Paul Mascart

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Paul Mascart
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 84 ans)
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Nom de naissance
Paul Edmond Marie Joseph Mascart
Nationalité
Activité
Formation
Maître
Élève
Mouvement
Distinctions
Prix Pellecat en 1911

Paul Mascart est un peintre français de l'École de Rouen, né le à Condé-sur-l'Escaut (Nord) et mort le à Paris.

Biographie[modifier | modifier le code]

Engagé volontaire au 12e régiment de chasseurs à cheval puis au 6e régiment de chasseurs à cheval, Paul Mascart s'installe à Rouen en 1899[1]. Amoureux de la région, il décide de s’y fixer. Il obtient un poste aux douanes et occupe son temps libre à la peinture. Élève de l'École des beaux-arts de Rouen, il fonde en 1906 avec son ami peintre Marcel Delaunay la Société des artistes rouennais. Très lié avec Albert Lebourg[2], il expose à ses débuts au Salon de la Société nationale des beaux-arts puis au Salon des indépendants et au Salon des Tuileries.

« Très sensible à la lumière argentée de Duclair »[2], sur les bords de la Seine, il y emménage en 1908. Cette même année, il expose 32 toiles à la galerie Legrip à Rouen[3]. En 1911, il reçoit le prix Pellecat de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen[4].

En 1929, il est muté à Nouméa comme responsable des douanes, il y peint un grand nombre d’œuvres exposées à l’exposition coloniale de 1931 et à l'exposition internationale de Paris en 1937. Son fils Roland et lui, en tant que photographes, laissent également de cette époque des documents qui, aujourd'hui conservés par la médiathèque du centre culturel Tjibaou, sont perçus comme constituant une réelle iconographie patrimoniale[5].

En 1935, il rentre en France et établit son atelier à Paris dans le quartier Montmartre, il prend sa retraite en 1936 mais reprend du service aux douanes durant la guerre. En 1952, il séjourne plusieurs mois à la Martinique, ce voyage sera très fructueux sur le plan pictural.

Il est régulièrement exposé depuis son décès dans le cadre de rétrospectives sur l’École de Rouen qui valorisent sa période normande.

Son fils, Roland Mascart (1909-1988), fut également peintre. Vivant à la cité Montmartre-aux-artistes, au no 189 rue Ordener à Paris, il est retourné à Nouméa en 1977 afin d'y organiser une exposition rétrospective des œuvres de son père.

Expositions[modifier | modifier le code]

Expositions personnelles (ou avec Roland Mascart)[modifier | modifier le code]

  • Galerie Legrip, Rouen, 1908[6], avril 1937 (Paysages de Nouvelle-Calédonie')[7].
  • Hôtel des ventes de Rouen (Philippe Fournier, commissaire-priseur), ventes de l'atelier Paul Mascart, 14 octobre 1979[8], 7 décembre 1980[9].
  • Musée national des Douanes, Bordeaux, septembre-novembre 1986.
  • Paul Mascart (1874-1958), Roland Mascart (1909-1988), dans la lumière : un autre regard sur la Nouvelle-Calédonie des années 1930, centre culturel Tjibaou et château Hagen, Nouméa, octobre 2011 - janvier 2012[10].
  • Albums Mascart (1929-1935) - Escapades photographiques en Nouvelle-Calédonie, médiathèque du centre culturel Tjibaou, Nouméa, décembre 2014 - mai 2015[5].
  • Paul et Roland Mascart, la Nouvelle-Calédonie dans les années 1930, musée du quai Branly - Jacques-Chirac, juin-septembre 2016[11].

Expositions collectives[modifier | modifier le code]

Réception critique[modifier | modifier le code]

  • « Cet homme dynamique, sensible, d'une grande fidélité envers ses amis, a montré, en exposant très régulièrement à la Société des artistes rouennais, un attachement constant à Rouen et à la Normandie. Voyageur infatigable, il consacre tous ses loisirs à la peinture, qui révèle une sensibilité aiguë et un authentique tempérament de peintre. » - François Lespinasse[7]

Œuvres dans les collections publiques[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Voirie[modifier | modifier le code]

  • Une rue de Dumbéa (Nouvelle-Calédonie) porte le nom de l'artiste.

Philatélie[modifier | modifier le code]

  • La Nouvelle-Calédonie a édité en 1992, dans la série Les peintres du Pacifique, un timbre-poste reproduisant une œuvre de Paul Mascart (poste aérienne, n°287)[23].

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales du Nord, registre des matricules militaires 1R 2428
  2. a et b Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, les Éditions de l'Amateur, 1993, page 697.
  3. « Rouen. Exposition Paul Mascart », La Revue des beaux-arts,‎ , p. 6 (lire en ligne, consulté le 17 août 2014)
  4. Samuel Frère, « Rapport sur les prix Pellecat », Précis analytique des travaux de l'Académie des sciences, belles-lettres et arts de Rouen pendant l'année 1910-1911,‎ , p. 71-74 (lire en ligne, consulté le 17 août 2014)
  5. a et b Médiathèque du centre culturel Tjibaou, Albums Mascart (1929-1935) - Escapades photographiques en Nouvelle-Calédonie
  6. « Exposition Paul Mascart chez Legrip », Le Journal de Rouen,16 janvier 1908.
  7. a b c d e f g h et i François Lespinasse, L'École de Rouen, Fernandez Frères, éditions d'art, 1980, pages 66-69.
  8. La Gazette de l'Hôtel Drouot, vendredi 12 octobre 1979.
  9. La Gazette de l'Hôtel Drouot, vendredi 5 décembre 1980.
  10. « Les Mascart, témoins d'une époque », Les Nouvelles calédoniennes, 19 septembre 2011
  11. Sarah Ligner, Paul et Roland Mascart, la Nouvelle-Calédonie dans les années 1930, présentation de l'exposition
  12. Loïc Vadelorge, Rouen sous la IIIe République - Politiques et pratiques culturelles Presses universitaires de Rennes, 2005.
  13. Patrick O'Reilly, « Les arts de la paix dans l'empire colonial français », Journal de la Société des Océanistes, 1946, pages 229-230
  14. Musée national des Douanes, Sortie de réserve, présentation de la collection, 2013
  15. Galerie Bertran, Exposition d'hiver, présentation de l'exposition, 2016
  16. Maison Higginson, Passion des collectionneurs, présentation de l'exposition, 2018
  17. Ville de Nouméa, exposition "Passion des collectionneurs" à la maison Higginson : biographies des artistes, 2018
  18. a b c et d Musée du quai Branly - Jacques-Chirac, Peintures des lointains, présentation de l'exposition, 2018
  19. Musée de Nouvelle-Calédonie, Paul et Roland Mascart dans les collections
  20. Musée du quai Branly - Jacques-Chirac, "Portrait de Tayo de Boude" par Paul Mascart dans les collections
  21. Musée du quai Branly - Jacques-Chirac, "Case kanak" par Paul Mascart dans les collections
  22. Musée du quai Branly - Jacques-Chirac, "Baie de Plum" par Paul Mascart dans les collections
  23. Philarama, Poste aérienne n°287 : Paul Mascart

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gilbert Bladinières, Paul Mascart et Roland Mascart, Dans la lumière : un autre regard sur la Nouvelle-Calédonie des années 1930, Nouméa, ADCK-Centre culturel Tjibaou, , 317 p. (ISBN 9782909407715).
  • Patrick O'Reilly, Répertoire bio-bibliographique des Nouvelles-Hébrides, éditions du Musée de l'Homme, Paris, 1957.
  • François Lespinasse (préf. François Bergot), L'École de Rouen, Sotteville-lès-Rouen, Fernandez Frères, éditions d'art, , 221 p. (OCLC 18496892, LCCN 80155566), p. 66-69.
  • Gérald Schurr, Le guidargus de la peinture, Les Éditions de l'Amateur, 1996.
  • François Lespinasse, L'École de Rouen, Rouen, Lecerf, 1995 (ISBN 9782901342045 et 2901342043).
  • Emmanuel Bénézit, Dictionnaire des peintres, sculpteurs, dessinateurs et graveurs, Gründ, 1999.
  • André Roussard, Dictionnaire des artistes à Montmartre, Éditions André Roussard, Paris, 1999.
  • Frédéric Cousinié, L'Impressionnisme, du plein air au territoire, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2013.

Liens externes[modifier | modifier le code]