Saint-Saulve

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Saint-Saulve
Saint-Saulve
La mairie.
Blason de Saint-Saulve
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Hauts-de-France
Département Nord
Arrondissement Valenciennes
Intercommunalité Communauté d'agglomération Valenciennes Métropole
Maire
Mandat
Yves Dusart (DVD)
2020-2026
Code postal 59880
Code commune 59544
Démographie
Gentilé Saint-Saulviens
Population
municipale
11 276 hab. (2019 en augmentation de 1,51 % par rapport à 2013)
Densité 937 hab./km2
Population
agglomération
334 571 hab. (2019)
Géographie
Coordonnées 50° 22′ 14″ nord, 3° 33′ 20″ est
Altitude Min. 15 m
Max. 95 m
Superficie 12,04 km2
Type Commune urbaine
Unité urbaine Valenciennes (partie française)
(banlieue)
Aire d'attraction Valenciennes (partie française)
(commune du pôle principal)
Élections
Départementales Canton de Valenciennes
Législatives Vingtième circonscription
Localisation
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Saint-Saulve
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Liens
Site web www.ville-saint-saulve.fr

Saint-Saulve est une commune française située dans le département du Nord, en région Hauts-de-France.

Géographie[modifier | modifier le code]

Représentations cartographiques de la commune
Maki2-town-hall-12.svg Mairie
Carte OpenStreetMap
Carte OpenStreetMap
Carte topographique
Carte topographique

Saint-Saulve est une commune de plus de 11 000 habitants en bordure nord-est de la ville de Valenciennes, sur la rive droite de l'Escaut et à quelques kilomètres de la frontière franco-belge. Elle appartient à l'aire urbaine de Valenciennes.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Saint-Saulve
Bruay-sur-l'Escaut Onnaing
Valenciennes Saint-Saulve
Marly Estreux

Transports[modifier | modifier le code]

La ligne 6, près de l'arrêt Saint-Saulve Douane.

La commune profite d'un réseau de bus Transvilles bien desservi dans la ville avec la ligne 5 (Gare de Valenciennes - Quievrechain frontière Europe), la ligne 6 (Gare de Valenciennes), la ligne S1 (Famars Université - Bruay-sur-l'Escaut). Une ligne de transport collectif en site propre (couloir de bus) est prévue pour 2014, en 2019, cette ligne rejoint gare de Valenciennes à Quievrechain passant par la place Poterne. Saint-Saulve est à environ 5 minutes de Valenciennes, 45 minutes de Lille, 2 heures de Paris, 1 heure 30 minutes de Londres via Eurostar à Lille Europe International et 1 heure de Bruxelles.

Le contournement Nord offre une nouvelle liaison Est-Ouest en permettant une liaison rapide entre Saint-Saulve et Raismes.

Saint-Saulve bénéficie de l'autoroute A2 Paris - Bruxelles - Maubeuge - Douai (par l'A21) et de l'autoroute A23 Valenciennes - Orchies - Lille.

La Fosse de Saint-Saulve de la Compagnie des mines de Marly (carte postale ancienne).

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique altéré » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Il s’agit d’une zone de transition entre le climat océanique, le climat de montagne et le climat semi-continental. Les écarts de température entre hiver et été augmentent avec l'éloignement de la mer. La pluviométrie est plus faible qu'en bord de mer, sauf aux abords des reliefs[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent à la normale 1971-2000[Note 1]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 10,5 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 3,8 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 2,8 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 2] : 14,8 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 3] : 737 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,1 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 9,3 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Valenciennes », sur la commune de Valenciennes, mise en service en 1987[7] et qui se trouve à 3 km à vol d'oiseau[8],[Note 4], où la température moyenne annuelle est de 10,9 °C et la hauteur de précipitations de 708 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche[Note 5], « Lille-Lesquin », sur la commune de Lesquin, mise en service en 1944 et à 40 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 10,4 °C pour la période 1971-2000[11] à 10,8 °C pour 1981-2010[12], puis à 11,3 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Saulve est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 6],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de Valenciennes (partie française), une agglomération internationale dont la partie française regroupe 56 communes[17] et 334 571 habitants en 2019, dont elle est une commune de la banlieue[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Valenciennes (partie française), dont elle est une commune du pôle principal[Note 7]. Cette aire, qui regroupe 102 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (53,7 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (56,1 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (40 %), zones urbanisées (28,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (15,8 %), zones agricoles hétérogènes (7,6 %), prairies (6,1 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (1,3 %), mines, décharges et chantiers (0,3 %)[22].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[23].

Logement[modifier | modifier le code]

Le logement s'est aussi fortement développé depuis les années 1970 avec des quartiers résidentiels de grand standing comme les Alouettes, le Bosquet ou encore le lotissement Flaubert.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La ville semble s'être d'abord appelée Brenna, si on en croit Jacques de Guyse dans son Histoire de Hainaut, écrite au XVe siècle[24].

« l'autre [lieu prit le nom] de Brena, qui tient de Brennus ce nom qu'il conserva jusqu'au temps de Charlemagne, mais qu'il a quitté depuis pour prendre celui du glorieux martyr Saint Saulve[24]. »

La ville prit le nom de l'évêque Sauve d'Angoulême († c. 768) qui fut enseveli à Beuvrages[25].

Durant la Révolution, la commune porte le nom de Brenne-Libre[26], selon la pratique qui consiste à faire disparaitre les références catholiques ou monarchiques des noms propres, reprenant sans doute le nom ancien de la ville.

Ses habitants sont appelés les Saint-Saulviens[27].

Histoire[modifier | modifier le code]

Charlemagne y fonda une basilique en l'honneur de Sauve d'Angoulême. Un prieuré bénédictin, installé au Xe siècle, fut élevé au rang d'abbaye au XVIIe siècle. Des fouilles archéologiques menées successivement par MM. Michel Descamps, Vincent Maliet et Éric Compagnon, ont été effectuées sur ce site, à la faveur d'un projet de construction.

Au Moyen Age, cette localité appartient à la banlieue de Valenciennes, sur laquelle cette dernière a autorité directe[28].

Le couvent des Dames de Beaumont déclare posséder des biens dans le village en 1602[29].

Le 22 juin 1810, une concession pour l'exploitation des mines de houille de Saint-Saulve est attribuée par décret impérial à la Compagnie des mines d'Anzin[30],[31].

Lois anticléricales sous la IIIe République[modifier | modifier le code]

L'inventaire des biens de l'église de Saint-Saulve en 1906, en application de la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905, s'inscrit dans la Querelle des inventaires connue dans différentes régions de France. Le maire, M. Place, accompagné du sous-préfet, et du percepteur, intervient sous la protection de l'armée, deux compagnies d'infanterie, et de six gendarmes à cheval plus trois à pied. Les sommations d'ouvrir restent vaines, il faut enfoncer les portes, renforcées de l'intérieur par une cloison de planches et deux blindages. Dans le chœur de l'église, se trouvent le curé avec une centaine de paroissiens en prières autour de deux toiles peintes, portant l'inscription « Ci-gît la liberté de l'église tuée par les francs-maçons ». Le prêtre proteste, on passe outre mais on accepte à sa demande de faire sortir les gendarmes. La porte de la sacristie, elle aussi recouverte de l'inscription, doit également être enfoncée. Une heure plus tard, tout est terminé, les fidèles crient « Vive la liberté! » puis chantent dans l'église « Nous voulons Dieu »[32].

Première et Seconde Guerres mondiales[modifier | modifier le code]

Le monument de l'actrice Catherine-Joséphine Duchesnois dépouillé de sa statue par les Allemands en 1914-1918.

Pendant la Première Guerre mondiale, Saint-Saulve connaît d'abord la mobilisation générale des hommes de 20 à 48 ans. L'armée allemande, traversant la Belgique, entre dans le Nord : Saint-Saulve est sous occupation allemande le 24 août, Valenciennes le lendemain. La région est coupée de la France : l'arrondissement de Valenciennes émet des bons d'emprunt garantis par les communes pour une valeur de 1,7 million de francs, dont 90 000 à la charge de Saint-Saulve, et imprime des coupures de 1, 5, 10 et 20 francs afin de pourvoir aux dépenses : salaire des fonctionnaires, secours aux familles, contributions exigées par l'occupant. Ces dépenses se montent à 268 000 francs en 1916, 280 000 en avril 1917, 710 000 en novembre 1917. Le séminaire est transformé en hôpital militaire en 1916, les écoles servent à la détention de prisonniers de guerre britanniques et russes, soumis au travail forcé et maltraités. Les objets en cuivre, nickel, étain et bronze sont confisqués, y compris la cloche de l'église et la statue de l'actrice Catherine-Joséphine Duchesnois. L'occupant réquisitionne aussi de la laine, des matelas, de la main-d'œuvre et s'approprie une part des produits maraîchers. Le maire, Victor Hornez, qui s'opposait à ces réquisitions, est interné en Allemagne à partir de 1916[33].

Pendant la retraite allemande de 1918, le front se rapproche de Saint-Saulve : en septembre 1918, elle reçoit 200 civils évacués de Douai. Le 2 novembre 1918, Saint-Saulve est libérée par le Corps expéditionnaire canadien. Le maire Victor Hornez, libéré après l'armistice, préside la première séance du conseil municipal le 24 novembre mais il faudra plusieurs mois pour que la commune retrouve une vie normale. Ses pertes pendant la guerre s'élèvent à 105 morts militaires et 28 civils[33].

Pendant la Seconde Guerre mondiale, 20 résistants sont fusillés à Saint-Saulve au lieu-dit Le Roleur le 1er septembre 1944[34].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs

La commune se trouve depuis 1824 dans l'arrondissement de Valenciennes du département du Nord.

Elle faisait partie de 1801 à 1982 du canton de Valenciennes-Nord, année où elle intègre le canton d'Anzin[26]. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale.

La commune relève, dans l'ordre judiciaire, du tribunal judiciaire de Valenciennes, de la cour d'appel de Douai, du tribunal pour enfants de Valenciennes, du conseil de prud'hommes de Valenciennes, du tribunal de commerce de Valenciennes, et, dans l'ordre administratif, du tribunal administratif de Lille et de la cour administrative d'appel de Douai.

Rattachements électoraux

Pour les élections départementales, la commune fait partie depuis 2014 du canton de Valenciennes

Pour l'élection des députés, elle fait partie de la vingtième circonscription du Nord.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La ville fait partie de la communauté d'agglomération Valenciennes Métropole, créée en 2000 par la fusion de la communauté de communes de la vallée de l'Escaut, de la communauté de communes du Pays de Condé et du syndicat intercommunal à vocation multiple (SIVOM) de Trith-Saint-Léger et environs.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

À la suite des élections municipales de 2014, trente sièges sont pourvus par la liste de la majorité municipale (« Ensemble continuons à dynamiser notre ville »), les deux groupes d’opposition sont : « Saint-Saulve Ambition » (2 sièges) conduit par Jean-Marc Hochart (PS), et « Liste citoyenne pour le renouveau de Saint-Saulve » (1 siège) conduit par Jean-Claude Quillet-Vilette (PCF).

Lors du premier tour des élections municipales de 2020 dans le Nord, la liste menée par Yves Dusart (LR) — ancien maire adjoint de Cécile Gallez, qui ne se représentait pas — obtient la majorité absolue des suffrages exprimés, avec 1 900 voix (73,70 %, 29 conseillers municipaux élus dont 5 communautaires), devançant largement celles menées par[35],[36] :
- Isabelle Dussart (DVG, 501 voix, 19,43 %, 3 conseillers municipaux élus) ;
- Martial Esmans (LO, 177 voix, 6,86 %, pas d'élus).
L'abstention s'est élevée à 67,95 %, lors d'un scrutin marqué par la pandémie de Covid-19.

Administration municipale[modifier | modifier le code]

La commune comptant entre 10 000 et 20 000 habitants au dernier recensement, le nombre de conseillers municipaux est de 33[37].

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[38]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1947 Émile-Charles Douchet
(1891-1962)
PCF Employé à la Compagnie du gaz
1947 1953 Paul-Édouard Derville
(1879-1954)
  Négociant
1953 1977 Fernand-Edmond-Désiré Cauchie
(1908-1981)
  Chef de service
mars 1977 mai 2020[41] Cécile Gallez[42]
(1936- )
DVD[43], UMP-PRV puis LR Pharmacienne,
Conseillère générale d'Anzin (1994 → 2002)
Députée du Nord (2002 → 2007
Présidente de la CC de la Vallée de l’Escaut (1993 → 2000)
Vice-présidente de la CA de Valenciennes Métropole (2001 → 2008)
Réélue pour le mandat 2014-2020[44]
mai 2020[45] En cours Yves Dusart DVD Responsable Service Logistique
Conseiller départemental de Valenciennes (2015 → )
Vice-président du conseil départemental du Nord (2018 → )
Vice-président de la CA de Valenciennes Métropole (2020 → )

Politique de développement durable[modifier | modifier le code]

Distinctions et labels[modifier | modifier le code]

Ville aux mille et une couleurs grâce à ses nombreux parterres de fleurs, Saint-Saulve participe au concours des villes fleuries depuis sa création en 1959. En 1960, la ville obtint le 1er prix d'arrondissement et le 2e prix départemental. La commune a été consacrée 4 fois ville fleurie[réf. nécessaire].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1800. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[46],[Note 8]

En 2019, la commune comptait 11 276 habitants[Note 9], en augmentation de 1,51 % par rapport à 2013 (Nord : +0,49 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851 1856
8309871 0761 1471 3551 6021 6741 9362 048
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
2 0312 0412 2612 4602 4682 5642 7513 1263 279
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
3 3453 6543 4713 7373 8274 0664 1164 5425 602
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016 2019
7 0078 76610 71711 12211 03310 69411 20211 16111 276
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[47].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 34,4 %, soit en dessous de la moyenne départementale (39,5 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 26,9 % la même année, alors qu'il est de 22,5 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 5 299 hommes pour 6 054 femmes, soit un taux de 53,33 % de femmes, légèrement supérieur au taux départemental (51,77 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[48]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,9 
5,0 
75-89 ans
9,9 
17,2 
60-74 ans
18,7 
20,8 
45-59 ans
20,0 
18,7 
30-44 ans
17,9 
17,3 
15-29 ans
14,7 
20,4 
0-14 ans
16,9 
Pyramide des âges du département du Nord en 2018 en pourcentage[49]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,3 
5,1 
75-89 ans
8,1 
14,3 
60-74 ans
15,6 
19,2 
45-59 ans
18,6 
19,6 
30-44 ans
18,7 
20,7 
15-29 ans
19,1 
20,7 
0-14 ans
18,5 

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune compte cinq écoles dont la plus ancienne est l'école du centre construite dans les années 1890. On y trouve également l'école du Rôleur, à la fois école maternelle et école primaire. Il y a ensuite l'école maternelle du Moulin-Rouge et l'école des Beaux-Monts. Il y a également l'école Saint-Joseph.

Les établissements d'enseignement secondaire sont le collège Lavoisier où sont scolarisés 350 élèves, le collège Notre-Dame qui compte un peu plus de 800 élèves et le collège Sainte-Marie.

Économie[modifier | modifier le code]

Panneau d'appel à la mobilisation populaire apposé sur la façade de l'hôtel de ville de Valenciennes pour le maintien de l'entreprise Ascoval.

Autrefois grand centre minier, Saint-Saulve a su se reconvertir et profiter de l'implantation de grandes industries telles que Toyota ou de sièges de sociétés comme Revival (groupe Derichebourg) récupération de déchets industriels et Transvilles (Compagnie des transports du Valenciennois et du Hainaut).

En 2016, l'entreprise française Vallourec cède 60 % de son aciérie, construite en 1975, au groupe Asco Industries (Ascometal), le laminoir de la tuberie voisine ayant été fermé. L'entité nouvelle prend le nom d'Ascoval[50]. , elle est placée en règlement judiciaire. En , Asco Industries est mis en liquidation de biens. En mai 2018, Asco Industries est repris par l'Américain Spirit AeroSystems[réf. nécessaire] mais sans investir dans l'unité de Saint-Saulve. En , le repreneur le plus probable d'Ascoval est le groupe Altifort[51], groupe industriel présent en Belgique, en France et en Ukraine, spécialisé dans les fluides et l'industrie mécanique[52].

La polyclinique du Parc emploie près de 400 personnes[53].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Orgue de Saint-Martin.

Équipements culturels[modifier | modifier le code]

L'école de musique.

La commune abrite une école de musique.

La Maison des Jeunes et de la Culture de Saint-Saulve propose une programmation culturelle, en délégation municipale, au sein de l'Espace Athéna. Cette salle modulable de 280 places assises programme de nombreux spectacles, et en particulier le festival de chanson française depuis 1993 ainsi que des concerts blues et des spectacles jeune public[58]. Elle accueille aussi des activités pour adultes et enfants tout au long de l'année.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Dechy (Nord).svg

Les armes de Saint-Saulve se blasonnent ainsi :

Parti, au premier d'or à une demi-aigle de sable mouvante du parti, au second d'azur semé de fleurs de lys d'or.


Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les normales servent à représenter le climat. Elles sont calculées sur 30 ans et mises à jour toutes les décennies. Après les normales 1971-2000, les normales pour la période 1981-2010 ont été définies et, depuis 2021, ce sont les normales 1991-2020 qui font référence en Europe et dans le monde[3].
  2. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  3. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  4. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  5. Par station météorologique historique, il convient d'entendre la station météorologique qui a été mise en service avant 1970 et qui est la plus proche de la commune. Les données s'étendent ainsi au minimum sur trois périodes de trente ans (1971-2000, 1981-2010 et 1991-2020).
  6. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  7. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé, en , celle d'aire urbaine afin de permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  8. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.
  9. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. 2021 : de nouvelles normales pour qualifier le climat en France, Météo-France, 14 janvier 2021.
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. « Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (Oracle) - », sur www.observatoireclimat-hautsdefrance.org (consulté le )
  7. « Station Météo-France Valenciennes - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
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  35. Fabien Pestiaux, « Qui raflera l’héritage de Cécile Gallez aux municipales de Saint-Saulve ? : Après quarante-trois ans de mandature de Cécile Gallez, Saint-Saulve aura un nouveau maire cette année. Son premier adjoint, Yves Dusart, est favori pour reprendre les manettes de la ville. Mais se dressent face à lui deux listes : celles de Martial Esmans (LO) et d’Isabelle Dussart (divers gauche) », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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  42. Véronique Bertin, « Pour son dernier mandat, Cécile Gallez a géré les affaires courantes de Saint-Saulve : Cécile Gallez termine son septième et dernier mandat de maire – elle est élue à Saint-Saulve depuis 1971, maire depuis 1977. Ce dernier mandat n’a pas été le plus spectaculaire au niveau des réalisations. Pas mal de projets annoncés sont en pause et ne sortiront que sous la prochaine mandature », La Voix du Nord,‎ (lire en ligne, consulté le ).
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