Carlo Azeglio Ciampi

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Carlo Azeglio Ciampi
Portrait présidentiel de Carlo Azeglio Ciampi.
Portrait présidentiel de Carlo Azeglio Ciampi.
Fonctions
Sénateur à vie italien
En fonction depuis le
Législature XVe, XVIe, XVIIe
10e président de la République italienne

(&&&&&&&&&&&025546 ans, 11 mois et 27 jours)
Élection 13 mai 1999
Président du Conseil Massimo D'Alema
Giuliano Amato
Silvio Berlusconi
Prédécesseur Oscar Luigi Scalfaro
Nicola Mancino (ad interim)
Successeur Giorgio Napolitano
Ministre du Trésor, du Budget et
de la Programmation économique
Président du Conseil Romano Prodi
Massimo D'Alema
Gouvernement Prodi I
D'Alema I
Prédécesseur Lamberto Dini
(ministre du Trésor)
Mario Arcelli
(ministre de la Programmation économique)
Successeur Giuliano Amato
73e président du Conseil des ministres

(1 an, 12 jours)
Président Oscar Luigi Scalfaro
Gouvernement Ciampi
Législature XIe
Coalition DC-PSI-PLI-PSDI-PDS
Prédécesseur Giuliano Amato
Successeur Silvio Berlusconi
Gouverneur de la Banque d'Italie
19791993
Prédécesseur Paolo Baffi
Successeur Antonio Fazio
Biographie
Date de naissance (93 ans)
Lieu de naissance Livourne (Italie)
Nationalité italienne
Conjoint Franca Pilla
Diplômé de Université de Pise
Profession Économiste
Religion Catholicisme romain

Carlo Azeglio Ciampi
Présidents de la République italienne

Carlo Azeglio Ciampi, né le à Livourne, Toscane, est un homme d'État italien, président de la République de 1999 à 2006.

Gouverneur de la Banque d'Italie de 1979 à 1993, il fut nommé, cette même année, président du Conseil par le président Oscar Luigi Scalfaro, prenant la présidence d'un gouvernement technique jusqu'en 1994, date de la dissolution du Parlement par le président Scalfaro et l'arrivée au pouvoir de la droite conservatrice menée par l'homme d'affaires Silvio Berlusconi.

Cinq ans plus tard, en 1999, Ciampi est élu, par un collège de grands électeurs composé des députés, des sénateurs et de quelques représentants des régions, à la présidence de la République pour un mandat de sept ans. Durant son mandat, il s'efforça d'unir le pays renforça le patriotisme des Italiens.

En 2006, le président Ciampi renonça à concourir pour un second septennant, dans le dessein, déclara-t-il, de ne pas entretenir « une monarchie républicaine ». Après avoir transmis ses pouvoirs à son successeur, Giorgio Napolitano, Carlo Azeglio Ciampi siégea au Sénat de la République, en tant que sénateur à vie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une jeunesse marquée par la Résistance[modifier | modifier le code]

Après avoir reçu un doctorat en littérature en 1941 de la Scuola Normale de Pise, l'une des plus prestigieuses universités du pays, le jeune Ciampi, fils de Pietro Ciampi et de Maria Masino, originaires de Coni, dans le Piémont, fut appelé au service militaire en Albanie en tant que lieutenant.

Le , lorsque fut signée l'armistice avec les Alliés, il refusa de rester dans la République sociale italienne fasciste, et se réfugia à Scanno, dans les Abruzzes. Il parvint ensuite à passer les lignes de Bari, où il rejoint le Parti d'action, un mouvement de résistance italien.

En 1946, un an après la fin de la guerre, il épousa Franca Pilla. Cette même année, il obtint un doctorat en droit de l'Université de Pise et commença à travailler à la Banque d'Italie.

Une carrière de banquier central[modifier | modifier le code]

En 1960, Carlo Azeglio Ciampi, âgé de trente-neuf ans, est appelé à travailler dans l'administration centrale de la Banque d'Italie, dont il devint, en 1973, le secrétaire général, puis, trois ans plus tard, en 1976, le vice-directeur général.

En 1978, devenu directeur général de la Banque nationale, il est nommé, par le gouvernement de Francesco Cossiga, un an plus tard, en octobre 1979, Gouverneur de la Banque d'Italie, devenant un personnage clé du système économique italien.

Un gouvernement technique[modifier | modifier le code]

Le , Carlo Azeglio Ciampi prêta serment au palais du Quirinal, devant le président de la République, Oscar Luigi Scalfaro, en tant que président du Conseil des ministres. Le nouveau chef du gouvernement dirige un cabinet dit « technique », c'est-à-dire un ensemble de ministres nommés pour leurs compétences spécifiques à leurs charges ministérielles, sans pour autant détenir un mandat parlementaire.

Carlo Azeglio Ciampi, durant son séjour au palais Chigi, le siège de la présidence du Conseil, fut le premier homme politique italien à diriger un gouvernement n'appartenant à aucun appareil politicien depuis la fin de la IIe Guerre mondiale.

Il est remplacé par l'homme d'affaires Silvio Berlusconi, à la présidence du Conseil, après la victoire de la droite conservatrice représentée par le nouveau parti Forza Italia, soutenue par le parti populiste La Ligue du Nord, lors des élections législatives anticipées, convoquées quelques semaines plus tôt par le chef de l'État.

Un pionnier de l'intégration italienne dans l'euro[modifier | modifier le code]

Ministre du Trésor dans le gouvernement Prodi, Ciampi a beaucoup œuvre pour l'intégration de l'Italie dans le système monétaire européen et l'euro.

Il conserva ses fonctions le gouvernement de Massimo D'Alema, un ancien responsable communiste reconverti dans les rangs de la social-démocratie.

Au Quirinal[modifier | modifier le code]

Le président Ciampi, en , lisant un livre, au palais du Quirinal.

Le , Carlo Azeglio Ciampi est élu, dès le premier tour de scrutin, par un collège réunissant les députés, sénateurs et quelques représentants de région, à la fonction honorifique de président de la République italienne, devenant de ce fait le dixième locataire du palais du Quirinal.

Très respecté pendant son mandat présidentiel, il se fait le garant des institutions et appelle, quand les circonstances l'exigent, les membres du gouvernement comme des autres institutions à respecter les principes de la Constitution.

À l'inverse de son prédécesseur, Oscar Luigi Scalfaro, Carlo Azeglio Ciampi s'est contenté de faire du Vatican un précieux soutien de l'Italie, sans pour autant présenter publiquement un intérêt particulier pour le Saint-Siège que ne l'a fait le président Scalfaro.

Au cours de son mandat présidentiel, Carlo Azeglio Ciampi a nommé quatre gouvernements :

  • le gouvernement Massimo D'Alema II, formé dans l'intérêt de réunir les grandes bases de la gauche;
  • le gouvernement Amato II, formé dans l'intérêt d'expédier les affaires courantes jusqu'à la fin de la XIIIe législature;
  • le gouvernement Berlusconi II, formé après la victoire de la droite aux élections législatives;
  • le gouvernement Berlusconi III, qui devait consacrer une large place aux force de centre-droit, après une grande vague de remaniements produits par le président du Conseil, Silvio Berlusconi, dans le cabinet précédant.

Il a par ailleurs nommé cinq sénateurs à vie :

En 2006, alors que son mandat touche à sa fin, le président Ciampi déclare, au cours d'un entretien au Corriere della Serra qu'il renonce à se présenter à un second mandat présidentiel, afin de ne pas introduire « une monarchie républicaine »[1]. Le , après un septennat passé sous les dorures du Quirinal, le chef de l'État sortant céda ses pouvoirs à celui qu'il a, quelques mois plus tôt, nommé sénateur à vie, l'ancien président de la Chambre des députés, Giorgio Napolitano.

Depuis son départ du Quirinal, Carlo Azeglio Ciampi, conformément aux droits que lui offre la Constitution en tant qu'ancien président de la République, siège au Sénat de la République comme sénateur à vie.

Une carrière récompensée[modifier | modifier le code]

En sa qualité de président de la République italienne, du au , Carlo Azeglio Ciampi fut le maître de plusieurs récompenses d'ordre national :

De même, Carlo Azeglio Ciampi a vu sa carrière et son prestige récompensés dans plusieurs pays au monde :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Carlo Azeglio Ciampi, un président modèle en Italie, euronews, 8 mai 2006
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Morihiro Hosokawa
Japon
Président du G7
1er janvier -
Silvio Berlusconi
Italie