Small Soldiers

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Small Soldiers

Titre québécois Petits Soldats
Titre original Small Soldiers
Réalisation Joe Dante
Scénario Gavin Scott
Adam Rifkin
Anne Spielberg (non créditée)
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Fantastique
Sortie 1998
Durée 105 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Small Soldiers ou Petits Soldats au Québec, est un film américain de Joe Dante sorti en 1998.

Le film présente beaucoup de similitudes avec la nouvelle Petits Soldats (Battleground) de Stephen King parue en France dans le recueil Danse Macabre (Night Shift) en 1978.[réf. nécessaire]

Synopsis[modifier | modifier le code]

Alan Abernathy est un sans "amis garçons de son âge", un souffre-douleur à l'école et le fils d'un marchand de jouets plutôt désuets. Il habite une petite ville de l'Ohio. Expulsé du lycée pour une mauvaise plaisanterie à cause d'un de ses camarades, il décide de se racheter aux yeux de son père en vendant de toutes nouvelles figurines d'action divisées en 2 groupes antagonistes : le Commando d'Élite, ayant pour chef le très martial Chip Hazard, et les Gorgonites, créatures pacifiques victimes de leur faciès monstrueux ayant pour chef Archer.

Mais ce qu'il ignore, et ce qu'ignore partiellement la firme conceptrice des jouets, c'est que ces figurines sont munies d'une puce d'intelligence artificielle particulièrement performante (conçue à l'origine avec un but militaire) qui leur donne vie et une capacité à entreprendre et apprendre.

Le conflit entre les deux groupes entraînera Alan Abernathy, sa famille et ses amis dans une véritable guerre de jouets.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Production[modifier | modifier le code]

Le scénario du film est acheté par Steven Spielberg en 1992, mais doit attendre les progrès des effets spéciaux pour pouvoir être réalisé.

Pour produire et promouvoir une vaste gamme de produits dérivés, la société américaine spécialisée dans le jouet Hasbro signe un contrat avec DreamWorks SKG, la compagnie de Steven Spielberg, Coca-Cola, ou encore le géant de la restauration rapide Burger King. La production des jouets démarre et le lancement est programmé pour 1998. Burger King prépare une campagne de plusieurs millions de dollars afin d'offrir ces jouets avec ses menu pour enfants de 2 à 8 ans ; la société fait pression pour réduire la violence du film, qui risquait de l'exposer à un classement R (les enfants de moins de 17 ans doivent être accompagnés d'un adulte) et donc d'empêcher son visionnage par le public ciblé par les produits dérivés. Joe Dante doit couper de nombreuses séquences et en retourner certaines. Finalement, Burger King accepte un classement PG-13 et adapte sa campagne à la dernière minute[1].

Un tournage difficile[modifier | modifier le code]

Lorsque le tournage commence, Dante dispose de moins de la moitié du scénario approuvé. Le 10 décembre 1998, six des neuf plans programmés contiennent des pages de scénario inédites et non storyboardées[1].

Des intervenants de la société ILM étaient présents sur le plateau tous les jours. Les décisions concernant les actions des personnages animés étant prises et devant être accomplies souvent le jour-même[1].

La scripte de Joe Dante, Kathy Zatarga aidait à donner un sens aux pages de scénario arrivant le matin pour être tournées le jour même, et a dû écrire certains dialogues et certaines séquences[1].

Le 28 mai 1998, Phil Hartman (NewsRadio, La Course au jouet), qui interprète le père de Kirsten Dunst dans le film, est assassiné par sa femme, empêchant de retourner certaines scènes demandées par Burger King. Universal décide de retirer les bandes-annonces et spots télévisés le montrant agressé par les figurines dans le long-métrage. Le film lui est finalement dédié, avec la mention « À Phil » en fin de générique[1].

Accueil[modifier | modifier le code]

Le critique Roger Ebert écrit une critique assez péjorative : « Dans Small Soldiers, il arrive des choses abominables à des jouets et beaucoup d'entre eux finissent par ressembler à des accessoires de films d'horreur. Chip Hazard [un membre de Commando Elite] meurt de manière particulièrement affreuse. Ce qui m'a le plus dérangé dans Small Soldiers est que le film ne m'a pas dit où me mettre, quelle attitude adopter. Dans des films pour adultes, c'est une qualité que j'apprécie »[1],[2].

Leonard Klady (journaliste pour Variety) écrira pour sa part : « Mais voici un film qu'on vend aux enfants, avec toute une promotion de jouets et de publicités sur les chaînes pour jeunes. En dessous d'un certain âge, ils aiment savoir sur quoi ils peuvent compter. Quand des clones de Barbie sont découpés et débités par une tondeuse à gazon, comprendront-ils le propos satyrique ? » « La notion d'une technologie prise de folie est le moteur de Small Soldiers. Lorsque des figurines d'action pour enfants, auxquelles on a implanté des micro puces militaire défectueuses, se mettent à bouger, à parler et à apprendre, elles se retournent contre leurs propriétaires humains avec une violence meurtrière. C'est un rêve paranoïaque d'adulte devenu réalité, aussi le fait de l'avoir situé dans un contexte jeune pourrait-il avoir involontairement sabordé les bases de l'histoire »[3].

Le film obtient un score de 47 % (43 avis) sur le site Rotten Tomatoes[4].

Autour du film[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e et f Bill Krohn, Joe Dante et les gremlins de Hollywood, Cahiers du cinéma,‎ 1999, 256 p. (ISBN 2866422503)
  2. (en) Roger Ebert, « Small Soldiers », sur Site de Roger Ebert,‎ 10 juillet 1998 (consulté le 23 mars 2014)
  3. (en) Leonard Klady, « Review: ‘Small Soldiers’ », sur Variety,‎ 9 juillet 1998 (consulté le 23 mars 2014)
  4. (en) Small Soldiers sur Rotten Tomatoes
  5. (en) Small Soldiers licensees sur MobyGames

Lien externe[modifier | modifier le code]