Sucker Punch

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Sucker Punch

Description de l'image  Logo Suckerpunch.jpg.
Titre québécois Coup interdit
Titre original Sucker Punch
Réalisation Zack Snyder
Scénario Zack Snyder
Steve Shibuya
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 2011
Durée Version :
110 min (Cinéma)
128 min (Director's cut)

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Sucker Punch (Coup interdit au Québec[1]) est un thriller psychologique d'action fantastique américain réalisé par Zack Snyder[2]. Il est diffusé le aux États-Unis et au Québec[1], et le en France[2]. Sucker Punch est le premier film de Zack Snyder qui ne s'inspire pas directement d'une œuvre.

Intrigue[modifier | modifier le code]

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le spectateur est plongé dans les méandres de l'imagination débordante d'une jeune fille, dont les rêves sont la seule échappatoire à sa vie cauchemardesque. Délivrée des limites de l'espace et du temps, elle est libre d'aller là où l'entraîne son imagination, et ses aventures incroyables brouillent la frontière entre réalité et imaginaire. Internée contre son gré, Babydoll (Emily Browning) n'a toutefois pas perdu la volonté de vivre. Déterminée à se battre pour retrouver sa liberté, elle pousse quatre autres jeunes filles — Sweet Pea (Abbie Cornish), sa sœur Rocket (Jena Malone), Blondie (Vanessa Hudgens) et Amber (Jamie Chung) — à se regrouper pour tenter d'échapper à leur destin terrifiant, à la merci de leurs geôliers. Avec l'aide d'un mystérieux guide (Scott Glenn), les filles engagent une bataille dans un univers fantastique peuplé de samouraïs, de dragons, de soldats allemands de la Première Guerre mondiale et de robots, avec un impressionnant arsenal virtuel à leur disposition. Ensemble, elles doivent décider de ce qu'elles sont prêtes à sacrifier pour rester en vie. Leur incroyable voyage — s'il réussit — les conduira à la liberté…

Résumé[modifier | modifier le code]

Dans les années 1960[3], une jeune fille de 20 ans[3], surnommée « Babydoll » (Emily Browning), est arrêtée par la police et internée dans un asile psychiatrique suite au décès de sa petite sœur, qu'elle a accidentellement tuée en essayant de la protéger de leur beau-père (Gerard Plunkett). Celui-ci, en effet, cherchait à se débarrasser de ses deux belles-filles, sa défunte épouse leur ayant cédé tout son héritage. Lorsqu'il a voulu s'en prendre à la plus jeune, l'aînée le menace d'une arme, mais la balle manque sa cible et ricoche. Profitant de cette aubaine, l'homme contacte la police et s'arrange financièrement avec l'infirmier responsable de l'asile, Blue Jones (Oscar Isaac), pour que la jeune fille soit lobotomisée au plus vite afin d'éviter que quiconque puisse recueillir son témoignage (ce qui le compromettrait définitivement et l'empêcherait de toucher l'héritage). Entendant tout du complot, elle se fixe un objectif : s'évader de l'asile.

Afin de supporter le quotidien des cinq jours qu'elle aura à passer dans l'établissement avant son opération par le High Roller, la jeune femme s'enferme dans un monde onirique où l'asile devient un cabaret dans lequel les internées sont des danseuses, Blue étant le propriétaire des lieux et Mme Gorski (Carla Gugino), sa thérapeute, la chorégraphe. Avec quatre autres danseuses, Sweet Pea (Abbie Cornish) et sa sœur Rocket (Jena Malone), Blondie (Vanessa Hudgens) et Amber (Jamie Chung), elle devient Babydoll, une nouvelle recrue qui danse en rêvant d'être une héroïne combattant des légions d'ennemis avec son pistolet et son sabre aux côtés de ses amies. Pour s'évader, son « maître » lui donne une liste de cinq objets à récupérer : une carte (le plan du bâtiment), le feu (un briquet), un couteau (celui du cuisinier), une clé (gardée par Blue) et un cinquième élément que Babydoll doit découvrir par elle-même mais qui lui assurera une « victoire parfaite ».

Pour récupérer les objets, le plan est de les subtiliser pendant que Babydoll fait diversion en dansant. Mais dans le monde fantastique qu'a créé Babydoll, la façon de récupérer les objets est totalement différente : pour le plan, Babydoll et ses amies sont dans des tranchées de la Première Guerre mondiale ; pour le briquet, les filles sont dans un royaume gouverné par un dragon etc. Ainsi dans la réalité, Sweet Pea s'infiltre dans le bureau de Blue pour copier le plan, puis Amber dérobe le briquet du maire (l'un des geôliers de l'asile dans le monde réel). Blue comprend rapidement ce que trament les complices et les met en garde des représailles. Malgré les supplications de Sweet Pea d’avorter le plan, sa sœur et ses comparses refusent d'abandonner. Blondie, cependant, se questionne et se confie finalement à Mme Gorski et, par la force des choses, à Blue. Pendant ce temps, les quatre autres essaient d'agir pour prendre le couteau du cuisinier, mais les choses tournent mal. Pour prendre le couteau, Babydoll dansait sur la table et une radio diffusait une musique d'ambiance. Alors que Sweet Pea allait récupérer le couteau, la radio disjoncta et le chef cuisinier reprit conscience de la réalité. Le chef poignarde Rocket, qui s'est interposée entre sa sœur et le danger. Blue arrive sur ces entre-faits et fait enfermer Sweet Pea, ravagée de douleur, dans un placard pendant que les autres doivent aller se préparer pour le spectacle.

Furieux de comprendre que ses filles tentent de lui échapper, et pour faire un exemple devant les autres, Blue tue Amber, puis Blondie. Il s'approche ensuite de Babydoll, dans l'intention de céder à ses pulsions et de la violer, mais celle-ci le poignarde avec le couteau qui était caché dans un tiroir avant de prendre le briquet, la carte et la clé de Blue pour fuir avec Sweet Pea. Mais une fois arrivée dans la cour, Babydoll prend conscience que le cinquième élément est elle-même, elle doit donc se sacrifier pour que Sweet Pea, la seule ayant une raison et un but une fois libre, s'enfuie.

Le lendemain, Babydoll est lobotomisée. Mais quelque chose dans son regard déroute le médecin : elle est résignée et accepte la lobotomie sans peur, car c'est ce qui doit être fait pour que « tout se termine bien ». Le docteur en informe Mme Gorski. Celle-ci, n'ayant pas prescrit l'intervention, s'étonne et comprend alors que Blue falsifie sa signature depuis des mois. Il est arrêté par la police au moment où il allait enfin posséder Babydoll, mais elle s'est déjà échappée, la lobotomie ayant effacé qui elle était.

Le film se termine sur la fuite de Sweet Pea vers ses parents, sur son récit sur la force de l'esprit et de la volonté sur la réalité. Mais le plus étonnant, c'est que le chauffeur du bus qui la ramène chez elle a l'apparence du « maître » des cinq filles dans les mondes créés par l'imagination. On peut aussi remarquer que l'un des passagers du bus a l'apparence d'un soldat anglais qui était présent dans le monde des soldats-zombies allemands de 1918…

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Développement[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Le film a été tourné dans l'optique de ne pas être classé Restricted (les mineurs de moins de 17 ans doivent être accompagnés d'un adulte). Ainsi aucune projection de sang n'a lieu durant les différentes scènes[6]. Le film a été classé PG-13 (Film déconseillé aux moins de 13 ans). L'intrigue du film, quant à elle, se situe dans les années 1960, mais l'équipe du film a cherché à lui donner un côté intemporel[7]. Pour le film, Emily Browning, Jena Malone, Abbie Cornish, Vanessa Hudgens et Jamie Chung ont suivi un entraînement physique auprès de Damon Caro et Logan Hood[7].

  • Il existe quatre courts-métrages d'animation Sucker Punch qui présentent chaque "monde imaginaire" rêvé par Babydoll. Ils ont été présentés peu de temps avant le lancement du film et sont présents sur les bonus DVD.
  • La version Director's cut présente 18 minutes de scènes inédites, dont une avec le High Roller (Jon Hamm) qui est relativement importante à la compréhension du final.
  • Le terme sucker punch (en) signifie en anglais un coup porté sans avertissement et de manière déloyale.

Bande originale et musiques[modifier | modifier le code]

Sucker Punch (Original Motion Picture Soundtrack)

Description de l'image  Logo Suckerpunch.jpg.
Album par Artiste variés
Sortie 22 mars 2011
Durée 49:08
Genre Bande son
Label WaterTower Music
No Titre Artiste Durée
1. Sweet Dreams (Are Made of This) Emily Browning 5:18
2. Army Of Me (Sucker Punch Remix) Björk featuring Skunk Anansie 6:50
3. White Rabbit Emilíana Torrini 5:07
4. I Want It All / We Will Rock You Mash-Up Queen featuring Armageddon aka Geddy 5:07
5. Search and Destroy Skunk Anansie 4:24
6. Tomorrow Never Knows Carla Azar & Alison Mosshart 7:35
7. Where Is My Mind? Yoav & Emily Browning 3:36
8. Asleep Emily Browning 4:20
9. Love Is the Drug Carla Gugino & Oscar Isaac 4:12

La musique joue un rôle très important dans le film. Snyder explique que « dans l'histoire, la musique permet d'introduire les personnages dans les mondes fantastiques »[8]. La musique devient l'atout principal du film. Les chansons et musiques typiques de Sucker Punch sont associées à des sensations. La musique, d'après Snyder, donne un côté Moulin Rouge!. La chorégraphie a été dirigée par Paul Becker. Emily Browning chante Sweet Dreams et Where Is My Mind qui ont été joués durant le film[9]. Carla Gugino devait prendre des leçons de chants pour les scènes dans lesquelles elle jouait la chorégraphe[10]. Le film possédait des musiques "sexy" comme décrit par Jamie Chung[11]. Suite à un manque de temps, Snyder était forcé de couper une grande partie des séquences dansantes du film.

En septembre 2009, Chung rapporte qu'ils enregistrent les musiques pour Sucker Punch[12]. Oscar Isaac révèle que les musiques exposées dans le film ne sont pas les originales, mais des reprises de musiques déjà existantes[13].

Tyler Bates (qui a composé les anciennes musiques de film pour Snyder) et Marius de Vries (qui a composé les musiques du film Moulin Rouge!) ont composé les musiques de film. La bande-annonce originale du film contient les musiques "Prologue" de Immediate Music, "Crablouse" de Lords of Acid, "When the Levee Breaks" de Led Zeppelin, "Tomorrow Never Knows" du groupe The Beatles, "And Your World Will Burn" de Cliff Lin, Love is the drug du groupe Roxy Music et "Panic Switch" de Silversun Pickups. L'album Sucker Punch: Original Motion Picture Soundtrack a été commercialisé le [14] par WaterTower Music.

Réception[modifier | modifier le code]

Box office[modifier | modifier le code]

Sucker Punch a fait un total de 19 058 199 dollars lors de sa première parution en salle aux États-Unis et a été placé 2e après Le Journal d'un dégonflé : Rodrick fait sa loi[15]. La semaine suivante, le film est à la 7e place en Amérique du Nord avec 6 millions de dollars[16].

Pays Box-office
Box-office Monde International 90 millions de dollars
Box-office Drapeau des États-Unis États-Unis 36 millions de dollars
Box-office Drapeau de la France France 5 millions de dollars (550 000 entrées))

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b « Coup interdit », sur Cinoche.com (consulté le 27 septembre 2011)
  2. a et b « Sucker Punch », sur Allociné (consulté le 27 septembre 2011)
  3. a et b (en) « Production Notes », sur Warner Brothers
  4. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Fiche de doublage v.f. - Sucker Punch », sur http://voxofilm.free.fr/index.htm,‎ 30 mars 2011 (consulté le 29 avril 2011)
  5. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k « Sucker Punch », sur Internet Movie Database (consulté le 27 septembre 2011)
  6. Caroline Vié, « Sucker Punch » : Minettes sexy contre monstres horribles, sur http://www.20minutes.fr/,‎ 30 mars 2011 (consulté le 29 avril 2011)
  7. a et b « 29 secrets de tournage à propos du film Sucker Punch », sur http://www.allocine.fr/ (consulté le 29 avril 2011)
  8. (en) « Zack Snyder Reveals "Sucker Punch" Details »,‎ 15 février 2009 (consulté le 27 septembre 2011)
  9. Commentaires bonus du DVD
  10. (en) Elizabeth Snead, « VIDEO SCOOP: Carla Gugino, Vanessa Hudgens may sing a duet in 'Sucker Punch'? », sur Los Angeles Times,‎ 11 août 2009 (consulté le 12 août 2011)
  11. (en) Snead Elizabeth, « VIDEO DISH: Rumer Willis spills on '90210,' why she wants a 'Sucker Punch' part », sur Los Angeles Times,‎ 30 août 2009 (consulté le 31 août 2009)
  12. (en) Malkin Marc, « Sucker Punch Scoop: Navy SEALs and Singing », sur E!,‎ 2 septembre 2009 (consulté le 3 septembre 2011)
  13. (en) Busch Jenna, « Ridley Scott on the Importance of Improv in 'Robin Hood' (VIDEO) », sur Moviefone,‎ 12 mai 2010 (consulté le 17 mai 2011)
  14. (en) « Sucker Punch (Original Motion Picture Soundtrack) by Various Artists », sur WaterTower Music,‎ 22 mars 2011 (consulté le 27 septembre 2011)
  15. (en) Brandon Gray: Weekend Report: 'Wimpy Kid' Blindsides 'Sucker Punch'. Box Office Mojo. 28 mars 2011. Consulté le 1er avril 2011.
  16. (en) Brandon Gray: Weekend Report: 'Hop' Lays Golden Egg. BoxOfficeMojo. 4 avril 2011. Consulté le 21 avril 2011.

Liens externes[modifier | modifier le code]