Ligue du Nord

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Ligue du Nord pour
l'indépendance de la Padanie
Lega Nord per
l’Indipendenza della Padania
Image illustrative de l'article Ligue du Nord
Logo officiel
Présentation
Secrétaire fédéral Matteo Salvini
Fondation 4 décembre 1989
Siège Via Bellerio, 41
20161 Milan
Président fédéral Umberto Bossi
Secrétaire adjoint Flavio Tosi
Positionnement Droite
Députés
18 / 630
Sénateurs
15 / 315
Députés européens
5 / 73
Idéologie Fédéralisme, Euroscepticisme, Régionalisme, Identitarisme, Antimondialisme, Protectionnisme, Interventionnisme, Conservatisme social
Affiliation internationale Aucune
Affiliation européenne MELD, ELD
Couleurs Vert
Site web www.leganord.org/

La Ligue du Nord (en italien, la Lega Nord per l'indipendenza della Padania, le plus souvent abrégée en Lega Nord, LN ; Ligue du Nord pour l'indépendance de la Padanie[1]) est un parti politique italien régionaliste, fédéraliste, souvent décrit comme populiste, voire xénophobe[2].

Historique[modifier | modifier le code]

La Ligue du Nord a été créée en 1989 de l'union de deux mouvements : la Ligue lombarde (Lega Lombarda) et la Ligue vénitienne (Liga Veneta). Elle est dirigée à sa création par Umberto Bossi qui prône (autrefois ouvertement, aujourd'hui beaucoup plus discrètement) l'indépendance de la Padanie (la région autour du qui n'a jamais été clairement définie par le parti qui cherche à s'étendre aux régions voisines du Centre) et désormais le fédéralisme, surtout « fiscal ». Le parti est souvent critique du Mezzogiorno considéré comme une charge pesant sur l'économie du nord de l'Italie et dont le gouvernement italien (assimilé à une bande de voleurs, comme l'atteste le slogan Roma ladrona) serait l'émanation.

Son succès électoral est concentré sur la Lombardie et la Vénétie, où il dirige en alliance, plusieurs provinces et mairies ; avec des résultats plus modestes dans le Piémont, sauf dans certaines communes, et en Ligurie. Il en va de même pour l'Émilie-Romagne où l'on parle des dialectes gallo-italiques. Ce mouvement s'est fortement engagé pour l'autonomie de la Padanie, et dans une certaine phase politique, alors qu'il était dans l'opposition, s'est même déclaré pour l'indépendance.

Ses députés européens étaient un temps inscrits au Groupe Indépendance/Démocratie dont ils ont été expulsés pour l'affaire des caricatures. La Ligue adhère alors à l'Union pour l'Europe des nations (UEN). Ce parti est membre de la coalition de gouvernement depuis 2008, comme de 2001 à 2006, pour la troisième fois de son histoire ; et il a fait un score de plus de 8 % aux élections de 2008.

Une fois au pouvoir, il a obtenu que le gouvernement de Silvio Berlusconi fasse adopter une réforme constitutionnelle qui a été rejetée par référendum populaire en juin 2006, connue sous le nom anglais de devolution (un système fédéral qui aurait remplacé à terme le système régional actuel). Il a obtenu un début de fédéralisme fiscal qui n'est pas encore entré en application fin 2011.

Paradoxalement pour un mouvement ancré dans les régions du nord, ses positions très hostiles à l'immigration illégale lui ont fait gagner les élections municipales jusqu'en 2012 à Lampedusa e Linosa, la commune la plus méridionale de l'Italie et la plus exposée aux débarquements de clandestins[3].

Avec la démission du gouvernement Berlusconi IV, la Ligue du Nord devient le seul parti d'opposition au Parlement[4] et annonce une rupture avec le Peuple de la liberté[5]. Il annonce la réouverture du Parlement du Nord. En décembre 2011, la Ligue reprend la rhétorique d'une indépendance à la « Tchécoslovaque » de la Padanie, qui inclurait le Trentin et la Vénétie (mais pas le Frioul, le Haut-Adige ou le Val d'Aoste) ainsi que l'Émilie-Romagne.

Le 5 avril 2012, Umberto Bossi démissionne du poste de secrétaire fédéral, à la suite de sa mise en cause, avec plusieurs proches, dans une enquête de détournements de remboursements électoraux[6]. Il est toutefois élu, à l'unanimité, président fédéral, tandis que Roberto Calderoli, Roberto Maroni et Manuela Dal Lago sont chargés de la direction provisoire de la Ligue[7].

Le 1er juillet 2012, Roberto Maroni prend la tête du parti en étant élu secrétaire fédéral[8]. Umberto Bossi se voit attribuer le titre honorifique de président à vie du parti[8]. Lors des élections générales italiennes de 2013, la Ligue ne recueille que 4,10 % des voix et perd la moitié de ses votants habituels. Elle conserve 18 sénateurs (mais dans quatre régions seulement : la Lombardie, 11, la Vénétie, 5 et le Piémont et le Trentin, 1) et 18 députés (qui s'étendent également à l'Émilie-Romagne et au Frioul-Vénétie julienne). Roberto Maroni remporte néanmoins la présidence de la région Lombardie, en distançant de 5 points Umberto Ambrosoli. Maroni annonce que la Ligue restera à Rome dans l'opposition et qu'il demandera la tenue d'un congrès pour faire notamment élire son successeur au poste de secrétaire fédéral. Cette primaire a lieu le 7 décembre 2013 et c'est Matteo Salvini qui la remporte avec 82 % des voix[réf. souhaitée]. Ce dernier annonce le 25 mars 2014 vouloir rédiger un programme avec le Front national en vue des élections européennes de 2014[9].

Classification[modifier | modifier le code]

De nombreux politologues et observateurs politiques considèrent la Ligue du Nord comme un parti de droite populiste[10],[11],[12],[13],[14],[15],[16] de droite radicale[14],[17],[18] voire d’extrême-droite[19],[20], alors que d’autres considèrent que les différences sont trop importantes avec les partis types de la droite populiste européenne pour l'y ranger[21], alors que le qualificatif d’extrême droite est rejeté par un politologue central de la « Nouvelle Droite » transalpine (« Nuova Destra »)[22].

Élus[modifier | modifier le code]

En 1985 la Lega Lombarda conquiert ses premiers élus lors des élections municipales de Varèse et de Gallarate (près de Milan).

En 1987, la première élection parlementaire du parti concerne son dirigeant Umberto Bossi qui est élu sénateur, d'où son surnom actuel de Senatur (sénateur en dialecte lombard) et avec lui Giuseppe Leoni, député à la Chambre.

Un véhicule de la Ligue du Nord utilisé dans le cadre de la campagne pour les élections régionales à Florence en avril 2005.

Avant les élections de 2008, elle disposait de 30 (réduits à 28, en 2005) députés (sur 630) à la Chambre et de 17 sénateurs (sur 320) au Sénat ainsi que de 4 députés au Parlement européen sur 78 qui ont fait partie un temps du groupe Indépendance/Démocratie (IND-DEM), avant de repasser « non-inscrits » (1 615 834 votes — 5,0 % au niveau national) : Mario Borghezio, Francesco Speroni, Matteo Salvini (élus dans la circonscription du Nord-Ouest) en plus d'Umberto Bossi (élu dans la circonscription du Nord-Est) qui a démissionné le 19 juillet de son poste de ministre italien des Réformes pour aller à Strasbourg. Ce dernier a longtemps été en convalescence après avoir subi une attaque cérébrale à la veille des dernières élections. Sa convalescence semble être terminée en janvier 2005 mais il a des séquelles (élocution).

Elle dispose de soixante députés après les élections générales des 13 et 14 avril 2008, où elle obtient le meilleur score de son histoire : plus de trois millions de votes (8,53 %). Au Sénat, elle recueille 8,13 % des voix et vingt-cinq sénateurs.

Dans le gouvernement Silvio Berlusconi IV, la Ligue dispose d'un total de quatre ministres et huit secrétaires d'État.

En obtenant 3 126 915 voix aux élections européennes des 6 et 7 juin 2009, la Ligue du Nord atteint 10,2 % des voix soit neuf députés européens (+ 5) : Umberto Bossi est élu dans trois circonscriptions (1, 2 et 3), M. Borghezio (réélu), F. Provera, Matteo Salvini (réélu) et F. Speroni (réélu) sont élus dans la 1re circonscription (Nord-Occidentale) tandis que Lorenzo Fontana et G. Scottà le sont dans la 2e (Nord-Orientale), ce qui confirme le caractère principalement nordiste du mouvement.

Lors des élections administratives de 2009, la Ligue du Nord a obtenu, avec le soutien des autres partis de droite, la présidence de sept nouvelles provinces : Bergame, Brescia, Belluno, Biella, Coni, Lodi et Venise[23]. Elle conserve la présidence des six provinces qu'elle dirigeait déjà[23]. Au total, cela porte à treize le nombre de provinces qui ont à leur tête un membre de la Ligue du Nord.

Par ailleurs, lors de ce même scrutin, elle revendique l'élection de 261 maires dont huit dans des communes de plus de 15 000 habitants[24].

Lors des élections régionales de 2010, la Ligue du Nord, toujours alliée au Peuple de la liberté, se présentait dans 8 des 13 régions concernées par le vote (Piémont, Lombardie, Vénétie, Ligurie, Émilie-Romagne, Toscane, Marches, Ombrie). Dans deux de ces régions, c'est le candidat tête de liste de la Ligue, Roberto Cota[25](Piémont) et Luca Zaia (Vénétie) qui l'a emporté. En tout, elle remporte 12,28 % des voix dans les 13 régions (et 14,88 % dans les 8 régions où elle se présentait). Par rapport aux précédentes élections (2005), elle double ses voix. Néanmoins, elle perd environ 117 000 voix par rapport à 2008 (moins 4,1 points) et 195 000 par rapport à 2009 (moins 6,6 points), en raison notamment d'une participation moindre.

Lors des élections européennes de 2014, la Ligue du Nord obtient 1 686 556 voix (6,16 %) en fort recul par rapport aux précédentes élections. Matteo Salvini obtient à lui seul 331381 voix de préférence mais réparties sur deux circonscriptions : 222 720 en Italie du Nord-Ouest et 108 661 en Italie du Nord-Est. Ce résultat ne lui donne que 5 députés au total au lieu de 9 : en plus de Salvini, Flavio Tosi, le maire de Vérone, avec 99 565 voix mais qui va laisser sa place de député pour rester maire, Mara Bizzotto (45 270), Lorenzo Fontana (27 230) et Gianluca Buonanno (26 600).

Symbole[modifier | modifier le code]

Le symbole de la Lega est devenu le guerrier Alberto da Giussano qui recouvre la carte de la Lombardie — un rappel historique au serment de Pontida et à la bataille de Legnano, où les villes de la plaine du Pô réunies autour du Carroccio battirent l'empereur Frédéric Barberousse.

Le vert est la couleur du parti (chemises, cravates).

La Ligue dispose également d'un journal, La Padania, d'une télévision, Tele Padania et d'une radio (Radio Padania libera).

Sièges régionaux[modifier | modifier le code]

Une affiche de la Ligue du Nord en Toscane en 2008.

Comme son nom l'indique, la Ligue du Nord ne se présente que dans le nord de l'Italie, même lors des élections nationales (une Ligue du Sud a existé) et n'est présentée que dans les régions septentrionales (aucune dans le Mezzogiorno) :

Présidents de provinces et maires[modifier | modifier le code]

Présidents de provinces :

  • Brescia (Lombardie), Daniele Molgora, 1 228 784 hab.
  • Bergame (Lombardie), Ettore Pietro Pirovano, 1 074 291 hab.
  • Trévise (Vénétie), Leonardo Muraro, 874 748 hab.
  • Varèse (Lombardie), Dario Galli, 863 099 hab.
  • Vicence (Vénétie), Attilio Schneck, 857 476 hab.
  • Venise (Vénétie), Francesca Zaccariotto, 853 132 hab.
  • Côme (Lombardie), Leonardo Carioni, 583 815 hab.
  • Coni (Piémont), Gianna Gancia, 582 968 hab.
  • Udine (Frioul-Vénétie julienne), Pietro Fontanini, 539 723 hab.
  • Lodi (Lombardie), Pietro Foroni, 223 287 hab.
  • Belluno (Vénétie), Gianpaolo Bottacin, 213 851 hab.
  • Biella (Piémont), Roberto Simonetti, 187 380 hab.
  • Sondrio (Lombardie), Massimo Sertori, 180 429 hab.

Mairies de plus de 50 000 habitants :

  • Vérone (Vénétie), Flavio Tosi, 265 407 hab.
  • Monza (Lombardie), Marco Mariani, 121 445 hab.
  • Trévise (Vénétie), Gianpaolo Gobbo, 82 133 hab.
  • Varèse (Lombardie), Attilio Fontana, 81 990 hab.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (fr) Marta Machiavelli, « La Ligue du Nord et l’invention du "Padan" », Critique internationale, no 10, janvier 2001.
  2. Pierre-André Taguieff écrit ainsi (L'Illusion populiste. Essai sur les démagogies de l'âge démocratique, p. 221) :
    « Les populismes identitaires, à thématique mêlant nationalisme, ethnicité et références culturelles-religieuses, ne peuvent être déterminés que selon telle ou telle sous-catégorisation de la troisième voie, du moins si l'on présuppose l'espace dualiste normalisé des démocraties pluralistes à l'occidentale. C'est ainsi que le populisme ethnorégionaliste de la Ligue du Nord en Italie, ne peut être clairement identifié sur l'axe droite/gauche (ou conservatisme/réformisme), et, si l'on peut y reconnaître une variété de micronationalisme séparatiste (la protestation visant l'État italien redistributeur), l'on doit aussi reconnaître que ses options sont nettement européistes, allant dans le sens du fédéralisme postnational et interrégional. »
    Piero Ignazi (L'estrema destra in Europa, p. 195-198) considère que la Lega Nord n'est pas une organisation d'extrême droite dans la mesure où son électorat est issu de toutes les familles politiques de l'ultra-droite à l'extrême gauche et estime qu'elle est totalement étrangère au fascisme. Pierre Milza (Milza 2004, p. 286-287), s'il partage cette dernière analyse, juge au contraire, à l'instar de Hans-Georg Betz (« Entre succès et échecs : l'extrême droite à la fin des années quatre-vingt-dix », in Les Croisés de la société fermée, p. 420-422), que la Ligue du Nord « appartient bel et bien à la constellation ultra-droitière » :
    « Fondamentalement nationaliste et populiste, exprimant en termes virulents son hostilité à l’establishment politique et aux institutions démocratiquement adoptées par le peuple, dénonçant avec véhémence et de manière souvent haineuse l'"invasion étrangère" et la "société multiraciale", poussant quasiment au coup d'État des dizaines de milliers de manifestants rassemblés pour entendre proclamer la mort de l'État unitaire et républicain, la Lega ne peut guère échapper à un étiquetage qui la place sur le même rayon que le Front national en France ou le FPÖ autrichien. »
    Toutefois, il ajoute :
    « Admettons néanmoins que la Lega est aujourd'hui trop intégrée dans le système politique italien pour être mise sur le même plan que des organisations extrémistes telles que le MSI-Fiamma tricolore, dernier bastion relativement consistant d'un néo-fascisme pour lequel le séparatisme de Bossi n'a jamais eu, il est vrai, la moindre tendresse. »
  3. (it) (au sein d'une coalition menée par le MPA, Mouvement pour l'autonomie, sicilien. Le 1er adjoint de Lampedusa e Linosa est une représentante de la Ligue du Nord, alors que le maire est partisan du MPA) « Lampedusa, vince la Lega Nord. Avrà il vicesindaco nella giunta », tg.com, 15 mai 2007.
  4. « Monti à la tête d'un gouvernement d'experts, Berlusconi sur le départ », AFP, 16 novembre 2011.
  5. Philippe Ridet, « La droite italienne cherche à éviter l'implosion », Le Monde, 14 novembre 2011.
  6. Italie : Umberto Bossi démissionne de la direction de la Ligue du Nord, Le Monde, le 5 avril 2012
  7. (it) Il comunicato ufficiale del Consiglio federale, le 5 avril 2012
  8. a et b « Roberto Maroni prend la tête de la Ligue du Nord », sur fr.euronews.com, Euronews,‎ 2 juillet 2012 (consulté le 6 août 2012)
  9. « Le Front national et la Ligue du Nord veulent s'unir à Strasbourg », lemonde.fr avec AFP, 24 janvier 2014.
  10. Christophe Bouillaud, « La Lega Nord, ou comment ne pas réussir à être populiste (1989-2002) » paru dans l'ouvrage La tentation populiste au cœur de l'Europe (La Découverte).
  11. Alberto Spektorowski, « Ethonregionalism : The Intellectual New Right and the Lega Nord », in The Global Review of Ethnopolitics, volume 2, no 3, mars 2003, pages 55-70
  12. Wolfram Nordsieck, « Parties and Elections in Europe », 2011.
  13. Thomas W. Gold,The Lega Nord and Contemporary Politics in Italy, 2003, Palgrave MacMillan, New York, pages 2, 4–5
  14. a et b Amir Abedi, Anti-Political Establishment Parties : A comparative analysis, Routledge, 2004, page 13
  15. Hans-Georg Betz, « Mobilising Resentment in the Alps : The Swiss SVP, the Italian Lega Nord and the Austrian FPÖ », in Challenges to Consensual Politics, P.I.E.–Peter Lang, 2005
  16. Duncan McDonnell, « doi=10.1111/j.1467-9256.2006.00259.x A Weekend in Padania : Regionalist Populism and the Lega Nord », in Politics, vol. 26, no 2, avril 2006, pages 126–132.
  17. Andrej Zaslove, One Foot in One Foot Out : can radical right populist parties govern ?, Political Studies Association, 2008
  18. Gilles Ivaldi, « The Populist Radical Right in European Elections 1979–2009 », in The Extreme Right in Europe, Vandenhoeck & Ruprecht, 2011, page 18.
  19. Michael Huysseune, « Federalism and the Extreme Right in Italy », in Fédéralisme Régionalisme, volume=2, 2001–2002
  20. Gilles Ivaldi, dans son ouvrage Droites populistes et extrêmes en Europe occidentale (La doc. française, 2004).
  21. Hans-Georg Betz, Radical right-wing populism in Western Europe, Palgrave Macmilla, 1994, page 64
  22. Marco Tarchi, « Recalcitrant Allies : The Conflicting Foreign Policy Agenda of the Alleanza Nazionale and the Lega Nord », in Europe for the Europeans, Ashgate, 2007, page 187
  23. a et b (it) Elezioni Amministrative 6-7 giugno 2009 - Provinciali, La Repubblica. Consulté le 25 juin 2009.
  24. (it) [PDF] « Ecco l'esercito di Umberto Bossi: 261 sindaci a difesa dei cittadini », site officiel de la Ligue du Nord. Consulté le 25 juin 2009.
  25. Son élection est invalidée par le Conseil d'État en 2014.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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