Giovanni Spadolini

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Giovanni Spadolini
GSpadolini.jpg
Fonctions
65e président du Conseil italien
28 juin 19811er décembre 1982
Président Sandro Pertini
Prédécesseur Arnaldo Forlani
Successeur Amintore Fanfani
Président de la République italienne
(par intérim)
28 avril 199228 mai 1992
Prédécesseur Francesco Cossiga
Successeur Oscar Luigi Scalfaro
Président du Senato della Repubblica
2 juillet 198714 avril 1994
Prédécesseur Giovanni Malagodi
Successeur Carlo Scognamiglio
Ministre de l'Éducation
20 mars 19794 août 1979
Président du Conseil Giulio Andreotti
Prédécesseur Mario Pedini
Successeur Salvatore Valitutti
Ministre de la Défense
4 août 198317 avril 1987
Président du Conseil Bettino Craxi
Prédécesseur Lelio Lagorio
Successeur Remo Gaspari
Biographie
Nom de naissance Giovanni Spadolini
Date de naissance 21 juin 1921
Lieu de naissance Drapeau : Italie Florence (Royaume d'Italie)
Date de décès 4 août 1994 (à 73 ans)
Lieu de décès Drapeau : Italie Rome
Nationalité italienne
Parti politique Parti républicain italien

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Présidents du Conseil italien

Giovanni Spadolini (Florence, 21 juin 1921 - Rome 4 août 1994) est un homme politique italien .

Sommaire

[modifier] Biographie

[modifier] Débuts dans la vie professionnelle

Licencié en droit, professeur d'histoire moderne à l'Université de Florence, Spadolini est aussi journaliste. Il sera directeur du journal de Bologne Il Resto del Carlino de 1955 à 1968 et du Corriere della Sera de 1968 à 1972, qui à l'époque avait une autorité énorme sur l'opinion publique.

[modifier] Postes ministériels

Laïque de centre-gauche, il est élu sénateur pour le petit Parti républicain italien (PRI) en 1972, et en novembre 1974 il est nommé ministre des Biens culturels dans le gouvernement Aldo Moro IV. Il est d'ailleurs le premier titulaire du poste de ministre de la Culture en Italie, les responsabilités du patrimoine étant auparavant attribuées au ministère de l'Éducation nationale. Il quittera le ministère en janvier 1976, après la démission du quatrième gouvernement Moro.

Constamment réélu sénateur, en 1979 il sera un éphémère ministre de l'Éducation nationale dans le cinquième gouvernement de Giulio Andreotti, qui ne sera pas investi par le Parlement italien. Élu secrétaire du Parti républicain en 1980, il est nommé président du Conseil des ministres par le président de la République Sandro Pertini après une crise politique compliquée, accompagnée par le scandale de la révélation de la loge maçonnique P2 où étaient impliqués pas mal de personnalités.

Il a été le premier président du Conseil des ministres, du 28 juin 1981 au 13 novembre 1982, de la République italienne à ne pas être issu de la Démocratie Chrétienne. Puis Spadolini sera ministre de la Défense de 1983 à 1987 dans le 1er et le 2e gouvernement de Bettino Craxi.

[modifier] Président du Sénat

Spadolini est président du Sénat italien de 1987 à 1994. Il est nommé sénateur à vie en 1991 par le président de la République Francesco Cossiga. En tant que président du Sénat, il occupa le poste de président de la République par intérim, suite à la démission anticipée du président de la République Francesco Cossiga le 28 avril 1992, jusqu'à l'élection de son successeur, le président de la Chambre des députés Oscar Luigi Scalfaro le 28 mai 1992.

En avril 1994, il essaie de se faire réélire président du Sénat, mais pour une voix il est battu par Carlo Scognamiglio, un ancien libéral qui à l'époque militait dans Forza Italia, le mouvement politique de Silvio Berlusconi (ensuite Scognamiglio transmigra dans un parti de centre-gauche).

[modifier] Fin de vie

Il meurt d'un cancer à l'estomac, alors que son parti est sévèrement touché par l'opération « mains propres. » Giovanni Spadolini meurt quelques mois seulement près avoir quitté le « perchoir » du Sénat.

[modifier] L'après-Spadolini

Homme doué d'une culture immense et d'une extrême courtoisie, parfaitement francophone, Giovanni Spadolini était unanimement respecté, en Italie comme à l'étranger, même s'il n'a jamais réalisé son rêve de devenir président de la République. Il a légué son immense bibliothèque à un institut de culture qui porte son nom. Il est l'auteur de 30 livres et de centaines d'articles pour des revues d'histoire et de sciences politiques.

[modifier] Voir aussi

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