Quaregnon

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Quaregnon
La maison communale (1938)
La maison communale (1938)
Blason de Quaregnon
Héraldique
Drapeau de Quaregnon
Drapeau
Administration
Pays Drapeau de la Belgique Belgique
Région Drapeau de la Région wallonne Région wallonne
Communauté Drapeau de la Communauté française de Belgique Communauté française
Province Drapeau de la province de Hainaut Province de Hainaut
Arrondissement Mons
Bourgmestre Jean-Pierre Lépine (PS)
Majorité PS
Sièges
PS
VRAI
Front-Nat.
Ecolo
CITOYEN
25
16
5
2
1
1
Section Code postal
Quaregnon
Wasmuel
7390
7390
Code INS 53065
Zone téléphonique 065
Démographie
Gentilé Quaregnonais(e)
Population
– Hommes
– Femmes
Densité
19 041 ()
48,09 %
51,91 %
1 719 hab./km2
Pyramide des âges
– 0–17 ans
– 18–64 ans
– 65 ans et +
()
21,95 %
62,08 %
15,97 %
Étrangers 15,91 % ()
Taux de chômage 24,94 % (octobre 2013)
Revenu annuel moyen 10 649 €/hab. (2011)
Géographie
Coordonnées 50° 26′ nord, 3° 52′ est
Superficie
– Surface agricole
– Bois
– Terrains bâtis
– Divers
11,08 km2 (2005)
23,35 %
0,43 %
54,25 %
21,96 %
Localisation
Situation de la commune dans l’arrondissement de Mons et la province de Hainaut
Situation de la commune dans l’arrondissement de Mons et la province de Hainaut

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Quaregnon
Liens
Site officiel www.quaregnon.be

Quaregnon (en picard Cwargnon) est une commune francophone de Belgique située en Région wallonne dans la province de Hainaut.

C'est à Quaregnon que fut adoptée en mars 1894 la charte fondatrice du socialisme belge.

Étymologie[modifier | modifier le code]

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Des historiens[Qui ?] se sont donné beaucoup de mal pour expliquer ce nom. On[Qui ?] a prétendu que le vocable vient d'une réponse latine Quare non (« Pourquoi pas ? »). L'interprétation est risquée. Un historien[Qui ?] est plus précis. Quaregnon apparaît dans les diplômes de 965, sous la forme Quaterlesia, Quaternio cité encore en 1018, Quaringnon (1071), Quaregio (1110 et 1119), Quareum (1168), Quarinou (1195) et plus tard Quarinum, Quarignon, Karegnon, Karegnun.

Vers 686, un oratoire, dédié à saint Quentin, fut élevé en cet endroit, par les soins de saint Ghislain et surtout de sainte Waudru à qui appartenait le village. On déclare aussi que le nom signifie « carrière », « pierraie ». Il viendrait du celtique, cara keyr, « pierre » et serait l'analogue de Carrare, ici ville du marbre blanc, de Carnac, Carignan, etc.

Il semble plus logique d'examiner les plus anciennes formes, car elles nous paraissent donner l'explication de ce vocable dans lequel entre le nombre latin quater ou quatuor : « quatre ».

Si l'on adopte Quaterlesia, cela signifiait les « quatre lieux » (loca, lesia). Quaregio semble une contraction du latin quatuor regiones, les « quatre régions ou endroits, hameaux ». Quaternio est bas-latin et signifie un « assemblage de quatre choses », que ce soient des hameaux, des villages ou des ruisseaux. Or, Quaregnon au Moyen Âge était divisé en quatre parties :

  • au Sud : sous la Ville ou Moriauville, actuellement Marionville, la villa de Moreau, Morel ou de Marion, diminutif de Marie, hameau appelé aussi Mauvinage Malvinage (XVIe siècle), le lieu du winage, sorte d'octroi d'un nommé Malus ou bien le mouvais winage ;
  • au Centre : Assonchleville (Aisunvillo 1179) qui signifie la villa du milieu ou la villa d'Aisunus ;
  • vers le Nord : Montleville (Summo villa et Summavilla (1199-1240), la ville du dessus, de la hauteur, dont on a fait Mons ville, nom qui ne se retrouve dans aucun document ancien et même moderne ;
  • à l'extrême Sud : les communes ou pâturages communs où s'est établi le village de Pâturages (Colfontaine). Un titre cité vers cet endroit Altiville (1408) qui serait peut-être la traduction du latin alto villa, altissima villa, la haute villa, située à l'endroit le plus élevé.

Enfin, il y a aussi quatre cours d’eau qui traversent Quaregnon :

  • le rieu de Wasmes ou de la Radde eau, l’eau qui court vite ;
  • le rieu du Cœur ;
  • le Richon, rieu de Quaregnonchiel (1199) ou du Flénu (Mons), vers Jemappes (Mons);
  • enfin la Haine, dans laquelle les trois premiers se jettent.

On pourrait donc se demander si Quaregnon ne signifie pas « les quatre cours d'eau ».

Au point de vue des noms de lieux, Quaregnon est très intéressant à étudier. Qu’on en juge : le Bruille ou Brule (Brulium 1199) ou le bois marécageux (latin brolium, italien broglia) ; le champ du Castillon rappelle un petit château ; la Courbelette, endroit où une rue, un ruisseau font une courbe ; le Campiau vers Flénu (Mons), petit champ, c'est là qu'eut lieu le dernier acte de la bataille de Jemappes en 1792 ; Pont au Bourdeau (1407) ; la Croix SaintEtton (1407) ; le Château le Diable, ruines que l'on croit attribuer à l'ancien oratoire de Saint-Quentin, élevé à la fin du VIIe siècle ; champ de Baroncouture ; l'Esquigne et l'Eskielette (1379), champs qui donnèrent leurs noms à deux très anciens charbonnages.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les armoiries de Quaregnon.

On voit que ce gros village, le plus populeux du Borinage, a plus d’une particularité. Cependant, son histoire n’est pas riche en faits saillants. Quaregnon était autrefois la propriété du chapitre de Sainte-Waudru. Le comte de Hainaut, à titre d’abbé, avait le tiers des droits seigneuriaux. L’abbaye de Saint-Ghislain possédait la collation de la cure et jouissait de la dîme conjointement avec le curé. On y trouvait la seigneurie de le Vol, dite de Lambrechies et le fief de Briancon. Cette commune obtint une charte-loi au XIVe siècle. La mairie héréditaire de Quaregnon est mentionnée au XIIIe siècle. Elle appartenait au commencement du XIVe siècle la famille de Carnières[1], qui la vendit au chapitre de Sainte-Waudru en 1321. Celui-ci l’engagea à plusieurs reprises.

Gilles ou Gillion de Carnières, écuyer, seigneur de Carnières en 1308, fils de Gossuin. Il était possesseur de la mairie de Quaregnon, en 1309. En mars 1330, il n'était plus car le Comte de Hainaut, Guillaume achète à ses héritiers la mairie de Quaregnon.

En 1894, Émile Vandervelde, Homme politique belge, propose le texte idéologique de base du Parti Ouvrier Belge (P.O.B.), la Charte de Quaregnon. Le 23 août 1914 le 24e RI de l'armée impériale allemande passa par les armes 66 civils et détruisit 137 maisons lors des atrocités allemandes commises au début de l'invasion. Plusieurs familles de mineurs trouvèrent refuge sur le Plateau matheysin, au sud de Grenoble (France). Cette région du Dauphiné, réputée pour ses mines d'anthracite (fermées en 1997), accueillit beaucoup de Belges, notamment à La Mure.

Tour de l'ancienne église Saint-Quentin et mémorial aux victimes de la guerre 1914-1918.

Personnages célèbres[modifier | modifier le code]

Charbonnages[modifier | modifier le code]

Mines de SA Rieu du Cœur

  • L'Epette puits no 2 , le plus profond du Borinage 1 376 mètres (visible sur la borne) fermé en 1960.

Le site est actuellement occupé par un CarWash. 50° 25′ 37,04″ N, 3° 51′ 56″ E

  • Saint Florent
  • Saint Placide

Le 24 septembre 1939, 20 000 personnes assistent à la procession d'inauguration d'une croix de 18 mètres de hauteur et de 16 tonnes de béton sur le terril de la Croix à Quaregnon, en souvenir des mineurs morts au travail.

  • La Boule
  • Visite aux mineurs
Primo Carnera au pied de la statue Le mineur de tous les pays lors d'une visite en Belgique, à Quaregnon en 1958

Monuments[modifier | modifier le code]

Tour Saint Quentin[modifier | modifier le code]

La tour Saint-Quentin est le dernier vestige de trois églises éponymes[3] construites dans la commune de Quaregnon. Cette tour exerçait la fonction du clocher de ces églises. De nos jours, la tour se situe sur la Grand-Place de la commune.

Vers 686, un oratoire, dédié à saint Quentin, est élevé en cet endroit, par les soins de saint Ghislain et de sainte Waudru à qui appartient alors le village.

Édifiée au début du XIe siècle, l’église Saint-Quentin est construite en pierre et dans le style roman Jusqu’au début du XVe siècle, plusieurs aménagements agrandissent l’édifice en y ajoutant notamment des entrées latérales et des collatéraux.

Dans le courant du XVe siècle, l’église est presque entièrement reconstruite : désormais, deux collatéraux flanquent une nef ouverte vers un chœur à plans coupés. Au milieu du XVIIIe siècle , l’église médiévale est rasée et reconstruite. Le nouveau complexe n’est guère plus grand. L’édifice est alors cerné d’un cimetière clôturé.

Au début du XXe siècle, le vaste complexe nécessite à nouveau des restaurations. Déstabilisés par les exploitations minières, le clocher, la nef sud et les voûtes, menaçant de s’effondrer, sont démontés en 1909. Le reste de la nef est démonté en 1922. Au courant de l’année 1929, un monument aux morts, réalisé par le sculpteur Georges Wasterlain, est accolé à la face orientale de la tour. Ce monument honore les soldats décédés lors de la Première Guerre mondiale. Les trois panneaux superposés sont fixés dans des piliers de béton armé afin d'assurer la stabilité du monument.

La tour Saint Quentin est classée au patrimoine de la commune depuis le 21 août 1980. Une première série de travaux vise en 1986 à rénover l’édifice. En 2008, une seconde série de travaux est réalisée afin de rénover l’actuelle Grand-Place de la commune. Des fouilles archéologiques préventives mettent à jour les vestiges d’un cimetière mérovingien, témoin d’une activité dans la région aux VIIe et VIIIe siècles[4].

En 2015, une troisième série de travaux sert à déplacer le monument aux morts vers le cimetière de l’Espinette[5], où un socle en béton est préparé pour le recevoir[6]. Ces travaux sont finalement effectués en 2016. Chaque plaque est déplacée avec précaution à cause du poids très élevé de chaque pièce : la première plaque pèse quatre tonnes tandis que les autres plaques pèsent, en moyenne, sept tonnes. Endommagé par le temps, ce monument présentait un risque pour les passants et pour les visiteurs : ces travaux étaient donc nécessaires.

Au cours de la même année, la commune de Quaregnon envisage d’autres travaux dont le but est de réhabiliter la tour Saint Quentin et de la transformer en nouvelle Maison du Tourisme. Pour ce faire, une demande de subsides est afin de concrétiser ce projet[6].

Clubs de sport[modifier | modifier le code]

Dans la commune, il y a une diversité de club de sport où chacun peut se dépenser dans la discipline qu’il souhaite. Il existe différentes implantations dans l’entité que ça soit sur Quaregnon ou Wasmuel.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Folklore[modifier | modifier le code]

La cavalcade

La toute première cavalcade s’est déroulée en février 1925. Les commerçants de la Grand-place ont décidé de fêter cet événement le dimanche du mi-carême.

En 1926, 30 sociétés formaient le cortège carnavalesque, il comportait deux groupes de Gilles comptant chacun d’eux en moyenne 200 membres. Il y avait également des fanfares, des harmonies locales…

Le départ  des festivités est annoncé par 5 coups de canon.

À l’heure actuelle,  il y a toujours plus que 1 groupe de Gilles et une dizaine de groupes soit interne ou étranger à l’entité qui font vivre l’évènement.

Le cortège traverse les rues Jules Guesde (devant l’enseigne « café sans calotte »), Camille Huysmans, Monsville, Village, Grand Place, Carlier, Derbaix, l’Egalite.

Les groupes terminent leur circuit par un rondeau final.

Un superbe feu d’artifice  clôture les réjouissances le mardi avec le brûlage de bosses.

Malheureusement, la cavalcade de Quaregnon a perdu de son charme à contrario de celle de Jemappes qui a pris  le dessus au fur et à mesure des années.

Toutefois, une nouvelle activité annuelle a pris place dans la ville. Une ducasse s’installe pour une durée d’une semaine sur l’esplanade du fair Play près de la rue de l’Égalité. Elle a dû y déménager à la suite de la rénovation de la Grand place.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]