum of Art

Expositions personnelles[modifier | modifier le code]

  • 1977
  • 1982
    • Galerie Baudoin Lebon, Paris
  • 1984
  • 1986
  • 1987
    • BazileBustamante, galerie Micheline Szwajczer, Anvers
  • 1988
    • Galerie Ghislaine Hussenot, Paris
  • 1989
  • 1990
    • Musée Haus Lange, Krefeld, catalogue[4]
    • Stiching De Appel, Amsterdam, catalogue[5]
    • Landshappen 1978-1982, galerie Paul Andriesse, Amsterdam
    • Paysages, intérieurs, ARC, Musée d’art moderne de la ville de Paris, Paris, catalogue[6]
    • Locus Solus Gallery, Genoa
  • 1991
    • Marta Paz Gallery, Madrid
    • Œuvres récentes / Stationnaire II, galerie Ghislaine Hussenot/Samia Saouma, Paris
  • 1992
  • 1993
    • Donald Young Gallery, Seattle
    • The Renaissance Society at the University of Chicago, catalogue
    • Art Gallery of York University, Toronto, catalogue
    • Galerie Sollertis, Toulouse
    • Karlheinz Meyer Gallery, Karlsruhe
    • Tableaux 1978-1982, musée départemental de Rochechouart, catalogue[8]
    • A World at Time, CRG Gallery, New York
  • 1994
    • Tableaux & Stationnaire, Frac Languedoc-Roussillon, galerie d’Eole, Montpellier
    • Gallery Shimada, Tokyo
    • Des arbres de Noël, galerie Ghislaine Hussenot, Paris
    • Tableaux 1978-1983, Kunsthalle Bern, Berne, catalogue[9]
    • A world at a time, Kunstmuseum, Wolfsburg, catalogue
    • Un monde à la fois, Synagogue, Delme, L’aquarium, école des beaux-arts de Valenciennes
  • 1995
    • Rijksmuseum Kröller-Müller, Otterlo, installation permanente de Serena dans le parc du musée, catalogue
    • Un monde à la fois, chapelle du Collège, Carpentras[10]
    • Moderna Galerija Ljubljana
  • 1996
    • Antoni Estrany Gallery, Barcelone
    • Drei Skulpturen, galerie Max Hetzler, Berlin
    • Galerie nationale du Jeu de Paume, Paris, catalogue
  • 1997
    • Something is missing, Anadiel Gallery, Jerusalem
    • Matthew Marks Gallery, New York
    • Villa Arson, Nice
    • Bob Van Orsouw Gallery, Zurich
    • "Fotografie, galerie Max Hetzler, Berlin
    • Galerie Vera Munro, Hambourg
    • Gallery Shimada, Tokyo
    • Seomi Gallery, Seoul
  • 1998
    • Galerie Xavier Hufkens, Bruxelles
    • Centre culturel français, Turin
    • Recent sculptures, Shimada Gallery, Tokyo
    • Something is missing, The Tate Gallery, Londres
  • 1999
  • 2000
    • Inédits, Tableaux 1978-1982, Gallery Xavier Hufkens, Bruxelles
    • Bob van Orsouw Gallery, Zürich
    • Vera Munro Gallery, Hambourg
    • Early Works, Matthew Marks Gallery, New York
    • Neues Kunstmuseum, Lucerne, catalogue
  • 2001
    • Donald Young Gallery, Chicago
    • Deichtorhallen, Hambourg, catalogue
    • Tim Taylor Gallery, Londres
    • Max Hetzler Gallery, Berlin
    • Œuvre recentes, galerie Daniel Templon, Paris
  • 2002
    • Obra recent, Galeria Estrany de la Mota, Barcelone
    • Galerie Paul Andriesse Amsterdam
    • Yokohama Museum of Art, Japon, catalogue
    • The Yamaguchi Prefectural Museum of Art, Japon, catalogue
    • Centro de Arte de Salamanca, Salamanque, catalogue
    • Continents, 1993, galerie Nathalie Obadia, Paris
    • Matthew Marks Gallery, New York
  • 2003
    • Pavillon français, 50e Biennale de Venise, catalogue
    • Private Crossing, Centro de Arte de Salamanca, Salamanque, catalogue
    • Galerie Thaddaeus Ropac, Salzbourg
    • Gallery Timothy Taylor, Londres
    • Galerie Karlheiz Meyer, Karlsruhe
  • 2004
    • Galerie Vera Munro, Hambourg
  • 2006
  • 2007
  • 2008
  • 2009
    • Pedigree, galerie Filomena Soares, Lisbonne, catalogue
    • Éditions et multiples 1992-2009, galerie Sollertis, Toulouse, catalogue
  • 2010
    • Rétrospective, Fondation Ekaterina, Moscou, catalogue
  • 2011
    • Dead Calm, Fruitmarket Gallery, Édimbourg, catalogue
    • Henry Moore Foundation, Leeds, catalogue
    • Take something hot and cool it down, galerie Timothy Taylor, Londres, catalogue
    • Galerie Vera Munro, Hambourg
    • Galerie Thaddaeus Ropac, Salzbourg
  • 2012
    • Villa Medicis, Rome, catalogue
    • Galerie Thaddaeus Ropac, Paris
    • Galerie Walter Storms Munich
    • Rétrospective, Alcala 31 « Calma Blanca », Madrid, catalogue
  • 2014
    • Galerie Bârbel Grässlin, Francfort, catalogue
    • Galerie Juana de Aizpuru, Madrid

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Max Colard, Claire Moulène, « Les Inrocks - L'artiste Jean-Marc Bustamante à la tête des Beaux-arts de Paris », sur Les Inrocks, (consulté le 3 septembre 2015).
  2. Voir sur ladepeche.fr du 17 juin 2013.
  3. Textes de Alain Cueff et Ulrich Loock.
  4. Textes de Julian Heynen.
  5. Textes de Saskia Bos.
  6. Textes de Alain Cueff et Suzanne Pagé.
  7. Sans l'accord de Jean-Marc Bustamante.
  8. Publié en 1994 ; texte de Jacinto Lageira.
  9. Texte de Jacinto Lageira.
  10. Exposition prévue en octobre mais censurée et annulée par la municipalité.

Liens externes[modifier | modifier le code]