The Show Must Go On (chanson de Queen)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la chanson de Queen. Pour la chanson de Pink Floyd, voir The Show Must Go On.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir The show must go on.

The Show Must Go On

Single de Queen
extrait de l'album Innuendo
Face B Keep Yourself Alive
Sortie
Enregistré 1990
Metropolis Studios
Mountain Studios
Durée 4:39
Genre Hard rock, Rock symphonique & Art rock
Format Disque vinyle (7", 12"), cassette single, CD single
Auteur Brian May
Compositeur Queen
Producteur Queen, David Richards
Label EMI, Hollywood

Singles de Queen

The Show Must Go On est une chanson du groupe de rock britannique Queen sortie le 14 octobre 1991 au Royaume-Uni sous le label EMI Parlophone. Elle est issue de l'album Innuendo connu pour être l'un des plus aboutis de la carrière du groupe. Il s'agit aussi et surtout de la dernière chanson diffusée du vivant de Freddie Mercury, chanteur du groupe, alors déjà très affaibli par le virus du sida qui aura raison de lui le 24 novembre 1991 des suites d'une broncho-pneumonie.

La chanson[modifier | modifier le code]

Sur un plan harmonique, la tonalité principale du morceau est celle de Si mineur. Le morceau est joué dans cette tonalité pendant le premier tiers du morceau, avant de basculer dans une modulation un ton plus haut (en Do#) et de revenir dans la tonalité d'origine[1]. Ce modèle de modulation est régulièrement employé dans les musiques populaires afin d'introduire une tension dramatique ou pour donner une sensation de renouvellement mélodique. Le retour en Si mineur, pourrait être interprété comme un signe de fatalité, de retour au sentiment premier de triste nostalgie évoquée dans cette chanson[2].

Le titre composé initialement par Brian May (le guitariste) et arrangé par l'ensemble des membres du groupe se caractérise par l'utilisation d'un synthétiseur reproduisant la sonorité d'un orchestre à cordes. La rythmique sobre mais lourde de la batterie est accompagnée du riff entêtant joué aux claviers. L'ensemble est oppressant. Le duo batterie et synthétiseur conserve ce rythme pratiquement jusqu'au bout du morceau, en contraste avec les instruments solistes (guitare-lead et voix)[2].

La guitare-lead et la voix de Freddie Mercury se répondent tout au long du morceau dans un écho tragique qui mêle à la fois espoir et résignation.La basse de John Deacon alterne des rythmes en phase avec le synthétiseur avec certains passages plus mélodiques, débutant parfois à contre temps[2].

Deux solos de guitare ponctuent le morceau, c'est surtout le deuxième qui laisse entendre des choir-guitares finement modulés qui clament une sorte de rappel du refrain, et de sa signification[2].

La structure en tenue et crescendo donne un sentiment très dramatique à la scène, et celle-ci retombe lorsque Freddie Mercury achève sa ligne sur une note tenue puissante dans les aiguës, tandis qu'un chœur, assez fataliste en comparaison, reprend l'accord de si mineur, s'appergiant dans les graves en écho accompagné d'un fade out, ramenant très progressivement au silence (le morceau est la dernière piste de l'album)[2].

Lors de l'enregistrement, Brian May s'inquiète en voyant l’extrême faiblesse de Freddie et pense que celui-ci ne sera pas capable d'enregistrer le morceau. Pour toute réponse, Freddie Mercury avale un verre de vodka et annonce "I'll fucking do it, darling".Il enregistrera le titre d'une seule traite[3].

Clip vidéo[modifier | modifier le code]

  • Monté en véritable rétrospective de l'histoire visuelle du groupe, le clip enchaîne les clins d'œil nostalgiques à l'exubérance du chanteur et à son talent de show-man lors de ses 20 années de carrière d'icône de la musique rock.
  • Comme toutes les autres vidéos de l'album Innuendo, la direction est confiée à l'équipe autrichienne team DoRo composée de Rudi Dolezal et Hannes Rossacher. Ces derniers ont régulièrement collaboré aux travaux du groupe depuis la vidéo du morceau One Vision (1985). À noter que ce sont ces deux réalisateurs qui ont dirigé les trois membres rescapés sur leur morceau hommage No-One But You (Only The Good Die Young) sorti en 1997.
Graffiti. Charkow, 2008

Reprises[modifier | modifier le code]

Classement[modifier | modifier le code]

Classement 1991 Position
Drapeau de la France France[4] 2
Drapeau des États-Unis États-Unis 2
Drapeau de la Pologne Pologne 3
Drapeau de l'Italie Italie 6
Drapeau de l'Allemagne Allemagne 7
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas 7
Drapeau de la Suisse Suisse 11
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni 16
Drapeau de l'Irlande Irlande 17[5]
Drapeau du Canada Canada 18
Drapeau de la Nouvelle-Zélande Nouvelle-Zélande 20[4]
Drapeau de la Belgique Belgique 22[4]
Drapeau de la Suède Suède 30
Drapeau de l'Australie Australie 60

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « partition, modulation mesure 30 »
  2. a, b, c, d et e « The Show Must Go On :: Queen Songs », sur Queensongs.info (consulté le 7 avril 2015)
  3. « Freddie Mercury - 100 Greatest Singers », sur Rolling Stone (consulté le 7 avril 2015)
  4. a, b et c http://lescharts.com/showitem.asp?interpret=Queen&titel=The+Show+Must+Go+On&cat=s
  5. http://www.irishcharts.ie/search/placement