AC/DC

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AC/DC en 1979 à Belfast avec Angus Young à gauche et Bon Scott à droite.

Pays d’origine Australie Australie
Genre(s) Hard rock
Heavy metal traditionnel (classification sujette à débat, voir chapitre concerné)
Blues-rock
Rock 'n' roll
Années actives Depuis 1973
Label(s) Atlantic Records
Elektra Records
EMI Group
Epic Records
Site Web acdc.com
acdcrocks.com

Membres Brian JohnsonChant
Angus YoungGuitare solo
Malcolm YoungGuitare rythmique
Cliff WilliamsBasse
Phil RuddBatterie
Anciens membres Dave Evans — Chant
Mark Evans — Basse
Bon Scott (décédé) — Chant
Simon Wright — Batterie
Chris Slade — Batterie
(Liste complète)

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AC/DC est un groupe de rock australo-britannique formé à Sydney en 1973 par les frères Angus et Malcolm Young. Bien que le groupe soit classé dans le hard rock et soit consideré comme un pionnier du metal[1],[2], les membres ont toujours qualifié leur musique de "rock 'n' roll".[3]

AC/DC a subi beaucoup de changements de membres avant de sortir son second album, T.N.T., en 1975. La composition du groupe est ensuite restée stable jusqu'à ce que Mark Evans soit remplacé par Cliff Williams en 1977. En 1979, le groupe eût un succès mondial avec son album Highway to Hell. Le chanteur et co-parôlier Bon Scott meurt le 19 février 1980, après une nuit de forte consommation d'alcool. Le groupe envisagea alors la dissolution mais l'ancien chanteur de Geordie Brian Johnson fut choisi comme remplaçant de Bon Scott. La même année, le groupe sort Back in Black. Cet album sera le plus grand succès d'AC/DC et est même aujourd'hui le second album le plus vendu au monde.

L'album suivant, For Those About to Rock We Salute You, eût aussi beaucoup de succès et fut le premier de leurs albums à atteindre le top 1 aux États-Unis. AC/DC diminua en popularité lorsque Phil Rudd fut congédié en 1983. Le batteur du groupe fut alors Simon Wright puis Chris Slade jusqu'à ce que Phil Rudd revienne en 1994. Le groupe enregistra alors Ballbreaker l'année suivante puis Stiff Upper Lip en 2000, cet album fut très bien accueilli par la critique. Le dernier album du groupe est Black Ice, sorti le 20 octobre 2008.

AC/DC a vendu plus de 200 millions d'albums à travers le monde[4] dont 70 aux États-Unis[5] durant ses 36 ans d'existence et est considéré comme un pionnier du hard rock pour toutes les générations depuis l'existence du groupe. Les ventes de Back in Black sont estimées entre 45 et 62 millions d'exemplaires[6] dans le monde dont 22 aux États-Unis[7]. Cet album est l'album de rock le plus vendu au monde et le second album toutes musiques confondues.

AC/DC est classé 4e dans les 100 Greatest Hard Rock Artists de VH1[8], ce classement réunit aussi bien des artistes de hard rock que de metal (ce classement comprend même quelques artistes de punk rock). AC/DC est aussi classé 7e des Greatest Heavy Metal Band of All Time selon VH1.[9] En 2004, le groupe a été classé numéro 72 dans la liste des 100 Greatest Artists of All Time du magazine Rolling Stone.[10]

Sommaire

[modifier] Histoire du groupe

[modifier] Le commencement

Nés à Glasgow en Écosse, les frères Young (George, Malcolm et Angus) arrivent en Australie en 1963, et s'installent dans la banlieue de Sydney. C'est George qui commence le premier à jouer de la guitare, suivi par Malcolm puis Angus. Dans les années 1960, George connaît un succès mondial avec les Easybeats qui est devenu le groupe australien des années 60 le plus connu.[11] Ce succès déteint sur Malcolm qui rejoint en 1971 le groupe The Velvet Underground de Newcastle (à ne pas confondre avec celui de Lou Reed, The Velvet Underground).
En décembre 1973, Malcolm crée son propre groupe. Il sera vite rejoint par Angus.

Après avoir vu le sigle « AC/DC » sur un aspirateur, Malcolm et Angus décidèrent d'adopter ce sigle comme nom de groupe.[12] AC/DC est le sigle pour alternating current/direct current, soit, en français, « courant alternatif/courant continu ». Les frères Young ont estimé que ce nom symboliserait l'énergie brute du groupe, leurs performances digne d'un moteur, et l'amour pour leur musique.[13],[14][15]
Cependant la connotation pouvait avoir plusieurs significations. En argot, AC/DC signifie « à voile et à vapeur », c'est-à-dire bisexuel.[16] Certains religieux pensèrent que le nom avait des connotations sataniques telles que « AnteChrist Death to Christ », « AnteChrist Devil's Child », « Anti Christ Destroy Christ », ou encore « After Christ Devil Comes ».[17]

AC/DC se prononce une lettre à la fois et la prononciation change donc en fonction des langues. Beaucoup de fans (de tous les pays) le prononcent "Eicé Décé" ("Acca Decca" avec la prononciation anglaise) car, dû à l'accent des habitants du pays, les australiens le prononcent ainsi.[18],[19]

L'utilisation de l'uniforme de collégien comme costume de scène de Angus viendrait du fait que ce dernier ne prenait pas le temps d'enlever son costume d'écolier après être sorti de l'école pour aller répéter. Son entourage se serait habitué à le voir habillé de cette façon et Angus a fini par le porter naturellement.[20]
Cet uniforme est devenu partie intégrante de l'image du groupe.

Initialement, le groupe est composé de Malcolm Young, Angus Young, Dave Evans, Larry Van Kriedt et Colin Burgess (avec pour postes respectifs, guitare rythmique, guitare solo, chant, guitare basse et batterie).

Le line-up subira de nombreux changements de batteur: Ron Carpenter, Russell Coleman, Noel Taylor puis Peter Clack; et de bassiste: Neil Smith, puis Rob Bailey.

Le groupe sortit son premier single Can I Sit Next to You, Girl. La tournée des clubs qui s'ensuit les amènent à rencontrer Michael Browning qui devient le manager du groupe.

Les frères Young décidèrent que Dave Evans n'était pas un chanteur adapté pour le groupe car ils estimèrent qu'il était plus un chanteur de glam rock du genre Gary Glitter.[21] Sur scène, Dave était parfois remplacé par le premier manager du groupe Dennis Laughlin qui était le chanteur du groupe Sherbet. Dave ne s'entendait pas avec Laughlin, ce qui a également contribué au mauvais sentiment du groupe envers Dave.[21] Pendant ce temps, Ronald Belford "Bon" Scott, un chanteur ami de George Young, propose ses services de musicien au groupe et redevient chanteur, après ses débuts en 1967 avec The Spektors ((en)), The Valentines ((en)) puis Fraternity.

Voilà des mois en effet que Bon Scott, depuis son dernier groupe Fraternity, était tenu éloigné du monde du rock à cause d'un grave accident de moto.

Plus tard, Georges Young remplaça Bailey à la basse et il y eu une succession de batteurs.
Le groupe enregistre son premier album High Voltage en novembre 1974 avec Malcolm Young (guitare rythmique), Angus Young (guitare solo), Bon Scott (chant), George Young (basse), Tony Currenti (batterie), produit par George Young et Harry Vanda, ancien membre des Easybeats. Sorti en mars 1975. L'enregistrement de l'album prit 10 jours[22] et est basé sur des morceaux instrumentaux des frères Young auxquelles Bon Scott a rajouté des parôles. Sortie en février 1975 et seulement en Australie, cet album n'a pas le succès escompté.

Suite à l'enregistrement de cet album, il y eu encore plusieurs changements au niveau de la batterie et de la basse jusqu'à ce que le groupe recrute Phil Rudd à la batterie et Mark Evans à la basse.

[modifier] Le début du succès et l'ascension mondiale

Le deuxième album du groupe T.N.T. sort au début février 1976 et est un succès : il se vend à plus de 150 000 exemplaires en Australie. Les titres du groupe sont passés en boucle à la radio et à la télévision Australienne.

Le groupe ne peut cependant pas faire son concert à Wellington en Nouvelle-Zélande, le gouvernement de ce pays qualifiant la musique d'AC/DC de « pollution sonore ». Le groupe lui répondra 5 ans plus tard sur l'album Back in Black avec le morceau Rock and Roll Ain't Noise Pollution (traduction : Le Rock'n'Roll n'est pas une pollution sonore.).

En janvier 1976, AC/DC enregistre l'album Dirty Deeds Done Dirt Cheap.

En avril 1976, le groupe s'installe à Londres. Pendant huit mois, le groupe enchaîne les concerts, aussi bien en première partie qu'en tête d'affiche avec les stars de l'époque. En mai, sort leur premier album en Europe, High Voltage. Cet album est en fait une compilation de leurs 2 premiers albums, High Voltage et T.N.T.. Cette compilation est composée de 2 chansons du High Voltage australien et de 7 chansons de T.N.T.. Cet album a un succès encore mince mais prometteur.

En septembre 1976, Dirty Deeds Done Dirt Cheap sort en Australie. Il faudra attendre décembre pour l'Europe. L'Europe se voit offrir une version différente de celle de l'Australie. L'album se vendra à 10 millions d'exemplaires à travers le monde. Le groupe commence à se faire connaître en Europe et fait figure d'icône en Australie.

Mais le groupe a encore des problèmes de sortie différente d'album entre les deux continents. Pour conquérir une reconnaissance internationale Micheal Browning décroche un contrat avec Atlantic Records.

Le groupe rentre en Australie en décembre 1976 pour enregistrer son prochain album.

[modifier] Arrivée de Cliff et succès international

Let There Be Rock sort en mars 1977 pour l'Australie et en juin pour l'Europe. Avec des titres comme Let There Be Rock, Hell Ain't a Bad Place To Be ou Whole Lotta Rosie l'album marque un tournant dans l'histoire du groupe qui devient international. Le groupe sort son album en pleine ascension du Punk en Angleterre Il se vendra à 10 millions d'exemplaires, et deviendra le préféré de la plupart des fans du moment en Europe. Sur l'enregistrement, on parle principalement de rock 'n' roll et l'album est devenu un grand classique dans l'histoire du rock.
Suite à l'enregistrement de l'album, Mark Evans quitte le groupe et est remplacé par Cliff Williams.

AC/DC effectue sa tournée désormais aux États-Unis, principalement en ouverture de groupes comme REO Speedwagon, Kiss, Rush, Black Sabbath et Van Halen ou dans de petites salles. Ils y eurent plusieurs fois des ennuis car le groupe, et notamment Angus, « allumait » tant le public que, durant le passage des groupes de deuxième partie, ces derniers ne devaient que « ramasser les miettes », ce qui a forgé une solide réputation au jeune groupe jusqu'à ce qu'il passe en deuxième partie.
Pendant la tournée européenne, AC/DC fait néanmoins figure de tête d'affiche.

Toutefois, le groupe ne pourra pas finir la tournée européenne de Let There Be Rock. Suite à une dispute entre Malcolm et Geezer Butler (le bassiste de Black Sabbath) qui va même finir par en venir aux mains, AC/DC va devoir se retirer de la tournée, malgré l'amitié que porte Ozzy Osbourne à Bon et Angus.
Mais ça ne l'empêchera pas de faire un triomphe aux États-Unis notamment lors du concert de Kiss à New York. Angus avait tellement chauffé la salle en première partie que l'ambiance est devenue « ennuyeuse » durant le passage de Kiss.[23]

La statue en bronze de Bon Scott à Fremantle

En 1978 sort Powerage. L'album suit le modèle établi par Let There Be Rock et marque les débuts du groupe avec le bassiste Cliff Williams et ses riffs hard.[24] Cet album n'obtenu pas le succès commercial du précédent. Seule une seule chanson de cet album a été réalisé en single, Rock 'n' Roll Damnation, qui s'est classé #24 dans les charts, ce qui est le plus haut classement atteint par le groupe à l'époque. C'est l'album préféré de Keith Richards, le mythique guitariste des Rolling Stones qui ne manquera pas d'en faire la promotion à maintes reprises ce qui permettra au groupe de se faire encore plus connaître aux yeux des fans du rock.[25],[26]
Cet est revendiqué comme l'album le plus sous-estimé du groupe.[27]

Le concert du groupe au théatre Apollo de Glasgow pendant la tournée Powerage fut enregistré et réalisé la même année en tant qu'album live nommé If You Want Blood You've Got It. Ce fut la dernière production de Harry Vanda et George Young avec Bon Scott.

Les producteurs, Harry Vanda et George Young, sont écartés au profit d'Eddie Kramer (Kiss, Led Zeppelin) l'enregistrement d'Highway to Hell. Le groupe ne fut pas satisfait de ce dernier producteur et demanda à Robert Lange s'il pouvait le remplacer, ce dernier accepta.

Robert Lange donne à AC/DC un son plus rempli tout en gardant le tranchant qui a fait son succès. L'album de la consécration sort en juillet 1979. Le succès est immédiat. L'album est numéro 1 aux États-Unis pendant 6 semaines, pendant 3 semaines en Angleterre et bien sûr en Australie où il y restera pendant 14 semaines. L'album sera le plus connu de l'ère Bon Scott, et contient le « grand classique » Highway to Hell. Il dépasse, au niveau des ventes, aux États-Unis les disques des plus gros groupes de hard rock du moment, comme Led Zeppelin (déjà dissous à l'époque), ou Van Halen. L'album se vendra à 18 millions d'exemplaires rien qu'aux États-Unis, et à plus de 25 millions à travers le monde. L'album est classé 197e au classement des 500 Greatest Albums of All Time du magazine Rolling Stone.

[modifier] La mort de Bon

La tombe de Bon Scott au cimetière de Fremantle.

Le 19 février 1980, Bon Scott, après une soirée apparemment fort arrosée, se serait fait raccompagner par un certain Alistair Kinnear (nom d'emprunt attribué par la police afin de protéger sa véritable identité), qui lui aurait proposé de le ramener chez lui. Bon Scott, endormi dans une Renault 5, aurait été d'après les déclarations de Kinnear à la police, absolument impossible à réveiller. Kinnear, plutôt que de ramener Bon chez lui, aurait décidé de l'emmener à son propre domicile, espérant qu'il se réveillerait durant le trajet. Le chanteur dormant toujours une fois arrivé, Kinear l'aurait laissé dans la voiture fermée, sous une couverture. Le lendemain matin, Kinnear serait descendu le chercher et trouvant le chanteur encore endormi, l'aurait emmené à l'hôpital où les médecins auraient constaté son décès. Son décès est due à une asphyxie causée par ses propres vomissements[28], et la cause officielle a été classé comme "intoxication alcoolique" et "mort par accident".[29] La famille de Bon l'a enterré à Fremantle en Australie occidentale, la région où ils ont émigré quand il était enfant.[30]

Des incohérences dans les comptes officiels de la mort de Scott ont été cités dans les théories du complot, qui suggèrent que Scott est mort d'une surdose d'héroïne, a été tué par les gaz d'échappement redirigé dans la voiture, ou encore que Kinnear n'a pas existé.[29] En outre, Scott était asthmatique[31] et la température était en dessous de zéro le matin de sa mort.

[modifier] Le succès continue avec Brian

Cliff Williams pendant le For Those About to Rock Tour en 1981.

Alors que ce décès aurait pu être le coup d'arrêt de la carrière d'AC/DC, le groupe décide de continuer. C'est le chanteur de Geordie Brian Johnson, que Bon avait connu longtemps avant et dont il avait déclaré que c'était son chanteur préféré de l'époque, qui prendra le poste du chanteur.
Il se présenta à l'audition de Londres et fut choisi tout de suite.

En juillet 1980 sort Back in Black, moins blues que Highway to Hell, toujours produit par Robert Lange. Cet album, qui débute par des sons de cloches (le premier morceau est nommé Hells Bells), est évidemment un hommage à Bon Scott.
Il y a dans l'album de grands standards, repris depuis dans tous leurs lives, comme Hells Bells, Back in Black, You Shook Me All Night Long ou encore Shoot to Thrill. Back in Black devient le second album le plus vendu au monde avec entre 45 et 62 millions d'exemplaires vendu[32][6][33] juste après Thriller de Michael Jackson.

Même si l'album est vivement critiqué par les fans de Bon Scott, l'album (composé et écrit en seulement trois semaines) est d'une grande qualité et obtient d'excellentes critiques, l'album est classé 73e au classement des 500 Greatest Albums of All Time du magazine Rolling Stone. L'album est #1 en Australie, en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis.
AC/DC collectionne alors les prix, les récompenses, les titres honorifiques et les premières places. Désormais, AC/DC fait ses shows encore et toujours plus spectaculaires avec une cloche en bronze de plus d'une tonne frappée d'un « AC/DC » et d'un « Hells Bells », en référence à la première piste de l'album. Même si l'album est un succès pour le groupe, Brian connait des débuts plus difficiles avec le public australien qui est désormais partagé sur la suite du groupe, beaucoup de fans considèrent que AC/DC aurait dû s'arrêter.

L'engouement continue en 1981 avec la sortie de For Those About to Rock We Salute You, toujours avec Robert Lange. Le groupe sort un album encore plus heavy metal que le précédent et l'album se vendra à 12 millions d'exemplaire dans le monde. L'album a un gros succès commercial et critique, même si l'album obtient une moins bonne comparaison face à son prédécesseur, le grand Back in Black, mais les fans sont toujours là au rendez-vous et l'album est de bonne qualité.
L'album sera no 1 en France et aux États-Unis. La tournée Cannon and Bell en 1982, qui se fera avec des canons de la guerre de Sécession, est impressionnante. De plus Brian commence à se faire aimer des fans qui n'avaient pas accepté le "nouveau chanteur" du groupe. Avec cette tournée, Brian est désormais soudé à vie au groupe.

[modifier] Départ de Phil et déclin commercial

En 1983, AC/DC enregistre un album très binaire : Flick of the Switch, où le groupe s'autoproduit pour la première fois dans un effort de récupérer la crudité et la simplicité de leurs premiers albums.[34]

Pendant l'enregistrement, suite aux rumeurs d'alcoolisme et de toxicomanie, l'amitié entre le batteur Phil Rudd et Malcolm Young fut détérioré et, après une longue période de tension entre les deux personnes, l'aversion entre eux est devenu si forte qu'ils ont fini par se battre. Rudd a quitté le groupe deux heures après le conflit[15], après avoir fini d'enregistrer toutes les parties de batterie. Le batteur BJ Wilson fut appelé pour aider à achever les enregistrements, mais officiellement, ses parties de batterie ne furent finalement pas utilisé.[35]
Le groupe engagea le batteur Simon Wright durant l'été 1983 suite à une audition anonyme. Ce batteur est présent sur la tournée et les clips de l'album.

L'album sort en juillet 1983 et est un relatif échec commercial même s'il se vendra à 1 million d'exemplaire aux États-Unis, et 4 à travers le monde. L'album est encore plus heavy metal que le précédent, et obtient une critique moyenne. L'album n'arrive pas non plus à une très bonne période. En effet, il succède à trois gros classiques du groupe et du hard rock/heavy metal en général (Highway to Hell, Back in Black et For Those About to Rock We Salute You) et il manquera à l'album un petit plus pour leur ressembler. L'album fut tout de même classé #4 au Royaume-Uni et les singles Nervous Shakedown et Flick of the Switch eûrent du succès.

En 1984, c'est '74 Jailbreak qui sort, album regroupant 5 chansons qui dataient de 1974 et de 1976 chanté par Bon Scott. Grâce à cet album, le groupe maintient sa popularité en Australie, du fait que Bon chante tous les morceaux (Brian est encore peu apprécié en Australie).

En janvier 1985, AC/DC est à l'affiche de la première édition du Rock in Rio au côté de Van Halen et de Scorpions : 2 triomphes devant 260 000 spectateurs époustouflés par le phénomène Angus Young et les talents de frontman de Brian Johnson.

Fly on the Wall sortit en juin 1985. Autoproduit lui aussi, cet album est un échec commercial et se vend moins que l'album précédent Flick of the Switch.
Cet échec est dû au son de l'album qui ne plaira pas à la plupart des fans du moment. Le groupe se rend compte que l'autoproduction (elle sera leur dernière) ne leur réussit pas. Le groupe a tenté de changer de son sur les guitares mais ils ont aussi imposé sur tout l'album un son plus lointain et faible sur la voix de Brian Johnson.[36]

En 1986, Stephen King propose à AC/DC de faire la bande originale de son film Maximum Overdrive. Il en découlera l'album Who Made Who, une semi-compilation, ce que le groupe a toujours refusé de faire.[27] Cet album est produit par Harry Vanda et George Young qui n'avaient pas produit d'album pour le groupe depuis 1978.
Il est composé de 3 titres inédits (Who Made Who et les morceaux instrumentaux D.T. et Chase the Ace), un remix de Shake Your Foundations et 5 titres déjà sortis auparavant (You Shook Me All Night Long, Sink the Pink, Ride On, Hells Bells, For Those About to Rock (We Salute You)).

En février 1988, AC/DC est intronisé au Australian Record Industry Association.[37]

[modifier] Le retour au sommet

En 1988, AC/DC sort Blow Up Your Video, enregistré en France et produit par Harry Vanda et George Young, qui entérine le retour au sommet d'AC/DC. Cet opus est moins heavy metal que les albums précédents.
Avec des titres comme That's the Way I Wanna Rock'n'Roll ou Heatseeker, le groupe fait un retour triomphal; notamment en France au Zénith de Paris, le 6 avril 1988.

Au terme de la tournée européenne, Malcolm Young, épuisé par son addiction à l'alcool, cède temporairement sa place à son neveu Stevie qui le remplace sur les 110 dates de la tournée américaine.

L'album suivant fut très attendu des fans ainsi que de Simon Wright qui, s'impatientant de plus en plus, finit par accepter une proposition de Dio (ex Black Sabbath). Simon Wright quitte donc le groupe en 1989 et est rapidement remplacé par Chris Slade.
Brian Johnson fut indisponible pendant plusieurs mois pour finaliser son divorce.[15] Du coup, les frères Young écrivirent toutes les chansons de l'album suivant. Les frères Young ont continué à écrire les paroles pour tous les albums suivants.

En 1990, après le retour de Malcolm Young, AC/DC sort The Razors Edge, produit par Bruce Fairbairn. Les ventes sont énormes avec 9 millions d'exemplaires aux États-Unis, et les tournées sont magistrales.
On peut vraiment parler d'album de heavy metal. Le groupe retrouve avec cet album le rang qu'il avait « perdu » depuis la sortie de Flick of the Switch et il s'impose à une nouvelle génération pourtant tournée vers le grunge et le punk. Avec des morceaux comme le foudroyant Thunderstruck, Are You Ready, Fire Your Guns ou encore Moneytalks, l'album est de grande qualité. Pendant la tournée, le groupe enregistre son deuxième album live appelé simplement Live. Cet album parut en 1992 comme un simple album et comme un double album collector.

En 1991, le groupe donne un concert sur Tushino Airfield, l'aéroport militaire de Moscou. Alors que le bloc Communiste s'effondre, la Russie permet aux groupes internationaux (comme AC/DC) de jouer en Russie, sur l'aéroport de Moscou, où il y aura pour ce Festival gratuit Monsters of Rock entre 700 000 fans, selon l'armée qui assurait la sécurité, et 1,5 million selon l'organisation. Sur scène on retrouvait également deux groupes phares de la scène metal, Metallica et Pantera. Ce concert reste le plus important de tous les temps avec le concert gratuit des Rolling Stones à Rio de Janeiro en 2006, qui avait attiré plus d'un million de fans sud-américains. A noter que ce Festival Monsters of Rock à Moscou a été marqué par de nombreux heurts entre le public et les forces de sécurité russes débordées.

Le groupe, qui a désormais retrouvé sa popularité d'antan va maintenant plus espacer sa production d'album et, pour faire attendre ses fans, le groupe va sortir en 1992, en plus des deux albums live, le single Big Gun, qui fait partie de la bande originale du film Last Action Hero, qui marquera encore plus le retour du groupe. Le titre vire plus au heavy metal qu'au hard rock, et il sera #1 aux États-Unis et en Australie, #3 en France et #7 au Royaume-Uni. Pour le clip, Arnold Schwarzenegger fera une apparition en tant que clone d'Angus.

[modifier] La réussite plus espacée

Phil Rudd jouant au KeyArena au Seattle pendant le Ballbreaker World Tour en 1996

En 1994, Angus et Malcolm invitèrent Phil Rudd à plusieurs sessions de jam. Il fut finalement réembauché et remplaça Chris Slade, dont le départ était dû à la volonté ferme du groupe de travailler de nouveau avec Phil. Angus a déclaré « Nous avons détesté perdre Chris, mais ne pas pouvoir reprendre Phil était pour nous pire encore ».[38]

L'année suivante, le groupe, avec la même formation que celle de 1980-83, réalise Ballbreaker, enregistré aux studios Ocean Way à Los Angeles, et produit par Rick Rubin.
Le groupe retrouve son côté hard blues rock, pour ranger le heavy metal, ce qui est un renouveau depuis Highway to Hell. On y retrouve un blues rock survolté, un peu comme aux débuts du groupe.
Le premier single extrait de l'album est Hard as a Rock. Deux autres singles ont été réalisés par la suite : Hail Caesar et Cover You in Oil.

Le groupe s'engage ensuite dans la tournée Ballbreaker Tour où l'on peut voir AC/DC encore au meilleur de sa forme.
La VHS No Bull, un concert de la tournée enregistré a Madrid, sortira en 1996 puis en DVD en 2000 puis sera réédité en 2008.

En 1997, un coffret nommé Bonfire est réalisé en hommage à Bon Scott. Il contient 4 disques (plus Back in Black dans la version américaine) : Volts (un disque contenant essentiellement des raretés) et deux albums live, Let There Be Rock: The Movie (contient 2 disques) et Live from the Atlantic Studios. Live from the Atlantic Studios fut enregistré en direct le 7 décembre 1977 aux studios Atlantic de New York et Let There Be Rock: The Movie est bande son de la VHS Let There Be Rock, un film du concert de 1979 au Pavillon de Paris.

En 2000, sort Stiff Upper Lip, produit par George Young.
Cet album est encore plus blues que le précédent. Pour beaucoup de vieux fans, il rappelle Highway to Hell. L'album a un gros succès en Europe et le groupe, pourtant vieux, montre qu'il peut encore être à la hauteur de cette nouvelle génération avec de très bonnes qualités de composition. L'album a été mieux reçu par les critiques que Ballbreaker mais a été considéré comme manquant d'originalité.[39][40] La version australienne incluait un disque bonus qui contenait les trois clips de l'album et des performances lives du groupe enregistrés à Madrid en 1996. Stiff Upper Lip atteint le #1 dans 5 pays incluant l'Argentine et l'Allemagne; #2 dans trois pays: Espagne, France et Suisse; #3 en Australie; #5 au Canada et Portugal; et #7 en Norvège, Hongrie et aux États-Unis. Le premier single, Stiff Upper Lip, est resté à la première place du US Mainstream Rock charts pendant 4 semaines.[22] Les autres singles ont également bien marché; Satellite Blues et Safe in New York City ont réspéctivement atteint les 7e et 31e place du Billboard's Mainstream Rock Tracks.

Le 22 mars 2000, une rue de Leganés (près de Madrid en Espagne - Comunidad de Madrid) a été rebaptisée « rue AC/DC » (Calle de AC/DC).

En 2002, AC/DC signa un contrat à long terme avec Sony[41] pour remasteriser ses albums. En 2003, exceptés les albums uniquement sortis en Australie, Ballbreaker et Stiff Upper Lip, tous les albums d'AC/DC ont été remasterisés (y compris le coffret Bonfire). Ballbreaker fut remasterisé en octobre 2005 et Stiff Upper Lip en avril 2007. Chaque réédition est faite de carton et contient un livret composé de photographies rares, de souvenir, et de note.[42]

En mars 2003, AC/DC est introduit au Rock and Roll Hall of Fame, et joue Highway to Hell et You Shook Me All Night Long, cette dernière reprise avec Steven Tyler d'Aerosmith.
AC/DC se produisit dans 4 petites salles, le 11 mars 2003 à New York au Roseland Ballroom, le 9 juin 2003 à Berlin au ColumbiaHalle, le 17 juin 2003 à Munich au Circus Krone et le 21 octobre 2003 à Londres, au Carling Apollo Hammersmith où le groupe adopta une setlist originale, avec des titres jamais joués avec Brian Johnson auparavant: What's Next to the Moon ('78), Rock 'n' Roll Damnation ('78), et If You Want Blood (You've Got It) ('79).

La rue AC/DC à Melbourne.

Après que Malcolm et Angus aient été invités sur la scène des Rolling Stones le 18 février 2003 à Sydney pour jouer Rock Me Baby, un classique du blues, AC/DC assura la première partie des Rolling Stones à plusieurs reprises en 2003 : lors de 3 dates allemandes à Oberhausen, Leipzig et Hockenheim et le 30 juillet 2003 à Toronto au Canada. Ce concert, qui s'est tenue devant un auditoire d'un demi-million, était destinée à aider la ville à surmonter la publicité négative découlant des effets d'une épidémie de SRAS en 2003. Le concert détient le record du plus grand événement musicale d'Amérique du nord.[43] À chaque fois, Angus et Malcolm remonteront sur scène pendant la prestation des Rolling Stones sur Rock Me Baby et pour une fois Angus utilisera une guitare Es-335 et non pas sa mythique SG Standard. Sans assurer la première partie, ils feront une dernière apparition avec les Rolling Stones, le 20 septembre 2003 lors d'un concert au Stade de Twickenham à Londres.

Puis le 1er octobre 2004 c'est la ville australienne de Melbourne qui inaugura la « rue AC/DC » (ACDC Lane).

Bien qu'il n'ai pas réalisé d'album depuis 2000 et de tournée depuis 2003, AC/DC est classé 2e artiste australien ayant gagné le plus d'argent en 2005,[44] et 6e en 2006.[45]

Le 16 octobre 2007, Columbia Records réalisa un double DVD (triple dans sa version collector) nommé Plug Me In. Le film est composé de 5 heure (7 dans sa version collector) de vidéo rare du groupe. Comme avec Family Jewels, le disque contient des shows du groupe sous la période Bon Scott et le disque deux concerne la période Brian Johnson. La version collector contient un 3e DVD contenant 21 performances live rare avec les deux chanteurs et des interviews.[46]

La musique d'AC/DC fit sa première apparition dans les jeux vidéos dans Rock Band 2 avec la chanson Let There Be Rock, inclue en tant que chanson jouable.[47] Puis Wal-Mart sorti un jeu vidéo inclu dans la série Rock Band et entièrement dédié à AC/DC : AC/DC Live: Rock Band Track Pack. Les chansons jouables sont celles de leur DVD Live at Donington.[48]

No Bull: The Directors Cut, une nouvelle édition de No Bull, un film contenant le concert du groupe au Plaza De Toros de las Ventas de Madrid en juillet 1996, sorti en Blu-Ray et en DVD le 9 septembre 2008.[49]

[modifier] Black Ice

AC/DC jouant au centre Roger à Toronto le 7 novembre 2008.

Le dernier album Black Ice est sorti le 20 octobre 2008 en France et s'est classé 1er des ventes dans 29 pays, notamment les États-Unis, le Canada, la France, l'Allemagne, l'Australie et le Royaume-Uni. Il délaisse le son blues rock de Stiff Upper Lip et Ballbreaker pour un son plus proche de The Razors Edge.
L'album est disponible avec trois visuels différents pour la version normale et un quatrième pour l'édition « deluxe » (cette édition contenait un livre de 30 page);[50] seul le visuel rouge est trouvable dans tous les magasins traditionnels.
Le premier single radio de l'album est Rock 'n' Roll Train (avec pour face B War Machine) (28 août 2008), suivi par un second, Anything Goes, qui sort le 25 février 2009 avec pour face B Big Jack. L'album s'est vendu à plus de six millions d'exemplaires en 2008. Il se place ainsi à la deuxième meilleure vente d'albums en 2008, derrière Viva la Vida or Death and All His Friends de Coldplay.

AC/DC est en tournée mondiale depuis fin octobre 2008. Le groupe est passé en France, le 25 février 2009 et le 27 février 2009 au Palais omnisports de Paris-Bercy. Les images du concert du 27 février ont servi au clip du titre Anything Goes. Le groupe est revenu lors de la tournée open-air le 9 juin 2009 au Stade Vélodrome de Marseille et le 12 juin 2009 au Stade de France à Paris.

La sortie de l'album est accompagnée de la présence de la chanson Let There Be Rock sur le jeu vidéo Rock Band 2 et un pack contenant les chansons de l'album live de 1992 est sorti fin février 2009.

Le titre Spoiling For A Fight fut le thème officiel des Survivor Series de la WWE en 2008. AC/DC permettra à la WWE d'utiliser deux de leurs chansons comme thèmes officiels de WrestleMania XXV : Shoot to Thrill et War Machine.

Article détaillé : Backtracks.

Le 9 novembre 2009, Sony sortit le coffret Backtracks. Ce coffret contient deux CD de raretés (live et studio) et un DVD.
Une version collector est quant à elle disponible depuis le 15 octobre 2009 sur le site officiel du groupe.

[modifier] Groupe australien ou britannique?

Bien que le groupe soit défini comme étant australien, AC/DC ne compte dans sa formation (depuis que Mark Evans a quitté le groupe en 1977) que Phil Rudd qui soit natif d'Australie. Pendant la période où le batteur était Simon Wright puis Chris Slade, les membres étaient tous natifs du Royaume-Uni. La légende australienne vient de l'enfance des frères Young et de Bon (tous les trois nés en Écosse) qui ont tous trois grandi en Australie et du fait que le groupe y a fait ses débuts.

[modifier] Musique

Les compositions du groupe sont dans la plus pure lignée du blues et du rock 'n' roll : mesure binaire (très appuyée chez AC/DC), gamme pentatonique (utilisée notamment[51] en blues) et solo de guitare.

Les guitares saturées (le son Marshall), la voix grinçante et la hargne des morceaux rangent AC/DC dans la catégorie hard rock.

La musique d'AC/DC est donc encore à cet égard empreinte de blues aussi bien dans les solos (Touch Too Much, ...) que dans les riffs (The Jack, Stiff Upper Lip, ...).

La plupart du temps la musique et les textes d'AC/DC sont basés sur le rock comme sur l'album Let There Be Rock (Let There Be Rock, Bad Boy Boogie, Whole Lotta Rosie) ou Dirty Deeds Done Dirt Cheap.

La palette d'accords employée par les frères Young est assez simple, les accords de Mi5, La5, Si5, Ré5 revenant le plus souvent (excepté dans certains titres de l'album Ballbreaker et dans The Razors Edge).

La discographie d'AC/DC est aussi particulièrement homogène au niveau du style. La musique du groupe a évolué depuis sa formation, mais son orientation est restée la même. Leurs deux succès majeurs resteront Highway to Hell pour la période Bon Scott et Back in Black sous Brian Johnson.

[modifier] Hard rock ou heavy metal ?

On a parfois aussi qualifié la musique d'AC/DC de heavy metal mais cette classification est sujette à controverse et à malentendu. Pour certains auteurs, il s'agit de heavy metal, tandis que d'autres nient catégoriquement cette classification.

Le DJ et chroniqueur Ian Christe, dans son livre Sound of the beast : l'histoire définitive du Heavy Metal, parle d'AC/DC comme d'un groupe de heavy metal et considère Back in Black comme faisant parti des 5 meilleurs albums de heavy metal au monde. Également, L'histoire illustrée du rock & roll par le magazine Rolling Stone classe AC/DC dans le heavy metal [réf. nécessaire].

En revanche, pour l'historien du rock Clinton Walker: « Dire d'AC/DC qu'ils étaient un groupe de heavy metal dans les années 1970 est aussi faux que de dire qu'ils le sont aujourd'hui. C'est un groupe de rock 'n' roll qui est juste assez heavy[52] pour le metal. »[réf. nécessaire] De leurs côtés, L'encyclopédie de toutes les musiques de Paul Du Noyer[53] et celle du Metal de Garry Sharpe-Young[54] stipulent que AC/DC ne joue pas du heavy metal mais du hard rock. Garry Sharpe-Young ajoute que le groupe lui-même rejette l'étiquette de heavy metal[54]. Le musicologue américain Robert Walser cite également Angus Young à ce sujet: « Je déteste ce terme heavy metal »[55]

Cette apparente contradiction s'explique principalement par le fait que le terme heavy metal peut être employé dans plusieurs sens distincts qui peuvent entraîner un certain nombre de confusions chez les fans, voire chez les chroniqueurs. Comme l'explique le Dictionnaire du rock de A à L[56], le terme « heavy metal », dans son sens originel, peut être employé comme un synonyme de hard rock, (c'est le sens dans lequel il est le plus souvent employé aux États-Unis par exemple[56]), mais l'emploi du terme a évolué au cours des années 1980 et est aussi souvent employé pour se référer à un autre genre plus incisif qui s'est éloigné du hard rock à la fin des années 1970[56] (à savoir le heavy metal traditionnel). D'où le malentendu constant à ce sujet.

Si on emploie le terme dans le sens originel des années 1970, en effet AC/DC peut être considéré comme du heavy metal. Mais si on emploie le terme dans l'autre sens qui se réfère plutôt à des groupes plus incisifs comme Judas Priest, Black Sabbath ou Accept, alors AC/DC ne peut être considéré comme du heavy metal à proprement parler, même pour des albums comme The Razors Edge. Le heavy metal entendu dans ce sens se caractérise par une distanciation des racines blues[56],[54], pour privilégier certaines harmonies plus froides de la modalité diatonique. Or la musique d'AC/DC au contraire reste proche de la structure commune au blues et au rock[57].

C'est donc ici un malentendu sur la terminologie qui explique le désaccord apparent entre les différents spécialistes.

[modifier] Évolution de la musique du groupe

On peut remarquer que le son d'AC/DC a évolué au fil des années. On distingue trois périodes majeures :

Tout au long des années 1980 et jusqu'en 1992, on peut remarquer dans les albums une nette évolution, allant d'un son que l'on qualifierait aujourd'hui de classic rock vers un son plus heavy metal. Concrètement, en studio, AC/DC expérimente, tout comme les autres groupes les nouveaux effets (cela reste quand même discret). Les niveaux de distortion deviennent plus importants. A cette époque, Angus et Malcolm utilisaient sûrement divers overdrives et préamplis sur leurs Marshall. La plus grosse étape fut franchie avec l'utilisation de têtes d'amplis Mesa Boogie pour l'album The Razors Edge et pour l'album Live qui a suivi. Ce dernier est magistral, l'amplification utilisée donne incontestablement un son heavy metal et les effets sont omniprésents mais cela est parfaitement exploité par les deux frères qui en profitent pour améliorer la technicité de leur jeu. Cela est en partie la raison du retour en force d'AC/DC à la fin des années 1980 après une période de déclin, en plus de compositions qui franchissent un pas considérable depuis des albums tels que Fly on the Wall et Flick of the Switch. L'album Ballbreaker ne fera pas non plus dans la dentelle, à la grande joie des fans. Le son reste à peu près le même que pour le précédent album studio. La transition se fera plutôt pendant la tournée avec un retour assez surprenant vers un son plus blues rock, comme on peut le remarquer sur la vidéo du concert No Bull.

  • De 1995 à 2008, le groupe cherche à renouer avec ses racines.

En réalité, le hard rock ne fait plus recette. C'est l'époque des "guitar heroes", du shred, de l'explosion du heavy metal. Le seul moyen pour le groupe de continuer à innover sans faire du thrash metal semble être alors un retour à un son blues rock. Stiff Upper Lip se comprend dans cet esprit. Le son se rapproche définitivement du blues, une sorte de retour aux sources. Bien que l'âge du groupe se fasse ressentir tout au long de l'album, les morceaux restent tous plus ou moins simples et efficaces.

[modifier] L'influence du groupe

En plus d'être l'un des groupes les plus connus du monde, AC/DC fait parti des groupes qui ont le plus d'influence. Parmi les groupes qui sont clairement influencés par AC/DC, on peut trouver Guns N' Roses[58], Megadeth[59], Mötley Crüe[60], Kiss[61], Whitesnake[62], Rose Tattoo[63], Accept[64], Heaven, Helix[65], D.A.D.[66], Cinderella[67], Britny Fox[68], Kix[69], Jackyl[70], Dirty Looks[71], The Cult[72], Quiet Riot, Warrant, Fastway, Poison[73], Great White[74], Johnny Crash, Twisted Sister[75], Dangerous Toys, Slaughter, Nazareth, Screaming Jets, Vinnie Vincent Invasion, Smashed Gladys, Steelheart, Sleeze Beez[76], et plus récemment Jet[77], Tokyo Dragons[78], The Darkness[79], Broken Teeth, Danko Jones[80], Big Cock[81]. D'autres groupes sont même considérés par certains comme des "clones" d'AC/DC, par exemple AB/CD[82] (qui est en quelque sorte une parodie d'AC/DC), Krokus[83], Rhino Bucket[84],[85] (qui comporte l'ancien batteur d'AC/DC Simon Wright), Boned[86] et Airbourne[87].

La plupart des groupes de hard rock et de heavy metal créés après 1980 ont été d'une manière ou d'une autre influencés par AC/DC.

[modifier] Matériel des Guitaristes

Articles détaillés : Angus Young et Malcolm Young.

Les frères Young utilisent principalement des Marshall JTM 45 en studio et des Marshall SLP 1959 100W en concert. Angus Young a toujours été fidèle à la Gibson SG, bien qu'il en utilise 25 modèles différents, Malcolm Young, quant à lui utilise la même Gretsch Jet Firebird avec le micro chevalet raccordé directement sur la sortie jack (volume et tonalité déconnectés)

[modifier] Membres et discographie

Principaux membres et discographie
Date Guitare rythmique Guitare solo Chant Basse Batterie Albums
(les coffrets contenant des CD sont aussi référenciés et sont notés en gras)
1973 Malcolm Young Angus Young Dave Evans

1975 Bon Scott High Voltage (Australie)
1976 Mark Evans Phil Rudd T.N.T. (Australie)
High Voltage (international)
Dirty Deeds Done Dirt Cheap
1977 Let There Be Rock
1978 Cliff Williams Powerage
If You Want Blood
You've Got It
1979 Highway to Hell
1980 Brian Johnson Back in Black
1981 For Those About to Rock
We Salute You

1983 Flick of the Switch
1984 Simon Wright '74 Jailbreak
1985 Fly on the Wall
1986 Who Made Who

1988 Blow Up Your Video

1990 Chris Slade The Razors Edge

1992 Live
Live: 2 CD Collector's Edition


Phil Rudd
1995 Ballbreaker

1997 Bonfire


2000 Stiff Upper Lip







2008 Black Ice
2009 Backtracks

[modifier] Vidéographie

[modifier] Officielle

[modifier] Non officielle

  • 2000 : Thunder Rock (VHS)
  • 2003 : Live '77 - Rock Masters (DVD)
  • 2004 : Let There Be Rock (DVD)
  • 2005 : And then there was Rock Life before Brian (DVD)
  • 2005 : The Bon Scott Years (DVD)
  • 2006 : Rough And Tough (DVD)
  • 2006 : Music in Review (DVD)
  • 2006 : Back in Black (DVD)
  • 2006 : Thunder Rock (DVD)
  • 2007 : Highway to Hell (DVD)
  • 2007 : Bon Scott - The Years Before AC/DC (DVD)
  • 2007 : Back in Black (DVD)
  • 2007 : Rock Case Studies (DVD)

[modifier] Bibliographie

  • (en) Malcolm Dome, AC/DC, Proteus Books, 1982 (ISBN 0-862-76011-9) 
  • (en) Richard Bunton, AC/DC: Hell Ain't No Bad Place to Be, Omnibus Books, 1983 (ISBN 0-711-90082-5) 
  • (en) Tim Holmes, AC/DC (Monsters of Metal), Ballantine, 1986 (ISBN 0-345-33239-3) 
  • (en) Martin Huxley, AC/DC: The World's Heaviest Rock, Lightning Source Inc., 1996 (ISBN 0-312-30220-7) 
  • (en) Paul Stenning, AC/DC: Two Sides to Every Glory, Chrome Dreams, 2005 (ISBN 1-842-40308-7) 

[modifier] Galerie

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Wikimedia Commons propose des documents multimédia libres sur AC/DC.

[modifier] Notes et références

  1. Dale Hoiberg, ed (2007-09-24). "AC/DC". Encyclopædia Britannica Ultimate Reference Suite (2008 ed.). ISBN 1-59339-292-3. 
  2. Dale Hoiberg, ed (2007-09-24). "heavy metal". Encyclopædia Britannica Ultimate Reference Suite (2008 ed.). ISBN 1-59339-292-3. 
  3. (en) Murray Engleheart, AC/DC — Bonfire 
  4. Back to roots for AC/DC, Sydney Morning Herald. Consulté le 2008-05-02.
  5. Top Selling Artists
  6. a et b AC/DC, fuoco alle polveri: <<Lasciate che ci sia il rock!>>
  7. Top 100 Albums
  8. 100 Greatest Hard Rock Artists de VH1
  9. Greatest Heavy Metal Band of All Time de VH1
  10. La liste des 100 plus grands artistes selon le magazine Rolling Stone
  11. History of Albert Music
  12. (en)acdc.com/acdc101 Note : Il faut mettre le bouton sur la partie 70's
  13. http://classicrock.about.com/od/artistsae1/p/ac_dc.htm
  14. http://digitaldreamdoor.nutsie.com/pages/music0_name.html
  15. a, b et c AC/DC History
  16. http://www.highwaytoacdc.com/index.php?zone=anecdotes/9
  17. Page 35 de l'édition de janvier 1984 du magazine Best.
  18. Tracker to Acca Dacca, 2004-05-17
  19. AC/DC ACDC, 2004-10-01
  20. http://www.highwaytoacdc.com/index.php?zone=anecdotes/4
  21. a et b (en) Paul Stenning, AC/DC — Two Sides to Every Glory, Chrome Dreams, novembre 2005 (ISBN 1-8424-0308-7), p. 32–34 
  22. a et b Timeline
  23. http://cedrikmichel.celeonet.fr/chanteur-rock-francais/smartsection+makepdf.itemid+28.htm
  24. AC/DC — Powerage
  25. http://www.music-story.com/ac-dc/powerage
  26. http://www.actumusic.com/biographie-ac-dc-album-powerage.html
  27. a et b Epic Records AC/DC Re-issues: Second Wave, 2003-06-30
  28. "Scott [had] choked on his own vomit [in his sleep]." Back in Black 1980,2003 CD booklet.
  29. a et b Jinman, Richard : 25 years on, AC/DC fans recall how wild rocker met his end, The Guardian (2005-02-19). Consulté le 2008-08-02.
  30. Bon's Highway leads to the National Trust, 2006-02-15
  31. AC/DC lights a Bonfire in tribute, 1997-11-22
  32. (en) everyhit.co
  33. showbizz.net
  34. AC/DC — Flick of the Switch
  35. Stenning, Paul (2005), AC/DC: Two Sides to Every Glory, Chrome Dreams, (ISBN 1-842-40308-7)
  36. AC/DC — Fly on the Wall
  37. ARIA Icons: Hall of Fame
  38. http://www.highwaytoacdc.com/index.php?zone=biographies/index&membre_id=7&page_title=Chris%20Slade
  39. AC/DC: Stiff Upper Lip, 2000-03-30
  40. AC/DC — Stiff Upper Lip
  41. AC/DC Sign big contract with Sony, 2002-12-06
  42. AC/DC — Discography
  43. Stones rock out at Toronto's 'biggest party', Canadian Broadcasting Corporation (2003-07-31). Consulté le 2008-08-02.
  44. Ziffer, Daniel : Wiggles wriggle back into top spot, The Age (2006-04-13). Consulté le 2008-08-02.
  45. Dunn, Emily : A wobble, but the Wiggles still rule, The Sydney Morning Herald (2007-07-18). Consulté le 2007-08-17.
  46. Plug Me In press release, 2007-08-24
  47. Rock Band 2 – Unrivaled Song Library
  48. First Rock Band Spin-off Revealed: AC/DC Live Coming As $30 Wal-Mart Exclusive, 2008-09-29
  49. AC/DC Releases 'No Bull: The Directors Cut, 2008-09-17
  50. http://www.highwaytoacdc.com/index.php?zone=evenements/blackice/pochette
  51. Les gammes pentatoniques majeures et mineures sont utilisées dans de grands nombres de musiques folkloriques et populaires : musique country, jazz, rock 'n' roll, musiques orientales, musiques asiatiques, ... La pentatonique mineure utilisée en blues est complétée par de nombreuses notes de passage supplémentaires : tierce majeure, quinte diminuée, ...
  52. Pour la compréhension, le terme « heavy » employé ici dans ce contexte ne veut pas dire « heavy metal ». En fait le terme heavy en anglais quand il est utilisé pour décrire une musique, veut simplement dire que la musique est plus dure, plus « méchante » si l'on peut dire.
  53. Paul Du Noyer (éditeur), L'encyclopédie de toutes les musiques, Flame Tree, 2003, pp.78-79 ISBN 1-9040-4170-1
  54. a, b et c Garry Sharpe-Young, Metal: The Definitive Guide, Jawbone Press, 2007, p.9 ISBN 9781906002015
  55. « I hate that term heavy metal » rapporté par Robert Walser, Running with the Devil: Power, Gender, and Madness in Heavy Metal Music, Wesleyan University Press, 1993, p.3 ISBN 0-8195-6260-2
  56. a, b, c et d Michka Assayas, Dictionnaire du rock de A à L, Robert Laffont, 2002, p.776-777 ISBN 2221912608
  57. Angus a toujours, dans de nombreuses interviews, témoigné de son attachement au rock 'n' roll de Chuck Berry.
  58. http://www.allmusic.com/cg/amg.dll?p=amg&sql=10:wiftxqu5ldde
  59. http://www.roadrunnerrecords.com/blabbermouth.net/news.aspx?mode=Article&newsitemID=70584
  60. Allmusic.com - Mötley Crüe
  61. Allmusic.com - Kiss
  62. - Whitesnake
  63. Allmusic.com - Rose Tattoo
  64. allmusic.com - Accept
  65. allmusic.com - Helix
  66. Allmusic.com - D.A.D.
  67. truemetal.it - Recensione Cinderella
  68. metal-mixtape.blogspot.com - Britny Fox
  69. Allmusic.com - Kix
  70. allmusic.com - Jackyl
  71. Sleazeroxx.com - Dirty Looks
  72. http://www.mtv.com/music/artist/cult_the/artist.jhtml
  73. Allmusic.com - Poison
  74. Allmusic.com - Great White
  75. Allmusic.com - Twisted Sister
  76. Allmusic.com - Sleeze Beez
  77. musicomh.com - Jet interview
  78. sugarbuzzmagazine.com - Tokyo Dragons
  79. mp3.com - The Darkness reviews
  80. Allmusic.com - Danko Jones
  81. rockeyez.com
  82. abcdband.com Site officiel de AB/CD
  83. Allmusic.com - Krokus
  84. Allmusic.com - Rhino Bucket
  85. Sleazeroxx.com - Rhino Bucket
  86. Sleazeroxx.com - Boned
  87. Allmusic.com - Airbourne

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes


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