Metropolis (film, 1927)

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Metropolis

Titre original Metropolis
Réalisation Fritz Lang
Scénario Fritz Lang et Thea von Harbou, adapté du roman Metropolis de Thea von Harbou
Acteurs principaux
Sociétés de production UFA (Universum-Film AG)
Pays d’origine Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Genre Science-fiction
Sortie 1927
Durée 145 min (version restaurée en 2010)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Metropolis est un film expressionniste de science-fiction allemand produit pendant la courte période de la République de Weimar. Réalisé en 1927 par le cinéaste autrichien Fritz Lang, le film est muet et en noir et blanc. Le scénario est écrit par Lang et sa femme, Thea von Harbou, avec comme acteurs Brigitte Helm, Gustav Fröhlich, Alfred Abel et Rudolf Klein-Rogge. Le film est produit aux Studios Babelsberg par UFA (Universum-Film AG).

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le film se décompose en trois actes, Auftakt (commencement) (66 min.), Zwischenspiel (interlude) (28 min.) et Furioso (52 min.).

En 2026, Metropolis est une mégapole dans une société dystopique divisée en une ville haute, où vivent les familles intellectuelles dirigeantes, dans l'oisiveté, le luxe et le divertissement, et une ville basse, où les travailleurs font fonctionner la ville et sont opprimés par la classe dirigeante.

Maria (Brigitte Helm), une femme de la ville basse, essaie de promouvoir l'entente entre les classes, et emmène clandestinement des enfants d'ouvriers visiter la ville haute ; le groupe se fait repousser par les forces de l'ordre, mais Freder Fredersen (Gustav Fröhlich), le fils du dirigeant de Metropolis, tombe amoureux d'elle. En descendant dans la ville basse pour la retrouver, il voit un ouvrier épuisé défaillir à son poste de travail, le rythme imposé par les machines étant trop élevé, une violente explosion se produit sur la « machine M », tuant des dizaines de travailleurs. Dans la fumée, Freder voit la machine M se transformer en Moloch, une divinité monstrueuse à laquelle les travailleurs infortunés sont sacrifiés.

Freder se rend chez son père, Johhan « Joh » Fredersen (Alfred Abel), pour le mettre au courant des conditions extrêmement pénibles dans lesquelles travaillent les ouvriers et lui demande d'améliorer cela. Voyant qu'il ne peut convaincre son fils des bienfaits de cette société ségrégative, Johhan le fait suivre par un espion.

Timbre commémoratif allemand de 1995

Freder retourne dans la ville basse où, voyant un ouvrier au bord de l'épuisement, il persuade celui-ci d'échanger leurs vêtements et de le remplacer à la machine, tandis que l'ouvrier, Georgy, matricule 11811, monte à la ville haute où il goûtera aux plaisirs de la vie. Après une pénible journée de travail, Freder se rend dans des catacombes à une réunion secrète en suivant un plan trouvé dans une poche des vêtements de l'ouvrier qu'il a remplacé. Là, il découvre Maria en train de s'adresser aux ouvriers et d'annoncer l'arrivée d'un médiateur qui apportera l'égalité entre les habitants des villes haute et basse.

Entre-temps, Joh reçoit des plans trouvés dans les poches d'ouvriers morts au travail et se rend chez Rotwang, l'inventeur du monstre mécanique qui fait fonctionner toute la ville. Celui-ci lui indique qu'il s'agit du plan qui mène aux catacombes où se tient la réunion secrète. Joh épie la réunion sans reconnaître son fils parmi la foule. Craignant la menace, Joh ordonne à Rotwang de façonner un robot à l'image de Maria afin de semer le chaos parmi les ouvriers. Mais ce que Joh ignore, c'est que Rotwang a d'autres plans…

Statue de Maria, à Babelsberg, Allemagne

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Effets spéciaux[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Le générique cite également :

Production[modifier | modifier le code]

Tournage : une superproduction[modifier | modifier le code]

Une automobile Rumpler Tropfenwagen comme celle utilisée dans le film

Le tournage de Metropolis commence le 22 mai 1925. Le casting a sélectionné nombre de personnes inconnues n'ayant aucune expérience du cinéma, comme Brigitte Helm, âgée de dix-neuf ans au moment du tournage.

Le tournage du film a été une expérience très éprouvante pour les acteurs en raison des demandes formulées par le réalisateur Fritz Lang. Pour la scène où la ville des travailleurs est inondée, Helm et cinq cents enfants provenant des quartiers les plus pauvres de Berlin ont dû travailler durant quatorze jours dans une piscine d'eau que Lang a intentionnellement maintenue à une température basse.

Lang exige souvent de retourner la même scène à de multiples reprises. Par exemple, le tournage de la scène où Freder doit s'effondrer aux pieds de Maria a pris trois jours. Lang a exigé de la tourner tellement de fois qu'à la fin, Gustav Fröhlich tenait à peine debout. Autres anecdotes qui démontrent du sens du réalisme de Lang, pour la scène où Maria brûle sur un bûcher, Lang ordonne d'allumer un réel brasier (d'ailleurs la robe de Helm prend feu) ou encore quand il ordonne à ses assistants de jeter de puissants jets d'eau lors du tournage de l'inondation de la ville des travailleurs.

  • Environ cinq millions de Reichsmark, soit quinze millions de francs (valeur en francs 1926), furent nécessaires pour réaliser Metropolis.
  • Environ 620 kilomètres de pellicule furent utilisés.
  • 350 heures d'enregistrements
  • Une cinquantaine d'automobiles
  • 25 000 hommes
  • 11 000 femmes
  • 500 enfants

Le tournage se termine le 30 octobre 1926, soit un total de 310 jours et 60 nuits.

Effets spéciaux[modifier | modifier le code]

L'expert des effets spéciaux de l'époque, Eugen Schüfftan, véritable pionnier, crée des effets visuels inédits pour Metropolis. Parmi les effets utilisés, il réalise des miniatures de la ville, un appareil photo sur une balançoire et utilise plus particulièrement l'effet Schüfftan[1]. Pour ce dernier, il utilise des miroirs inclinés pour créer l'illusion que les acteurs occupent des décors géants. Cette invention sera utilisée deux ans plus tard par Alfred Hitchcock dans Chantage sorti en 1929[2].

Le Maschinenmensch, le robot construit par Rotwang pour ressusciter l'amour perdu de Joh, a été créé par le sculpteur Walter Schulze-Mittendorff. Un moulage en plâtre a été pris sur le corps de l'actrice Brigitte Helm et le costume a ensuite été fabriqué à partir du moulage. Une découverte fortuite d'un matériel appelé « bois plastique » (une substance malléable ayant l'aspect du bois qui sert de remplissage) a permis à Schulze-Mittendorff de construire un costume en métal avec les articulations en « bois plastique »[3]. Malgré cette innovation, Helm se plaint d'être mal à l’aise, car le costume est trop rigide et lui donne des ecchymoses[4].

Bande originale[modifier | modifier le code]

La musique de Metropolis a été composée par Gottfried Huppertz et a été conçue pour être exécutée par un orchestre symphonique en accompagnement du film. Huppertz s'est inspiré de Richard Wagner et Richard Strauss, ainsi que de quelques symphonies dites « modernistes », pour décrire la ville des travailleurs. Il utilise aussi le célèbre motif grégorien du Dies irae (à l'origine chanté au cours de l'office des morts) pour illustrer certaines scènes faisant intervenir La Mort. Huppertz cite d'abord les deux premiers vers de la première strophe de cette séquence liturgique, puis, avant la fin du second, s'en éloigne un peu et les développe, à l'orchestre. Il les reprendra de différentes manières plus loin. Il fait entendre également, toujours à l'orchestre, le troisième vers (« Coget omnes ante thorium ») de la troisième strophe Tuba mirum (ce « Coget ornes » est proche du troisième vers de la première strophe, seule diffère la montée plus importante du début). Plus tard, Huppertz citera également l'hymne national français, La Marseillaise. Sa musique a joué un rôle de premier plan durant le tournage du film, puisque durant le déroulement de nombreuses scènes, le compositeur accompagnait en direct au piano pour obtenir un certain effet sonore en fonction du scénario et du jeu des acteurs.

La bande-son a été réenregistrée pour la réédition du film en DVD en 2001 par l'orchestre Rundfunksinfonieorchester Saarbrücken mené par Berndt Heller. Cette version correspond à la version musicale reconstruite prévue à l'origine. En 2007, le 1er et 2 août, la partition du film original est jouée en direct par l'Orchestre symphonique de la Radio VCS qui accompagne la version restaurée du film dans les cinémas Brenden à Vacaville, en Californie. La bande-son est également enregistrée dans une orchestration en salle pour la première fois aux États-Unis en août 2007 par l'orchestre Bijou sous la direction de Leo Najar dans le cadre d'un festival du film expressionniste allemand à Bay City dans le Michigan. Un enregistrement est aussi effectué dans le cadre du Traverse City Film Festival à Traverse City dans le Michigan, en août 2009[5].

Pour le réenregistrement de 2010, qui correspond le plus à la version d'origine, la bande-son est enregistrée pour la sortie en DVD par l'Orchestre symphonique de la Radio de Berlin dirigé par Frank Strobel, qui a également réalisé la première de la version reconstruite par le Berlin Friedrichstadtpalast[6].

Autres bandes-son[modifier | modifier le code]

Nonobstant la musique originale de Gottfried Huppertz, de nombreux artistes ont voulu donner leur propre vision musicale de Metropolis. Ces bandes originales alternatives peuvent être jouées live ou enregistrées et diffusées avec une édition spéciale du film :

Carrière[modifier | modifier le code]

La carrière du film subit de nombreux aléas.

Thea von Harbou, la femme de Fritz Lang et coscénariste, était déjà proche des nazis et influença le scénario, notamment en l'orientant davantage vers une « collaboration de classes » (fasciste) plutôt que vers une « lutte des classes » (marxiste)[7]. Le film subit ensuite censures et amputations diverses, selon les pays. En 1984, lorsque le compositeur Giorgio Moroder entreprit de le coloriser, il ne restait que 80 minutes de bobines (1 h 20) sur les 210 initiales (3 h 30). De plus, il l'accompagna d'une nouvelle bande-son à laquelle participèrent des groupes célèbres comme Queen (le clip de Radio Ga Ga, célèbre tube de ce groupe, est d'ailleurs articulé autour de nombreuses séquences tirées du film) ou Adam and the Ants. Certains cinéphiles crièrent au scandale devant ce « massacre » de l'œuvre[réf. nécessaire].

Restauration[modifier | modifier le code]

Un gros travail de recherche et de reconstitution fut lancé, rassemblant les diverses versions disponibles (dont certaines retrouvées dans des collections privées) et aboutissant à une version rénovée, en noir et blanc, de 153 minutes (2 h 33), avec une bande-son neuve, mais plus classique, qui fut projetée en 1995, pour les cent ans du cinéma. Pour remplacer les scènes manquantes, avaient été ajoutées quelques photographies de tournage, recadrées.

À la suite d'une nouvelle restauration du film en 2001, initiée par la Fondation Friedrich Wilhelm Murnau (de) (Friedrich-Wilhelm-Murnau-Stiftung), Metropolis fut le premier film inscrit sur le Registre de la Mémoire du monde de l’UNESCO.

Enfin, à l'issue d'une longue enquête d'une vingtaine d'années[8] le 3 juillet 2008, la fondation Murnau, propriétaire des droits du film, annonce que la quasi-totalité des scènes manquantes, soit environ 25 minutes, ont été retrouvées au Musée du cinéma de Buenos Aires[9],[10]. Il s'agit d'une copie en 16mm presque intégrale de 145 minutes. Cette copie dont les images sont très altérées tronque une partie du cadrage original, mais restitue les plans coupés et l'ordre des séquences dans leur montage d'origine. Le 12 février 2010, la nouvelle version restaurée, de 145 minutes, a été projetée simultanément à Berlin dans le cadre de la 60e Berlinale, à l'ancien Opéra de Francfort et sur la chaîne Arte, accompagnée par sa partition musicale d'origine écrite en 1926 par Gottfried Huppertz, exécutée en direct par l'orchestre symphonique de la Radio de Berlin. Après plus de 80 ans de recherches, versions tronquées et plusieurs restaurations, on peut enfin voir une version quasi intégrale, en tout cas proche de celle conçue par Fritz Lang en 1927[8],[11].

Muet, Metropolis est avant tout un film musical dont les images sont une véritable visualisation des sons. La restauration du film a été effectuée non seulement grâce aux indications de montage, mais aussi, surtout et directement grâce à la partition musicale qui a permis de retrouver le tempo de la vision initiale de Fritz Lang[12].

Analyse[modifier | modifier le code]

Inspiration[modifier | modifier le code]

Fritz Lang a été influencé par :

Le film Metropolis est aussi directement inspiré de la ville futuriste d'Antonio Sant'Elia (1888-1916), un architecte italien du mouvement futuriste. L'apparence de la ville est fortement inspiré par le mouvement Art déco[réf. nécessaire], cependant il incorpore des éléments d'autres mouvements[Lesquels ?].

Dans une interview, Fritz Lang explique : « Le film est né de ma première vue avec les gratte-ciels de New-York en octobre 1924 ». Il décrit ainsi sa première impression de la ville, Lang dit que : « Les immeubles semblaient être comme un voile vertical, scintillant et très léger, comme un décor luxueux, suspendu dans un ciel sombre pour éblouir, distraire et hypnotiser »[13].

Accueil[modifier | modifier le code]

Accueil critique[modifier | modifier le code]

  • H. G. Wells voit dans Métropolis un « ramassis d'à peu près tous les clichés, sottises et platitudes possibles »[14].
  • Francis Courtade écrit même en 1962 « Metropolis est une œuvre fasciste, pré-nazie »[15].
  • Luis Buñuel, en 1927, est moins catégorique : « Metropolis n'est pas un film unique. Metropolis, ce sont deux films collés par le ventre, mais avec des nécessités spirituelles divergentes, d'un extrême antagonisme. Ceux qui considèrent le cinéma comme un discret conteur d'histoires éprouveront avec Metropolis une profonde déception. Ce qui nous est raconté est trivial, ampoulé, pédant, d'un romantisme suranné. Mais, si à l'anecdote nous préférons le fond “plastico-photogénique” du film, alors Metropolis comblera tous les vœux, nous émerveillera comme le plus merveilleux livre d'images qui se puisse composer. (…)
    Mais en revanche, quelle enthousiasmante symphonie du mouvement ! Comme chantent les machines au milieu d'admirables transparences, “arc-de-triomphées” par les décharges électriques ! Toutes les cristalleries du monde, décomposées romantiquement en reflets, sont arrivées à se nicher dans les canons modernes de l'écran. Les plus vifs scintillements des aciers, la succession rythmée de roues, de pistons, de formes mécaniques jamais créées, voilà une ode admirable, une poésie toute nouvelle pour nos yeux. La Physique et la Chimie se transforment par miracle en Rythmique. Pas le moindre moment statique. Les intertitres mêmes, qui montent et descendent, tournent, décomposés bientôt en lumières ou dissipés en ombres, se fondent au mouvement général : eux aussi parviennent à être image.
     »[16]

Box office[modifier | modifier le code]

Le film fut un échec critique comme financier au moment de sa sortie avec une recette brute estimée de 75 000 Reichsmark pour un budget estimé de 5 000 000 Reichsmark soit 1,5 % de recette par rapport au budget.

Prix et distinctions[modifier | modifier le code]

Le magazine américain Empire le classe à la douzième place dans son classement des « 100 meilleurs films du cinéma mondial » en 2010. Il est listé à la deuxième place dans son classement des 100 meilleurs films muets.

La version restaurée de 2002 est récompensée par le New York Film Critics Circle Awards d'un prix spécial lors du Kino International pour la qualité de sa restauration.

Impacts sur la culture populaire[modifier | modifier le code]

Metropolis est un des premiers films de science-fiction, dont l'histoire et les images ont influencé toute la production ultérieure.

  • Le commissariat de Blade Runner est la copie conforme (angle de vue compris) d'une des tours de Metropolis[réf. nécessaire].
  • Le dessin animé Le Roi et l'Oiseau fourmille de références à Metropolis, notamment l'oppression du peuple de la ville basse et la présence d'un robot.
  • Dans l'univers de Superman, la ville principale se nomme Metropolis.
  • Dans plusieurs jeux vidéo de la série Ratchet and Clank, une partie de l'action se déroule sur la planète Kerwan, une planète entièrement recouverte d'une immense cité elle aussi nommée Metropolis.
  • Le robot du film Roboforce de David Chung et produit par Tsui Hark est un hommage avoué à l'androïde de Metropolis qui se nomme également Maria[réf. nécessaire].
  • On reconnaîtra les ouvriers qui descendent vers les machines dans les écoliers à la chaîne de Pink Floyd The Wall[réf. nécessaire].
  • Fritz Lang représente des voitures volantes (bien avant Retour vers le futur ou Le Cinquième Élément), ainsi qu'un androïde (robot humanoïde). Le design de C-3PO dans Star Wars possède une troublante ressemblance avec celui-ci. La revue Science et Vie Junior explique que George Lucas s'est inspiré ouvertement du robot de Metropolis pour créer son robot androïde[réf. nécessaire].
  • De même la séquence où Rotwang, l'inventeur, donne au robot l'apparence de Marie a été recyclée par le Rocky Horror Picture Show[réf. nécessaire].
  • Le laboratoire de Frankenstein, comme celui du Cinquième Élément est inspiré de celui de Rotwang[réf. nécessaire].
  • La scène de fin au sommet de la cathédrale a été reprise par Tim Burton pour son premier Batman avec le combat entre le héros et le Joker[réf. nécessaire].
  • Le vidéo-clip Express Yourself de Madonna réalisé par David Fincher en 1989 reprend l'intrigue du film ainsi que certains décors (la ville haute, la ville basse, la machine actionnée par les ouvriers, etc.)[réf. nécessaire].
  • Le décor et certains accessoires de Dark City d'Alex Proyas, par exemple l'horloge, s'inspirent de Metropolis[réf. nécessaire].
  • Les développeurs de BioShock, jeu vidéo plébiscité par la critique, se sont fortement inspirés de l'œuvre de Lang pour créer leur ville sous-marine, Rapture[réf. nécessaire].
  • La série de mangas de Yukito Kishiro Gunnm, reprend cette dialectique : Zalem (correspondant à la ville haute), la cité supérieure où vit l'élite dans le luxe et une insouciance sous contrôle et, au pied de cette cité volante, Kuzutetsu (correspondant à la ville basse) où l'intrigue se met en place dans ses bas-fonds. D'ailleurs, Gally, l'héroïne, se nomme Aelita dans un de ses rêves ainsi que dans la version américaine[réf. nécessaire].
  • Final Fantasy VII reprend également le thème de la ville basse et la ville haute, séparées par une immense plaque d'acier et de béton. Final Fantasy XII également, en accentuant la perspective d'inégalité sociale ; si Midgar (le monde des hommes dans la mythologie scandinave) présente une relative homogénéité sociale (globalement une cité industrielle et cyberpunk), Archadès donne un contraste plus frappant[réf. nécessaire].
  • Dans un autre genre, le clip musical Que sera de Wax Tailor reprend les scènes de Metropolis, tout comme le clip de Radio Gaga de Queen[réf. nécessaire].
  • Le film argentin en noir et blanc Telepolis (titre original : La Antena), sorti en 2007, qui met en scène le quotidien d'une ville de science-fiction dont les habitants ont perdu la voix, est rempli de références à Metropolis. Il s'attaque de manière engagée au pouvoir de la télévision dans le contrôle des masses à l'époque contemporaine, et son réalisateur a rendu explicitement hommage à l'expressionnisme allemand et au traitement dans Metropolis des questions autour du pouvoir de la technique.
  • Le clip de la chanson Invincible du groupe Muse, sortie en 2006 sur l'album Black Holes and Revelations représente une ville très ressemblante à celle de Metropolis. Ce clip traite de la destruction du monde et le retour à l'âge de pierre, ce qui n'est pas sans rappeler un des thèmes du film[réf. nécessaire].
  • Roland Emmerich s'est directement inspiré du film de Fritz Lang - son film de chevet - pour le design de son studio de production Centropolis[réf. nécessaire].
  • Dans 2046, de Wong Kar-wai, la ville du roman de science-fiction du personnage principal ressemble clairement à Metropolis[réf. nécessaire].
  • Après Madonna avec Express yourself, c'est au tour de Lady Gaga de reprendre des thèmes de Metropolis dans Alejandro[réf. nécessaire] et Paparazzi[réf. nécessaire].
  • Janelle Monáe s'inspire aussi de Metropolis ; on remarquera notamment sur la couverture de The Archandroid, la ressemblance intrigante avec l'androïde, la coiffe qui s'inspire fortement de Metropolis avec la tour de Babel au centre, sans compter que cette couverture ressemble fortement à une affiche du film[réf. nécessaire].
  • Dans la bande dessinée Le génie des alpages, la machine, Moloch, est réutilisée au cours d'une planche.
  • Le disque des artistes de Cult of Luna Vertikal, sorti en 2013, est inspiré de l'œuvre de Fritz Lang.

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • L'écrivain et scénariste Curt Siodmak, qui était journaliste en 1927, s'est fait engager comme figurant afin d'assister au tournage du film.
  • C'est sur le tournage de ce film que Fritz Lang perdit un œil[17].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Belmans, La ville dans le cinéma : de Fritz Lang à Alain Resnais, Bruxelles : De Boeck, 1978, 288 p., collection Univers des sciences humaines, vol. 11
  • DVD Metropolis (MK2 éditions)
  • Le roman Metropolis de Thea von Harbou, Préface et traduction de Jean-Claude Heudin, Science-eBook.com, Paris, 2012.

Expositions[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://books.google.fr/books?id=OigDAAAAMBAJ&pg=PA143&redir_esc=y#v=onepage&q&f=false
  2. http://blog.britishmuseum.org/2011/08/25/hitchcock%E2%80%99s-blackmail-and-the-british-museum-film-technology-and-magic/
  3. http://www.walter-schulze-mittendorff.com/EN/robot01.html
  4. Patrick McGilligan, Fritz Land: The Nature of the Beast, 1997, pp. 115–116
  5. Traverse City Record Eagle 'Film Festival Outtakes 8/03/09
  6. DVD details of the 2010 reconstructed version
  7. Siegfried Kracauer, De Caligari à Hitler. Une histoire psychologique du cinéma allemand, Lausanne : L'Âge d'Homme.
  8. a et b Christine Legrand, « Vingt ans d'enquête en Argentine pour retrouver le trésor de Fritz Lang », Le Monde,‎ 14-15 février 2010 (lire en ligne)
  9. (en) Sensational discovery in Buenos Aires: Lost scenes from “Metropolis” rediscovered, fondation Friedrich Wilhelm Murnau
  10. Les parties manquantes du film Metropolis retrouvées à Buenos Aires, AFP, 3 juillet 2008
  11. Télérama N°3134 du 3 février 2010
  12. "Le futur retrouvé", présentation de l'exposition à la Cinémathèque française, Thibaut Matrat, le 4 janvier 2012, à lire sur L'Intermède
  13. Lang(2003)
  14. Jürgen Müller, Les Films des années 20, Taschen
  15. Fritz Lang, Francis Courtade, Paris : Terrain Vague, 1962
  16. Gaceta Literaria, Madrid, 1927-1928
  17. Liste de borgnes
  18. http://www.cinematheque.fr/fr/expositions-cinema/metropolis/index.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Extraits vidéos