Roger Daltrey

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Roger Daltrey

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Roger Daltrey (à gauche) en concert avec les Who en 1976.

Informations générales
Nom de naissance Roger Harry Daltrey
Naissance 1er mars 1944 (70 ans)
Hammersmith, Londres, Drapeau de l'Angleterre Angleterre
Activité principale Chanteur, acteur, producteur
Genre musical Rock 'n' roll
Instruments Voix, guitare, harmonica
Années actives 1964 - présent

Roger Harry Daltrey, né le 1er mars 1944 à Shepherd's Bush dans la banlieue de Londres, est un chanteur de Rock britannique, membre fondateur du groupe The Who. Il a également été acteur dans de nombreux films, pièces de théâtre et téléfilms.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance et jeunesse[modifier | modifier le code]

Roger Harry Daltrey nait le 1er mars 1944 à Shepherd's Bush, dans la banlieue de Londres au Royaume-Uni. Il passe son enfance aux côtés de ses parents, Harry et Irene Daltrey, à Sheperd's Bush et Bedford Park. Son père travaille à l'usine, tandis que sa mère, atteinte de poliomyélite qui la prive en partie de l'usage de ses mains, est forcée de rester à la maison. Roger a deux sœurs, Gillian et Carol.

À onze ans, Daltrey réussit l' eleven plus examinations, examen qui teste alors les capacités scolaires des jeunes enfants. Il obtient d'excellentes notes, se classant en tête de classe, et est envoyé dans une école pour garçons, l’Acton County Grammar. Ses parents espèrent qu’il pourra aller à l’Université, mais le jeune garçon se révèle particulièrement turbulent. Rejetant en bloc l'enseignement scolaire, il refuse de s’intéresser à quoi que ce soit d'autre que le Rock and Roll naissant[1].

Très jeune, Daltrey fabrique lui-même sa première guitare à partir d’une pièce de bois, puis forme son premier groupe, The Detours. En 1959, son père lui offre une guitare Epiphone, dans l’espoir de le convaincre de se consacrer à ses études. Peine perdue : Daltrey devient le guitariste principal des Detours, avant d'être renvoyé de son école pour y avoir allumé un feu[2].

The Detours[modifier | modifier le code]

Au début des années 1960, Daltrey se consacre entièrement aux Detours, travaillant le jour comme ouvrier métallurgiste et se produisant la nuit avec le groupe. Il attire le bassiste John Entwistle, en lui faisant croire que les Detours contrairement au groupe de John sont payés, puis, sur les conseils de ce dernier, Daltrey engage le guitariste rythmique Pete Townshend. Ensemble, ils jouent dans les mariages, les bar mitzvahs ou les cérémonies de remise des diplômes[3], interprétant les succès radiophoniques du moment pour des cachets négligeables mais existants.

Fin 1962, début 1963, les Detours font la première partie de Johnny Kidd and the Pirates. Suivant l'exemple de ces derniers, ils décident de devenir un trio avec chanteur, et Daltrey abandonne la guitare pour le chant. Physiquement impressionnant, Daltrey jouit à l'époque d'une réputation de violence qui est parfois utile dans la vie mouvementée du groupe[4]. Patron incontesté des Detours, il fait lui-même la sélection des morceaux qu'ils jouent : des reprises des Beatles, de James Brown, de la Motown, ainsi que des classiques du Rock and Roll.

En 1964, il décide de changer le nom du groupe car Enstwistle avait entendu parler d'un groupe appelé The Detours qui avait sorti un disque. Townshend suggère The Hair, mais Daltrey préfère The Who.

The High Numbers[modifier | modifier le code]

En avril 1964, le batteur des Who, Doug Sandom, quitte le groupe, remplacé par Keith Moon. Celui-ci a été choisi car il était monté sur la scène en plein concert pour chasser le batteur et détruire son instrument le temps de quelques morceaux[5]. Influencés par leur ami Pete Meaden, les Who adoptent alors l'esthétique des Mods, de jeunes rebelles au code vestimentaire et éthique très précis. Ils changent à nouveau de nom pour The High Numbers, et commencent à enregistrer des morceaux originaux, dont I'm the Face et Zoot Suit.

The Who[modifier | modifier le code]

Article détaillé : The Who.

De nouveau sous l’appellation "The Who", le groupe signe un contrat d'enregistrement qui stipule qu'ils doivent écrire leurs propres chansons. Townshend se montre le plus doué à cet exercice, ce qui réduit l'influence de Daltrey sur le groupe. Leur second single, Anyway, Anyhow, Anywhere, sera la seule collaboration entre Townshend et Daltrey en plus de trente ans.

À cette époque, les Who jouent dans de petits clubs et Daltrey développe un jeu de scène agressif, frappant parfois les spectateurs des premiers rangs avec son micro qu'il balance au bout de son câble. Si le son ne lui convient pas, il n'hésite pas à interrompre le concert pour aller lui-même corriger le problème.

Alors que les Who tournent au Danemark après la sortie du single My Generation, Daltrey est mis hors de lui par la consommation grandissante de drogues, principalement des amphétamines, de ses compagnons. Au retour de la tournée, il jette les pilules de Keith Moon dans les toilettes, frappant violemment ce dernier lorsque ce dernier tente de s'y opposer. À la suite de cet incident, en septembre 1965, les Who excluent Daltrey du groupe. Au bout de quelques jours il est réintégré, contre la promesse de cesser tout acte de violence. Daltrey racontera plus tard « j'ai pensé que si je ne restais pas avec les Who, j'allais rester ouvrier métallurgiste toute ma vie. »[6].

Carrière[modifier | modifier le code]

Ancien ouvrier métallurgiste connu pour ses réactions parfois violentes et son aversion pour les drogues, Daltrey délivre en chantant une énergie hors du commun, qui fit dire à son guitariste : « les chansons des Who parlent de peur, et il faut un homme pour chanter à propos de la peur ». Souvent vêtu lors des concerts d'une veste à franges qui amplifient chacun de ses mouvements, Daltrey a développé au fil des années un jeu de scène très spectaculaire, lançant notamment son micro en l'air pour le rattraper au dernier moment.

Daltrey a composé peu de morceaux pour les Who, mais est néanmoins un rouage essentiel du groupe, auquel il apporte les grognements et la sueur du Blues, mais aussi une certaine énergie sexuelle : ses vestes à franges sur son torse musclé et ses yeux bleus laissaient peu de jeunes filles indifférentes dans les années 1970, son attitude scénique influencera tous les chanteurs qui lui succéderont à commencer par Robert Plant de Led Zeppelin..

La personnalité de Daltrey atteint son apogée à la fin des années soixante et au début des années soixante-dix. Sa voix devient beaucoup plus expressive et son registre vocal devient étonnement étendu. Sa voix peut être tour à tour très puissante et rageuse dans les titres Baba O'Riley ou" Won't Get Fooled Again", mélodieuse dans Behind Blue Eyes ou d'une rare pureté sur "See Me Feel Me". Cette voix unique et ses performances scéniques font qu'il a été reconnu unanimement comme un des plus grands chanteurs de rock de tous les temps.

Sa carrière solo ponctuée de quelques hits dévoilera d'autres facettes de sa personnalité.

En 1992, il participe au Freddie Mercury Tribute, concert rendant hommage à Freddie Mercury, décédé l'année précédente. Il interprète, avec Brian May, John Deacon et Roger Taylor la célèbre chanson de Queen I Want It all. Sa prestation est jugée d'un excellent niveau.

En 2001, Roger Daltrey a été la vedette de la série américaine Ondes de choc (Strange Frequency). À chaque épisode, il présente les histoires et il a également le rôle de Simon/le diable dans le premier épisode Le dieu de la guitare.

Daltrey a également une carrière cinématographique, avec quelques films en tant qu'acteur (Tommy en 1975, Mc Vicar en 1980...) et de nombreux en tant que producteur à son actif.

Toujours actif durant ces dernières années avec les Who, en solo, en tant qu'acteur ou pour des œuvres caritatives, il enregistre avec son compère de toujours l'album Endless Wire et se lance dans une gigantesque tournée mondiale. Fin 2006, Roger Daltrey a un cancer a la gorge .Ils doivent annuler des concerts, mais Roger Daltrey guérit et ils reprennent les concerts .

source l ' autobiographique " who I am "de pete townshend parus en mars 2013 .

En 2011, Roger Daltrey enregistre "Ma seule amour" en duo avec Laurent Voulzy sur l'album de ce dernier "Lys & Love" sorti fin 2011.

Roger Daltrey fait partie des ambassadeurs internationaux de la musique Pop-Rock, toujours très actif avec son groupe The Who ou en solo. Sa personnalité complexe a beaucoup évolué au cours du temps et son image rigide et peu engageante des débuts s'est progressivement estompée au profit d'une personnalité beaucoup plus sympathique qui en fait un monstre sacré devenu abordable avec plaisir.

A signaler que dès qu'il en a eu les moyens, Daltrey s'est offert une ferme dans le sud de l'Angleterre et a mené une vie de "gentleman farmer", se levant à l'aube pour s'occuper de ses animaux loin du show biz et des excès de son ami Keith Moon.

Daltrey a été longtemps un partisan du Parti travailliste en Grande-Bretagne, même s'il s'exprime de manière très critique vis-à-vis de sa politique d '« immigration massive », faisant valoir que les politiques d'immigration actuelles minent la classe ouvrière britannique[7].

Fin 2012, Roger devient le nouveau "patron" du Brighton Institute of Modern Music (en) de Brighton.

En mai 2014, Roger devient sourd. Il aurait du mal à communiquer avec le groupe. Roger dit au journal du Québec -«Je suis devenu sourd ces derniers temps», a-t-il confié à Pete Mitchell de Absolute Radio. «Ça nous arrive à tous. Toutes ces décibels dans les années 70, 80 et 60. Donc je travaille maintenant avec une sorte de sonotone... Le problème avec le système que j'utilise, c'est qu'il n'est pas compatible. Donc je dois essayer de travailler quand même, mais je n'arrive pas vraiment à suffisamment bien m'entendre. Il m'arrive parfois de chanter un peu trop fort.»

Anecdotes[modifier | modifier le code]

  • Il a écrit et chanté un titre à la mémoire d'Arsenal lors du dernier match des Gunners à Highbury.
  • Il a joué dans de nombreux épisodes de Highlander (rôle de Hugh Fitzcairn), et également dans un épisode de la série américaine That 70's Show (“That '70s Musical”, saison 4). Il a aussi joué dans un épisode des Les Experts : Las Vegas, une sorte de clin d'œil puisque les morceaux des Who, Who are You, Won't get fooled again et Baba O'Riley servent de génériques aux trois séries. Dans l'épisode intitulé Living Legend (Saison 7, épisode 9), il interprète le rôle d'un gangster disparu dans les années 1970 et qui revient, en se déguisant, assassiner ses anciens complices qui avaient tenté de le tuer.
  • Il a également joué dans la série Sliders : Les Mondes parallèles où il interprète un rôle de composition, l'odieux Colonel Rickman, dans l'épisode en deux parties de la troisième saison, Un monde d'exode.
  • Il est membre et fondateur du Teenage Cancer Trust (activité caritative soignant les adolescents atteints de cancer).

Discographie solo[modifier | modifier le code]

Albums[modifier | modifier le code]

Album live[modifier | modifier le code]

  • A Celebration: The Music of Pete Townshend and The Who, 1995

Bandes son[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

  • Giving It All Away (#5 UK), 1973
  • I'm Free (#13 UK), 1973
  • Come and Get Your Love, 1975
  • Written on the Wind, 1977
  • Avenging Annie, 1977
  • Say It Ain't So Joe, 1977
  • Free Me (#39 UK), 1980
  • Without Your Love (#20 US), 1980
  • Walking in My Sleep, 1984
  • After The Fire, 1985
  • Let Me Down Easy, 1985
  • Under a Raging Moon, 1986

Collaborations[modifier | modifier le code]

  • An Irish Evening des Chieftains, 1992
  • Il collabore aussi avec les Foo Fighters lors d'un concert à Londres en 2011
  • Ma seule amour de Roger Daltrey, chanson présente sur l'album Lys & Love de Laurent Voulzy (2011) dans laquelle il prête sa voix pour la réplique en langue anglaise.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « You know, I was a school rebel. Whatever they said do, I didn't do. I was totally anti-everything. I was a right bastard, a right hard nut. I just totally closed the doors to ever wanting to know what they had to teach me. Rock & roll was the only thing I wanted to get into ». Cité par le site The Hypertext Who http://www.thewho.net/Content/Biographies/Roger_Daltrey.html
  2. Amazing Journey - The Story Of The Who
  3. Geoffrey Giuliano, Behind Blue Eyes: The Life of Pete Townshend, Rowman & Littlefield, 1er janvier 2002, 365 pages, p.20.
  4. "When the band started, I was a shit singer. They didn't need a singer in those days, they needed somebody who could fight, and that was me." Cité par The Hypertext Who
  5. The Real Keith Moon
  6. "I thought if I lost the band I was dead. If I didn't stick with The Who, I would be a sheet metal worker for the rest of my life." Cité par The Hypertext Who.
  7. (en) Roger Daltrey: ‘I will never forgive Labour for their immigration policies’, Hayley Dixon, telegraph.co.uk, 17 novembre 2013

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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