Ars (Charente)

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Ars
Mairie et église d'Ars
Mairie et église d'Ars
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Poitou-Charentes
Département Charente
Arrondissement Cognac
Canton Cognac-Sud
Intercommunalité Communauté de communes du Grand Cognac
Maire
Mandat
Hélène Tournadre
2014-2020
Code postal 16130
Code commune 16018
Démographie
Gentilé Arsois
Population
municipale
720 hab. (2011)
Densité 63 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 38′ 38″ N 0° 22′ 52″ O / 45.6439, -0.381145° 38′ 38″ Nord 0° 22′ 52″ Ouest / 45.6439, -0.3811  
Altitude Min. 5 m – Max. 58 m
Superficie 11,40 km2
Localisation

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Ars

Ars est une commune du sud-ouest de la France, située dans le département de la Charente (région Poitou-Charentes).

Ses habitants sont appelés les Arsois et les Arsoises'[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Ars est située en Petite Champagne, cru classé du vignoble d'appellation Cognac.

Localisation et accès[modifier | modifier le code]

Ars est à l'extrême ouest du département de la Charente à 7 km au sud-ouest de Cognac et limitrophe de la Charente-Maritime. La commune est sur la rive gauche du .

Ars est à l'écart des axes routiers, entre la route départementale 732 Cognac-Pons et la 731 reliant Cognac à Barbezieux.

Le bourg est desservi par la D.147. La D.47 passe au sud et la D.400 à l'ouest[2].

Ars est à 42 km d'Angoulême, la préfecture, et 14 km d'Archiac et de Pons[3].

La gare la plus proche est celle de Cognac, desservie par des TER en direction d'Angoulême, Saintes et Royan.

Hameaux et lieux-dits[modifier | modifier le code]

La commune compte de nombreux hameaux et fermes, qui sont concentrés principalement autour du bourg et sur la rive gauche du . Du nord au sud, on trouve le Port de Jappe, chez Boursac, la Pierrière, le Moulin Vieux, chez Ferrand, chez Drouet, chez Dexmier, Bonbonnet, etc[2].

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Ars
Salignac-sur-Charente
(Charente-Maritime)
Merpins
Pérignac
(Charente-Maritime)
Ars Gimeux
Coulonges
(Charente-Maritime)
Celles
(Charente-Maritime)

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Géologiquement, comme toute cette partie de la rive gauche de la Charente entre Angoulême et Cognac, c'est une zone calcaire datant du Crétacé supérieur avec cuestas.

Le Santonien occupe une petite partie nord de la commune. La partie sud-ouest, plus haute, est occupée par le Campanien, calcaire plus crayeux, qui donne les paysages de Champagne dans cette partie des Charentes.

La vallée du qui occupe une grande partie orientale de la commune est occupée par des alluvions du Quaternaire. On distingue les alluvions récentes de la partie inondable, et les alluvions anciennes constituées en terrasses et issues des glaciations (Würm pour la plus basse, et Riss pour la plus haute), et où le bourg est construit[4],[5],[6].

Article connexe : Géologie de la Charente.

La commune est occupée en grande partie par la vallée du et est située sur sa rive gauche. La moitié occidentale est formée par un plateau qui monte en pente douce vers le sud-ouest. Le point culminant de la commune est à une altitude de 58 m, situé sur la limite occidentale à Nougeret. Le point le plus bas est à 5 m, situé le long du Né en limite nord. Le bourg est à environ 12 m d'altitude[2].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La commune d'Ars est dans une zone de marais de la vallée de affluent rive gauche du fleuve Charente qui le rejoint juste en aval de Cognac. Le Né est canalisé en aval du bourg. Le Biget, petit affluent du Né en rive gauche, borde la commune au sud. Le cours principal du Né en amont du bourg s'appelle le Biau du Milieu[2].

Climat[modifier | modifier le code]

Article connexe : Climat de la Charente.

Comme les trois quarts sud et ouest du département, la région de Cognac a un climat océanique aquitain.

Données climatiques
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2 2,8 3,8 6,2 9,4 12,4 14,4 14 12,1 8,9 4,7 2,6 7,8
Température moyenne (°C) 5,4 6,7 8,5 11,1 14,4 17,8 20,2 19,7 17,6 13,7 8,6 5,9 12,5
Température maximale moyenne (°C) 8,7 10,5 13,1 15,9 19,5 23,1 26,1 25,4 23,1 18,5 12,4 9,2 17,1
Ensoleillement (h) 80 103,9 153,3 184,5 204,9 239,6 276,4 248,3 199,4 159 96,8 78,8 2 024,9
Précipitations (mm) 80,4 67,3 65,9 68,3 71,6 46,6 45,1 50,2 59,2 68,6 79,8 80 783,6
Source : Climatologie mensuelle à la station départementale de Cognac de 1961 à 1990[7].


Toponymie[modifier | modifier le code]

Les formes anciennes non datées sont Arcubus[8], Arcs[9].

Le nom vient probablement du latin arcus ou arca (arche, pont)[10]. Une arche indique généralement le voisinage d'un pont en pierre, Ars étant sur le Né[11].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les nécropoles et sanctuaires à fossés circulaires de Chez Dexmier et la Dauphinerie et quadrangulaire du chemin de la Borderie attestent d'une occupation protohistorique.

Il existe une nécropole du VIe siècle sur 600 m2 près de Bonbonnet.

La voie romaine dite chemin Boisné de Saintes à Périgueux passait le à gué au lieu-dit Port de Jappe sur une chaussée bétonnée[12]. Elle a été découverte et détruite lors de travaux de calibrage de la rivière.

La seigneurie d'Ars, dot de Jeanne de Balanzac qui s'est mariée au début du XIVe siècle avec Guillaume Brémond, est restée dans la famille de Brémond d'Ars jusqu'à la fin du XIXe siècle[13]. En 1257, Pierre de Brémond d'Ars est désigné gouverneur de Cognac.

Le 7 mars 1787 les représentants d'Ars à l'assemblée préliminaire des États généraux qui se tient à la salle capitulaire des Récollets de Cognac sont J.Gueslin et Maurice Pauc[14].

Administration[modifier | modifier le code]

La mairie

La commune d'Ars a été créée en 1793. Elle faisait partie du département de la Charente du district de Cognac et du canton de Salles. En 1801 elle est de l'arrondissement et du canton de Cognac et passe en 1973 dans le canton Cognac-sud.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2014 Marie-Paule Guilloton SE Mère au foyer
2014 en cours Hélène Tournadre    
Les données manquantes sont à compléter.

La fiscalité est d'un taux de 16,58 % sur le bâti, 51,67 % sur le non bâti, et 7,75 % pour la taxe d'habitation (chiffres 2007).

Ars fait partie de la communauté de communes de Cognac qui prélève 12,14 % de taxe professionnelle.

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 720 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1841 1846 1851 1856
550 569 575 635 735 704 711 712 727
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
733 707 626 562 557 485 482 473 519
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
528 514 508 437 506 505 408 404 404
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
417 482 639 750 746 727 722 720 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[15] puis Insee à partir de 2004[16].)
Histogramme de l'évolution démographique


Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Ars en 2007 en pourcentage[17].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,0 
90  ans ou +
0,6 
6,1 
75 à 89 ans
7,4 
14,2 
60 à 74 ans
13,2 
28,7 
45 à 59 ans
24,5 
20,6 
30 à 44 ans
22,3 
10,6 
15 à 29 ans
10,2 
19,8 
0 à 14 ans
21,8 
Pyramide des âges du département de la Charente en 2007 en pourcentage[18].
Hommes Classe d’âge Femmes
0,5 
90  ans ou +
1,6 
8,2 
75 à 89 ans
11,8 
15,2 
60 à 74 ans
15,8 
22,3 
45 à 59 ans
21,5 
20,0 
30 à 44 ans
19,2 
16,7 
15 à 29 ans
14,7 
17,1 
0 à 14 ans
15,4 

Remarques[modifier | modifier le code]

La commune d'Ars a retrouvé, à la fin du XXe siècle, grâce à une politique volontariste, son niveau de population du milieu du XIXe siècle. Cette population occupe des logements individuels dont 218 sont propriétaires, 40 sont locataires et 17 hébergés à titre gratuit. De plus il y a sur la commune cinq résidences secondaires, trois logements occasionnels et 12 logements vacants.

En 2009, la population active est de 377 personnes avec un taux de chômage de 8,5 % (le chômage est pour 2/3 celui de femmes). Les actifs salariés le sont du tertiaire pour 152, de l'industrie pour 108, de l'agriculture pour 48 et de la construction pour 12.

Économie[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

La principale activité est la viticulture, souvent dans des propriétés associant agriculture et viticulture. Plusieurs producteurs assurent la commercialisation et la vente directe de pineau et de cognac. Une coopérative a un silo au lieu-dit le Buisson.

Des commerces de proximité sont présents, boulangerie-pâtisserie, salon de coiffure, institut de beauté, ainsi qu'un artisan maçon.

Sont aussi présents un restaurant et un gîte rural.

Commerces[modifier | modifier le code]

Une zone artisanale est implantée à l'ouest de son territoire. Elle comporte une usine de produits cuisinés asiatiques, un maçon et une manufacture d'éléments aéronautiques gonflables. L'agrandissement de la zone pour une vingtaine de lots supplémentaires a été réalisé en 2008.

Équipements, services et vie locale[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école est un regroupement pédagogique intercommunal entre Ars et Gimeux. Ars accueille l'école élémentaire et Gimeux l'école primaire[19].

Santé[modifier | modifier le code]

Il y a un cabinet médical et une pharmacie et un masseur-kinésithérapeute.

Autres services[modifier | modifier le code]

Ars a gardé son agence postale.

Le centre de la SPA du Cognaçais est sur la commune d'Ars.

Culture[modifier | modifier le code]

La bibliothèque municipale est située place de la mairie.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

église
monument aux morts

L'église Saint-Maclou est en partie du XIIe siècle et en partie du XVIe siècle, munie à la fois d'un clocher et d'un campanier. Sa cloche est gravée « 1596 »[14].

L'ancien presbytère du XVIIe siècle, auquel on accède par un portail crénelé et qui possède une tour polygonale, est devenu la mairie.

Patrimoine civil[modifier | modifier le code]

Le château d'Ars qui date du XVIIe siècle.

Le moulin nommé moulin de la Veuve-Garland est un moulin à vent datant de la fin du XVIIIe siècle[20].

Ars compte deux moulins : le moulin vieux et le moulin neuf, ou moulin Foucaud[réf. nécessaire].

Le cimetière du village comportait un porche d'entrée en pierre de taille remarquable; malheureusement il a été détruit[réf. nécessaire].

Patrimoine environnemental[modifier | modifier le code]

La vallée du , classée Natura 2000 en sa totalité, forme ici une zone de marais, le marais d'Ars-Gimeux. Les animaux remarquables présents dans le Né sont la lamproie de Planer (Lampetra planeri) et le triton crêté (Triturus cristatus), des invertébrés remarquables comme la cordulie à corps fin (Oxygastra curtisii), la gomphe à cercoïdes fourchus (Gomphus graslinii) et la rosalie des Alpes (Rosalia alpina), mais surtout la loutre d'Europe (Lutra lutra) et le vison d'Europe (Mustela lutreola) [21].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • En 1651, Marie-Guillemette de Verdelin, enfermée dans le château en assurait la défense, tandis que son mari Jean-Louis de Brémond d'Ars défendait Cognac assiégé par les frondeurs et le prince de Condé[13]. C'est elle aussi qui fit creuser un canal pour assécher le marais d'Ars.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Site habitants.fr, « Les gentilés de Charente »,‎ 2013 (consulté le 15 mars 2014)
  2. a, b, c et d Carte IGN sous Géoportail
  3. Distances orthodromiques prises sous ACME Mapper
  4. Carte du BRGM sous Géoportail
  5. Visualisateur Infoterre, site du BRGM
  6. [PDF] BRGM, « Notice de la feuille de Pons », sur Infoterre,‎ 1976 (consulté le 9 décembre 2011)
  7. « Cognac, Charente (16), 30 m - [1961-1990] », sur infoclimat.fr (consulté le 22 avril 2012)
  8. Jean Nanglard, Pouillé historique du diocèse d'Angoulême, t. III, Angoulême, imprimerie Despujols,‎ 1900, 582 p., p. 462
  9. Bulletin de la Société archéologique et historique de la Charente, 1865, p.374
  10. Albert Dauzat et Charles Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, Paris, Librairie Guénégaud,‎ 1989, 738 p. (ISBN 2-85023-076-6), p. 24
  11. Jean Talbert, Origine des noms de lieux, 1928
  12. Christian Vernou, La Charente, Maison des Sciences de l'Homme, Paris, coll. « Carte archéologique de la Gaule »,‎ 1993, 253 p. (ISBN 2-87754-025-1), p. 228
  13. a et b Jules Martin-Buchey, Géographie historique et communale de la Charente, édité par l'auteur, Châteauneuf,‎ 1914-1917 (réimpr. Bruno Sépulchre, Paris, 1984), 422 p., p. 59-60
  14. a et b Histoire de Cognac, Jarnac, Segonzac, Abbé Cousin, 1882, réédition 2007, (ISBN 2-84618-496-8)
  15. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  16. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  17. « Evolution et structure de la population à Ars en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  18. « Résultats du recensement de la population de la Charente en 2007 », sur le site de l'Insee (consulté le 29 juillet 2010)
  19. Site de l'inspection d'académie de la Charente
  20. « moulin de la Veuve-Garland », base Mérimée, ministère français de la Culture
  21. Natura 2000, vallée du Né et ses principaux affluents

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]