Flamanville (Manche)

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Flamanville
Le sémaphore
Le sémaphore
Blason de Flamanville
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Basse-Normandie
Département Manche
Arrondissement Cherbourg-Octeville
Canton Les Pieux
Intercommunalité Communauté de communes des Pieux
Maire
Mandat
Patrick Fauchon
2014-2020
Code postal 50340
Code commune 50184
Démographie
Population
municipale
1 732 hab. (2011)
Densité 240 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 31′ 53″ N 1° 51′ 55″ O / 49.531389, -1.865278 ()49° 31′ 53″ Nord 1° 51′ 55″ Ouest / 49.531389, -1.865278 ()  
Altitude Min. 0 m – Max. 90 m
Superficie 7,22 km2
Localisation

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Flamanville
Liens
Site web www.flamanville.fr.

Flamanville est une commune française, située dans le département de la Manche en région Basse-Normandie, peuplée de 1 732 habitants[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Flamanville est située au sud de la Hague, sur la côte ouest du Cotentin.

Vaches normandes à Flamanville

Localisation[modifier | modifier le code]

Flamanville s'étale sur une route de plus de 3 km. On distingue trois grandes parties : l'ancien village, appelé Caubus, situé au sud du château, la cité de la mine (cité Sainte-Barbe) et le hameau Artu, et le centre bourg, où se trouvent la mairie et l'église, devenu aujourd'hui le cœur de la commune. Le hameau de Diélette, en bord de mer, comprend un port.

Géologie[modifier | modifier le code]

Flamanville est bâtie sur un pluton granitique d'âge hercynien, qui forme une avancée sur la mer. Il est à l'origine d'une auréole de métamorphisme caractéristique, ce qui en fait un cas d'école du métamorphisme de contact[2].

Toponymie[modifier | modifier le code]

De Vlamingen «les Flamands» suivi du bas latin villa «domaine, ferme»[3].
Flamenovilla (vers 1000), Flamencvilla (vers 1025).

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armes de Flamanville

Les armes de Flamanville se blasonnent ainsi : Coupé : au premier d'azur au lion léopardé couronné d'argent passant sur un filet en fasce du même soutenu d'une jumelle aussi d'argent, au second de gueules aux trois tours d'or ouvertes, ajourées et maçonnées de sable[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Flamanville était, du fait de l'implantation d'une mine de fer sous-marine, un bastion ouvrier dans un bocage conservateur. Au sortir de la guerre, le peuple porte un communiste à la mairie.

Les maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
v. 1860  ? M. Gilles[5]    
 ?  ? André Rostand   Officier, conseiller général
1945 1963  ? PCF  
1963  ? Henri Varin PS Ouvrier
1983 en cours Patrick Fauchon[6]   Ingénieur
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 732 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 128 1 067 1 112 1 288 1 204 1 287 1 338 1 443 1 408
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 487 1 493 1 461 1 301 1 330 1 489 1 413 1 488 1 124
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 000 996 1 157 919 894 1 304 1 138 1 518 1 645
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
1 541 1 396 1 194 1 602 1 781 1 683 1 686 1 687 1 732
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[7] puis Insee à partir de 2004[8].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le château[modifier | modifier le code]

Entrée du château
Château de Flamanville - la façade

Le château du XVIIe siècle est bâti sur les vestiges d'un ancien manoir seigneurial du XIe siècle. Le parc du château contient le jardin des dahlias, constitué de :

  • La collection de la commune, qui regroupe 100 variétés de dahlias, dont certains proviennent du parc de la Tête d'Or de Lyon ;
  • La collection du Jardin conservatoire, qui regroupe des dahlias issus des jardins de différents membres de la Société française du dahlia. Ce jardin compte, en 2006, 438 variétés différentes de dahlias, d'origine française, belge, allemande, néerlandaise, américaine… qu'il a pour objectif de sauver de la disparition et de conserver en bon état.

La centrale nucléaire de Flamanville[modifier | modifier le code]

Article détaillé : centrale nucléaire de Flamanville.
Flamanville 1978, des explosifs détruisent la falaise et l'ancienne mine de fer sous la mer pour faire place à la centrale nucléaire

Elle dispose de

  • deux réacteurs à eau ordinaire sous pression (REP) 1 300 MWe,
  • un troisième réacteur de 1 600 MWe en construction, qui sera le premier réacteur pressurisé européen (EPR) français.

Les mines de fer[modifier | modifier le code]

La roche de Flamanville étant riche en fer, une mine sous-marine a fourni du minerai jusqu'en 1962. Paul Vialar a écrit un roman sur cette mine : La Maison sous la mer. Le film La Maison sous la mer, de Henri Calef a été tourné dans la commune en 1946. La mine a fermé en juillet 1962[9].

Le Trou Baligan[modifier | modifier le code]

Flamanville, l'entrée du trou Baligan en 1976, disparu en 1978 pour la centrale nucléaire

Faille, située au pied du cap de Flamanville, à l'emplacement actuel de la centrale nucléaire, elle s'enfonçait sur près de deux cents mètres au cœur de la falaise. La mer en s'engouffrant dans la falaise émettait des bruits terrifiants, nourrissant la légende d'un dragon qui terrorisait la population, il y a plus de 1 500 ans. Un jour de 448, saint Germain à la rouelle débarqua d'Irlande et vainquit la bête, symbole du paganisme, convertissant ainsi la population au christianisme. Le monstre resta pétrifié en un bloc de granit, veiné par la rouille du minerai de fer dont la couleur rappelait le sang des innocents sacrifiés[10].

L'église[modifier | modifier le code]

L'église du XIIIe siècle est aujourd'hui rattachée à la nouvelle paroisse Saint-Germain (en hommage à Germain à la rouelle qui y aurait débarqué) du doyenné de Cherbourg-Hague[11].

Le sémaphore[modifier | modifier le code]

Construit en 1867, un ancien sémaphore de la Marine nationale est classé monument historique. Il a été transformé en restaurant en 1988.

Le port de Diélette[modifier | modifier le code]

La commune de Flamanville comprend un port : le port de Diélette, du nom de l'ancien village de pêcheurs au nord du territoire communal. Le port est en partie sur la commune voisine de Tréauville.

Célébrités[modifier | modifier le code]

  • Saint Germain à la rouelle (Ve siècle), saint sauroctone qui a vaincu la Bête du Trou Baligan.
  • Hervé de Flamanville (XVIIe siècle), baron puis marquis de Flamanville, grand-bailli du Cotentin, il fit construire l'actuel château.
  • Jean-Hervé Basan de Flamanville, (château de Flamanville, 15 février 1666 - Perpignan, 5 janvier 1721), fils du marquis Hervé de Flamanville. Il entra dans les ordres à Cherbourg, devint vicaire général à Chartres, et fut nommé évêque de Perpignan par Louis XIV en 1695, où il mourut en odeur de sainteté[12].
  • Lucien Goubert (1887 à Flamanville - 1964), artiste peintre, qui naquit au chemin de la Cad'huse, dans le hameau de Caubus. Il a peint de nombreux tableaux de paysage mais reste essentiellement connu dans le département. Il a donné son nom au collège de Flamanville.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  • Altitudes : répertoire géographique des communes[13].
  • Coordonnées, superficie : IGN[14].
  1. Population municipale 2011.
  2. http://www.etab.ac-caen.fr/discip/geologie/paleozoi/flamanville/flamanville.htm
  3. Toponymie générale de la France: Tome 2, Formations non-romanes - Ernest Nègre
  4. « GASO, la banque du blason - Flamanville Manche » (consulté le 16 janvier 2012)
  5. Annuaire du département de la Manche, 33e année 1861, p 101.
  6. Réélection 2014 : « Patrick Fauchon a été élu maire vendredi soir », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 14 avril 2014)
  7. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  8. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  9. « Notice 309 sur "l'association Histoire et Patrimoine des Mines et Carrières de Flamanville-Diélette ", Mission ethnologie, DAPA / MCC » (consulté le 17 décembre 2011)
  10. Voir le Trou Baligan sur Wikimanche
  11. Site du doyenné
  12. Vérusmor, « Le domaine seigneurial et le château de Flamanville », Annuaire du département de la Manche. Saint-Lô, Elie fils, 1863
  13. Site de l'IGN.
  14. « Flamanville sur le site de l'Institut géographique national » (archive Wikiwix)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Hugues Plaideux, « Une amitié méconnue : Jean-Jacques Rousseau et le marquis de Flamanville », dans Revue de la Manche, t. 39, fasc. 155, juillet 1997
  • Paul Vialar, La Maison sous la mer, roman, éd. Denoël, 1941
    La maison sous la mer, c'est le Trou Baligan, grotte naturelle sous la falaise de Flamanville-Dielette. Le site du roman est Flamanville, sa falaise et la mine sous la mer avant que le tout soit détruit pour faire place à la centrale nucléaire.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]