Opération Achse

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Soldats italiens désarmés à Bolzano
Soldats italiens prisonniers à Corfu

L’opération Achse à l'origine appelée opération Alaric (allemand : Unternehmen Alarich), était le nom de code des plans allemands afin de désarmer les forces armées italiennes en prévision de l'armistice de Cassibile entre l'Italie et les Alliés durant la Seconde Guerre mondiale.

Historique[modifier | modifier le code]

En juillet 1943, malgré les protestations du gouvernement italien, plusieurs divisions allemandes étaient déjà entrées d'Italie après la chute de Benito Mussolini, alors que l'Italie était encore officiellement alliée de l'Allemagne.

Lorsque l'armistice de Cassibile a été annoncé le 8 septembre 1943, les forces allemandes s'installent et prennent rapidement possession des zones italiennes dans les Balkans et dans le sud de la France et désarment les forces italiennes en Italie.

Dans certains cas, les troupes italiennes ont résisté aux Allemands, notamment dans l'île grecque de Céphalonie, où plus de 4 500 hommes de la division Acqui ont été exécutés après que, à court de munitions ils se soient rendus.

Dans d'autres cas, des militaires ou des unités entières, comme la 24e Division de Pinerolo en Thessalie, rejoignent les mouvements de la résistance locale.

Seulement en Sardaigne, Corse et Calabre et dans la partie sud des Pouilles, les forces italienne ont été en mesure de résister jusqu'à l'arrivée des forces alliées.

Seulement 197 000  soldats italiens ont continué la guerre aux côtés des Allemands.

Environ 94 000, pour la plupart des fascistes, ont choisi cette option tout de suite. Le reste, environ 103 000 hommes, au cours de leur détention a choisi de soutenir la République sociale italienne pour échapper aux camps de travail allemands. Entre 600 000 et 650 000 sont restés dans les camps de travail allemands, où entre 37 000 et 50 000 d'entre eux ont péri.

Des évadés ayant réussi a retourné en Italie contrôlé par les Alliés forment les premières unités de l’armée co-belligérante italienne combattant à leur côtés.

L'opération en chiffres[modifier | modifier le code]

Selon les Allemands, les forces italiennes désarmées s'élèvent à 1 006 370[1]. Ventilées par région, ils ont été :

  • 415 682 en Italie du Nord
  • 102 340 en Italie du Sud
  • 8 722 en France
  • 164 986 en Yougoslavie
  • 265 000 en Grèce continentale et les îles de mer Égée

Le désarmement de l'armée a permis la confiscation d'un grand nombre d'armes et de matériel militaire :

  • 1 285 871 fusils
  • 39 007 mitrailleuses
  • 13 906 mitraillettes MAB 38
  • 8 736 mortiers
  • 2 754 canons de campagne
  • 5 568 autres pièces d'artillerie
  • 16 631 véhicules
  • 977 véhicules blindés

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (it) Elena Aga Rossi, Una nazione allo sbando. 8 settembre 1943, Bologne, il Mulino,‎ 2003 (ISBN 978-88-15-11322-1)
  • (it) Roberto Battaglia, Storia della Resistenza italiana, Turin, Einaudi,‎ 1964
  • (it) Eddy Bauer, Storia controversa della seconda guerra mondiale, vol. V, Novare, De Agostini,‎ 1971
  • (it) Giorgio Bocca, Storia dell'Italia partigiana, Milan, Mondadori,‎ 1995 (ISBN 88-04-40129-X)
  • (it) Frederick William Deakin, La brutale amicizia. Mussolini, Hitler e la caduta del fascismo italiano, Turin, Einaudi,‎ 1990 (ISBN 88-06-11821-8)
  • (it) Renzo De Felice, Mussolini l'alleato. Crisi e agonia del regime, Turin, Einaudi,‎ 1996 (ISBN 88-06-14032-0[à vérifier : isbn invalide])
  • (it) = Renzo De Felice, Mussolini l'alleato. La guerra civile, Turin, Einaudi,‎ 1997 (ISBN 88-06-14996-2)
  • (it) Carlo D'Este, 1943, lo sbarco in Sicilia, Milan, Mondadori,‎ 1990 (ISBN 88-04-33046-5)
  • (it) Helmuth Heiber (a cura di), I verbali di Hitler, Gorizia, LEG,‎ 2009 (ISBN 978-88-6102-042-9)
  • (it) David Irving, La guerra di Hitler, Rome, Settimo Sigillo,‎ 2001
  • (it) Ian Kershaw, Hitler. 1936-1945, Milan, Bompiani,‎ 2001 (ISBN 88-453-4969-7[à vérifier : isbn invalide])
  • (it) Lutz Klinkhammer, L'occupazione tedesca in Italia 1943-1945, Turin, Bollati Boringhieri,‎ 2007 (ISBN 978-88-339-1782-5)
  • (it) Erich Kuby, 1943, Il tradimento tedesco, Milan, BUR,‎ 1996 (ISBN 88-17-11674-2)
  • (it) Eric = Morris, La guerra inutile, Milan, Longanesi & C.,‎ 1993 (ISBN 88-304-1154-X)
  • (it) Gianni Oliva, I vinti e i liberati. 8 settembre 1943-25 aprile 1945 : storia di due anni, Milan, Mondadori,‎ 1994 (ISBN 88-04-36897-7)
  • (it) Marco Patricelli, Settembre 1943. I giorni della vergogna, Bari, Editori Laterza,‎ 2009 (ISBN 978-88-420-8827-1)
  • (it) Arrigo Petacco, La nostra guerra 1940-1945, Milan, Mondadori (édition pour Il Giornale),‎ 1995
  • (it) Marco Picone Chiodo, In nome della resa. L'Italia nella seconda guerra mondiale (1940-1945), Milan, Mursia,‎ 1990 (ISBN 88-425-0654-0)
  • (it) Giorgio Rochat, Le guerre italiane 1935-1943, Turin, Einaudi,‎ 2005 (ISBN 88-06-16118-0)
  • (it) William L. Shirer, Storia del Terzo Reich, Turin, Einaudi,‎ 1990 (ISBN 88-06-11698-33[à vérifier : isbn invalide])
  • (de) John Jahr Verlag, Der II. Weltkrieg, Bd. 5, Hamburg.
  • (de) Friedemann Bedürftig, Drittes Reich und Zweiter Weltkrieg, Das Lexikon-Piper Verlag,‎ 2002.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (it) Gianni Oliva, I vinti e i liberati. 8 settembre 1943-25 aprile 1945 : storia di due anni, Milan, Mondadori,‎ 1994 (ISBN 88-04-36897-7), p. 148