Clotilde Valter

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Clotilde Valter
Image illustrative de l'article Clotilde Valter
Fonctions
Secrétaire d'État chargée de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage

(1 an, 2 mois et 29 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls II
Cazeneuve
Prédécesseur Thierry Repentin (indirectement)
Secrétaire d'État à la Réforme de l'État et
à la Simplification

(7 mois et 25 jours)
Président François Hollande
Gouvernement Manuel Valls II
Prédécesseur Thierry Mandon
Successeur Jean-Vincent Placé
Députée du Calvados
Élue dans la 3e circonscription

(3 ans et 27 jours)
Élection
Législature XIVe
Prédécesseur Claude Leteurtre
Successeur Guy Bailliart
Conseillère générale du Calvados
Élue dans le canton de Lisieux-2

(11 ans et 1 jour)
Prédécesseur Gilbert Dehais
Successeur canton supprimé
Biographie
Date de naissance (54 ans)
Lieu de naissance Béthune (Pas-de-Calais)
Nationalité Française
Parti politique PS

Clotilde Valter (née le à Béthune dans le Pas-de-Calais), est une femme politique française.

Biographie et carrière politique[modifier | modifier le code]

Jeunesse et formation[modifier | modifier le code]

Après une scolarité dans le Nord, sanctionnée par un baccalauréat en 1980, Clotilde Valter est diplômée de Sciences-Po en 1983 et intègre l'École nationale d’administration l'année suivante.

À sa sortie, en juin 1987 (Promotion Fernand Braudel), elle intègre l’inspection générale de l’administration près le ministre de l’Intérieur. Elle est nommée en 1991 par Lionel Jospin, ministre de l'Éducation nationale, pour intégrer son cabinet. Après la défaite socialiste de 1993, elle est nommée sous-directrice de la programmation et des études à la direction financière du ministère de l'Intérieur.

Conseillère technique auprès du Premier ministre[modifier | modifier le code]

Devenu Premier ministre, Lionel Jospin l'appelle en juin 1997 comme conseillère à Matignon pour suivre les affaires intérieures[1]. Clotilde Valter, notamment chargée des affaires corses, doit gérer l'affaire concernant l'assassinat de Claude Érignac et l'affaire des paillotes[2]. Elle est entendue lors de l’enquête sur l’incendie de la paillote « Chez Francis » impliquant des gendarmes en Corse à propos de ses relations avec l’ancien préfet Bernard Bonnet[3].

Carrière politique[modifier | modifier le code]

Mandats locaux[modifier | modifier le code]

L'ancienne ministre des Droits des femmes Yvette Roudy lui demande en 1999 de venir travailler avec elle à Lisieux. Troisième sur la liste aux municipales, elle siège dans l'opposition municipale après la victoire de Bernard Aubril en mars 2001.

Candidate aux législatives de juin 2002, elle est battue par Claude Leteurtre avant d'essuyer un nouveau revers en 2007[3].

Elle devient conseillère générale du Calvados (canton de Lisieux-2) en mars 2004 et est réélue en 2011[3]. Elle ne se représente pas en 2015[4].

Tête de liste aux élections municipales de mars 2008, elle ne parvient pas à éviter une nouvelle victoire de la liste de Bernard Aubril. Candidate aux sénatoriales en septembre 2008, elle échoue de peu à faire tomber René Garrec.

Directrice de campagne de Laurent Beauvais lors des élections régionales de 2010, elle est réélue nettement, avec plus de 60 % des voix au second tour, lors des élections cantonales de mars 2011. Elle devient alors présidente du groupe socialiste et radical de l'assemblée départementale.

Mandats nationaux[modifier | modifier le code]

Le 17 juin 2012, elle est élue députée de la 3e circonscription du Calvados, avec 51,20 % des suffrages, contre 48,80 % au député centriste sortant Claude Leteurtre. À l’Assemblée nationale, elle s’est investie sur les dossiers industriels (accord entre l’État et Mittal, situation de la sidérurgie et de la métallurgie, fermeture de l’usine Goodyear d’Amiens, centres techniques industriels) et est rapporteur de la commission d’enquête sur les prix de l’électricité[3].

Militante de la simplification du « millefeuille territorial », elle est nommée secrétaire d'État à la Réforme de l'État et à la Simplification dans le gouvernement Valls II le à la suite d'un remaniement technique[5] et s’attelle à simplifier le quotidien des entreprises et des usagers des services publics[3].

Elle est nommée secrétaire d'État auprès de la ministre du Travail, de l'Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social, chargée de la Formation professionnelle et de l'Apprentissage le 11 février 2016.

Fonctions partisanes[modifier | modifier le code]

À l'issue du congrès de Reims (novembre 2008), lors duquel elle est signataire avec Bertrand Delanoë et François Hollande de la motion A, elle est nommée secrétaire nationale chargée des questions de défense et membre du Bureau national du Parti socialiste.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « "Clotilde Valter, ancienne conseillère de Jospin, nommée à la Réforme de l'État" », Le Point,‎ (lire en ligne)
  2. Après les turbulences, Le Point, 26 novembre 1999.
  3. a, b, c, d et e Corinne Laurent, « Clotilde Valter et Martine Pinville, deux fidèles de l’Élysée entrent au gouvernement », la-croix.com, (consulté le 17 juin 2015)
  4. « Élections départementales à Lisieux. Clotilde Valter n'est pas candidate », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 9 février 2016)
  5. Sylvain Chazot, « Clotilde Valter et Martine Pinville rejoignent le gouvernement Valls », lelab.europe1.fr, 17 juin 2015.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]