AC/DC

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AC/DC

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AC/DC, de gauche à droite : Brian Johnson, Malcolm Young, Phil Rudd, Angus Young, Cliff Williams, sur scène au Tacoma Dome de Tacoma, le 31 août 2009.

Informations générales
Pays d'origine Drapeau de l'Australie Australie
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni[note 1]
Genre musical Hard rock, heavy metal, blues rock, Rock 'n' roll (voir chapitre concerné)
Années actives Depuis 1973
Labels Columbia Records
Atlantic Records
Elektra Records
EMI Group
Epic Records
Site officiel acdc.com
Composition du groupe
Membres Brian Johnson
Angus Young
Stevie Young
Cliff Williams
Phil Rudd
Anciens membres Malcolm Young
Chris Slade
Simon Wright
Bon Scott (décédé)
Mark Evans
Dave Evans
(Liste complète)
Logo

AC/DC est un groupe de hard rock australo-britannique[note 1] formé à Sydney en 1973 par les frères Angus et Malcolm Young. Bien que classé dans le hard rock et considéré comme un pionnier du heavy metal[1],[2], les membres du groupe ont toujours qualifié leur musique de « rock 'n' roll »[3].

La composition d'AC/DC subit beaucoup de changements avant la sortie du deuxième album en Australie, T.N.T., en 1975. Elle est ensuite restée inchangée jusqu'à ce que Mark Evans soit remplacé par Cliff Williams en 1977. En 1979, le groupe connaît un succès mondial avec son tube Highway to Hell. Le chanteur et coparolier Bon Scott meurt le 19 février 1980, noyé dans ses propres vomissements, après une nuit de forte consommation d'alcool. Le groupe envisage alors la dissolution mais l'ancien chanteur de Geordie, Brian Johnson, est choisi comme remplaçant de Bon Scott. La même année, le groupe sort l'album Back in Black, leur plus grand succès mondial à ce jour. L'album suivant, For Those About to Rock We Salute You, a aussi beaucoup de succès et est le premier de leurs albums à atteindre la première place des ventes aux États-Unis. La popularité d'AC/DC commence à diminuer en 1983, date à laquelle Phil Rudd quitte le groupe pour fonder à Sydney sa société de transport en hélicoptère. Le batteur du groupe est alors Simon Wright jusqu'en 1989, puis Chris Slade, jusqu'au retour de Phil Rudd en 1994. C'est à partir de 1986 que la popularité du groupe remonte.

L'avant dernier album du groupe, Black Ice, sorti le 20 octobre 2008, est leur plus grand succès dans les charts depuis For Those About to Rock, atteignant la première place dans de nombreux pays[4].

Leur dernier album est Rock Or Bust, sorti le 2 décembre 2014 pour la France.

En 2008, AC/DC recense plus de 200 millions d'albums vendus à travers le monde[5] dont 71 millions aux États-Unis[6] durant ses 39 ans d'existence, et est considéré comme un pionnier du hard rock pour toutes les générations depuis l'existence du groupe. Les ventes de Back in Black sont estimées à 50 millions d'exemplaires dans le monde[7],[8],[9], ce qui en fait le deuxième album le plus vendu au monde derrière Thriller de Michael Jackson[10]. En 2010, l'album recense 22 millions d'exemplaires vendus aux États-Unis[11], où il est le 5e album le plus vendu[11].

AC/DC est classé 4e dans le classement des 100 meilleurs groupes de hard rock sur le site VH1[12] (bien que ce classement soit censé classer seulement des artistes de hard rock, il comprend des artistes de plusieurs genres de rock). AC/DC est aussi classé 7e des meilleurs groupes de heavy metal de tous les temps selon VH1[13],[14]. En 2004, le groupe est classé 72e dans la liste des 100 meilleurs groupes musicaux de tous les temps du magazine Rolling Stone[15].

Biographie[modifier | modifier le code]

Contexte et débuts[modifier | modifier le code]

Logo AC/DC en noir sur fond blanc.
Logo du groupe dessiné par Bob Defrin, apparaissant pour la première fois sur la version internationale de Let There Be Rock en 1977[16].

Nés à Glasgow, Écosse, au Royaume-Uni, les frères George (né en 1947), Malcolm (né en 1953) et Angus Young (né en 1955) émigrent avec leur famille en Australie en 1963, et s'installent dans la banlieue de Sydney. C'est George qui commence le premier à jouer de la guitare, suivi par Malcolm, puis Angus. Dans les années 1960, George connaît un succès mondial avec les Easybeats, devenu le groupe australien des années 1960 le plus connu[17]. Ce succès déteint sur Malcolm qui rejoint en 1971 un groupe de Newcastle nommé The Velvet Underground (à ne pas confondre avec le groupe américain du même nom)[18]. En novembre 1973, Malcolm crée son propre groupe, dont il se fait le guitariste rythmique. Il recrute Dave Evans au chant, Larry Van Kriedt à la guitare basse et Colin Burgess à la batterie puis est rejoint par Angus, qui devient le guitariste soliste[19].

Après avoir vu le sigle « AC/DC » sur un aspirateur (ou selon certaines sources, sur une machine à coudre[20]), Margareth, la sœur de Malcolm et Angus, a l'idée d'adopter ce sigle comme nom de groupe. AC/DC est le sigle pour alternating current/direct current, soit, en français, « courant alternatif/courant continu ». Les frères Young ont estimé que ce nom symboliserait l'énergie brute du groupe et l'amour pour leur musique[20],[21]. Ce nom peut toutefois évoquer plusieurs significations. En argot anglophone, AC/DC signifie « à voile et à vapeur », c'est-à-dire bisexuel[22],[23]. Principalement dans les années 1980, la rumeur se répand, dans certains milieux religieux, que le nom a des connotations sataniques telles que « AnteChrist Death to Christ », « AnteChrist Devil's Child », « Anti Christ Destroy Christ », ou encore « After Christ Devil Comes »[24]. AC/DC se prononce une lettre à la fois, hormis en Australie où le groupe se fait appeler « Acca Dacca[25],[26] ».

Ère Dave Evans (1973–1974)[modifier | modifier le code]

Le groupe joue en public pour la première fois dans un club de Sydney du nom de Chequers en décembre 1973[27]. Il signe plus tard avec le label Albert Productions, le distributeur d'EMI pour l'Australie et la Nouvelle-Zélande. À cette époque, la formation est instable au niveau de la batterie et la basse. Trois bassistes et cinq batteurs se succèdent pendant l'ère Dave Evans, qui dure moins d'un an. C'est pendant cette période qu'Angus Young adopte son caractéristique uniforme d'écolier comme costume de scène. L'idée vient de sa sœur Margaret. Angus a aussi essayé d'autres costumes comme les déguisements de Spider-Man, de Zorro, de gorille et un déguisement de « Super-Ang », parodie de Superman[18]. Au début, la plupart des membres du groupe ont leur propre costume, mais cette idée est abandonnée lorsqu'ils découvrent qu'un autre groupe local a déjà adopté cette idée : seul Angus garde son costume.

Le groupe fait paraître son premier single Can I Sit Next to You Girl, enregistré en avril 1974. Les frères Young jugent Dave Evans comme un chanteur inadapté au groupe, l'estimant mieux calé en matière de glam rock du style de Gary Glitter[28]. Sur scène, Dave est parfois remplacé par le premier manager du groupe, Dennis Laughlin, l'ancien chanteur du groupe Sherbet. Dave ne s'entend pas avec Laughlin, ce qui contribue aux resentiments du groupe envers Dave[28].

Ère Bon Scott (1974–1980)[modifier | modifier le code]

Début du succès[modifier | modifier le code]

En septembre 1974, Ronald Belford « Bon » Scott, un chanteur expérimenté et ami de George Young, remplace Dave Evans. Comme les frères Young, Bon Scott est né en Écosse, et émigre en Australie pendant son enfance[29]. En novembre la même année, le groupe enregistre son premier album High Voltage avec Malcolm Young (guitare rythmique), Angus Young (guitare solo), Bon Scott (chant), George Young (basse), Tony Currenti (batterie). Cet album est produit par George Young et Harry Vanda, ancien membre des Easybeats. L'enregistrement de l'album prend seulement 10 jours, et il est basé sur des morceaux instrumentaux des frères Young auxquels Bon Scott a rajouté des paroles. L'album sort en février 1975 uniquement en Australie. La sortie de ce disque amène le groupe à faire une tournée dans tout le pays[30]. À la suite de l'enregistrement de cet album, plusieurs changements sont de nouveau effectué au niveau de la basse et de la batterie, jusqu'à ce que le groupe recrute Phil Rudd à la batterie, et Mark Evans à la basse. Michael Browning devient le manager du groupe en décembre 1974[30]. En 1975, ils composent le single It's a Long Way to the Top (If You Wanna Rock 'n' Roll), qui devient leur « hymne » du moment[31]. La chanson est incluse dans leur deuxième album, T.N.T., paru en décembre 1975 uniquement en Océanie. L'album comprend deux autres chansons classiques : High Voltage et T.N.T..

Entre 1974 et 1977, aidé par de régulières apparitions dans l'émission Countdown de la chaîne australienne Molly Meldrum, dirigée par le groupe audiovisuel ABC, AC/DC devient un des groupes les plus populaires en Australie. Après leur performance du 3 avril 1977, il faut attendre plus de vingt ans pour les voir faire une nouvelle apparition télévisée en direct en Australie. Malgré cette popularité, le groupe ne peut pas faire son concert prévu à Wellington en Nouvelle-Zélande, le gouvernement de ce pays qualifiant la musique d'AC/DC de « pollution sonore ». Le groupe lui répondra en 1980 sur l'album Back in Black, avec le morceau Rock and Roll Ain't Noise Pollution (ce qui se traduit par « Le rock 'n' roll n'est pas une pollution sonore »)[32].

Succès international[modifier | modifier le code]

Statue de bronze à l'effigie de Bon Scott.
Statue en bronze de Bon Scott, à Fremantle.

En 1976, le groupe signe un contrat avec le label Atlantic Records, et participe à une longue tournée européenne. Les membres y acquièrent l'expérience des concerts en faisant la première partie de groupes comme Rainbow (Ritchie Blackmore de Deep Purple), Black Sabbath, Aerosmith, Kiss, Styx et Blue Öyster Cult, et en co-tête d'affiche avec Cheap Trick. En mai sort leur premier album en Europe et aux États-Unis, High Voltage, sous le label Atlantic. Cet album est en fait une compilation de leurs deux premiers albums australiens, composée de deux chansons issues de High Voltage, et de sept chansons issues de T.N.T.. La même année sort l'album Dirty Deeds Done Dirt Cheap. L'album existe en deux versions : une pour l'Océanie et une pour l'Europe. Entre les deux versions, la pochette et la liste des titres sont différentes. Cet album ne sort aux États-Unis qu'en 1981, époque à laquelle le groupe est à l'apogée de sa popularité. Let There Be Rock sort en mars 1977 en Australie, et en juin en Europe. Bien que sorti en pleine ascension du punk en Angleterre, l'album est très bien accueilli en Europe et devient un grand classique de l'histoire du rock. Suite à la tournée européenne qui suit l'album, Mark Evans quitte le groupe et est remplacé par Cliff Williams.

AC/DC poursuit sa tournée américaine, principalement en ouverture de groupes comme REO Speedwagon, Kiss, Rush, Black Sabbath et Van Halen, ou dans de petites salles. Le groupe s'attire de nombreux problèmes du fait qu'il vole régulièrement la vedette aux groupes de deuxième partie, ces derniers ne devant que « ramasser les miettes », ce qui forge une solide réputation au jeune groupe jusqu'à ce qu'il passe en deuxième partie. Pendant la tournée européenne qui suit, AC/DC fait figure de tête d'affiche. Toutefois, le groupe ne peut achever la tournée européenne de Let There Be Rock. À la suite d'une dispute entre Malcolm et Geezer Butler (le bassiste de Black Sabbath), AC/DC doit se retirer de la tournée, malgré l'amitié que porte Ozzy Osbourne à Bon et Angus. Cela ne les empêche pas de faire un triomphe aux États-Unis notamment lors du concert de Kiss à New York. Angus chauffe la salle en première partie à tel point que l'ambiance est « ennuyeuse » durant le passage de Kiss[33].

AC/DC influence les groupes de la New Wave of British Heavy Metal qui émergent pendant la fin des années 1970, comme Saxon et Iron Maiden, en partie en réaction au déclin des groupes de heavy metal traditionnel du début des années 1970. En 1978 sort Powerage. L'album suit le modèle établi par Let There Be Rock, et marque les débuts du groupe avec le bassiste Cliff Williams et ses riffs hard[34]. Cet album n'obtient cependant pas le succès commercial du précédent. Seule une chanson de cet album sort en single, Rock 'n' Roll Damnation, et se classe 24e dans les charts américains, la meilleure place atteint par le groupe dans un classement américain à l'époque. Il s'agit d'ailleurs de « l'album préféré » de Keith Richards, le mythique guitariste des Rolling Stones qui ne manque pas d'en faire la promotion à maintes reprises, ce qui permet au groupe de se populariser davantage auprès des fans de rock[35],[36]. Cet album est, durant les années 2000, considéré par une partie des fans comme l'album le plus sous-estimé du groupe[37].

Le concert du groupe à l'Apollo Théâtre de Glasgow, en Écosse, pendant la tournée Powerage, est enregistré et sort la même année en tant qu'album live intitulé If You Want Blood You've Got It. Il s'agit de la dernière production de Harry Vanda et George Young aux côtés de Bon Scott. Les producteurs, Vanda et Young, sont écartés au profit d'Eddie Kramer (des groupes Kiss et Led Zeppelin) pour l'enregistrement d'Highway to Hell. Le groupe se trouve insatisfait de ce dernier producteur, et demande son remplacement à Robert Lange[38]. Robert Lange donne à AC/DC un son plus rempli tout en gardant le tranchant qui a fait son succès[38]. L'album, sorti en juillet 1979, connaît un véritable succès dans le monde, et fait d'AC/DC un groupe incontournable du hard rock[3] ; l'album atteint la 17e place des classements américains, et est le premier album d'AC/DC à entrer dans le top 100 du pays.

Mort de Bon Scott[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mort de Bon Scott.
Tombe fleurie.
Tombe de Bon Scott au cimetière de Fremantle.

Au début de l'année 1980, le groupe commence à travailler sur son prochain album. Le 19 février 1980, Bon Scott, après une soirée fort arrosée à Londres, au Royaume-Uni, se fait raccompagner par un ami, Alistair Kinnear[39]. Bon Scott, endormi dans une Renault 5, aurait été, d'après les déclarations de Kinnear à la police, absolument impossible à réveiller. Kinnear, plutôt que de ramener Bon chez lui, aurait alors décidé de l'emmener à son propre domicile, espérant qu'il se réveillerait durant le trajet[40]. Le chanteur dormant toujours une fois arrivé, Kinnear l'aurait laissé dans la voiture fermée. Le lendemain matin, Kinnear serait descendu le chercher et trouvant le chanteur encore endormi, l'aurait emmené à l'hôpital où les médecins auraient constaté son décès. Son décès est dû à une asphyxie causée par ses propres vomissements[41],[42], et la cause officielle est classée comme « intoxication alcoolique » et « mort par accident »[43].

De nombreuses incohérences et ces circonstances douteuses feront douter certains fans, qui ont élaboré plusieurs théories dont une selon laquelle Kinnear n’existerait pas, mais serait le pseudonyme adopté par quelqu'un de l'entourage du chanteur qui ne voulait pas se faire connaître, et qui n'a d'ailleurs jamais été clairement identifié sous ce nom[44].

Ère Brian Johnson (depuis 1980)[modifier | modifier le code]

Renaissance[modifier | modifier le code]

Homme caucasien portant un débardeur rayé bleu et noir devant un micro.
Cliff Williams pendant le For Those About to Rock Tour en 1981.

Tandis que le décès de Bon Scott aurait pu marquer le coup d'arrêt de la carrière d'AC/DC, le groupe décide de continuer[45]. C'est le chanteur de Geordie, Brian Johnson, que Bon Scott a rencontré en 1971 lors d'une tournée commune entre Geordie et Fraternity au Royaume-Uni, et qu'il estimait être un très bon chanteur, qui va le remplacer[45]. Le groupe lui propose de se présenter à une audition à Londres et le choisit tout de suite. En juillet 1980 sort Back in Black, moins blues que Highway to Hell, toujours produit par Robert Lange[46]. Cet album débute par les sons de cloches de Hells Bells, un hommage à Bon Scott. Il y a dans l'album de grands standards, repris depuis dans toutes les apparitions scéniques du groupe, comme les chansons Hells Bells, Back in Black, You Shook Me All Night Long ou encore Shoot to Thrill.

En date de 2010, Back in Black reste le deuxième album le plus vendu au monde[10] avec plus de 50 millions d'exemplaires vendus[7],[8],[9], juste derrière l'album Thriller de Michael Jackson. Même si l'album, composé et écrit en seulement trois semaines, est vivement critiqué par les fans de Bon Scott, il obtient d'excellentes critiques et se classe 73e au classement des 500 meilleurs albums de tous les temps du magazine Rolling Stone[47]. L'album est no 1 dans certains pays comme l'Australie, la France et le Royaume-Uni et no 4 aux États-Unis. AC/DC collectionne alors les prix, récompenses, titres honorifiques et premières places. Désormais, AC/DC fait des spectacles encore et toujours plus spectaculaires avec une cloche en bronze de plus d'une tonne frappée d'un « AC/DC » et d'un « Hells Bells », en référence à la première piste de l'album. Même si l'album est un succès pour le groupe, Brian connaît des débuts plus difficiles avec les fans de la première heure, particulièrement en Australie, qui sont alors partagés quant à l'orientation choisie par le groupe : une partie des anciens fans considère en effet qu'AC/DC aurait dû s'arrêter.

Le succès continue en 1981 avec la sortie de For Those About to Rock We Salute You, toujours avec Robert Lange. L'album contient deux des singles du groupe s'étant les mieux vendus : Let's Get It Up[48] et la chanson homonyme, For Those About to Rock (We Salute You), qui sont respectivement classés 13e et 15e au Royaume-Uni[49]. L'album a un gros succès commercial et critique même s'il tient mal la comparaison face à son prédécesseur, Back in Black. For Those About to Rock We Salute You est le premier album du groupe à atteindre le no 1 aux États-Unis. La tournée Cannon and Bell en 1982 met en scène des canons de la guerre de Sécession. Brian commence à se faire aimer des fans qui n'avaient jusque-là pas accepté le nouveau chanteur du groupe. Avec cette tournée, il est désormais lié à AC/DC.

Départ de Phil Rudd et déclin commercial[modifier | modifier le code]

Homme caucasien sur scène devant la foule (photo en noir et blanc).
Brian Johnson lors d'un concert du groupe en 2000.

En 1983, AC/DC enregistre un album très binaire : Flick of the Switch, où le groupe s'auto-produit pour la première fois dans le but de retrouver la crudité et la simplicité de leurs premiers albums[50]. Pendant l'enregistrement, suite aux rumeurs d'alcoolodépendance et de toxicomanie, l'amitié entre le batteur Phil Rudd et Malcolm Young se détériore et, après une longue période de tension entre les deux personnes, l'aversion entre eux devient si forte qu'ils finissent par se battre. Rudd quitte le groupe deux heures après le conflit, après avoir fini d'enregistrer toutes les parties de batterie. Le batteur BJ Wilson est alors appelé d'urgence pour aider à achever les enregistrements, mais officiellement, ses parties de batterie ne sont finalement pas utilisées[28]. Le groupe engage le batteur Simon Wright durant l'été 1983 suite à une audition anonyme. Ce batteur est présent sur la tournée et les clips de l'album[51]. L'album sort en juillet 1983 et est un échec commercial comparé aux trois précédents (Highway to Hell, Back in Black et For Those About to Rock We Salute You). Il sonne encore plus heavy metal que le précédent, et obtient une critique moyenne[50]. Il est tout de même bien classé, notamment au Royaume-Uni, où il se positionne à la 4e place et est certifié disque de platine aux États-Unis - ce qui représente un million d'exemplaires vendus pour ce seul pays - et les singles Nervous Shakedown et Flick of the Switch ont aussi du succès. La période (1983) n'est toutefois pas favorable à AC/DC, en raison des mutations de la scène métal à cette époque avec l'explosion de la NWOBHM en Europe, et l'arrivée du speed metal et du glam rock aux États-Unis qui captent toute l'attention du public.

En 1984, l'album '74 Jailbreak sort regroupant cinq chansons qui datent de 1974 et de 1976 chantées par Bon Scott et sorties auparavant uniquement en Australie : quatre viennent de la version australienne de High Voltage et une vient de la version australienne de Dirty Deeds Done Dirt Cheap. Grâce à cet album, le groupe maintient sa popularité en Australie, du fait que Bon Scott chante tous les morceaux car Brian Johnson est encore peu apprécié en Australie. En janvier 1985, AC/DC est à l'affiche de la première édition du festival Rock in Rio aux côtés de Van Halen et de Scorpions devant plus de 300 000 personnes. Fly on the Wall sort en juin 1985. Auto-produit lui aussi, cet album est un échec commercial et se vend moins que Flick of the Switch. Cet échec est dû au son de l'album qui ne plait pas à la plupart des fans du moment. Le groupe se rend compte que l'auto-production (elle sera leur dernière) ne leur réussit pas. Le groupe tente de changer de son sur les guitares, mais impose également sur tout l'album un son plus distant et faible sur la voix de Brian Johnson[52].

En 1986, Stephen King propose à AC/DC de faire la bande originale de son film Maximum Overdrive. Il en découle l'album Who Made Who, une semi-compilation, ce que le groupe avait jusque-là toujours refusé de faire[37]. Cet album est produit par Harry Vanda et George Young qui n'avaient pas produit d'album pour le groupe depuis 1978. Il est composé de trois titres inédits, Who Made Who et les morceaux instrumentaux D.T. et Chase the Ace, un remix de Shake Your Foundations et cinq titres déjà sortis auparavant : You Shook Me All Night Long, Sink the Pink, Ride On, Hells Bells, For Those About to Rock (We Salute You). En février 1988, AC/DC est intronisé à l'Australian Record Industry Association[53].

Retour du succès commercial[modifier | modifier le code]

En 1988, AC/DC fait paraître Blow Up Your Video, enregistré en France et produit par Harry Vanda et George Young, qui entérine le retour au sommet d'AC/DC. Cet opus est moins heavy metal que les albums précédents. Avec des titres comme That's the Way I Wanna Rock 'n' Roll ou Heatseeker, le groupe fait un retour triomphal, notamment en France au Zénith de Paris, le 6 avril 1988. Au terme de la tournée européenne, Malcolm Young, épuisé par son addiction à l'alcool, cède temporairement sa place à son neveu Stevie qui le remplace sur les 110 dates de la tournée américaine. L'album suivant est très attendu des fans ainsi que par Simon Wright qui, s'impatientant de plus en plus, finit par accepter une proposition de Dio (ex membre de Black Sabbath). Wright quitte donc le groupe en 1989 et est rapidement remplacé par Chris Slade. Brian Johnson est indisponible pendant plusieurs mois pour finaliser son divorce.

Regain de popularité[modifier | modifier le code]

Homme caucasien portant un débardeur gris et un béret noir chantant au micro.
Brian Johnson lors d'un concert du groupe, à Bercy, en 1991.

En 1990, après le retour de Malcolm Young, AC/DC sort The Razors Edge, enregistré à Vancouver, au Canada, et produit par Bruce Fairbairn. C'est un grand retour commercial pour le groupe. Cet album inclut les singles à succès Thunderstruck et Are You Ready, qui se classèrent respectivement à la 5e et 16e place du Mainstream Rock Tracks du Billboard et Moneytalks, qui se classe à la 23e place du Billboard Hot 100[48]. L'album est certifié cinq fois disque de platine aux États-Unis, et se classe à la deuxième place des classements musicaux américains. Pendant la tournée, le groupe enregistre son deuxième album en concert, intitulé simplement Live. Cet album, sorti en 1992, existe en version album simple et en double album. Live est produit par Fairbairn et est considéré par la critique comme l'un des meilleurs albums live des années 1990[54]. Pendant cette tournée, en 1991, AC/DC participe au festival Monsters of Rock de Donington Park en tant que tête d'affiche. Ce concert sort sur cassette sous le titre Live at Donington en 1992 et est réédité en DVD en 2003.

Toujours en 1991, les promoteurs du festival Monsters of Rock profitent de l'effondrement de l'URSS pour organiser une édition moscovite. AC/DC y participe de nouveau en tête d'affiche et le concert a lieu sur Tushino Airfield, une base aérienne. Metallica et Pantera, deux groupes phares de la scène metal, y participent également. Ce festival est gratuit et enregistre entre 500 000[55] (chiffre donné par l'armée qui assurait la sécurité) et 1,5 million (chiffre donné par l'organisation) de spectateurs. Il s'agirait de l'un des plus grands concerts de tous les temps, si ce n'est le plus grand. Ce festival est d'ailleurs marqué par de nombreux heurts entre le public et les forces de sécurité russes, débordées. Une cassette intitulée For Those About to Rock - Monster in Moscow et contenant des extraits des préstations données par AC/DC, Metallica, Pantera et The Black Crowes le même jour sort en 1993 et est rééditée en DVD en 2006. En 1992, AC/DC enregistre la chanson Big Gun pour la bande son du film Last Action Hero avec Arnold Schwarzenegger. La chanson sort en single et se classe 1re dans les charts américains ; c'est le premier single du groupe à atteindre cette position. Pour le clip, Schwarzenegger fait une apparition pour laquelle il porte le même costume qu'Angus Young.

Reconnaissance[modifier | modifier le code]

Phil Rudd joue au KeyArena de Seattle pendant le Ballbreaker World Tour de 1996.

En 1994, Angus et Malcolm invitent Phil Rudd à plusieurs sessions de jam. Il est finalement réembauché et remplace Chris Slade, poussé dehors par la volonté ferme du reste du groupe de travailler de nouveau avec Rudd. Angus déclare : « Nous avons détesté perdre Chris, mais ne pas pouvoir reprendre Phil était pour nous pire encore »[56]. L'année suivante, avec la même formation que celle de 1980-83, le groupe réalise Ballbreaker, enregistré aux studios Ocean Way à Los Angeles, et produit par Rick Rubin. Le groupe retrouve son côté hard blues rock, ce qui est un renouveau depuis Highway to Hell. On y retrouve un blues rock survolté, un peu comme aux débuts du groupe. Le premier single extrait de l'album est Hard as a Rock. Deux autres singles sont édités par la suite, Hail Caesar et Cover You in Oil.

Le groupe s'engage ensuite dans la tournée Ballbreaker Tour. No Bull, concert enregistré à Madrid, sort en VHS en 1996 et en DVD en 2000, puis sera réédité sous le nom No Bull, The Director's Cut, en DVD et en Blu-ray, en 2008. En 1997, un coffret nommé Bonfire est réalisé en hommage à Bon Scott. Il contient quatre disques, plus Back in Black en 5e, dans la version américaine du coffret. Les quatre CD se composent de Volts, disque contenant essentiellement des raretés, de Let There Be Rock: The Movie sur deux disques et de Live from the Atlantic Studios. Ce dernier album a été enregistré en direct le 7 décembre 1977 aux studios Atlantic de New York. Let There Be Rock: The Movie est la bande son de la VHS Let There Be Rock, un film du concert de 1979 au Pavillon de Paris.

En 2000, sort Stiff Upper Lip, produit par George Young. Cet album, encore plus blues que le précédent, évoque Highway to Hell pour de nombreux fans. L'album rencontre un gros succès en Europe, où il est mieux reçu par les critiques que Ballbreaker, bien qu'il soit considéré comme peu original[57],[58]. La version australienne inclut un disque bonus qui contient les trois clips de l'album et des performances live du groupe, enregistrées à Madrid en 1996. Stiff Upper Lip atteint la première place dans cinq pays, dont l'Argentine et l'Allemagne ; la deuxième dans trois pays : Espagne, France et Suisse ; la troisième en Australie ; la cinquième au Canada et Portugal ; enfin, la septième en Norvège, en Hongrie et aux États-Unis. Le premier single qui en est extrait, Stiff Upper Lip, reste à la première place du US Mainstream Rock charts pendant quatre semaines. Les autres singles connaissent également un bon succès : Satellite Blues et Safe in New York City atteignent les 7e et 21e places du Billboard's Mainstream Rock Tracks, respectivement[59].

Le 22 mars 2000, une rue de Leganés - ville de la communauté urbaine de Madrid, en Espagne - est nommée « Calle de AC/DC » (rue AC/DC)[31],[60]. En 2002, AC/DC signe un contrat à long terme avec Sony[61], pour remasteriser ses albums. En 2003, exceptés Ballbreaker, Stiff Upper Lip et les albums uniquement sortis en Australie, tous les albums d'AC/DC sont remasterisés, y compris le coffret Bonfire. Ballbreaker est remasterisé en octobre 2005 et Stiff Upper Lip en avril 2007. Chaque réédition est présentée dans un bel emballage carton et contient un livret composé de photographies rares, de souvenirs et de notes diverses[62]. Le 10 mars 2003, AC/DC entre au Rock and Roll Hall of Fame[63]. Lors de la cérémonie, leur présentateur est Steven Tyler, le chanteur d'Aerosmith, puis AC/DC joue Highway to Hell et You Shook Me All Night Long : ce dernier morceau est interprété avec Steven Tyler[64]. Brian Johnson cite une partie des paroles de la chanson Let There Be Rock pendant le discours d'intronisation[65]. AC/DC se produit ensuite dans quatre petites salles : le 11 mars 2003, au Roseland Ballroom de New York ; le 9 juin 2003, au ColumbiaHalle à Berlin ; le 17 juin 2003, au Circus Krone de Munich et le 21 octobre 2003, au Carling Apollo Hammersmith de Londres, où le groupe adopte une setlist originale, avec des titres jamais joués avec Brian Johnson auparavant : What's Next to the Moon (1978), Rock 'n' Roll Damnation (1978), et If You Want Blood (You've Got It) (1979). En mai 2003, Malcolm Young accepte le prix Ted Albert pour « grand service rendu à la musique australienne[66] ».

Rue ACDC, à Melbourne, Australie.

Après que Malcolm et Angus aient été invités sur la scène des Rolling Stones, le 18 février 2003 à Sydney, pour jouer Rock Me Baby, un classique du blues, AC/DC assure la première partie du groupe à quatre reprises en 2003, lors de trois dates allemandes à Oberhausen, Leipzig et Hockenheim et le 30 juillet 2003 à Toronto au Canada. Ce dernier concert, qui se tient devant un auditoire d'un demi-million de personnes, est destiné à aider la ville à surmonter la publicité négative découlant des effets d'une épidémie de SRAS en 2003. Le concert détient le record du plus grand événement musical d'Amérique du Nord[67]. À chaque fois, Angus Young et Malcolm Young remontent sur scène, pendant la prestation des Rolling Stones sur Rock Me Baby et, pour une fois, Angus Young utilise une guitare Es-335 et non pas sa mythique SG Standard. Sans assurer la première partie, ils font une dernière apparition avec les Rolling Stones, le 20 septembre 2003, lors d'un concert au Stade de Twickenham à Londres. Le 1er octobre 2004, la ville australienne de Melbourne renomme une de ses rues, (« Corporation Lane »), en (« ACDC Lane »), en l'honneur du groupe. Cependant, la municipalité interdisant l'utilisation de la barre oblique dans les noms de rues, les quatre lettres se retrouvent accolées. Cette ACDC Lane est située près de la rue Swanston, là où, à l'arrière d'un camion, le groupe a enregistré le clip de la chanson It's a Long Way to the Top (If You Wanna Rock 'n' Roll) en 1975[31].

Sans avoir réalisé d'album depuis 2000 - ni de concerts depuis 2003 - AC/DC se voit classé 2e artiste australien ayant gagné le plus d'argent en 2005[68] et 6e en 2006[69]. Le 16 octobre 2007, Columbia Records réalise un double DVD (triple dans sa version collector) nommé Plug Me In. Le film est composé de cinq heures de vidéos rares du groupe (sept dans sa version collector). Comme Family Jewels, le premier disque contient des spectacles du groupe filmés durant la période Bon Scott, et le deuxième concerne la période Brian Johnson. La version collector contient un 3e DVD de 21 performances live rares, avec les deux chanteurs, ainsi que des interviews. AC/DC vend plus de 1,3 million d'albums aux États-Unis en 2007, bien que n'ayant pas sorti de nouvel album depuis 2000[70]. La même année, la RIAA certifie Back in Black double disque de diamant aux États-Unis[71], ce qui en fait le 5e album le plus vendu aux États-Unis[11].

La musique d'AC/DC fait sa première apparition, dans les jeux vidéo, avec Rock Band 2, dans lequel figure la chanson Let There Be Rock, incluse en tant que chanson jouable[72]. Wal-Mart sort ensuite un jeu entièrement dédié à AC/DC, dans la série vidéo Rock Band, AC/DC Live: Rock Band Track Pack (en). Les chansons jouables sont celles de leur DVD Live at Donington[73]. No Bull: The Directors Cut, une nouvelle édition de No Bull, film contenant le concert du groupe au Plaza De Toros de Las Ventas de Madrid en juillet 1996, sort en Blu-Ray et en DVD le 9 septembre 2008[74].

Black Ice[modifier | modifier le code]

Quatre membre de groupe sur scène devant un public, avec une locomotive factice et deux logos AC/DC en fond.
AC/DC joue au centre Roger à Toronto, au Canada le 7 novembre 2008.

Black Ice, produit par Brendan O'Brien et enregistré aux même studios que Stiff Upper Lip (The Warehouse Studio de Vancouver, au Canada), sort le 20 octobre 2008. L'album se classe 1er dans les classements musicaux de 29 pays, notamment les États-Unis, le Canada, la France, l'Allemagne, l'Australie et le Royaume-Uni[75]. Cet album est le deuxième plus vendu en 2008, derrière Viva la Vida or Death and All His Friends de Coldplay[76]. En décembre 2009, les ventes de l'album dépassent les 6,2 millions d'exemplaires dans le monde[77].

L'album est disponible avec trois visuels différents pour la version normale et un quatrième pour l'édition « deluxe » (cette édition contient un livret de trente pages) ; seul le visuel rouge est trouvable dans tous les magasins traditionnels[78]. Le premier single tiré de cet album, Rock 'N Roll Train, est réalisé près de deux mois avant l'album, le 28 août. AC/DC enregistre le clip de la chanson le 15 août à Londres[79]. La tournée Black Ice World Tour commence le 28 octobre à Wilkes-Barre, États-Unis[80]. Le groupe passe en France, le 25 février 2009 et le 27 février 2009 au Palais omnisports de Paris-Bercy. Les images du concert du 27 février servent au clip du titre Anything Goes. Le groupe revient en France lors de sa tournée en plein-air le 9 juin 2009 au Stade Vélodrome de Marseille, le 12 juin 2009 au Stade de France à Paris, le 15 juin 2010 à Nice et le 18 juin 2010 à Paris. La tournée se termine le 28 juin 2010 avec le concert à Bilbao (Espagne)[81].

Le titre Spoiling for a Fight est le thème officiel des Survivor Series de la WWE en 2008[82]. AC/DC permet également à la WWE d'utiliser deux de leurs chansons comme thèmes officiels du WrestleMania XXV, qui se déroule le 9 avril 2009 : Shoot to Thrill et War Machine[83]. Le 9 novembre 2009, Sony sort le coffret Backtracks. Ce coffret contient deux CD de raretés en concert et en studio, déjà sorties sur support officiel sur single ou album en version australienne et un DVD intitulé Family Jewels 3. Une version « deluxe » est quant à elle disponible depuis le 15 octobre 2009 sur le site officiel du groupe. Elle contient trois CD et deux DVD[84]. Toujours en 2009, la Recording Industry Association of America passe l'estimation du nombre d'albums du groupe vendus aux États-Unis de 69 millions à 71 millions, ce qui fait d'AC/DC le 5e groupe ayant vendu le plus d'albums aux États-Unis et le 9e en comptant les artistes solistes[6].

En 2010, AC/DC reçoit le Grammy Award de la meilleure performance hard rock de l'année pour la chanson War Machine de l'album Black Ice[85]. En avril 2010 sort la bande son du film Iron Man 2, intitulée AC/DC: Iron Man 2 et composée de quinze anciennes chansons d'AC/DC[86]. Cette compilation sort dans plusieurs versions. Brian Johnson déclare dans une interview pour le magazine Rock Hard de juin 2010 qu'un prochain album est prévu. En novembre 2010, AC/DC est nommé « groupe de l'année » durant la cérémonie des Britain's Classic Rock Awards. Brian Johnson, via un message vidéo, remercie les votants, soulignant au passage que le groupe s'accordait une pause bien méritée.

Le 9 mai 2011 sort le DVD Live at River Plate, enregistré en décembre 2009[87]. Il témoigne du retour triomphal du groupe à Buenos Aires[87], où près de 200 000 fans l'accueille sur trois soirs après 13 ans d'absence des terres argentines. Réalisé par David Mallet et produit par Rocky Oldham, Live at River Plate est filmé avec 32 caméras haute définition, et totalise 19 morceaux, ainsi que des images behind the scenes. Il sortira en format DVD et Blu-Ray et en édition limitée comprenant un t-shirt exclusif. Enfin, le DVD comprendra un bonus intitulé The Fan, The Roadie, The Guitar Tech & The Meat, qui compile des interventions du groupe, du crew et des fans. Le Black Ice World Tour emmène ACDC sur la route pendant 20 mois, et cumule cinq millions de spectateurs sur 108 villes et 28 pays, ce qui vaut au groupe de recevoir le Pollstar Award for Major Tour of the Year en 2010[88].

Départ de Malcolm Young et Rock or Bust[modifier | modifier le code]

Début 2012, le chanteur Brian Johnson déclare que le groupe allait entrer, si tout va pour le mieux, en studio dès l'été. Il informe également les fans qu'un des membres était en convalescence. De nouveau, le 14 février 2014, Brian Johnson annonce pendant une interview téléphonique pour une radio de West Palm Beach que le groupe pourrait entrer en studio à Vancouver, au Canada, au mois de mai 2014[89]. Il ajoute également qu'une tournée de 40 dates est planifiée pour fêter les 40 ans du groupe. Il confirme au passage qu'un des membres du groupe a été malade, de ce fait le groupe n'a pas planifié quoi que ce soit depuis début 2012[89]. Le 16 avril 2014, à la suite d'informations contradictoires se répandant sur Internet concernant l'état de santé de Malcolm Young et une supposé maladie le touchant, un communiqué officiel est mis en ligne sur Facebook et sur le site officiel du groupe, informant qu'« après quarante ans de vie dédiée à AC/DC, le guitariste et fondateur du groupe Malcolm Young a décidé de faire une pause au regard de ses soucis de santé. Malcolm souhaite remercier les légions de die-hard fans à travers le monde pour leur indéfectible amour et soutien. A la lumière de cette nouvelle, AC/DC demande à ce que la vie privée de Malcolm et de sa famille soit respectée pendant cette période. Le groupe continuera à faire de la musique[90]. »

En juillet 2014, Brian Johnson annonce que l'enregistrement du nouvel album d'AC/DC est terminé[91]. Rock or Bust est annoncé pour une sortie le 28 novembre 2014 en Australie, et le 2 décembre pour le reste du monde[92]. En l'absence de son frère Malcolm (remplacé à la guitare rythmique par son propre neveu Stevie Young), Angus Young s'est chargé de l'écriture de toutes les musiques. Une nouvelle tournée devrait également être lancée en 2015. Le 29 août 2014, Phil Rudd sort un album solo Head Job[93]. Il est le premier membre d'AC/DC a sortir un album solo. Le 24 septembre 2014, les médias australiens annoncent que Malcolm Young est hospitalisé dans une institution spécialisée de Sydney, Lulworth House, traitant des maladies neuro-dégénératives. Selon le quotidien The Australian, le guitariste a fait un accident cérébral en 2013, et souffre désormais de démence[94]. Le 7 octobre 2014, le titre Play Ball du dernier album Rock or Bust du groupe, est mise en ligne[95]. Le 16 novembre 2014, le titre Rock or Bust de l'album éponyme est mise en ligne. Le 12 décembre 2014, le groupe présente les 22 premières dates de son Rock or Bust World Tour 2015 ; cette tournée débute le 5 mai 2015 à Arnhem aux Pays-Bas, pour ensuite passer par Nuremberg en Allemagne[96], en passant par le Stade de France, en France, les 23 mai et 26 mai 2015[97].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Les compositions du groupe sont dans la plus pure lignée du blues et du rock 'n' roll : mesure binaire (très appuyée chez AC/DC), gamme pentatonique (utilisée notamment[note 2] en blues) et solo de guitare. Les guitares saturées (le son Marshall), la voix grinçante et la hargne des morceaux rangent AC/DC dans la catégorie hard rock. La musique d'AC/DC est donc encore à cet égard empreinte de blues aussi bien dans les solos (Touch Too Much) que dans les riffs (The Jack, Stiff Upper Lip).

La palette d'accords employée par les frères Young est assez simple, les accords de Mi5, La5, Si5, Ré5 revenant le plus souvent (excepté dans l'album The Razors Edge et dans certains titres de Ballbreaker). Les frères Young utilisent principalement des amplificateurs Marshall JTM 45 en studio et des Marshall SLP 1959 100W en concert. Angus Young a toujours été fidèle à la Gibson SG, bien qu'il en utilise 25 modèles différents, Malcolm Young, quant à lui utilise la même Gretsch Jet Firebird avec le micro chevalet raccordé directement sur la sortie jack (volume et tonalité déconnectés)[98],[99].

La discographie d'AC/DC est aussi particulièrement homogène au niveau du style. La musique du groupe évolue depuis sa formation, mais son orientation est restée la même. Leurs deux succès majeurs resteront Highway to Hell (1979) pour la période Bon Scott et Back in Black (1980) avec Brian Johnson.

AC/DC pendant un concert au Tacoma Dome de Tacoma, en 2008.

Les chroniqueurs, les fans et les médias ont parfois qualifié la musique d'AC/DC de heavy metal mais cette classification est sujette à controverse et à malentendu. Pour certains auteurs, il s'agit de heavy metal, tandis que d'autres nient catégoriquement cette classification. Le DJ et chroniqueur Ian Christe (en), dans son livre Sound of the beast : l'histoire définitive du Heavy Metal, parle d'AC/DC comme d'un groupe de heavy metal et considère Back in Black comme faisant partie des 5 meilleurs albums de heavy metal au monde[100]. Également, L'histoire illustrée du rock & roll par le magazine Rolling Stone classe AC/DC dans le heavy metal[101]. En revanche, pour l'historien du rock Clinton Walker : « Dire d'AC/DC qu'ils étaient un groupe de heavy metal dans les années 1970 est aussi faux que de dire qu'ils le sont aujourd'hui. C'est un groupe de rock 'n' roll qui est juste assez heavy (terme utilisé pour décrire un genre musical agressif) pour le metal[102]. » De son côté, L'encyclopédie de toutes les musiques de Paul Du Noyer[103], et celle de Metal de Garry Sharpe-Young[104] stipulent qu'AC/DC ne joue pas du heavy metal mais du hard rock. Garry Sharpe-Young ajoute que le groupe lui-même rejette l'étiquette de heavy metal[104]. Le musicologue américain Robert Walser cite également Angus Young à ce sujet : « Je déteste ce terme heavy metal[105]. » Même avis de l'écrivain spécialisé dans le rock Jérôme Alberola qui, dans son Anthologie du hard rock, De bruit, de fureur et de larmes (éd. Camion Blanc) abordant également l'histoire du heavy metal, place AC/DC dans le domaine du hard rock, en raison de son contexte originel (les années 1970) et de son style très influencé par le blues (contrairement au heavy metal qui s'en émancipe).

Cette apparente contradiction s'explique principalement par le fait que le terme heavy metal peut être employé dans plusieurs sens distincts qui peuvent entraîner un certain nombre de confusions chez les fans, voire chez les chroniqueurs. Comme l'explique le Dictionnaire du rock de A à L[106], le terme « heavy metal », dans son sens originel, peut être employé comme un synonyme de hard rock (c'est le sens dans lequel il est le plus souvent employé aux États-Unis par exemple[106]), mais l'emploi du terme a évolué au cours des années 1980 et est aussi souvent employé pour se référer à un autre genre plus incisif qui s'est éloigné du hard rock à la fin des années 1970[106] (à savoir le heavy metal traditionnel) par une distanciation des racines blues[104],[106] pour privilégier certaines harmonies plus froides de la modalité diatonique. Or la musique d'AC/DC au contraire reste proche de la structure commune au blues et au rock 'n' roll[107].

Influence[modifier | modifier le code]

En plus d'être l'un des groupes les plus connus du monde, AC/DC fait partie de ceux ayant eu le plus d'influence. Parmi les groupes clairement influencés par AC/DC, on trouve par exemple Def Leppard[108], Guns N' Roses[109], Megadeth[110], Mötley Crüe[111], Rose Tattoo[112], Accept[113], Helix[114], D.A.D.[115], Cinderella[116], Britny Fox[117], The Cult[118], Quiet Riot, Fastway, Poison[119], Twisted Sister[120], Nazareth et plus récemment Jet[121], The Darkness[122], Danko Jones[123], Koritni. D'autres groupes sont même considérés par certains comme des copies d'AC/DC par exemple Krokus[124], Rhino Bucket[125],[126] (qui comporte Simon Wright, un ancien batteur d'AC/DC) et Airbourne[127]. Il existe également de nombreux « groupes hommages » (traduit de l'anglais « tribute band ») à AC/DC : parmi les plus connus, on trouve Hayseed Dixie (qui fait aussi des reprises d'autres groupes de hard rock), Lime Wire, AB/CD, ThundHerStruck, Hell's Belles, ACDShe (les trois derniers sont composés uniquement de femmes) ou encore Electric Ducks[128],[129], High Voltage, et War Machines en France.

Membres[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des membres d'AC/DC.

Discographie[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Discographie d'AC/DC.

Vidéographie[modifier | modifier le code]

VHS[modifier | modifier le code]

DVD[modifier | modifier le code]

Blu-Ray[modifier | modifier le code]

  • 2007 : Live at Donington (réédition du DVD)
  • 2008 : No Bull, The Director's Cut (réédition de No Bull)
  • 2011 : Live at River Plate
  • 2011 : Réédition de Let There Be Rock - The Movie

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. a et b Bien que le groupe soit défini comme étant australien, AC/DC ne compte dans sa formation (depuis que Mark Evans a quitté le groupe en 1977) qu'un seul Australien de naissance, Phil Rudd. Pendant la période où le batteur est Simon Wright, puis Chris Slade, les membres sont tous natifs du Royaume-Uni. L'étiquette australienne vient de l'enfance des frères Young et de Bon (tous les trois nés en Écosse) qui ont tous trois grandi en Australie, et du fait que le groupe y a fait ses débuts.
  2. Les gammes pentatoniques majeures et mineures sont utilisées dans un grand nombre de musiques folkloriques et populaires : musique country, jazz, rock 'n' roll, musiques orientales, musiques asiatiques, etc. La pentatonique mineure utilisée en blues est complétée par de nombreuses notes de passage supplémentaires : tierce majeure, quinte diminuée, etc.

Références[modifier | modifier le code]

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Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Anglophone[modifier | modifier le code]

Francophone[modifier | modifier le code]

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  • Pierre-Jean Crittin et Franck Fatalot, AC/DC : la légende, Consart, coll. « Vibrations »,‎ 2010, 100 p. (ISBN 978-2970066958) (réédition, parue en 2012 en petit format 148 pages, sous-titre Les 40 rugissants.
  • Jerry Ewing (trad. Alain Mervoyer), AC/DC, Fetjaine,‎ 2013, 64 p. (ISBN 978-2354255039)
  • Hervé Guilleminot, AC/DC de A à Z, L'express Éditions, coll. « Guides Music Book »,‎ 2003, 117 p. (ISBN 2843431794)
  • Martin Huxley (trad. Alain Manet), AC/DC : l'autoroute de l'enfer, Camion Blanc,‎ 1997, 191 p. (ISBN 291019616X)
  • Philippe Lageat, Baptiste Brelet et Vanessa Girth (direction artistique), AC/DC : tours de France 1976-2014, Point barre,‎ 2014, 712 p. (ISBN 978-2746670716)
  • Susan Masino (trad. David Perez), AC/DC : Let There Be Rock, Camion Blanc,‎ 18 novembre 2010, 427 p. (ISBN 978-2-35779-092-6)
  • Phil Sutcliffe (trad. Christophe Rosson), AC/DC : High voltage rock'n'roll : l'ultime biographie illustrée, EPA,‎ 2011, 223 p. (ISBN 978-2354255039)
  • Richard Thomas, AC/DC, Prélude & Fugue, coll. « Music Book »,‎ 1998, 127 p. (ISBN 2843430178)
  • Enrique Tomás (trad. François Rodriguez), AC/DC, La Mascara, coll. « Images du rock N°24 »,‎ 1996, 72 p. (ISBN 84-7974-532-0)
  • Clinton Walker (trad. Yves Balendret), Bon Scott : Highway To Hell : la vie et la mort de la légende d'AC/DC, Camion Blanc,‎ 2009, 524 p. (ISBN 9782357790230)

Parmi les nombreux hors-série de magazines, le plus récent, publié par Les Inrockuptibles en 2009, est AC/DC, De l'enfer au paradis du hard.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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