Hélène Geoffroy

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Hélène Geoffroy
Illustration.
Fonctions
Maire de Vaulx-en-Velin
En fonction depuis le
(4 ans, 11 mois et 27 jours)
Réélection 28 juin 2020
Prédécesseur Pierre Dussurgey

(1 an, 11 mois et 19 jours)
Élection 30 mars 2014
Prédécesseur Bernard Genin
Successeur Pierre Dussurgey
Vice-présidente de la Métropole de Lyon
déléguée à l'égalité des territoires
En fonction depuis le
(1 an, 11 mois et 29 jours)
Élection 28 juin 2020
Président Bruno Bernard
Secrétaire d'État chargée de
la Politique de la Ville

(1 an, 3 mois et 6 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls II
Cazeneuve
Prédécesseur Myriam El Khomri (indirectement)
Successeur Julien Denormandie (indirectement)
Députée française

(3 jours)
Prédécesseur Renaud Gauquelin
Successeur Anissa Khedher

(3 ans, 8 mois et 20 jours)
Élection 17 juin 2012
Circonscription 7e du Rhône
Prédécesseur Jean-Jack Queyranne
Successeur Renaud Gauquelin
Conseillère générale du Rhône

(8 ans, 2 mois et 19 jours)
Élection 28 mars 2004
Circonscription Canton de Vaulx-en-Velin
Prédécesseur Maurice Charrier
Successeur Stéphane Gomez
Biographie
Date de naissance (52 ans)
Lieu de naissance Creil, (Oise, France)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste

Hélène Geoffroy, née le à Creil, est une femme politique et physicienne française, membre du Parti socialiste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Née à Creil, dans l'Oise de parents fonctionnaires[1], Hélène Geoffroy passe son enfance en Guadeloupe. Elle obtient une maîtrise en mécanique à l'université Paris VI, puis un doctorat en mécanique à l'École polytechnique[2]. Elle est chargée de recherche en mécanique à l'École nationale des travaux publics de l'État à Vaulx-en-Velin.

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Élue locale[modifier | modifier le code]

Élue conseillère municipale socialiste de cette commune en 2001, elle est nommée adjointe au maire, déléguée à l'emploi, l'insertion, la formation professionnelle et la condition féminine. En 2004, elle est élue conseillère générale du Rhône dans le canton de Vaulx-en-Velin.

En 2008, elle est choisie pour être tête de liste aux municipales à Vaulx-en-Velin sur une liste PS-PRG-MRC-DVG. En obtenant seulement 23,94 % des voix, elle est battue dès le premier tour par le maire sortant Maurice Charrier, qui conserve sa mairie avec 50,56 % des voix[3].

En 2011, elle réussit à conserver son canton et est réélue avec 70 % au second tour face au candidat du Front national[4].

Députée[modifier | modifier le code]

Elle est élue députée lors des législatives de 2012 dans la 7e circonscription du Rhône[5]. Touchée par le cumul de mandats, elle démissionne du conseil général.

Depuis , elle est secrétaire nationale du PS, déléguée à la lutte contre l'exclusion.

Elle est considérée comme proche de Ségolène Royal[6],[7].

Elle est nommée par Claude Bartolone représentante de l'Assemblée nationale à l'Agence nationale pour la cohésion sociale et l'égalité des chances (ACSE). De à , elle est membre du conseil d’administration de l'ACSE, devenu ensuite le Commissariat général à l'égalité des territoires (CGET)[8].

Maire[modifier | modifier le code]

En , associée à une liste citoyenne (APVV : Agir Pour Vaulx-en-Velin), déclarée sans étiquette, la liste PS qu'elle conduit remporte le second tour des élections municipales de Vaulx-en-Velin avec 41,66 % des voix[3],[9]. Le , elle est élue maire, mettant ainsi fin à 70 ans de municipalités communistes dans cette ville.

Le suivant, elle est élue 10e vice-présidente de la communauté urbaine de Lyon, qui devient la métropole de Lyon au .

Après avoir quitté son poste de maire de Vaulx-en-Velin en , remplacée par Pierre Dussurgey, elle est de nouveau élue à la tête de la commune le [10].

Au lendemain de la démission de Jean-Christophe Cambadélis de la direction du Parti socialiste[11], elle annonce son intention de déposer une motion en vue du prochain congrès[12] dans l'optique de définir « une ligne claire » au PS, jugée, selon elle, trop à gauche depuis la victoire de Benoît Hamon à la primaire de 2017.

Le , elle est nommée présidente de l'EPARECA[13].

En septembre 2021, lors du congrès de Villeurbanne, Olivier Faure est réélu premier secrétaire du PS pour un deuxième mandat avec 73,49 % des voix contre 26,52 % pour Hélène Geoffroy[14].

Secrétaire d'État[modifier | modifier le code]

Le , elle s'oppose à l'introduction d'une mesure de déchéance de la nationalité dans le projet de révision constitutionnelle[15]. Le jour suivant, elle est nommée secrétaire d’État auprès du ministère de la ville, de la jeunesse et des sports, chargée de la ville[16].

En , après avoir longtemps souhaité une candidature de François Hollande à sa propre succession, elle prend position pour Manuel Valls dans la primaire de la gauche pour l'élection présidentielle, « celui qui est suffisamment crédible et réaliste »[17]. Estimant que se joue-là l'avenir du PS et de ses fractures, elle qualifie la candidature du favori Benoît Hamon de « témoignage », « plus utopiste que réaliste »[18].

Elle se revendique féministe[19].

Élections législatives de 2022[modifier | modifier le code]

Elle s'oppose aux négociations entre le Parti socialiste et la France insoumise en vue de définir des candidatures communes pour les élections législatives de 2022, accusant le premier secrétaire Olivier Faure de « reddition »[20]. Ce dernier lui répond : « Si vous pensez que le PS est mort, (…) si vous pensez que vous n’appartenez plus à la gauche, alors partez ! Rejoignez LREM. Sinon, restez et battez-vous avec nous. Ça nous changera[20]. » Elle soutient les dissidents socialistes qui voudront se présenter aux élections législatives contre les candidats investis par leur parti[21].

Domaine associatif[modifier | modifier le code]

Elle est la présidente de l'association Médialys. C'est une structure d'insertion par l'activité économique[22] créée en 2006.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Compagne de Joël Mathurin[23], elle est mère de deux filles[1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Rachid Laïreche, « Va, ville et deviens ! »sur Libération, 11 avril 2016
  2. « Mme Hélène GEOFFROY - Chargée de recherche en mécanique à l'Ecole nationale des travaux publics de ... - Biographie mise à jour le 11 juin 2015 - LesBiographies.com », sur www.lesbiographies.com (consulté le )
  3. a et b Résultats élections municipales 2008 et 2014 sur linternaute.com
  4. Département du Rhône, « Élections cantonales 2011 - Département du Rhône », sur www.rhone.fr (consulté le )
  5. Notice d'Hélène Geoffroy sur le site de l'Assemblée nationale, consulté le 13 septembre 2012.
  6. Geoffrey Mercier, « La surprise Hélène Geoffroy au gouvernement », leprogres.fr, 12 février 2016.
  7. Marina Grépinet, « Les nouveaux fidèles de Ségolène Royal », parismatch.com, 14 octobre 2012.
  8. « Hélène Geoffroy », ville.gouv.fr (consulté le )
  9. « La députée PS Hélène Geoffroy prend le bastion communiste de Vaulx-en-Velin », Libération, 31 mars 2014.
  10. « Hélène Geoffroy redevient maire de Vaulx-en-Velin », vaulx-en-velin.net-
  11. Marie Zafimehy, « Malgré sa démission du PS, Cambadélis reste à Solférino », sur RTL.fr (consulté le )-
  12. Loïc Besson, « Hélène Geoffroy invitée de "Face à Face" », TLM,‎ (lire en ligne, consulté le ).
  13. Shahinez Benabde, « Une ancienne secrétaire d’État élue présidente de l’Epareca », sur acteurspublics.com, (consulté le )
  14. Agence France-Presse, « Olivier Faure officiellement réélu à la tête du PS au 79e Congrès du Parti », sur lefigaro.fr, (consulté le )
  15. David Ponchelet, « A peine nommée au gouvernement, Hélène Geoffroy est au centre d'une polémique », francetvinfo.fr,
  16. « Remaniement: Hélène Geoffroy, une surprise? Pas tant que cela », 20minutes.fr, (consulté le )
  17. « Primaire: Hélène Geoffroy soutient Valls », sur lefigaro.fr, (consulté le )
  18. Loïc Besson, « Hélène Geoffroy invitée de l'émission "Face à Face" », sur TLM.tv,
  19. « PressReader.com - Journaux du Monde Entier », sur www.pressreader.com (consulté le )
  20. a et b « Les élections législatives, poison de la division au Parti socialiste », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  21. « Elections législatives 2022 : les dissidents socialistes en guerre ouverte contre la direction du PS », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne)
  22. « L’ASSOCIATION | Médialys » (consulté le )
  23. https://www.leprogres.fr/loire/2016/02/12/la-compagne-de-l-ancien-sous-prefet-de-roanne-nommee-secretaire-d-etat-a-la-ville.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]