Élections générales italiennes de 1987

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Précédent 1983 Drapeau de l'Italie 1992 Suivant
Élections générales italiennes de 1987
14 juin 1987
DC Logo.png
Démocratie chrétienne
Voix 13 241 188
  
34,31 %
Sièges obtenus 234
PCI logo.jpg
Parti communiste italien
Voix 10 254 591
  
26,57 %
Sièges obtenus 107
Partito Socialista Italiano.png
Parti socialiste italien
Voix 5 505 690
  
14,27 %
Sièges obtenus 94
Italian Social Movement logo (1972-95).png
Mouvement social italien
Voix 2 282 256
  
5,91 %
Sièges obtenus 35
Parti républicain italien - Logo.png
Parti républicain italien
Voix 1 429 628
  
3,70 %
Sièges obtenus 21
Parti socialiste démocratique italien - Logo.png
Parti socialiste démocrate italien
Voix 1 140 910
  
2,96 %
Sièges obtenus 17
Présidents du Conseil
Sortant
Élu

Les élections générales italiennes de 1987 (Elezioni politiche italiane del 1987) ont eu lieu le 14 juin 1987, afin d'élire les six cent trente députés et les trois cent quinze sénateurs de la dixième législature du Parlement italien, pour un mandat de cinq ans.

Contexte[modifier | modifier le code]

À la suite des élections générales anticipées du 26 juin 1983, le secrétaire du Parti socialiste italien (PSI), Bettino Craxi, est nommé président du Conseil des ministres, prenant la tête d'une coalition, baptisée Pentapartito, réunissant la Démocratie chrétienne (DC), le PSI, le Parti républicain italien (PRI), le Parti socialiste démocrate italien (PSDI) et le Parti libéral italien (PLI), devenant le premier chef du gouvernement de gauche depuis 1945.

Son premier gouvernement est contraint à la démission en juin 1986, à la suite du rejet d'une question de confiance, établissant alors le record de longévité de la République italienne, qui sera battu vingt ans plus tard par Silvio Berlusconi. Il constitue une nouvelle équipe, qui remet sa démission en mars 1987. Il est alors remplacé par le président démocrate chrétien du Sénat de la République, Amintore Fanfani, qui forme un gouvernement avec uniquement des membres de la DC et des indépendants. N'ayant pas obtenu la confiance de la Chambre des députés, il convoque des élections anticipées.

Partis et chefs de file[modifier | modifier le code]

Parti Idéologie Chef de file Score en 1983
Démocratie chrétienne
Democrazia Cristiana
Centrisme
Démocratie chrétienne, christianisme social
Ciriaco De Mita 225 députés (32,9 %)
120 sénateurs (32,4 %)
Parti communiste italien
Partito Comunista Italiano
Gauche
Communisme, eurocommunisme
Alessandro Natta 198 députés (29,8 %)
107 sénateurs (30,8 %)
Parti socialiste italien
Partito Socialista Italiano
Centre-gauche
Socialisme démocratique, social-libéralisme
Bettino Craxi 73 députés (11,4 %)
38 sénateurs (11,4 %)
Mouvement social italien
Movimento Sociale Italiano
Extrême-droite
Néofascisme, nationalisme, anticommunisme
Giorgio Almirante 42 députés (6,8 %)
18 sénateurs (7,3 %)
Parti républicain italien
Partito Repubblicano Italiano
Centrisme
Républicanisme, mazzinisme
Giovanni Spadolini 29 députés (5,1 %)
10 sénateurs (4,7 %)
Parti socialiste démocrate italien
Partito Socialista Democratico Italiano
Centre-gauche
Social-démocratie
Franco Nicolazzi 23 députés (4,1 %)
8 sénateurs (3,8 %)
Parti libéral italien
Partito Liberale Italiano
Centrisme
Libéralisme économique, conservatisme libéral
Renato Altissimo 16 députés (2,9 %)
6 sénateurs (2,7 %)
Parti radical
Partito Radicale
Centre-gauche
Libéralisme, libertarisme
Giovanni Negri 11 députés (2,2 %)
1 sénateur (1,8 %)
Fédération des listes vertes
Federazione delle Liste Verdi
Gauche
Écologisme
Gianni Mattioli 13 députés (2,51 %)
1 sénateur (1,96 %)
Démocratie prolétarienne
Democrazia proletaria
Extrême gauche
Communisme, Écologisme
Mario Capanna 8 députés (1,66% %)
1 sénateur (1,52%)

Résultats[modifier | modifier le code]

Scores[modifier | modifier le code]

Parti Chambre des députés Sénat
Voix  % +/- Sièges +/- Voix  % +/- Sièges +/-
Démocratie chrétienne (DC) 13 241 188 34,31 % en augmentation 1,38 234 en augmentation 9 10 897 036 33,62 % en augmentation 1,21 125 en augmentation 5
Parti communiste italien (PCI) 10 254 591 26,57 % en diminution 3,32 177 en diminution 21 9 181 579 28,33 % en diminution 2,48 107 en diminution 6
Parti socialiste italien (PSI) 5 505 690 14,27 % en augmentation 2,83 94 en augmentation 21 3 535 457 10,91 % en diminution 0,48 43 en augmentation 5
Mouvement social italien (MSI) 2 282 256 5,91 % en diminution 0,90 35 en diminution 7 2 121 026 6,54 % en diminution 0,81 16 en diminution 2
Parti républicain italien (PRI) 1 429 628 3,70 % en diminution 1,38 21 en diminution 8 1 248 641 3,85 % en diminution 0,82 8 en diminution 2
Parti socialiste démocrate italien (PSDI) 1 140 910 2,96 % en diminution 1,13 17 en diminution 6 764 370 2,36 % en diminution 1,45 6 en diminution 2
Parti radical (PR) 988 180 2,56 % en augmentation 0,37 13 en augmentation 2 572 461 1,77 % en augmentation 0,04 3 en augmentation 2
Fédération des listes vertes (FLV) 969 330 2,51 % en augmentation 2,51 13 en augmentation 13 634 182 1,96 % en augmentation 1,96 2 en augmentation 2
Parti libéral italien (PLI) 810 216 2,10 % en diminution 0,79 11 en diminution 5 700 330 2,16 % en diminution 0,53 3 en diminution 1
Autres 1 970 394 5,10 % en augmentation 0,42 15 en augmentation 2 2 758 779 8,50 % en augmentation 3,38 9 en augmentation 3
TOTAL 38 592 383 100,00 % N/A 630 N/A 32 413 861 100,00 % N/A 315 N/A

Analyse[modifier | modifier le code]

En légère progression de plus d'un point, la Démocratie chrétienne conforte sa première place, laissant le Parti communiste italien à trois millions de voix derrière, contre seulement un en 1983. Le PCI poursuit son recul, entamé en 1979, étant également victime de la mort, en juin 1984, d'Enrico Berlinguer, secrétaire général depuis 1972. La chute des communistes profite pleinement au Parti socialiste italien, qui réalise son meilleur résultat depuis 1968, tandis que le Parti républicain italien, après avoir connu son plus haut score historique en 1983, grâce à la stature de Giovanni Spadolini, retrouve ses scores habituels. À noter la percée des écologistes de la Fédération des listes vertes, qui dépassent le Parti libéral italien à la Chambre des députés.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le 28 juillet 1987, à peine six semaines après la tenue du scrutin, le ministre démocrate chrétien du Budget et du Trésor, Giovanni Goria, est nommé président du Conseil des ministres et reforme le Pentapartito, coalition gouvernementale au pouvoir entre 1983 et 1987, réunissant la DC, le PSI, le PRI, le PSDI et le PLI, nettement majoritaire dans les deux chambres du Parlement italien.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]