Ferme des mille vaches

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Ferme des mille vaches
Ferme des mille vaches.JPG
Vue aérienne des bâtiments, en .
Présentation
Type
élevage intensif ; production de lait, de méthane et d'électricité
Destination actuelle
production laitière, production d'énergie
Style
bâtiment industriel et agricole
Architecte
Éric Mouton, maire de Buigny-Saint-Maclou
Construction
2013 – 2014
Propriétaire
Matthieu Ramery[1],[2]
Localisation
Pays
Région
Communes
Coordonnées
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La ferme des mille vaches est une exploitation bovine laitière industrielle, construite sur le territoire des communes de Buigny-Saint-Maclou et de Drucat, près de l'aérodrome d'Abbeville, dans le département de la Somme, en région Hauts-de-France.

Elle est conçue pour abriter environ 1 000 vaches laitières (à l'origine de son surnom) et une unité de méthanisation d'environ 1,5 mégawatt[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le projet[modifier | modifier le code]

À partir de 2009, des producteurs laitiers du Vimeu et du Ponthieu décident de monter un projet de ferme industrielle de 1 000 vaches pour la production laitière et une unité de méthanisation, à 600 mètres des premières habitations. Parmi ces éleveurs, la figure de proue est Michel Ramery, fondateur d'une entreprise de BTP à la retraite et fils d’agriculteur picard, propriétaire d'une ferme de 200 vaches laitières près d'Airaines. Ils sont regroupés en une SCEA dite « Côte de la justice », et présentent un dossier concernant 1 000 vaches laitières et leurs suivantes soit 1 750 animaux au total[4]. Le terrain est acquis à l'insu de la SAFER Picardie, par un montage financier basé sur la transmission de parts sociales[5]. Par ailleurs, l'exploitation est membre d'une coopérative d'utilisation de matériel agricole (CUMA), alors présidée par Michel Ramery[6].

La première demande administrative du projet est déposée en . Le projet initial souhaite mettre en place un méthaniseur de 1,48 mégawatt[7] (dont la puissance sera finalement moindre[8], soit 1,338 mégawatt[3]).

En , un voyage est organisé par Michel Ramery, avec des élus locaux, en Allemagne pour notamment montrer des méthaniseurs[7].

En , une enquête publique démarre. À l'issue de celle-ci, les commissaires enquêteurs émettent un avis favorable au projet en [3]. Le même mois, des habitants, opposés au projet, décident de créer l'association Novissen (NOs VIllages Se Soucient de leur ENvironnement).

Le , une première manifestation réunit entre 600 à 700 personnes à Abbeville[3].

Construction, mise en service et exploitation[modifier | modifier le code]

En , les services administratifs n'autorisent qu'une capacité de 500 vaches, via la limitation de la surface d'épandage associé. En , un permis de construire est délivré par la préfecture[3]. La longueur prévue du bâtiment principal est de 230 mètres.

En mai de la même année, un recours vis-à-vis de la préfecture et un référé-suspension au tribunal administratif d'Amiens, déposés par l'association Novissen, sont déboutés[3].

Le , des agriculteurs du syndicat Confédération paysanne s'introduisent dans le chantier de la future exploitation, afin de tenter de le bloquer[3].

Le , des membres de ce même syndicat agricole s'introduisent une nouvelle fois dans le chantier, pour démonter la machine de traite. Cinq agriculteurs sont interpelés à la suite de cette action, et sont placées 48 h en garde à vue[3]. Le , le conseiller présidentiel à l'agriculture, Philippe Vinçon, est retenu plusieurs heures, par des membres de la Confédération paysanne, alors que ses militants sont en cours de libération[3].

En , le Conseil d'État rejette les demandes de pourvoi de Novissen[3].

Le , une veille, guettant l'arrivée des vaches, est organisée à proximité de la ferme, entre les communes de Drucat, Buigny-Saint-Maclou et Abbeville[9].

La première traite a eu lieu le , après que 150 vaches ont rejoint la ferme[10]. À partir du , et pendant trois jours, des militants de l'association Novissen et de la Confédération paysanne bloquent l'entrée de l'exploitation qui a commencé sa production[11]. Les forces de l'ordre interviennent pour les déloger au moment de la première collecte du lait[12].

Les 4 et , Claude Dubois (vice-président de Novissen) constate, lors de vols effectués en ULM, le décès de deux vaches de l'exploitation, les animaux concernés gisant à terre à l'extérieur des bâtiments[13].

Le , neuf agriculteurs de la Confédération paysanne, qui étaient entrés sur le chantier de la ferme plus d'un an auparavant, sont condamnés à des peines allant de l'amende à 5 mois de prison avec sursis ; l'avocat de Michel Ramery était Frank Berton. Une manifestation de soutien a réuni entre 2 000 et 4 000 personnes à Amiens, où s'est déroulé le procès[14],[15]. Le syndicat agricole a profité de cette tribune pour dénoncer l'industrialisation de l'agriculture[16].

Les neuf condamnés ayant fait appel, un nouveau procès doit se tenir le à Amiens[17].

En , un employé licencié révèle les mauvaises conditions dans lesquelles les animaux sont élevés (traites trop nombreuses, vêlages mal conduits et manque d'hygiène)[18] :

« […] il y aurait plus de 485 vaches dans la ferme-usine. « Cela fait longtemps qu’il y en a plus, on en est à 723 maintenant. Je le sais parce que c’est écrit sur le roto [l’appareil de traite – NDLR] en fin de traite. » En avril, pourtant, le ministre de l’Agriculture avait promis qu’il faudrait une enquête publique pour aller au-delà de cinq cents bovins. « Dans le troupeau, il y a au moins 300 vaches qui boîtent. Elles sont fatiguées, maigres. Elles ont des ongles trop longs ou des sabots qui pourrissent. Elles marchent à longueur de journée dans leurs excréments. D’habitude, on nettoie tous les deux jours dans ce type d’élevage, là c’est tous les quinze jours. Les vaches sont sales. » »

Les conditions de travail des employés sont, elles aussi, dénoncées :

« Quand je suis arrivé, il y avait une comptable, une secrétaire, deux responsables et trente-trois employés. Quand je suis parti, on n’était plus que quinze. Il y a deux équipes, celle qui travaille de 5 h à 14 h 30 et celle qui travaille de 14 h 30 à minuit. »

Le directeur d'exploitation a reconnu, à la suite d'un contrôle engendré par ces révélations, dépasser avec 794 bêtes le nombre de vaches autorisées, alors que l'autorisation n'était valable que pour 500[19].

En conséquence, le préfet de la Somme décide d'appliquer des sanctions, détaillées dans un communiqué de presse le  : 7 800 euros d'amende, à laquelle s'additionne une astreinte quotidienne de 780  jusqu'au retour à 500 animaux ; par ailleurs, une étude sur le bien-être des vaches va être effectuée par un vétérinaire indépendant[20]. Le gérant de la ferme conteste cette décision et dépose un recours au tribunal administratif d'Amiens dans les jours qui suivent[21]. Ce dernier donne raison à l'exploitant en , sous forme de référé[22]. La préfecture ayant fait appel de cela, elle est soutenue par Novissen lors d'une manifestation organisée à Amiens le [23].

Le , les neuf agriculteurs de la Confédération paysanne voient leurs peines de prison, prononcées près d'un an auparavant, annulées par la cour d'appel d'Amiens ; seules des amendes leur restent infligées[24].

Afin de pouvoir officiellement dépasser la limite de 500 vaches et donc atteindre les 880 animaux, l'exploitant a déposé un dossier auprès de la préfecture, ce qui déclenche le lancement d'une enquête publique durant un mois à partir du . Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, désapprouve cette possibilité d'extension du cheptel[25]. En , cette procédure, dont les conclusions vont être examinées par le conseil départemental de l'environnement et des risques sanitaires et technologiques (CODERST), est considérée comme inutile, en raison d'un accord tacite permis par la loi du relative à la « simplification administrative » (l'État ayant en effet pris trop de temps à examiner la demande d'extension par regroupement d'élevages), mais également parce que l'augmentation du nombre de bêtes « n’entraîne pas de modification substantielle des conditions d’exploitation prises en compte dans l’arrêté du 1er février 2013, qui autorise la société requérante à exploiter un élevage de 500 vaches laitières »[8]. Le , le résultat de ladite enquête publique est très favorable (d'après ses trois commissaires enquêteurs), au grand dam de Novissen ; cela n'étant que consultatif, la décision finale revient au préfet[26]. Cependant, Ségolène Royal, ministre de l'Environnement, demande au préfet une nouvelle enquête publique (ainsi qu'une étude d'impact) en [27], date à laquelle l'exploitation compte environ 850 bêtes selon son propriétaire[28]. Michel Welter, par le biais de son avocat, saisit en réaction le tribunal administratif à l'encontre dudit préfet[29] ; ce tribunal rejette le recours concerné en [30].

Le , le Conseil d'État, en attendant un jugement définitif par le tribunal administratif d'Amiens, rejette les recours de la ministre et d'associations de protection de l'environnement contre les ordonnances du juge des référés suspendant l'amende et l'astreinte financière infligées à l'exploitant par la préfecture[31].

Par ailleurs, en , l'association L214 et l'organisation non gouvernementale (ONG) Écologie sans frontière réclament une visite de l'établissement par un expert. Les conditions d'élevages sont médiocres selon elles, d'après le témoignage d'un ancien salarié[32] (voir ci-dessus). Michel Welter, le directeur du site, refuse, car une expertise avait déjà été réalisée par un vétérinaire mandaté par le ministère de l'agriculture. Un procès s'est déroulé le [33],[32] ; le tribunal de grande instance d'Amiens a décidé de rejeter la demande des deux associations deux semaines après[34]. L214 fait appel « à titre conservatoire » de cette décision en avril[35]. En , L214 abandonne son appel[réf. nécessaire].

La production de l'exploitation (où se déroulent trois traites quotidiennes) devrait être de 9 millions de litres de lait, sur l'ensemble de l'année 2016. Elle est alors vendue à la coopérative belge Milcobel[36].

Selon Barbara Pompili (secrétaire d'État chargée de la Biodiversité), interviewée en , le site va aggraver les effets de la crise du lait rencontrée par les agriculteurs français, en faisant croître la baisse des prix du lait, et représente un modèle économique non viable. En outre, le fonctionnement de la ferme génère des nuisances pour les riverains, comme celles du trafic routier[37].

Le projet de méthaniseur, pas encore construit en , est abaissé à une puissance de 0,8 mégawatt[38].

En , des éleveurs du département de la Manche, membres de la section lait de la FDSEA, ont pu visiter l'exploitation, dont Michel Welter a expliqué le fonctionnement. Selon ce dernier, le modèle n'est pas transposable dans ledit département[39].

Une pétition en ligne est lancée en , dont le but est d'éviter que le lait produit dans la ferme des mille vaches puisse être vendu par les enseignes françaises de la grande distribution. En effet, une partie de ce lait serait vendu à la société Ysco, qui l'utiliserait alors pour fabriquer des glaces de marques de distributeur (dont des bûches de Noël)[40].

Le , le rapporteur public du tribunal administratif se prononce, lors d'une audience à Amiens, en faveur de l'annulation des arrêtés préfectoraux qui infligent des sanctions pour le dépassement de 500 vaches (le nombre d'animaux atteignant désormais 862)[41]. Neuf jours après, le tribunal administratif donne le même avis ; l'État va devoir rembourser à l'exploitant 8 500 euros, c'est-à-dire les amendes infligées sous forme d'astreintes (désormais nulles), puisque l'exploitation est implicitement autorisée à dépasser le nombre de 500 depuis [42]. Pourtant, Nicolas Hulot, ministre de la Transition écologique et solidaire, fait appel de cette décision le devant la cour administrative d'appel de Douai, qui rejugera l'affaire[43],[44]. Selon cette dernière, un vice de procédure existe dans l'enquête publique réalisée en 2011, en l'occurrence un manque d'information sur les capacités financières de l'exploitant ; cependant, le , elle ne prend pas de décision et demande l'avis du Conseil d'État[45].

Oppositions[modifier | modifier le code]

Parmi les opposants à cette exploitation, on peut trouver l'association d'habitants Novissen, le syndicat agricole Confédération paysanne[46], des associations de protection animale telles que L214[47], l'ONG Écologie sans frontière[32], ainsi que les partis politiques Europe Écologie Les Verts, Parti de gauche[48] et La France insoumise[49], ou encore le philosophe Alain Finkielkraut[50].

La production en grande quantité de lait dans un espace confiné étant vue négativement par ce syndicat agricole et ces différentes associations écologistes, ceux-ci menacent d'appeler à boycotter la marque Senoble. Selon eux, Senoble détiendrait, avec le groupe normand Agrial, la coopérative Senagral, qui serait la première consommatrice du lait produit dans cette usine. La chaîne de magasins bio Biocoop a décidé de « déréférencer » les produits de la marque Senoble[51],[52].

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Élevage intensif : attention danger !, documentaire réalisé par Frédérique Mergey (diffusé le sur France 5)[53].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. D. T., « La ferme des 1000 vaches continue », sur lavoixdunord.fr, (consulté le 5 décembre 2016).
  2. Note : le propriétaire initial, Michel Ramery, est mort le  ; cf. lefigaro.fr avec AFP, « Décès du créateur de la "Ferme des 1000 vaches" », sur lefigaro.fr, (consulté le 5 décembre 2016).
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Audrey Garric, « « Ferme des mille vaches » : les raisons du conflit », sur lemonde.fr, 16 septembre 2014 (mis à jour le 23 février 2016) (consulté le 30 mai 2018).
  4. « Ferme des « 1000 vaches » : l'exploitation a démarré », sur leparisien.fr, (consulté le 15 septembre 2014).
  5. Julie Lallouët-Geffroy, « Les Safer gèrent-elles bien les terres agricoles ? », sur reporterre.net, (consulté le 22 février 2016) : « Un exemple majeur de ce type de montage financier est la ferme-usine des Mille Vaches. C’est par le biais de transmission de parts sociales que Michel Ramery est parvenu à acquérir ses terres à l’insu de la Safer. Résultat : les pouvoirs publics se retrouvent devant le fait accompli, sans possibilité juridique de casser les ventes effectuées. »
  6. Lise Monteillet, « Qui l’eut cru ? La ferme des 1000 vaches en cuma », sur entraid.com, (consulté le 6 avril 2016) : « Le gérant ajoute aussitôt : «Nous avons également créé la cuma des 1000 pour partager le matériel des huit structures qui se sont rapprochées pour former la ferme des 1000 vaches. Nous sommes convaincus que le matériel est là pour être utilisé au maximum. Nous songeons à ouvrir ce groupe aux exploitations voisines, sur du matériel de récolte du lin par exemple.» Cette cuma est présidée par Michel Ramery. »
  7. a et b « Ferme des mille vaches : le détail du projet », Fabrice Nicolino, Reporterre, Rue89, (consulté le ).
  8. a et b Denis Desbleds, « MILLE VACHES Une enquête publique jugée inutile », sur courrier-picard.fr, (consulté le 27 janvier 2016).
  9. Le Courrier picard, édition d'Abbeville, 9 septembre 2014, p. 6.
  10. « "Ferme des 1000 vaches": démarrage de l'exploitation après l'arrivée des premiers bovins », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 2 juin 2017).
  11. « Le blocage s'organise autour de la ferme des mille vaches », Le Monde, .
  12. « Première traite agitée à la « ferme des milles vaches », sur Le Monde, .
  13. Barnabé Binctin, « Décès inattendus à la ferme-usine des 998 vaches », sur reporterre.net, (consulté le 1er novembre 2014).
  14. Morgane Tual, « Au procès des « mille vaches », la convergence des luttes », sur lemonde.fr, (consulté le ).
  15. Sylvain Mouillard, « Les opposants à la ferme des «1 000 vaches» écopent de prison avec sursis et d'amendes », sur liberation.fr, (consulté le 27 avril 2016).
  16. « Ferme des 1.000 vaches: 2 à 4 mois avec sursis requis », sur challenges.fr, (consulté le 27 avril 2016).
  17. MG avec AFP, « Ferme des mille vaches VS Confédération paysanne : bientôt une manifestation et des procès », sur France 3 Picardie, (consulté le 21 mai 2015)
  18. Marie Astier, « Aux Mille vaches : « Ils m’ont traité comme un chien et ils maltraitent les vaches » », sur reporterre.net, (consulté le 9 juin 2015).
  19. « La « ferme des mille vaches » dépasse le nombre d’animaux autorisés », sur lemonde.fr, (consulté le 9 juin 2015).
  20. « MILLE VACHES La préfète confirme les sanctions contre l'exploitation », sur courrier-picard.fr, (consulté le 29 août 2015).
  21. Camille Dicrescenzo, « Ferme des 1000 vaches : le propriétaire conteste les sanctions devant le tribunal administratif », sur France 3 Picardie, (consulté le 5 septembre 2015).
  22. « Le tribunal administratif donne raison à la ferme des Mille vaches », sur courrier-picard.fr, (consulté le 19 janvier 2016).
  23. Denis Desbleds, « MILLE VACHES Novissen au secours du préfet », sur courrier-picard.fr, (consulté le 31 mars 2016).
  24. Sophie Chapelle, « Les opposants à la ferme-usine des Mille vaches échappent à la prison », sur bastamag.net, (consulté le 16 septembre 2015).
  25. Eric Turpin, « Ferme des 1000 vaches : une nouvelle enquête publique est lancée », sur francebleu.fr, (consulté le 14 octobre 2015).
  26. Cécilia Sanchez, « Ferme des 1.000 vaches : l'enquête publique favorable à l'extension du cheptel », sur france3-regions.francetvinfo.fr/picardie, 23 – 24 février 2016 (consulté le 24 février 2016) : « Ils sont favorables "à l'unanimité" et "sans réserve" à l'extension du cheptel de l'exploitation ainsi que la reconfiguration de son unité de méthanisation du site. »
  27. J. Rauch, « Ségolène Royal remet en cause l'enquête publique favorable à l'extension des "1000 vaches" », sur lejournaldabbeville.fr, (consulté le 5 mai 2016).
  28. AFP, « Ferme des "1.000 vaches": Ségolène Royal demande une nouvelle enquête publique », sur leparisien.fr, (consulté le 4 mai 2016).
  29. Denis Desbleds, « MILLE VACHES Un recours contre le préfet de la Somme », sur courrier-picard.fr, (consulté le 28 mai 2016).
  30. Denis Desbleds, « MILLE VACHES Le tribunal administratif rejette un recours contre le préfet », sur courrier-picard.fr, (consulté le 30 juin 2016).
  31. « MILLE VACHES Amende et astreinte financière : un répit pour l’exploitant », sur courrier-picard.fr, (consulté le 15 juillet 2016).
  32. a, b et c Yann Defacque, « 1000 vaches : L 214 et Ecologie sans Frontière veulent une visite », sur lejournaldabbeville.fr, (consulté le 14 mars 2016).
  33. « MILLE VACHES L214 et Écologie sans frontière répondent à Michel Welter », sur courrier-picard.fr, (consulté le 31 mars 2016).
  34. Denis Desbleds, « MILLE VACHES Le tribunal refuse l’expertise réclamée par L214 et Écologie sans frontière », sur courrier-picard.fr, (consulté le 31 mars 2016).
  35. « MILLE VACHES Visite de la ferme: L214 fait appel à titre conservatoire », sur courrier-picard.fr, (consulté le 27 avril 2016).
  36. Denis Desbleds, « CRISE DU LAIT Et les Mille vaches dans tout ça? », sur courrier-picard.fr, (consulté le 30 août 2016).
  37. « Ferme des 1000 vaches : "Une aggravation des problèmes que rencontrent les agriculteurs" (Barbara Pompili) », sur francetvinfo.fr, (consulté le 13 novembre 2016).
  38. Denis Desbleds, « DRUCAT (80) Statu quo aux Mille vaches », sur courrier-picard.fr, (consulté le 15 juillet 2017).
  39. S. Bossière, « La ferme des 1 000 vaches s’ouvre aux visiteurs », sur agriculteur-normand.com, (consulté le 1er décembre 2016).
  40. Célia Mascre, « Noël : une pétition contre la commercialisation du lait des mille-vaches », sur france3-regions.francetvinfo.fr/picardie, (consulté le 6 décembre 2016).
  41. Célia Mascre, « Ferme des mille vaches: le rapporteur pour annuler les sanctions prévues », sur france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france, (consulté le 30 juin 2017).
  42. « Amiens : le tribunal valide la croissance de la ferme des 1000 vaches », sur sciencesetavenir.fr, (consulté le 15 juillet 2017).
  43. Denis Desbleds, « Dépassement du cheptel: le ministre Nicolas Hulot fait appel de la décision du tribunal administratif d’Amiens », sur courrier-picard.fr, (consulté le 31 août 2017).
  44. Jennifer Alberts, « Ferme des 1000 vaches : Nicolas Hulot fait appel de l'annulation des amendes », sur france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france, (consulté le 31 août 2017).
  45. Denis Desbleds, « Enquête publique de 2011: le Conseil d’État devra statuer », sur courrier-picard.fr, (consulté le 25 novembre 2017).
  46. « Les premières vaches arrivent à la ferme des Mille vaches [VIDEO] », Le Courrier picard, (consulté le 21 septembre 2018) ; cette page est une archive.
  47. « Maltraitance à la ferme des 1000 vaches », sur l214.com (consulté le 21 septembre 2018).
  48. Laurent Levard et Mathieu Agostini, « Ferme des Mille Vaches : Le PG apporte son soutien à la Confédération paysanne et à ses militants », sur lepartidegauche.fr, (consulté le 21 septembre 2018).
  49. Geoffroy Clavel, « Le contre-salon de l'Agriculture de Jean-Luc Mélenchon », sur huffingtonpost.fr, 25 – 26 février 2017 (consulté le 21 septembre 2018).
  50. Denis Desbleds, « PICARDIE Contre les Mille vaches, l’alliance de la carpe et du lapin », sur courrier-picard.fr, (consulté le 21 septembre 2018) ; cette page est une archive.
  51. Barnabé Binctin, « La compagnie Senoble menacée de boycott si elle achète le lait des Mille vaches », Reporterre, (consulté le 21 septembre 2018).
  52. Sophie Chapelle, « Ferme-usine des 1000 vaches : levée du blocus mais poursuite du boycott sur le lait », sur bastamag.net, (consulté le 21 septembre 2018).
  53. Archive de la page sur le site de France 5 (consultée le ).

Annexes[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]