Queen II

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Queen II

Album de Queen
Sortie 8 mars 1974 (UK)- 9 avril 1974 (US)
Enregistré Août 1973 aux Studios Trident, Londres
Durée 40:42
Genre Glam rock
Hard rock
Heavy metal
Label EMI (UK)- Hollywood Records (US)
Critique

Albums de Queen

Queen II est le second album du groupe rock britannique Queen, sorti en 1974 sous l’étiquette EMI. Enregistré en 1973 aux Studios Trident à Londres, il a été co-produit par Roy Thomas Baker, Rolin Cable et mixé par Mike Stone. Dès sa sortie, il est resté au palmarès britannique pendant 29 semaines, dont 11 semaines consécutives où il atteint la cinquième position au classement des meilleures ventes au Royaume-Uni avant de faire une réapparition en 2011[3]. Bien que les critiques étaient mitigées à l’égard de Queen II, et malgré le fait qu’il a longtemps resté l’album le moins connu du public, ce disque a retenu un certain culte suite aux éloges de certains artistes comme Axl Rose, Billy Corgan et Steve Vai. Aujourd’hui, Queen II est perçu comme un album très significatif autant dans l’histoire de la musique que dans la carrière du groupe. Ils n’hésitent pas à démontrer leur polyvalence dans le Rock, le Heavy Metal et le Rock progressif, tout en exposant la base de ce qui deviendra avec le temps leur son unique riche en arrangements orchestrés de la guitare, saturation d'enregistrements multipistes et en harmonies vocales.

Historique[modifier | modifier le code]

Après la sortie de leur premier disque éponyme en novembre 1972, le groupe s’embarque dans une tournée, majoritairement européenne, débutant le 13 septembre 1973 et se terminant, en Australie, le 2 février 1974. Bien que cette tournée soit destinée à promouvoir leur premier disque, ils assurent plus souvent la première partie des concerts de Mott the Hoople. L’intérêt qu’ils provoquent au sein du public anglais leur sera bénéfique. Leur premier album monte à la 24e position, passant plus de quatre mois au palmarès[4] et ils seront même choisis comme le «troisième meilleur nouveau groupe» par les lecteurs du Sound derrière le groupe écossais Nazareth, au début des années 1974[5] avant de déplacer la tournée en sol australien.

Ambitieux, et malgré les critique mitigés face à leur premier opus, Queen retourne en studio en août 1973 pour y enregistrer des nouveaux morceaux qui feront partie de Queen II. Pris entre les concerts de soutien et les enregistrements, le groupe ne se lasse pas de leur acharnement et travaillent pour produire un album meilleur que le premier maintenant qu’ils ont toute liberté d’utilisation des Studios Trident. Avant la production de Queen II, le groupe était restreint à utiliser le studio durant les temps morts. Cette restriction qui était stipulé dans leur contrat initial ne leur permettait pas d’utiliser le potentiel technique du studio ni leur propre potentiel en tant que musiciens lorsque Queen avait été produit. Ayant maintenant un album sous les bras, ils étaient prêts à démontrer leur potentiel et de mettre en valeur les idées sur disque.

En un moins d’un mois, ou presque, ils terminent les enregistrements pour Queen II. Mais la crise du pétrole en 1973 et les quelque petits détails qui restent à corriger retardent la sortie de l’album. Le groupe se concentre alors de continuer la tournée et incorpore dans leurs concerts quelque titres de Queen II, comme Father To Son, et autres titres, comme Stone Cold Crazy, qui verront le jour plus tard dans Sheer Heart Attack. Avec leur nouveau matériel, ils s’embarquent pour une tournée en Australie.

La tournée en Australie ne fût pas aussi fructueuse que la tournée européenne. Après avoir subi des complications à la suite d’un vaccin, Brian May rejoint le reste du groupe pour ce qui sera une tournée écourtée. La froide réception du public australien combinée à une infection aux oreilles de Freddie Mercury et à quelques problèmes techniques, réduisent leur prestation à deux représentations et Queen rentre en Angleterre plus tôt que prévu. Néanmoins, la chance leur sourit lorsqu’ils font un passage au show télévisuel Top of The Pops en remplacement de David Bowie[6]. Cette chance leur permet de produire un nouveau simple Seven Seas of Rhye en l’espace de seulement quelques heures.

Disque[modifier | modifier le code]

Queen II marque non seulement un distancement sonore de Queen mais il s’éloigne aussi de toute ressemblance sonore des groupes qui les influencent. Conscients que le public et la critique les rapprochent trop des groupes Yes, Led Zeppelin et The Who[7], ils poussent les limites de technique d’enregistrement afin de créer leur son unique[8]. Brian May considère cet album comme étant le «premier témoignage du son distinctif de Queen[9]». «Led Zeppelin et The Who sont probablement quelque part là car ils sont parmi nos groupes favoris, mais ce que nous essayons de faire de différent de ces groups était cet espèce de son superposé. Pour moi, Queen II était la sorte de musique émotionnelle que nous avions toujours voulu jouer, quoique nous ne puissions pas toutes les jouer en concert (les chansons) parce que c’était trop compliqué. Nous essayions de pousser les techniques de studio à des nouvelles limites pour les groupes de rock – c’était l’accomplissement de nos rêves car nous n’avions pas eu beaucoup d’opportunité lors du premier disque. Ils nous même passé par la tête d’appeler ce disque Over The Top».[10]

À la sortie de Queen II, si quelque mauvaises critiques trouvent que le groupe «patauge à travers la complexité des arrangements inutiles» offrant un album «sans originalité ni sophistication»[11], d’autres affirment que la ressemblance qu’il partage avec le premier opus est «superficielle»[12]. L’exploration des genres comme le heavy metal, l’opéra et la comédie musicale[13] et la fusion de ces derniers avec les arragements complexes autant au niveau de la composition qu’au niveau des harmonies vocales, produit un album plus «riche, sombre et bizarre»[12] qui prouve que le groupe est en pleine «croissance fulgurante»[12] et qu’ils «commencent à tirer profit de leur ambitions et influences dans leur son unique»[12].

Co-produit par le groupe, Roy Thomas Baker et Rolin Cable, le disque se compose de 11 titres d’une durée de 40 minutes et 42 secondes, tous enregistrés et mixés par Mike Stone. Il contient aussi deux de leurs plus longs titres à l’époque, soit Father To Son, 6 minutes et 14 secondes, et The March of the Black Queen, 6 minutes et 34 secondes.

Plus «énergique»[14] que Queen, leur surplus d’idées sont bien canalisées dans un rock pompeux «surgonflé qui tiens plus du rock progressif si le son ne serait pas aussi heavy»[12]. Il n’est pas non plus un album concept en soit bien qu’il a une certaine thématique récurrente à travers les chansons[15]. Le choix de renommer les faces du disque par «Face Blanche» et «Face Noire» au lieu des conventionnels face «A» et «B» est fait par convenance dans le but de créer une idée de concept mais sans «signification particulière»[16], une idée produite de la « fascination »[16] qui allait de pair avec la mode en essor d’albums concepts développés par d’autres groupes comme Quadrophenia par The Who et Dark Side of the Moon par Pink Floyd.

La face «Blanche» ou Side White comporte six titres dont cinq composés par Brian May et un par Roger Taylor, The Loser In The End, sa seule contribution dans l’album. Ce côté du disque est plus introspectif et introverti axé sur les émotions personnelles comme la mort, la vie ou l’empathie. En contrepartie, la face «Noire» ou Side Black comporte cinq titres tous composés par Freddie Mercury. Il se caractérise plus un côté imaginaire et féerique, omniprésent dans tous les titres, dont quelque uns ont été inspirés à partir d’autres d’œuvres d’art.

Le premier titre du disque est la marche funèbre Procession, pièce instrumentale composé par May. L’utilisation de l’enregistrement multicouches combiné à la virtuosité du guitariste à juxtaposer les concepts de contrepoints et harmonies parallèles dans un même morceau, concepts empruntés à la musique classique, est du jamais vu dans la musique rock[17]. Cette orchestration de la guitare deviendra le son unique de May qui le reprendra plus tard dans une autre pièce instrumentale, Good Saves The Queen sur l’abum A Night At The Opera. Les dernières notes du morceau jouent la mélodie du titre suivant Father To Son.

L’influence de Led Zeppelin et The Who se fait ressentir dans Father To Son. Cette pièce qui s’enchaine dès la fin du morceau précédent, par le passage d’un arpège au piano, ouvre sur un puissant accord de guitare, à la Pete Townshend. Morceau introspectif, il relate les pensées d’un père envers son fils. Ballade rythmée à la Led Zeppelin, elle comporte aussi une section hard rock penchant plus pour le heavy metal. Enregistrée en faisant usage de la technique de mur du son, la chanson se termine par un d’hymne tonitruant «très hippie» voire « pre proto-métal»[18] et dont la fin trace une continuité avec le morceau suivant crée par un effet de sustain à la guitare à la manière d’un violon.

White Queen (As It Began) est une ballade où le jeu de la guitare acoustique montre une certaine l’influence de While My Gutiar Gentle Sleeps par The Beatles, ou Baby I’m Gonna Leave You[19]. Brian May explique qu’il eut l’idée pour la chanson après avoir lu The White Goddess, la Reine Blanche, par Robert Graves mais qu’il eut aussi l’inspiration d’une amie d’école qui représentait l’idée de la «femme parfaite»[20]. En entrevue, il a dit «Je me souviens d’être totalement en amour avec cette fille de la classe de biologie, à qui je n’ai jamais parlé… J’étais sidéré à l’idée de demander à cette fille, et elle est devenue une amie de longue date, c’était très étrange».

Some Day One Day est une autre ballade qui puisse inspiration dans le folk sans jamais s’y immerger pour autant. Avec des arrangements de guitares complexes, très typique de May, cette pièce s’inscrit dans l’imaginaire et la fiction et possiblement dans le psychédélique avec une harmonisation des voix qui lui donnent un aspect de rêverie.

Morceau hard rock mélodique The Loser In The End termine la première face de l’album. Composé par Roger Taylor, cette chanson comporte des arrangements simples en comparaison aux autres titres de l’album. La guitare rythmique a une légère ressemblance à Children Of The Revolution par T-Rex et Sparks par The Who ce qui place cette pièce dans le genre du glam rock[21]. Le morceau décrit la relation empathique entre une mère et son fils.

La face «Noire» de l’album ouvre sur Ogre Battle composé par Freddie Mercury en 1972. Le groupe décide de ne pas l’inclure sur leur premier album car ils cherchent à avoir une plus grande liberté en studio afin de le perfectionner. Considéré comme l’un des morceaux les plus heavy et «explosif»[22] du groupe, il est décrit aussi comme étant «le premier example de trash (metal), ou du moins son ancêtre»[23]. L’introduction de la chanson a été produite en inversant les derniers riffs de la guitare incluant le gong. Durant le solo, la guitare et la voix simulent le bruit d’un champ de bataille. La fin du morceau enchaîne le prochain avec un son d’horloge.

Suit, The Fairy Feller’s Master-Stroke qui est une chanson inspirée par le tableau de Richard Dadd du même nom et qui décrit de manière féérique et fantaisiste la scène du tableau. L’arrangement complexe est construit par une trame sonore composé de piano, basse et batterie mais inclus aussi un clavecin et des harmonies à la voix et à la guitare. Elle se distingue par une thématique sonore qui chevauche entre le rock progressif et l’opéra rock. La chanson a été jouée quelque fois en concert lors de la tournée promotionnelle de Queen II mais aucun enregistrement n’avait été entendu jusqu’à la sortie de Queen Live at The Rainbow ’74 en 2014. Les derniers six mesures du morceau débutent par un ralentissement du tempo alors que la basse joue des notes hautes en signe d’adieu et se terminent par des notes de piano qui introduisent le morceau suivant.

Le piano mélancolique de Nevermore accompagne la voix de Mercury et il est sans doute le morceau le plus sobre de tout l’album décrivant les sentiments vécus après une rupture amoureuse. Mercury s’est aussi inspiré du poème The Raven par Egar Allan Poe pour écrire la chanson. Outre le piano, Mercury chante aussi toutes les voix du chœur, particularité qu’il reprendra plus tard dans Bohemian Rhapsody. L’effet de «ring» au piano, longtemps considéré comme provenant de synthétiseurs, fût produit en pinçant les cordes du piano pendant que Mercury les jouait.

Opéra rock ou tout simplement morceau rock progressif, The March of The Black Queen est une autre composition de Mercury. Pièce très complexe au niveau de sa forme, elle est décrite comme un enchaînement de plusieurs sections jointes par des bouts instrumentales, plus communément appelés «suites» dans le jargon du rock progressif[24]. Composée de 11 sections, sa polyrythmie et polymétrie la rendent difficile à jouer en concert où seule la section plus rythmée qui contient les paroles «My life is in your hands (…)» est quelque fois incluse dans des potpourris, avec les voix de Mercury et Taylor, durant les années 70[25][26][27]. Considéré comme le «précurseur direct» de Bohemian Rhapsody[18], cette pièce démontre sans doute l’appréciation du groupe et surtout de Mercury pour l’opéra dans sa «forme la plus brute»[28].

Avant dernière pièce de l’album, Funny How Love Is est une ballade presque pop et qui se caractérise par l'emploi de la technique de mur de son.

L’album se termine par la reprise de Seven Seas Of Rhye, morceau qui avait apparu sous forme instrumentale dans leur premier disque et qui sera le seul simple de l’album et leur premier succès commercial. Plus conventionnel pour l’écoute radio, il sera considéré comme le morceau le plus pop qui contraste avec les autres morceaux écrits par Mercury un peu comme l’était The Loser In The End dans la face blanche[29]. Dès sa sortie, le simple se hisse au Top 10 du palmarès britannique.

Couverture et titre[modifier | modifier le code]

Sur la couverture de Queen II, les quatre membres du groupe prennent une pose teintée de gothique. La photographie de Mick Rock plut tellement à Freddie Mercury qu'il décida de reprendre la célèbre pose pour le clip de Bohemian Rhapsody, tourné en 1975.

Liste des chansons[modifier | modifier le code]

Face A - « Side White »[modifier | modifier le code]

  1. Procession (May) — 1 min 12 s
  2. Father to Son (May) — 6 min 14 s
  3. White Queen (As It Began) (May) — 4 min 35 s
  4. Some Day One Day (May) — 4 min 22 s
  5. The Loser in the End (Taylor) — 4 min 3 s

Face B - « Side Black »[modifier | modifier le code]

  1. Ogre Battle (Mercury) — 4 min 8 s
  2. The Fairy Feller's Master-Stroke (Mercury) — 2 min 40 s
  3. Nevermore (Mercury) — 1 min 17 s
  4. The March of the Black Queen (Mercury) — 6 min 33 s
  5. Funny How Love Is (Mercury) — 2 min 50 s
  6. Seven Seas of Rhye (Mercury) — 2 min 48 s

Ajouts sur la réédition CD de 1991[modifier | modifier le code]

Cette version, sortie en 1991 chez Hollywood Records, ajoute les titres suivants :

  • See What a Fool I've Been (May) — 4 min 38 s
  • Ogre Battle (remix) (Mercury) — 3 min 30 s
  • Seven Seas of Rhye (remix) (Mercury) — 6 min 36 s

Ajouts sur la réédition CD remasterisée de 2011[modifier | modifier le code]

Cette version sortie en 2011 ajoute les titres suivants :

  1. See What A Fool I’ve Been (BBC Session, July 1973 - Remix 2011)
  2. White Queen (As It Began) (Live At Hammersmith Odeon, December 1975)
  3. Seven Seas of Rhye (Instrumental Mix 2011)
  4. Nevermore (BBC Session, April 1974)
  5. See What A Fool I’ve Been (B-Side Version, February 1974)

Personnel[modifier | modifier le code]

Influence[modifier | modifier le code]

Billy Corgan, chanteur des Smashing Pumpkins, dit dans une interview qu'il considère cet album comme « l'un des plus remarquables de l'histoire du rock[30] ».

Axl Rose, chanteur des Guns'n'Roses par ailleurs grand admirateur du groupe considère cet album comme « son album de chevet ».

Deux morceaux de l'album ont inspiré, près de vingt ans après leur sortie, le nom d'un jeu vidéo : Ogre Battle: The March of the Black Queen, sorti en 1993 sur Super Famicom.

Classements et certifications[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.sputnikmusic.com/review/55032/Queen-Queen-II/
  2. http://pitchfork.com/reviews/albums/15221-reissues/
  3. [1],Official Charts - Artist: Queen
  4. Hodkison, Mark - Queen: The Early Years, OmnibusPress, 1 edition (Sept. 1 2004) page 113
  5. Hodkison, Mark - Queen: The Early Years, OmnibusPress, 1 edition (Sept. 1 2004) page 113
  6. Hodkison, Mark - Queen: The Early Years, OmnibusPress, 1 edition (Sept. 1 2004) page 114
  7. Hodkison, Mark - Queen: The Early Years, OmnibusPress, 1 edition (Sept. 1 2004) page 102
  8. Hodkison, Mark - Queen: The Early Years, OmnibusPress, 1 edition (Sept. 1 2004) page 117
  9. Hodkison, Mark - Queen: The Early Years, OmnibusPress, 1 edition (Sept. 1 2004) page 117
  10. Hodkison, Mark - Queen: The Early Years, OmnibusPress, 1 edition (Sept. 1 2004) page 117
  11. [2],http://www.rollingstone.com/music/albumreviews/queen-ii-19740620
  12. a, b, c, d et e [3],http://www.allmusic.com/album/queen-ii-mw0000268824
  13. [4],http://www.universalis.fr/encyclopedie/queen/
  14. Dictionnaire du Rock - sous la direction de David Robert, éditions Hurtubise 2013, page400
  15. [5], http://www.queenpedia.com/index.php?title=Queen_II
  16. a et b [6], http://qliverecordings.tripod.com/concertography/article10.html
  17. [7], http://www.guitarplayer.com/blues/1125/harmony-guitar-solos-of-the-50s-60s-and-70s/23825
  18. a et b [8], http://pitchfork.com/reviews/albums/15221-reissues
  19. http://www.queensongs.info/song-analysis/songwriting-analyses/no-synth-era/queen-ii/white-queen-as-it-began
  20. [9], http://www.youtube.com/watch?v=1Ir0oc6VAHY
  21. [10], http://www.queensongs.info/song-analysis/songwriting-analyses/no-synth-era/queen-ii/the-loser-in-the-end
  22. Thomas, Rhys, 8 March 2011 – a review of Queen II
  23. Thomas, Rhys, 8 March 2011 – a review of Queen II
  24. http://www.queensongs.info/song-analysis/songwriting-analyses/no-synth-era/queen-ii/march-of-the-black-queen
  25. [11], http://www.queenconcerts.com/live/queen/sha.html
  26. [12], http://www.queenconcerts.com/live/queen/anato.html
  27. [13], http://www.queenconcerts.com/live/queen/summer76.html
  28. http://thequietus.com/articles/14871-queen-ii-anniversary-review
  29. http://thequietus.com/articles/14871-queen-ii-anniversary-review
  30. « Billy Corgan of Smashing Pumpkins talks about the records that changed his life » (« Billy Corgan parle des albums qui ont changé sa vie ») in Melody Maker, 14 août 1993.

Liens externes[modifier | modifier le code]