Maing

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Maing
Maing
La mairie.
Blason de Maing
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Canton Aulnoy-lez-Valenciennes
Intercommunalité Communauté d'agglomération Valenciennes Métropole
Maire
Mandat
Philippe Baudrin
2014-2020
Code postal 59233
Code commune 59369
Démographie
Gentilé Maingeois
Population
municipale
4 063 hab. (2015 en augmentation de 1,91 % par rapport à 2010)
Densité 348 hab./km2
Géographie
Coordonnées 50° 18′ 35″ nord, 3° 29′ 12″ est
Altitude Min. 24 m
Max. 90 m
Superficie 11,68 km2
Localisation

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Maing est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Maing
Prouvy Trith-Saint-Léger
Thiant Maing Famars
Monchaux-sur-Écaillon Quérénaing

Histoire[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune apparaît d'origine franque : Maen, Mahen, Maheng pourrait avoir un rapport avec les prairies, ou encore exprimer une notion de domaine.

Après la chute de Bavay capitale des Nerviens, le castellum de Fanum Martis Famars (révélé par de nombreuses fouilles archéologiques) devient préfecture d'Empire et chef-lieu d'un pagus (comté). De grandes voies partent de cette cité, notamment la voie Famars-Arras-Thérouanne. Au long de cet axe, au lieu-dit le « bois de Fontenelle », un cimetière à incinération du IIIe siècle a été fortuitement découvert dans une sablière, au cours des années 1958-1960. Parmi les objets exhumés figurent une fiole en verre ornée d’émaux bleus ou jaunes ainsi qu’un peigne en bronze. Le passage de cette voie sur l'Escaut, à Maing-Trith, a été confirmé par la découverte d'urnes funéraires sur la berge actuelle du canal de l'Escaut. On peut par ailleurs supposer l'existence d'un relais de batellerie en un lieu où le cours d'eau devient navigable.

Une première communauté s'est implantée sur le territoire communal présent vers la fin du VIIe ou du VIIIe siècle, à la lisière -probablement- d'un ancien domaine gallo-romain (proche du castellum antique de Famars). La ligne de sources constitue un indicateur intéressant. Il est raisonnable de supposer la présence de cette villae sur la pente du plateau cambrésien menant à l'Escaut.

Aux confins de la Lotharingie, ce fleuve a constitué un vecteur important, conduisant au portus du domaine royal mérovingien de Valenciennes. Au cours du Haut Moyen Âge, Maing est mentionné vers 1050, dans certaines chroniques et dans les chartes des évêques de Cambrai, titulaires de l'autel paroissial mais qui le confient aux chanoines augustins de Saint-Aubert, qui en assurent le patronage jusqu'à la Révolution de 1789.

La commune suit les destinées du Saint-Empire romain germanique, sous la domination des empereurs ottoniens. Les comtes de Hainaut prennent ensuite sous tutelle la seigneurie personnelle à dater de 1322. Un franc-marché est instauré dès 1329, selon un rythme hebdomadaire dominical. Les coutumes témoignent d'une organisation administrative dès avant la fin du XIVe siècle, jamais remise en cause par les seigneurs personnels (noblesse locale, couronne d'Espagne).

Il est impossible de dissocier l'histoire religieuse de Maing et celle de Valenciennes. La tradition rapporte qu'en 1008, à la faveur d'une terrible épidémie de peste ravageant le Hainaut, La Vierge Marie apparaît à un ermite maingeois (ou berger, selon les versions) nommé Bertholin, priant près d'une petite fontaine (le lieu est dit « Fontenelle »). Elle lui enjoint de porter message auprès des habitants de Valenciennes, qu'elle entend préserver en déroulant un cordon céleste autour de la cité hennuyère, à la condition que ces derniers entrent également en prière. Leur dévotion aurait valu un miracle... Évidemment, même si l'engagement religieux ne saurait être mis en cause, on ne peut raisonnablement prendre pour argent comptant cette légende. Même si l'on assiste toujours annuellement, en septembre, à un fervent pèlerinage, où figurent immanquablement jusqu'aux élus du peuple, tant à Valenciennes qu'à Maing, les racines historiques de cet évènement s'avèrent indiscutablement plus tardives ; le parcours qu'emprunte la procession apparaît à ce propos riche d'enseignement[1].

Le lieu-dit l'Hopiteau où s'érige une ferme du même nom, correspond à un fief très ancien qui est déjà attesté en 1257 sous la forme « Fief de Ciply », ainsi que dans le cartulaire de Fontenelle (XIIIe siècle) sous les formes Cepli et l'Ospital. Ce fief relève d'abord de l'ordre des chevaliers du Temple de Jérusalem, c'est-à-dire des Templiers, dont la commanderie dans le Hainaut siège à Ciply (Belgique). Après dissolution de l'ordre, par Philippe IV le Bel, certaines possessions passent à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem. La commanderie s'établit alors à Forchies-Piéton (Belgique).

Maing devient française après la prise de Valenciennes par Louis XIV en .

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la ville de Maing (59) Nord-France.svg

Les armes de Maing se blasonnent ainsi : D'argent au lion de sable, couronné d'or, armé et lampassé de gueules

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1945 1978 Henri Bantegnie PCF  
1978 1993 Gabriel Devemy PCF  
1993 Jean-Claude Laurette PCF  
en cours Philippe Baudrin UMP puis UDI  
Les données manquantes sont à compléter.

Instances judiciaires et administratives[modifier | modifier le code]

Maing relève du tribunal d'instance de Valenciennes, du tribunal de grande instance de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, du tribunal de commerce de Valenciennes, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.


Jumelages[modifier | modifier le code]

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[4].

En 2015, la commune comptait 4 063 habitants[Note 1], en augmentation de 1,91 % par rapport à 2010 (Nord : +1,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
1 089 1 229 1 396 1 467 1 571 1 573 1 692 1 730 1 708
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 873 1 948 1 982 2 136 2 245 2 352 2 391 2 528 2 758
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
2 877 3 040 2 658 2 865 2 952 2 965 2 866 2 936 3 354
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2015 -
4 244 4 483 4 445 4 183 3 845 3 941 4 010 4 063 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Maing en 2007 en pourcentage[7].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,0 
6,4 
75 à 89 ans
12,0 
12,6 
60 à 74 ans
14,6 
21,3 
45 à 59 ans
21,3 
21,3 
30 à 44 ans
18,3 
19,7 
15 à 29 ans
16,1 
18,3 
0 à 14 ans
16,6 
Pyramide des âges du département du Nord en 2007 en pourcentage[8].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,2 
90 ans ou +
0,7 
4,6 
75 à 89 ans
8,2 
10,4 
60 à 74 ans
11,9 
19,8 
45 à 59 ans
19,5 
21,0 
30 à 44 ans
19,9 
22,5 
15 à 29 ans
20,9 
21,5 
0 à 14 ans
18,9 

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Abbaye de Fontenelle.
  • Vestiges archéologiques de l'abbatiale cistercienne de Fontenelle : fondée en 1212, l'abbaye de Fontenelle accueille des moniales. Les fouilles réalisées par le Service archéologique de Valenciennes (Vincent Maliet et Philippe Beaussart) permettent de saisir parfaitement le plan au sol de l'église conventuelle. Des pavements de petits carreaux, formant par assemblage des motifs géométriques s'agencent selon les différentes parties : chœur des Dames, avant-chœur, sanctuaire. Les plus anciens datent du XIVe siècle, les plus récents du XVIe siècle[9]. Plusieurs caveaux ont également été mis au jour, tel celui de Jeanne de Valois, de sang royal. Après avoir joué un rôle politique à la mort de son mari, le comte Guillaume, la comtesse douairière de Hainaut se retire en 1337 pour vivre une vie de recluse, songeant à son âme comme il est alors fréquent. D'autres sépultures de princesses de cette famille ont également été exhumées.

Un ensemble de lames funéraires en pierre de Tournai est également découvert lors des investigations menées entre 1977 et 1984.

À fin du XVIe siècle, Adrien de Montigny réalise une intéressante perspective cavalière de l'abbaye, qu'il insère dans les Albums de Croÿ.

  • L'église paroissiale Saint-Géry : édifiée en grès, cet édifice cultuel comporte une façade du XIVe siècle, greffée sur une nef plus ancienne, qui date pour l'essentiel des XIVe et XVIIe siècles (avec présence d'un glyptographe de 1612 portant le nom de Pasquier de Lourches) mais incluant quelques éléments de piliers du XIIe siècle. Vers la fin du XVIe siècle, l'un des seigneurs fait construire une chapelle privée qui devient le croisillon gauche. Une peinture murale du XVIe représentant une Pieta avec donateurs et saints-patrons en témoignait encore au début en 1916. Comme constaté en 1999, elle est malheureusement aujourd'hui effacée et ne subsiste plus qu'à travers une photographie du fonds douaisien d'Augustin Boutique.

Le chœur et le transept droit sont achevés vers 1740. Une partie du mobilier religieux est inscrit à l'inventaire supplémentaire des MH.

Une lame funéraire en pierre de Tournai, d'une exceptionnelle qualité, est à découvrir dans cette église, dans le bas-côté droit : elle présente les effigies des cinq membres de la famille Bruniaux (1353-1355) (classée monument historique). Elle provient de l'abbaye de Fontenelle, comme deux autres grandes pierres, celle de l'abbesse Loïse de Barbaize, et celle du chevalier Jakemes.

  • La mairie : La « maison d'école et de mairie » fut construite en 1847, à la suite des lois Guizot sur l'instruction publique. La façade est caractéristique de la période du Second Empire ; intégrant une école, elle est l'œuvre de l'architecte Jean-Baptiste Bernard, également auteur, en 1840, de la loge maçonnique de Valenciennes (rue des Canonniers).

Dans le domaine du patrimoine rural, la commune possède encore de grandes fermes en rouges barres, alternant rangs de briques et de pierres. Les bâtiments s'agencent autour d’une cour carrée avec un porche–pigeonnier ouvrant sur l'extérieur. Quelques fabriques en lien avec le traitement des produits agricoles étaient encore visibles dans le courant du XXe siècle : râperies de betteraves, moulin à vent, scierie, sucrerie (rue Pierre-Vanderbecq), brasseries...

  • Le Castel des Prés[10]
  • Brasserie Plichon, puis Union de Maing[11]
  • La chapelle Notre-Dame du Saint Cordon

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Activités associatives, culturelles, festives et sportives[modifier | modifier le code]

Tiot Mitt avec sa clé et son écharpe tricolore.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. cf. Valentiana n° 20 : La procession du Saint-Cordon à Valenciennes, article sous la plume de William Maufroy
  2. Partnerstädte (de) sur le site de la ville de Hohen Neuendorf, consulté le 16 mars 2018.
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. « Évolution et structure de la population à Maing en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 30 juillet 2010)
  8. « Résultats du recensement de la population du Nord en 2007 » [archive du ], sur le site de l'Insee (consulté le 30 juillet 2010)
  9. BEAUSSART (Ph.) & MALIET (V.), « Les pavements de l’abbatiale de Fontenelle à Maing », Revue du Nord, t. 65, 1983, p. 123-147.
  10. « Castel des Prés », notice no PA00107734, base Mérimée, ministère français de la Culture
  11. « Brasserie Plichon, puis Union de Maing », notice no IA59000086, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. Page "associations" du site municipal officiel
  13. "La Voix du Nord", 17 septembre 2010