Flamanville (Manche)
|
|
Vous pouvez partager vos connaissances en l’améliorant (comment ?) Le bandeau {{ébauche}} peut être enlevé et l’article évalué comme étant au stade Bon début quand il comporte assez de renseignements encyclopédiques concernant la commune.
Si vous avez un doute, l'atelier de lecture du projet Communes de France est à votre disposition pour vous aider. Consultez également la page d'aide à la rédaction d'un article de commune. |
| Flamanville | ||
Le sémaphore |
||
Blason |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Basse-Normandie | |
| Département | Manche | |
| Arrondissement | Cherbourg-Octeville | |
| Canton | Les Pieux | |
| Intercommunalité | Communauté de communes des Pieux | |
| Maire Mandat |
Patrick Fauchon 2008-2014 |
|
| Code postal | 50340 | |
| Code commune | 50184 | |
| Démographie | ||
| Population municipale |
1 725 hab. (2010) | |
| Densité | 239 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 0 m — Max. 90 m | |
| Superficie | 7,22 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.flamanville.fr. | |
| modifier |
||
Flamanville est une commune française, située dans le département de la Manche et la région Basse-Normandie, peuplée de 1 725 habitants[1].
Sommaire |
Géographie [modifier]
Flamanville est située au sud de la Hague, sur la côte ouest du Cotentin.
Localisation [modifier]
Flamanville s'étale sur une route de plus de 3 km. On distingue trois grandes parties : l'ancien village, appelé Caubus, situé au sud du château, la cité de la mine (cité Sainte-Barbe) et le hameau Artu, et le centre bourg, où se trouvent la mairie et l'église, devenu aujourd'hui le cœur de la commune. Le hameau de Diélette, en bord de mer, comprend un port.
Géologie [modifier]
Flamanville est bâtie sur un pluton granitique d'âge cadomien, qui forme une avancée sur la mer. Il est à l'origine d'une auréole de métamorphisme caractéristique, ce qui en fait un cas d'école du métamorphisme de contact[2].
Histoire [modifier]
Héraldique [modifier]
|
Les armes de Flamanville se blasonnent ainsi : Coupé : au premier d'azur au lion léopardé couronné d'argent passant sur un filet en fasce du même soutenu d'une jumelle aussi d'argent, au second de gueules aux trois tours d'or ouvertes, ajourées et maçonnées de sable[3]. |
Administration [modifier]
Flamanville était, du fait de l'implantation d'une mine de fer sous-marine, un bastion ouvrier dans un bocage conservateur. Au sortir de la guerre, le peuple porte un communiste à la mairie.
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 1 725 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Lieux et monuments [modifier]
Le château [modifier]
Le château du XVIe siècle est bâti sur les vestiges d'un ancien manoir seigneurial du XIe siècle. Le parc du château contient le jardin des dahlias, constitué de :
- La collection de la commune, qui regroupe 100 variétés de dahlias, dont certains proviennent du parc de la Tête d'Or de Lyon ;
- La collection du Jardin conservatoire, qui regroupe des dahlias issus des jardins de différents membres de la Société française du dahlia. Ce jardin compte, en 2006, 438 variétés différentes de dahlias, d'origine française, belge, allemande, néerlandaise, américaine… qu'il a pour objectif de sauver de la disparition et de conserver en bon état.
La centrale nucléaire de Flamanville [modifier]
Elle dispose de
- deux réacteurs à eau ordinaire sous pression (REP) 1 300 MWe,
- un troisième réacteur de 1 600 MWe en construction, qui sera le premier réacteur pressurisé européen (EPR) français.
Les mines de fer [modifier]
La roche de Flamanville étant riche en fer, une mine sous-marine a fourni du minerai jusqu'en 1962. Paul Vialar a écrit un roman sur cette mine : La Maison sous la mer. Le film La Maison sous la mer, de Henri Calef a été tourné dans la commune en 1946. La mine a fermé en juillet 1962[7].
Le Trou Baligan [modifier]
Faille, située au pied du cap de Flamanville, à l'emplacement actuel de la centrale nucléaire, elle s'enfonçait sur près de deux cents mètres au cœur de la falaise. La mer en s'engouffrant dans la falaise émettait des bruits terrifiants, nourrissant la légende d'un dragon qui terrorisait la population, il y a plus de 1 500 ans. Un jour de 448, saint Germain à la rouelle débarqua d'Irlande et vainquit la bête, symbole du paganisme, convertissant ainsi la population au christianisme. Le monstre resta pétrifié en un bloc de granit, veiné par la rouille du minerai de fer dont la couleur rappelait le sang des innocents sacrifiés[8].
L'église [modifier]
L'église du XIIIe siècle est aujourd'hui rattachée à la nouvelle paroisse Saint-Germain (en hommage à Germain à la rouelle qui y aurait débarqué) du doyenné de Cherbourg-Hague[9].
Le sémaphore [modifier]
Construit en 1867, un ancien sémaphore de la Marine nationale est classé monument historique. Il a été transformé en restaurant en 1988.
Le port de Diélette [modifier]
La commune de Flamanville comprend un port : le port de Diélette, du nom de l'ancien village de pêcheurs au nord du territoire communal. Le port est en partie sur la commune voisine de Tréauville.
Célébrités [modifier]
- Saint Germain à la rouelle (Ve siècle), saint sauroctone qui a vaincu la Bête du Trou Baligan.
- Hervé de Flamanville (XVIIe siècle), baron puis marquis de Flamanville, grand-bailli du Cotentin, il fit construire l'actuel château.
- Jean-Hervé Basan de Flamanville, (château de Flamanville, 15 février 1666 - Perpignan, 5 janvier 1721), fils du marquis Hervé de Flamanville. Il entra dans les ordres à Cherbourg, devint vicaire général à Chartres, et fut nommé évêque de Perpignan par Louis XIV en 1695, où il mourut en odeur de sainteté[10].
- Lucien Goubert (1887 à Flamanville - 1964), artiste peintre, qui naquit au chemin de la Cad'huse, dans le hameau de Caubus. Il a peint de nombreux tableaux de paysage mais reste essentiellement connu dans le département. Il a donné son nom au collège de Flamanville.
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Population municipale 2010.
- http://www.etab.ac-caen.fr/discip/geologie/paleozoi/flamanville/flamanville.htm
- GASO, la banque du blason - Flamanville Manche. Consulté le 16 janvier 2012
- Annuaire du département de la Manche, 33e année 1861, p 101.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
- Notice 309 sur "l'association Histoire et Patrimoine des Mines et Carrières de Flamanville-Diélette ", Mission ethnologie, DAPA / MCC. Consulté le 17 décembre 2011
- Voir le Trou Baligan sur Wikimanche
- Site du doyenné
- Vérusmor, « Le domaine seigneurial et le château de Flamanville », Annuaire du département de la Manche. Saint-Lô, Elie fils, 1863
- Site de l'IGN.
- Flamanville sur le site de l'Institut géographique national (archive Wikiwix)
Voir aussi [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Hugues Plaideux, « Une amitié méconnue : Jean-Jacques Rousseau et le marquis de Flamanville », dans Revue de la Manche, t. 39, fasc. 155, juillet 1997
- Paul Vialar, La Maison sous la mer, roman, éd. Denoël, 1941
La maison sous la mer, c'est le Trou Baligan, grotte naturelle sous la falaise de Flamanville-Dielette. Le site du roman est Flamanville, sa falaise et la mine sous la mer avant que le tout soit détruit pour faire place à la centrale nucléaire.
