Parlement grec

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37° 58′ 31″ N 23° 44′ 13″ E / 37.97528, 23.73694 ()

Parlement grec
Βουλή των Ελλήνων
Voulí ton Ellínon

15e législature de la IIIe République

Description de l'image  Hellenic Parliament logo.svg.
Type
Type Parlement monocaméral
Présidence
Président Evángelos Meïmarákis (ΝΔ)
Élection 29 juin 2012
Structure
Membres 300
Description de cette image, également commentée ci-après

Composition

Groupes politiques
Élection
Dernière élection Élections législatives du 17 juin 2012

Ancien Palais royal, place Syntagma, Athènes.

Description de cette image, également commentée ci-après

Photographie du lieu de réunion

Divers
Site web http://www.parliament.gr/

Le Parlement grec ou Voulí (en grec : Βουλή των Ελλήνων (Voulí ton Ellínon), littéralement « Conseil des Grecs ») est le parlement monocaméral de la Grèce, composé de 300 députés élus pour un mandat de quatre ans au suffrage universel direct par les citoyens grecs.

Le siège du Parlement se situe sur la place Syntagma à Athènes.

Histoire[modifier | modifier le code]

Bien que, dès l’époque de la guerre d’indépendance, des assemblées (comme celle d’Épidaure en 1821-1822) se soient réunies pour décider du sort de la Grèce, le premier Parlement national n’est convoqué qu’après le coup d'État du 3 septembre 1843, dirigé contre la volonté de monarchie absolue du roi Othon Ier. Après cet événement, le souverain d’origine bavaroise est obligé d’accepter la mise en place d’une constitution et d’un régime parlementaire.

Peu après la destitution d’Othon Ier et son remplacement par le roi Georges Ier (qualifié de « roi des Hellènes » et non plus de « roi de Grèce » comme son prédécesseur), une nouvelle constitution est mise en place en 1864 et les pouvoirs du Parlement s’accroissent. En 1911, une série d’amendements constitutionnels mis au point par le Premier ministre Elefthérios Venizélos permet de moderniser encore les institutions grecques et d’accroître les prérogatives de l’Assemblée. Cependant, le roi conserve d’importants pouvoirs et la politique de Constantin Ier durant la Première Guerre mondiale montre qu’il est encore possible au monarque de gouverner sans trop se soucier de l’avis des représentants de la Nation.

La première véritable République hellénique, voulue dès 1922 par le général Nikólaos Plastíras, est proclamée au moment du referendum du 13 avril 1924, mais ce n’est qu’en 1974 que le système républicain s’impose réellement dans le pays. Après plusieurs restaurations monarchiques et sept années de dictature militaire, un référendum instaure la république parlementaire par 69,18 % des voix.

Le 24 décembre 2009, le Parlement grec approuve des réductions des dépenses du gouvernement pour 2010 afin de réduire le déficit budgétaire du pays[1].

Bâtiment[modifier | modifier le code]

Avant de prendre ses quartiers dans l’actuel Parlement grec, l’Assemblée nationale grecque est d’abord installée rue Stadiou, entre 1843 et 1854 puis de nouveau entre 1875 et 1932. Par la suite, le bâtiment de l'Ancien Parlement (en) est transformé en Musée national d’histoire grecque (el).

Le monument actuel est une vaste bâtisse de trois étages, construite dans le style néoclassique par l’architecte allemand Friedrich von Gärtner afin de servir de palais à Othon Ier de Grèce. Après avoir été largement détruit lors d’un incendie la veille de Noël 1909, le monument connait une longue période de rénovation tandis que la famille royale emménage dans le palais du diadoque (actuel palais présidentiel). Malgré tout, le souverain et sa famille continuent à fréquenter sporadiquement le palais jusqu’en 1923, date à laquelle Georges II doit abandonner le pays.

Pendant la Deuxième république, le bâtiment change plusieurs fois de fonction et est notamment utilisé comme hôpital et comme musée. C’est seulement en novembre 1929 que le gouvernement décide de faire du palais le nouveau siège du Parlement. En 1935, la monarchie est restaurée en Grèce en la personne du roi Georges II mais l’ancienne résidence royale conserve sa fonction de palais du parlement.

La Tombe du soldat inconnu (Μνημείο του Αγνώστου Στρατιώτη / Mnimío tou Agnóstou Stratiotí), gardée par les Evzones de la garde présidentielle, est située sur l'esplanade du palais.

Aujourd’hui, plusieurs améliorations du bâtiment du Parlement sont en cours (comme un parc de stationnement souterrain de 800 places) afin de lui permettre d’assurer ses fonctions de manière plus efficace.


Composition des groupes parlementaires[modifier | modifier le code]

Après les élections de juin 2012, la composition du parlement est comme suit:

Parti Chef Députés
Nouvelle Démocratie Antónis Samarás 129
SYRIZA Alexis Tsipras 71
Mouvement socialiste panhellénique Evángelos Venizélos 33
Grecs indépendants Panos Kammenos 20
Gauche démocrate Fotis Kouvelis 18
Aube dorée Nikólaos Michaloliákos 17
Parti communiste de Grèce Aleka Papariga 12

Images[modifier | modifier le code]

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Mode d'élection[modifier | modifier le code]

Les 300 députés du Parlement grec sont élus via un mode de scrutin mixte pour une durée de quatre ans : 50 sièges sont attribués au parti ayant obtenu le plus de voix, et les 250 sièges restants sont répartis à la représentation proportionnelle entre tous les partis ayant obtenu au moins 3 % des suffrages exprimés.

Vu l'importance de la prime majoritaire (16,7 % des sièges), un parti n'a besoin que de 40,4 % des suffrages exprimés, au plus, pour obtenir une majorité absolue de sièges au Parlement[2].

Ce pourcentage nécessaire diminue avec le pourcentage total réalisé par seuls partis ayant atteint le seuil de 3 %. Il est calculé en multipliant ce pourcentage par 101/250, puisqu'il s'agit d'obtenir au moins 101 des 250 sièges attribués à la proportionnelle.
En mai 2012, le total des voix des 7 partis ayant dépassé les 3 % a été légèrement inférieur à 81 % des votes exprimés. Il aurait donc suffi qu'un des partis récolte 32,8 % des suffrages pour obtenir la majorité absolue ( = 81 ×  101/250).

Le pays est divisé en 56 circonscriptions avec un nombre de sièges variant de 1 à 42, en fonction du nombre de citoyens de chaque circonscription. 12 députés sont en outre élus sur une liste nationale. Il est à noter que les électeurs, dans les circonscriptions comportant plus d'un siège, ont la possibilité de marquer des croix de préférences pour 1 à 4 candidats (nombre maximum variant suivant le nombre de sièges de la circonscription)[3]. Le nombre de préférences obtenues modifie l'ordre d'affectation des sièges au sein de chaque liste. Cette possibilité intéressante au niveau démocratique peut malheureusement dévier vers des pratiques clientélistes.

L'âge minimal pour se présenter à la députation est 25 ans.


Référence[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]