Littérature africaine

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Cet article présente un court résumé des littératures des pays d'Afrique en groupant les présentations sur une base de langues.

Les littératures historiques[modifier | modifier le code]

Inscriptions coptes et arabes dans une église du Vieux Caire.
Stèle montrant l'alphabet phénicienne, Tophet de Carthage, Tunisie.

La littérature de l'Égypte antique[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Littérature de l'Égypte antique.

La littérature de l'Égypte antique s'écrivit en égyptien ancien pendant plusieurs siècles, de l'époque pharaonique jusqu'à la fin de la domination romaine. Aujourd'hui, cette langue survie comme le copte, qui est encore la langue liturgique de l'Église copte. Ainsi, la littérature égyptophone d'Afrique (avec la littérature sumérienne de Mésopotamie) est la littérature la plus vieille du monde.

La pierre de Rosette fut la clé de la redécouverte de l'égyptien ancien, dont la connaissance était perdu depuis la fin de l'époque romaine. Il s'agit d'un fragment de stèle en granodiorite qui montrait le même texte en hiéroglyphes, en écriture démotique, et en alphabet grec. Découverte pendant l'invasion de Napoléon, elle fut traduite par le prodige français Jean-François Champollion.

Parmi les œuvres les plus connues, on trouve le livre des morts des Anciens Égyptiens, les textes des pyramides, et livre de la vache et du ciel. En général ces livres sont soit écrits en scripte hiéroglyphique ou hiératique sur des rouleaux de papyrus soit gravés en scripte hiéroglyphique sur des murs de pierre dans les monuments d'Égypte.

La littérature phénicienne, grecque, et latine[modifier | modifier le code]

La civilisation carthaginoise produisit un grand empire basé en ce qui est aujourd'hui Tunisie. La littérature disparut après les guerres puniques, avec la destruction des bibliothèques à Carthage ; cette littérature s'écrivait en phénicienne mais aussi en grec ancien. Les auteurs les plus connus étaient Diogène Laërce et Clitomaque.

Pendant la dynastie des Ptolémées, quand l'Égypte était une colonie grecque, la bibliothèque d'Alexandrie devint la plus célèbre bibliothèque de l'Antiquité. Selon Ibn Khaldoun, 'Amr Ibn al-'As détruisit cette bibliothèque en 642 en accordance avec l'ordre du calife Omar[1].

Après les guerres puniques, Rome était le pouvoir principal en Afrique du Nord. Afrique romaine produisit plusieurs œuvres littéraires en latin. Parmi les auteurs latinophones les plus célébrés on citera Terence, Apulée, Florus, Sulpice Apollinaire, Nonius Marcellus, Terentianus dit le Maure et Fronton. Le philosophe et théologien Augustin d'Hippone qui écrivit des Confessions était aussi auteur latino-berbère. Il se définit lui-même comme un écrivain punique[2], mais la langue maternelle de ce Père de l’Église catholique était probablement le latin.

Pendant le Moyen Âge, les universités musulmanes protégèrent plusieurs textes grecques et latins en translation arabe. Sans cette préservation en Afrique, il est probable que plusieurs œuvres auraient disparu.

La littérature amharique[modifier | modifier le code]

Bible éthiopienne du XXe siècle.
Article détaillé : Littérature éthiopienne.

De par l'existence du système d'écriture guèze, l'Éthiopie entretient une très ancienne tradition littéraire remontant à son époque axoumite. La littérature ancienne dominée par l'enseignement religieux est essentiellement moral dans son contenu.

La littérature amharique commence à se développer vers le XIIIe siècle, au cours de la dynastie Zagwe. On peut distinguer essentiellement trois périodes majeures dans le développement de la littérature amharique moderne du XXe siècle correspondant à la période de l'occupation italienne (1935-1941), la période post-indépendance (1941-1974) et la période post-révolutionnaire (1974-aujourd'hui) [3].

La philosophie écrite éthiopienne s'étend sur douze siècles de production littéraire[4]. On distingue un premier temps de traduction littéraire, dominé par Le Fisalgwos (Le Physiologue) et Biä’afä Mikael (Le Livre des philosophes).

La littérature berbère[modifier | modifier le code]

Ècritures tifinaghs anciennes près d'Essouk au Mali.

Il n'y a pas une seule langue berbère, mais plusieurs. La famille des langues berbères comprend tamazight, chleuh, kabyle, rifain, chaoui, chenoui, et autres. Elles se répandent principalement en Maroc, en Algérie, en Mali, et en Niger.

Le touareg, une langue berbère du Sahara centrale, s'écrit en l'alphabet tifinagh depuis le troisième siècle avant J.C. ; en l'abjad arabe, depuis l'époque médiévale ; et en l'alphabet latin, aujourd'hui officiel en Mali et Niger.

Pendant Printemps berbère (Tafsut Imazighen) de mars 1980, plusieurs berbèrophones en Kabylie et à Alger manifestèrent pour l'officialisation de la langue tamazight en Algérie. En 2002, ils réussirent. Aujourd'hui alors on voit une renaissance de littérature berbérophone.

La littérature arabophone[modifier | modifier le code]

Ibn Battûta, un explorateur marocain célébré pour ses récits de voyages.
Article détaillé : Littérature de langue arabe.

Avec la conquête musulmane d'Égypte et du Maghreb pendant les années 600s, il y avait une diffusion de la langue arabe en Afrique. Les centres de scolarisation les plus importants était à Caire et à Alexandrie en Égypte et à Tombouctou en Mali, où on trouvait l'ancienne université Sankoré. Même aujourd'hui on estime qu'il y a au moins 300,000 manuscrits cachés dans les bibliothèques et dans les collections privées à Tombouktou, dont la plupart est en arabe, avec quelques manuscrits en peul et en songhai aussi[5].

Parmi les écrivains arabophones les plus célébres se trouve l'explorateur médiéval marocain Ibn Battûta et l'historien tunisien Ibn Khaldun. Aujourd'hui, la littérature arabophone d'Afrique comprend la littérature algérienne, la littérature égyptienne, et autres.

La littérature subsaharienne[modifier | modifier le code]

Article connexe : Littérature afrikaans.

La littérature orale subsaharienne[modifier | modifier le code]

Griot (1910) avec un xalam.
Article détaillé : Griot.

En Afrique d'Ouest, la littérature est souvent orale et transmise par les griots. C'est une façon de raconter proche à la musique[6]. Les griots suivent une formation spécialisée et parlent des langues nigéro-congolaises.

Cette littérature orale peut être la prose ou la poésie. La prose est souvent mythologique or historique en contenu. La poésie, souvent chantée, est fréquemment l'épopée narrative, la poésie rituelle, les épigrammes, les proverbes, des énigmes, la poésie adressée aux rois et autres dirigeants, et les chansons d'amour ou du travail[6],[7].

Parmi les œuvres principales se trouve l'épopée dont la plus connue reste celle de Soundiata Keïta (1190-1255), empereur du Mali. À côté de l'épopée Mandingue, il existe d'autres genres d'épopées africaines. On trouve par exemple chez les Fangs d'Afrique Centrale l'épopée du Mvett. Un récit à plusieurs épisodes qui opposent deux peuples, celui des mortels d'Oku et les immortels d'Engong.

La littérature écrite subsaharienne[modifier | modifier le code]

Solomana Kante inventeur du n’ko a écrit :

  • Méthode pratique d'écriture n'ko (date ?)
  • Traité de sciences en n'ko, vers 1960

NB: En plus de l’ajami (écriture arabe) et des alphabets dérivés de l’alphabet latin, l’Afrique noir possède aussi plusieurs écritures qui lui sont propres : - Écriture Bamoun - Mandombe - Alphabet N’ko - Tifinaghs ( écriture des touareg, ces dernier sont aussi des subsaharien ! ) - Vaï - Winanckôkrousè

La littérature francophone[modifier | modifier le code]

La littérature africaine francophone se retrouve au Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, République du Congo, République démocratique du Congo, Côte d'Ivoire, Gabon, Guinée (Conakry), Mali, Niger, Rwanda, Sénégal, Tchad, Bénin et Togo. Il y a aussi une littérature maghrébine francophone.

En 1921, René Maran reçoit le prix Goncourt pour son roman Batouala. Bien qu'il ne soit pas à proprement parler africain puisqu'il est né Guyanais et élevé en métropole, il a écrit son roman lorsqu'il était fonctionnaire colonial en Afrique-Équatoriale française. Il y décrit la vie quotidienne en Centrafrique (à l'époque l'Oubangui-Chari) et son écriture comporte de nombreuses innovations et originalités.

Le courant de la négritude[modifier | modifier le code]

La négritude est un courant littéraire et politique, créé après la Seconde Guerre mondiale, rassemblant des écrivains noirs francophones, dont Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor, Léon-Gontran Damas et Guy Tirolien et encore Tchicaya U Tam'si et Léopold Congo-Mbemba. Lié à l'anticolonialisme, le mouvement influença par la suite nombre de personnes proches du Black nationalism, s'étendant bien au-delà de l'espace francophone. Le terme est forgé en 1935 par Aimé Césaire dans le numéro 3 de la revue des étudiants martiniquais L'Étudiant noir. Le concept est ensuite repris par Léopold Sédar Senghor dans ses Chants d'ombre, qui l'approfondit, opposant « la raison hellène » à l'« émotion noire » :

« Nuit qui me délivre des raisons des salons des sophismes,
des pirouettes des prétextes, des haines calculées des carnages humanisés
Nuit qui fonds toutes mes contradictions, toutes contradictions dans l'unité première de ta négritude[8]. »

D'après Senghor, la négritude est « l'ensemble des valeurs culturelles de l'Afrique noire » et « un fait, une culture. C'est l'ensemble des valeurs économiques, politiques, intellectuelles, morales, artistiques et sociales des peuples d'Afrique et des minorités noires d'Amérique, d'Asie et d'Océanie. » La négritude fut critiquée, parfois violemment, dès la génération d'écrivains africains suivante, en particulier par les anglophones, mais son influence s'est poursuivie et est encore forte, surtout chez les francophones[9].

La littérature lusophone[modifier | modifier le code]

La littérature lusophone en Afrique se trouve principalement en Angola et en Mozambique, les deux provinces portugaises d'autrefois.

La littérature angolaise provient du XIXe siècle. La diversité de la culture d'Angola se reflète dans la diversité de sa littérature, ce qui traditionalement était combative et satirique. Comme colonie de Portugal, Angola est un pays lushopone. La plupart des auteurs écrit en portugais, mais il y a plusieurs tribus distincts et le portugais n'est pas la première langue de chaque angolais.

En 2006, l'écrivain angolais Luandino Vieira gagna le prix Camões, mais il le refusa pour « des raisons personnelles et intimes »[10],[11] Agostinho Neto, le premier président d'Angola, était lui-même un poète illustré[12]. Autres écrivains angolais célébrés sont Viriato da Cruz, Antonio Jacinto, Oscar Ribas, Luandino Vieira, Mario Antonio, Arlindo Barbeitos, Henrique Abranches, Pepetela, et Botelho de Vasconcelos.

Quant à Mozambique, on trouve là-bas les romanciers Paulina Chiziane, Mia Couto, Lina Magaia, Orlando Marques de Almeida Mendes, et Lília Momplé ; les nouvellistes Luis Bernardo Honwana et Ungulani Ba Ka Khosa ; et les poètes José Craveirinha et Noémia de Sousa[13],[14].

La littérature anglophone[modifier | modifier le code]

Olaudah Equiano, écrivain anglophone d'Afrique.

Les œuvres anglophones les plus connues qui viennent de l'époque de colonisation sont en général des narrations d'esclavage, pour exemple The Interesting Narrative of the Life of Olaudah Equiano (1789) de l'affranchi éponyme ou le moins connu mais également excellent Autobiography of Nicholas Said. Olaudah Equiano devint une figure influente de l'abolition de l'esclavage.

En 1911, le ghanéen Joseph Ephraim Casely-Hayford publia ce qui est probablement le premier roman africain anglophone, Ethiopia Unbound: Studies in Race Emancipation. Pendant la même période, des pièces de théâtre commença apparaître. En 1935, Herbert Isaac Ernest Dhlomo d'Afrique du Sud publia la première pièce anglophone d'Afrique, The Girl Who Killed to Save: Nongqawuse the Liberator. En 1962, Ngugi wa Thiong'o de Kenya écrivit le premier drame d'Afrique d'Est, The Black Hermit, une histoire d'avertissement contre le tribalisme (le racisme entre les tribus africains).

En 1986, Wole Soyinka devint le premier écrivain africain après les independences qui gagna le prix Nobel en littérature. (Le francophone Albert Camus, né en Angérie, eut gagné le prix en 1957.) En 1991, une autre anglophone, Nadine Gordimer, gagna le même prix ; et en 2003, l'anglophone J. M. Coetzee le gagna aussi[15]. Nadine Gordimer et J. M. Coetzee étaient les deux sud-africains ; ils combattirent l'apartheid.

La littérature en swahili[modifier | modifier le code]

En Tanzanie, le swahili est devenu la langue officielle en 1966 ; ce pourquoi la littérature anglaise n'a pas eu un grand impact dans le pays. La poésie en swahili avait déjà une tradition ancienne qui s'étend sur des centaines d'années auparavant. Le manuscrit le plus ancien nous étant parvenu date du XVIe siècle et serait écrit dans un dialecte du kiswahili du Nord proche du kiamu, mais dans un état évidemment ancien. L'un des grands innovateurs est Shaaban Robert, qui en 1934 a commencé à écrire dans un style traditionnel sur les sujets tels que le colonialisme et le nationalisme. Il a écrit aussi des romans : Kufikirika (1946) et Kusadikika (1951)[16].

La première œuvre en prose moderne en swahili vint en 1934, avec le livre Uhuru wa watumwa de James Juma Mbotela. Il fut bientôt traduit en anglais et a été saluée par les Britanniques comme un travail pionnier, tandis que les indigènes étaient plus indifférents, et l'a considéré comme trop favorable au pouvoir colonial. Ces dernières années, l'authenticité du livre a même été remise en question[17].

Le traducteur de la Bible Aniceti Kitezera créa en 1945 un volumineux roman dans la langue kikerewe. Il ne pouvait pas trouver un éditeur qui voulait publier l'œuvre, et a commencé à s'auto-traduire en swahili. En 1981 la traduction et le travail étaient effectué. Bwana na Bibi Myombekere Bugonoka na na Ntulanalwo Bulihwali ("M. et Mme Myombekere Bugonoka et Ntulanalwo et Bulihwali») est alors un roman de plus de mille pages sur les enfants de trois générations et est une des œuvres littéraires les plus importantes dans toutes les langues africaines.

Mathias E. Mnyampala (1917-1969) fut un juriste, historien et poète qui participa de façon significative au décrochage ethnique de la littérature d'expression swahilie, en poésie en particulier. D'origine ni insulaire, ni côtière, ni swahilie et né dans la région de Dodoma au centre de la Tanzanie, il parvient à devenir un maître des formes classiques de la poésie des Swahilis du rivage occidental de l'océan indien. Par son œuvre se laisse entrapercevoir une puissante dynamique de diffusion à l'échelle continentale du kiswahili et de ses lettres classiques. Elle comprend plus de vingt-cinq livres dont une anthologie[18] de ses poèmes, des traités d'histoire de sa région natale[19], de la langue swahilie, des poèmes religieux et politiques. Mathias E. Mnyampala a aussi rédigé son autobiographie[20] à la fin de sa vie. Militant du socialisme tanzanien ujamaa na kujitegemea et grand patriote, il sera jusqu'en 1966 le président de l'association nationale des poètes ou UKUTA "le rempart" qui avait pour charge la diffusion de la langue officielle par la poésie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Prolégomènes, 3e partie, Ed. Quatremère, trad. de Slane, p. 89-90-125
  2. "Saint Augustin et le problème de la survivance punique", Revue Africaine, 94, 1950, p. 239-282.
  3. Melakneh Mengistu, Map of African littérature, Branna, 2005
  4. Claude Sumner , L'éthique en philosophie éthiopienne: les normes de la moralité, Éthiopiques n°36, 1er semestre 1984 - vol. 2 n° 1 [lire en ligne]
  5. (en)« The Rush to Save Timbuktu's Crumbling Manuscripts », Der Spiegel, 2008 [1]
  6. a et b (en) African literature, The Columbia Electronic Encyclopedia, 6e éd., Columbia University Press [2]
  7. George Joseph, op. cit. pp. 306-310
  8. Léopold Sédar Senghor, Chants d'ombre, ŒUVRE POÉTIQUE, Points, 2006
  9. Denise Brahimi, Langues et littératures francophones, Ellipses, 2001, p. 32
  10. Angolan author Vieira refuses Portugal's top literature award (lire en ligne)
  11. Angolan writer turns down Portuguese-language literature prize (lire en ligne)
  12. « Angola (country) » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), MSN Encarta. Consulté le 2007-09-27
  13. Simon Gikandi, ed., Encyclopedia of African Literature. Routledge; 2002. ISBN 978-0415230193
  14. Douglas Killam & Ruth Rowe, eds., The Companion to African Literatures. James Currey & Indiana University Press; 2000. ISBN 0-253-33633-3
  15. Notice bibliographique sur J.M. Coetzee sur le site de l'Académie suédoise
  16. Norström Ridæus (1995), s. 13-14.
  17. Norström Ridæus (1995), s. 14.
  18. Mnyampala, M. E. (1963). Diwani ya Mnyampala (Vol. 5). East African Literature Bureau.
  19. Mnyampala, M. E. (1954). Historia, mila, na desturi za Wagogo wa Tanganyika. Eagle Press.
  20. Mnyampala, M. E. (2013). Maisha ni kugharimia. DL2A - BULUU PUBLISHING. France. ISBN 9791092789027. 112 p.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Reuben Makayiko Chirambo et J.K.S. Makokha, Reading contemporary African literature: critical perspectives, Rodopi, Amsterdam ; New York, 2013, 443 p. (ISBN 978-90-420-3675-8)
  • (en) Nicki Hitchcott et Dominic Thomas (dir.), Francophone Afropean literatures, Liverpool University Press, 2014, 232 p. (ISBN 978-1-78138-034-5)
  • Abdoulaye Imorou, La littérature africaine francophone : mesures d'une présence au monde, Éd. universitaires de Dijon, Dijon, 2014, 277 p. (ISBN 978-2-36441-093-0)
  • (en) Madhu Krishnan, Contemporary African literature in English: global locations, postcolonial identifications, Basingstoke ; New York : Palgrave Macmillan, 2014, 222 p. (ISBN 978-1-13-737832-3)
  • (en) Bernth Lindfors et Geoffrey V. Davis (dir.), African literatures and beyond: a florilegium, Rodopi, Amsterdam ; New York, N.Y., 2013, 428 p. (ISBN 978-90-420-3738-0)

Liens externes[modifier | modifier le code]