Peul

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Fulfulde
Pular, Pulaar, Peul
Parlée en Mauritanie, Sénégal, Mali, Guinée, Burkina Faso, Niger, Nigeria, Gambie, Tchad, Sierra Leone, Bénin, Guinée-Bissau, Soudan, République centrafricaine, Côte d'Ivoire, Ghana, Togo, Cameroun, Cap-Vert
Région Afrique de l'Ouest, Afrique centrale
Nombre de locuteurs 10-20 millions
Typologie SVO [2]
Classification par famille

 -  Langues nigéro-congolaises
    -  Langues atlantico-congolaises
       -  Langues atlantiques
          -  Langues sénégambiennes
             -  Fulfulde
                -  Variantes du fulfulde

(Dérivée de la classification SIL)
Statut officiel et codes de langue
Langue officielle en
ISO 639-1 ff
ISO 639-2 ful
ISO 639-3 (en) fub - Langues Fulfulde
(en) fub - Fulfulde Adamawa
(en) fuc - Pulaar
(en) fue - Fulfulde du Borgou
(en) fuf - Fuuta Jalon
(en) fuh - Fulfulde du Niger occidental
(en) fui - Fulfulde Bagirmi
(en) ffm - Fulfulde Maasina
(en) fuq - Fulfulde du Niger central et oriental
(en) fuv - Fulfulde nigérian
type : L (langue vivante)
SIL Divers
Échantillon

Article premier de la Déclaration des Droits de l'Homme (voir le texte en français)

Kuulal gadanal

Innama aadeeji fof poti, ndimɗidi e jibinannde to bannge hakkeeji. Eɓe ngoodi miijo e hakkilantaagal ete eɓe poti huufo ndirde e nder ɓiynguyummaagu.

Voir aussi : langue, liste de langues, code couleur

Le peul, ou fulfulde, ou pular ou encore pulaar, est une langue parlée dans une vingtaine d'états d'Afrique occidentale et centrale, des rives du Sénégal à celles du Nil, par les ethnies peuls, toucouleurs et laobés.

Les locuteurs de cette langue sont dénommés haalpulaar'en (haalpulaar au singulier) au Sénégal et au sud de la Mauritanie, cette désignation dérivant du verbe haalde qui signifie « parler ». Les haalpulaar'en de la vallée du fleuve Sénégal s'identifient tous à l'ethnie peule même s'ils parlent très souvent une seconde langue. Selon Amadou Hampâté Bâ, les haalpulaar'en (ou toucouleurs) ne forment pas une ethnie dans le sens strict du terme, mais un mélange d'ethnies ( Wolofs, Sereres, Toucouleurs, Laobés, Mandingues, Bambara, Beri-Beri, Beyla, Soninkés , s'étant établies le long du fleuve et ayant adopté le peul comme langue principale. Certains Peuls se sont mélangés avec des Touaregs, certains avec des Maures et d'autres avec des Arabes ( Shwa )...[1]

Sommaire

[modifier] Autres noms

Le peul est appelé en peul, pular ou fulfulde :

Il n'est pas heureux de dire "parler le Peul" par confusion avec l'ethnonyme Peuls. Le pular est la langue des Peuls.

Le pular est une langue maternelle et une langue orale.

Le terme fulfuldé ( redoublement du radical " ful " + ajout de classe nde ) est le plus couramment utilisé.

Les haalpularen ( ou foulaphones ) sont des personnes qui sont amenées à parler le pular. Du verbe haala " parler" auquel s'associent les verbes haalugol " dire" et haalirgol " dire avec style". En résumé un haalpular est "quelqu'un qui parle dans le style de"," à la manière de."  : Un ethnologue qui parle pular est un haalpular  ; un groupe d'ethnologues qui parlent le pular sont des haalpularen. On remarque l'adjonction en suffixe du pronom objet pluriel en- " nous" ( inclusif ) désignant ceux qui se nomment ainsi. Cependant, tout Peul d'"origine", est capable de reconnaître quelqu'un qui parle à la manière de., à l'accent, à la manière d'employer certains mots ; L'aspect docte ou peu docte de la langue, se distinguant principalement à l'audition -

[modifier] Description

Le fulfuldé ou pular est classifié dans l'école française, Soudan-ouest atlantique (ou nigéro-congolais ) pour les groupes de l'ouest et centraux. Dans l'école anglo-saxonne le fulfuldé est plus volontiers classé dans la branche du nigero-kordofanien notamment pour les Peuls du Soudan, tenant mieux compte du foyer d'essaimage de ces populations pastorales vers l'intérieur et l'ouest de l'Afrique aux alentours du IXe siècle (Kordofan, région du plateau d'Abyad, nord-est du Soudan, appelée aussi la « suisse africaine »). Cependant, malgré les régionalismes, conduisant au phénomène de dialectologie, le fulfuldé est une seule et unique langue à la base.

L'extension du fulfuldé sur un espace aussi vaste rend très difficile la détermination précise du nombre de locuteurs. Les estimations vont de 16 à 20 millions de personnes.

[modifier] Structure grammaticale

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[modifier] Origine

L'origine du pular est inconnue à ce jour et fait l'objet d'études approfondies.

L'absence d'une écriture ancêtre, déplacements, rencontres et métissages dès la plus haute antiquité ne permettent pas à ce jour de déterminer avec précision un foyer linguistique originel.

[modifier] Emprunts et parentés

La plupart des Peuls parlent ou comprennent plusieurs langues.De ce plurilinguisme découle une série de phénomènes liés aux contacts de langues.

Le plurilinguisme est déjà ancien chez les Peuls, c'est le résultat du commerce et du déplacement ( traversée ) à l'intérieur d'aires linguistiques variées. Si l'on ne peut pas parler de "sabirs", il faudra évoquer l'emploi de "langues véhiculaires" adoptées à différentes époques, et dans diverses aires culturelles. Il n'y a pas eu cependant de phénomène de diglossie.


Intégration morphologique des emprunts

Le fulfuldé est une langue caractérisée par l'existence de genres multiples dans lesquels s'intègrent tous les substantifs, tout substantif appartenant à une autre langue doit être adopté par un genre avant de s'intégrer dans le système. Cette intégration se fait sur la base d'une analogie de forme plutôt que sur la base d'une analogie de sens ( l'analogie de sens relève souvent d'une parenté d'autant plus qu'elle est accompagnée d'une analogie de forme). En fulfulde chaque emprunt est considéré comme une forme radicale qui attend son morphème de classe.Ce fait est pertinent en fulfuldé : exemple les syntagmes nominaux ( déterminant + substantif), les considère comme un seul mot et un phénomène d'agglutination ( réunion d'éléments linguistiques) a lieu lors du passage de l'entité empruntée de la langue d'origine au fulfuldé.Ce fait est suffisamment significatif en fulfulde, pour penser qu'il est ancien ou a toujours existé.

On rencontre un certains nombres de lexèmes "étrangers" dans le fulfulde qui peuvent être posés comme hypothèse de travail en attendant de classer celui-ci dans une proto-langue.

Ce sont des langues anciennes ou des langues mortes :

  • Langues de la Mésopotamie(~ 1600 à 1100 av.J.C.)[2]; des langues de l'Inde ( du rameau iranien et des langues Dravidiennes - de ~8000 pour les langues drav. à la période bouddhique IIeme siècle av.J.C);[3]Langues Iraniennes ( diverses, mais elles appartiennent généralement à la branche orientale, on notera au moins, vieux-perse, avestique, saco-iranien et sanskrit ~ de 1000 av.J.-C à la période Ptolémaïque au IVe siècle av.J.-C ).[4]; du grec ancien et attique ( grec anc. VIIIe - IVe s. ; grec classique Ve-IVe s. av. J.-C )

[5]

ex.ful. génos ( "dieu solaire" )[6]  ; gr. génos ( génos, géneos, géneï, génémaïon, génétor, génésia, etc.) ; ssk. ganas ( ganasas, ganasis ) - ( géné était un culte culturel grec, attesté en Grèce qui aboutit aux institutions indo-européennes de l'antiquité ).[7]Génos fait référence aux tribus grecques qui étaient subdivisées en phûla ou phrêtrai que d'aucuns diront Achéens ( Homère ) d'autres Doriens.[8]géné concernait les tribus et les dèmes , c'était un culte civique et culturel pratiqué par les seuls grecs et personnes parlant la langue grecque ou citoyens rattachés au géno. Il faisait partie d'un ensemble de cultes initiatiques appelés aussi parfois " Mystères d' Eleusis ".[9]Les aspects civique et juridique semblent importants, ainsi didi " deux " serait-il issu du grec didymes " jumeaux " [10]et non pas de duo ( grec duo "deux" )[11]L'importance de la " géméllité ", de " l' équilibre ", de la " concorde ", ( c'est-à-dire de " l'un [ en ] vis-à-vis de l'autre" , face-à-face & couple ) apparaît dans l'organisation culturelle peule, comme ces comportements étaient valorisés dans la culture grecque des IVe-Ve siècles av. J.-C à travers la δίκη ( justice ) , chez le citoyen (ὁ πολίτης ) et dans la cité ( ἠ πόλις ), le contraire étant le despotes ou le tyran .Les cultes Grecs sont avant tout et surtout, des " cultes civiques ". Enfin, en onomastique, quelques prénoms conservés jusqu'à nos jours ; Aléa ( déesse dans la Grèce archaïque de la " fertilité " et de la " fécondité " en Arcadie dans le Péloponnèse et devenue par la suite Athéna ) , Cyllé ( < Scilla < Scilé < Scilès < Silé ), Lyssa, Lyssé, Licel, Cella, Cellein, Koré ( Kori < kori-ranwa " la blanche " ) déesse de la Grèce ancienne, représentée sous la forme d'une statue féminine dite " koré " et patronne des " jeunes filles" ( non mariées ) en Arcadie dans le Péloponnèse, ( plus tard en Grèce, elle sera associée à Déméter ), encore présente sous sa forme cultuelle chez les Wodaabe et simple prénom féminin partout ailleurs, dans les autres groupes...


Ces langues anciennes se trouvent dans le pular dans son entièreté, toutes régions confondues et ont donné un certains nombres d'ouvrages, et d'hypothèses non résolues à ce jour ( voir Histoire de l'étude linguistique peule ).


Ce sont des langues du moyen-âge africain :

Celles-ci acquisent lors du reflux est-ouest dans la région sahélienne entre le XIe et le XIVe siècles ap. J.-C, dépendent des aires géographiques et culturelles traversées. Ce sont des langues de contacts, qui concernent au plan sociolinguistique : le commerce, les ustensiles et la faune locale.[12]


Maninka région ouest, Guinée, Sénégal, Mali...

Maninka Intégration fulfulde
Bugu hutte Buguuru
Julaa marchand Njulaajo


[13]


Langue sémitiques : Il y a deux langues sémites présentent en fulfulde ; l'arabe et le berbère.

L'arabe est la langue sémite la plus réprésentée en fulfulde. Elle concerne : le religieux, le système calendaire et la botanique ( médecine , agriculture ).[14]


Arabe Intégration fulfulde
Baraka bénir Barki bénédiction
Charia loi Sariya loi
Aljumat vendredi Juma vendredi


Le berbère est très peu représenté en fulfuldé. Il concerne prioritairement les zones de contacts au Sahel, Niger, Ténéré, Tassili, Mauritanie. Sur le plan sociolinguistique ce sont des termes concernant l'activité méhariste, (le dromadaire a été acquis auprès des groupes berbères de la région) ou l'habitat ( mauresque ) Peuls. On trouve en particulier dans les groupes nomades Bororo, Wodaabe des suffixes pluriels -en empruntés au Tamachek touareg- ex. Toroncoen "Ceux de Toron" ; Lamancoen "Ceux de Laman" ( nom d'un chef ou d'un berger charismatique, parfois d'une région).


Ce sont des langues "modernes" de la période coloniale ( XVIIIe-XXe siècles ) :


L' anglais et le français.[15] Ce sont exclusivement des emprunts.Sur le plan sociolinguistique concernent : des ustensiles , tous les appareils, choses ou objets modernes n'existant pas à l'origine dans le lexique.

Anglais Intégration fulfulde
Breed pain Bireedi
Soup soupe Suppu
Français Intégration fulfulde
Barre à mine Baramin
Docteur Doftooru
Cigarette Sigareeti, Sukareeti

[16]

[modifier] Classifications

Parenté linguistique et parenté génétique

La parenté linguistique du pular avec l'ensemble des langues niger-congo a été établit par Greenberg sur la base des emprunts. La parenté génétique quant à elle, exige de connaître la proto-langue, ce qui n'est pas encore le cas pour le pular.

A cause de ce déplacement de population de l' Orient vers l' Egypte, le pular peut être compté comme un cas rare de discontinuité géographique[17]

À ce jour, l'étude du pular est absolument fragmentaire.[18]

[modifier] Hypothèses et réajustements

Le pular est classé dans un groupe linguistique dont le classement pose lui-même problème, comme le classement de nombreuses langues africaines, étudiées ces dernières années.Nombres de remarques, soulevées par les nostraticistes de l'école russe notamment, n'ont pas été prises en compte pour le classement des langues africaines elles-mêmes ( groupe bantou, nilo-saharien et sémito-hamite ).Le classement du pular est donc susceptible de connaître des modifications dans le futur.


L'Afrique

Nigéro-congolais ou nigéro-kordofanien ?...

Les classifications actuelles des langues africaines s'appuient encore souvent sur les travaux de Maurice Delafosse, Lilias Homburger ou Diedrich Hermann Westermann, et surtout sur ceux de Joseph Greenberg dans les années 1950 axant les recherches comparatives sur les parentés de vocabulaire et de grammaire entre le peul et les langues africaines acquises au cours du Moyen Âge.[19] C'est ainsi que le fulfuldé est généralement rattaché à la branche ouest-atlantique de la grande famille des langues nigéro-congolaises, au même titre que le sérère ou le wolof. En linguistique, seules les super-familles de langues font l'objet d'un consensus.[20]Chez les linguistes anglo-saxons, le classement est fixé à l'est ( Soudan oriental, plateau du kordofan, Monts Nuba ). Ainsi, on trouve, dans la famille nigero-kordofanienne, le mandingue et le swahili. Cette dernière langue est souvent étudiée en vis-à-vis avec le pular car comme lui, elle présente d'autres langues incluses à différentes époques dans le lexique : arabe, langues indiennes, persan...Le nigero-kordofanien est considéré par certains linguistes comme une sous-branche éloignée des langues nigéro-congolaises ( elles semblent former un groupe à part)[21].[...][22]

Il existe de nombreux contacts historiques et géographiques entre ces groupes de langues dans la région sahélienne. C'est la raison pour laquelle, elles sont souvent associées en une intéraction complexe. Il s'agit : 1. du nigéro-kordofanien ( que Luca Cavalli-Sforza associe sur une même branche au "niger-congolais" dans la reproduction d'un arbre phylogénétique p. 225 de son livre paru en 1996 Gènes, peuples et langues et qui concerne les langues du centre-ouest et du sud-est africain ); 2. du nilo-saharien ( sud-Sahara et haut Nil ) ; 3. de l'afroasiatique ( clairement relié au chamito-sémitique appelé parfois sémito-hamite concernant l'Afrique du nord, le Moyen-Orient et l'Ethiopie ) lui-même relié au nostratique...Il semble que ce groupe de langues, fasse partie d'un même ensemble en expansion de l'est africain vers l'ouest depuis le Xe siècle environ...


Quelques hypothèses sur les langues africaines...

Note 1 sur le nigéro-kordofanien et le nostratique : " La série de descriptions garmmaticales de langues toungouses parue dans l'encyclopédie JNSSSR V ( 1979 ) est à ce point de vue d'une grande importance. A première lecture, ces documents m'ont irrésistiblement rappelé les langues nigéro-kordofaniennes ou nilo-sahariennes qui possèdent une harmonie de hauteur relative basée sur la trait [+_ RLA ] ( racine de langue avancée ) [...] L'harmonie vocalique abordant une particularité de la distribution des consonnes des séries vélaires ( k ) et uvulaires ( q )en fonction des voyelles adjacentes, est un système proto-eurasiatique ressemblant par un aspect important aux systèmes d'harmonie vocalique que l'on trouve en Afrique dans les familles nigérocongolaise et nilosaharienne, tout en en différant sous un autre rapport ;position neutre et rétractée en eurasiatique, neutre et avançée en Afrique. [ Racine de la langue rétractée ] vs [ non rétractée ] ( visible dans Greenberg [1990] )[23]


Note 2 sur l'Afroasiatique et le nostratique : "Aaron Dolgopolski (1964, 1965 ) développait indépendammant une théorie reliant l'indoeuropéen à l'afroasiatique, au kartvèle ( géorgien ) et à une série de langues d'Asie septentrionale incluant l'ouralien, l'altaïque et l'eskimo-aléoute. Dans un travail ultérieur, il y inclu le guiliak, et le tchouktchi-kamtchakien ainsi que l'élamite et le dravidien."[24]


Note 3 sur le sémito-hamite et le nostratique : " Plusieurs auteurs ont souligné des ressemblances frappantes entre l'indo-européen et la famille sémito-hamite ( nom des nombres, des parentés, d'animaux ), au point que des équations linguistiques régulières ont pu être tirées ; que cela indique une parenté génétique entre les langues de ces deux familles, ou simplement des contacts étroits et prolongés, à très haute époque,il s'ensuit en tout cas que les ancêtres des Indo-Européens ont vécu en Asie occidentale."[25]

[modifier] Hypothèses de contacts du peul avec d'autres langues en Orient

A cause de la complexité du pular et des nombreux contacts survenus à une période ancienne avec d'autres langues ( Préhistoire ? Antiquité ? ) situées dans un autre logement géographique ( " le Levant " ) de nombreuses hypohèses, ont accés les recherches sur le pular depuis sa découverte.

Depuis la classification de Greenberg, diverses pistes sont actuellement à l'étude, certaines font l'objet de vifs débats ( la thèse kartvélienne à l'intérieur du milieu nostraticiste ), d'autres sont en " balance "( la thèse afro-asiatique peu affirmée jusqu'à présent, mais voyant peut-être le dravidien pouvant lui être associé un jour ), d'autres encore, s'inscrivent dans un contexte global, bien plus vaste, concernant le peul et de nombreuses autres langues avec lesquelles, il aurait pu être associé dans un lointain passé ( la thèse eurasiatique ).


[modifier] La piste Eurasiatique

  • Des marqueurs eurasiatiques et indo-européens...

Plusieurs auteurs ont noté dans le fulfuldé des formes grammaticales appartenant à la branche eurasiatique.( langues déné-caucasiennes ).L'Eurasiatique fait l'objet de recherches internationales et l'ajout de telle ou telle langue, y est encore très controversé.[26]L'Eurasiatique date de 40 000 ans environ, il a remplacé la " famille eurasienne " et a donné naissance aux cinq familles de langues modernes dont : L'indo-européen, le dravidien et déné-caucasien ( basque, ïénisséien, caucasien, burushaski, sino-tibétain et amérinde ).Greenberg y rajoutera le guiliak, tandis que Berngston[27] voudrait y inclure une langue éteinte le sumérien ( inclusion encore débattue de nos jours ).La plupart de ces études sont le fait de l'école russe et ne sont pas traduites en France, quelques une en Angleterre et en Amérique.Les linguistes les plus importants dans ce domaine étant Starostine (1991-1998 ), Chevorochkine (1989-1991 ), Illitch-Svityc (1971-1984 ), Dolgopolski (1981-1988 )[28].On peut également citer Bomhard ( 1991 ) proposant plusieurs parallèles entre l'indo-européen et plusieurs autres langues.[29]Néanmoins on peut renvoyer le lecteur anglophone et pullophone ou fulaphone au livre de Merrit Ruhlen[30] et à sa traduction pour le lecteur francophone et pullophone ou fulaphone [31]qui présente des tableaux comparatifs où le lecteur est invité à pratiquer lui-même des séries comparatives avec des listes de mots de même sens entre langues d'une même famille et entre formes ancêstrales de différentes familles.Suivant ce procédé,la concordance entre le pular et les langues Européennes proposées parmi un large panel présenté " à l'aveugle " ( en cache ), le pular est concordant à 60 % avec les langues européennes, à 40 % avec les langues eurasiatiques, à 50 % pour les langues ouraliennes et à peine 1 % à 6 % ( tableau 3a pour " je, moi " ) pour un ensemble de langues africaines, 0 % pour les langues d'Asie et amérindes.L'ensemble des langues présentées sont toujours les mêmes, certaines reviennent avec insistance quel que soit le protocole de recherche, ce sont : le sanscrit, l'avestique, le vieil-irlandais, le grec, l'indo-aryen, l'ouralien, le guiliak, le groupe coréo-nippo-aïnu.La palette s'étend donc sur un large périmètre, mais appartient stricto-sensu à la grande aire géographique eurasiatique, en extension de l'Oural, en traversant la Sibérie méridionale, à la pointe extrême du continent asiatique.Le coréo-nippo-aïnu est un sous-groupe de la famille eurasiatique.C'est avec des résultats similaires présentants une forte divergence avec le classement élaboré il y a quarante ans, que les spécialistes ce sont engagés depuis quelques années, à traiter le fulfuldé " à part ", à l'intérieur du groupe nigéro-kordofanien ( comme le basque est traité à part dans l'ensemble Européen ) et à effectuer des recherches fines, pratiquées notamment par L. Cavali-Sforza en 1998-2008.Ces recherches sont menées dans la totalité des lexiques (lexique de la famille, du corps, des perceptions, de la spiritualité, du social, etc. ).Ces résultats ne sont pas contestés par les spécialistes de la question peule.De plus, ces comparaisons mondiales, confirment une hypothèse et des résultats anciennement connus en Anthropologie et en génétique humaine sur le retour en Afrique de populations eurasiatiques.Les travaux de Merrit Ruhlen ont fait beaucoup parler et sont sujet à polémiques chez un groupe restreint de spécialistes.Certains ont adhéré avec enthousiasmes à sa démonstration, mais en 1994 celle-ci parut insuffisante à ses pairs. Néanmoins comme le note André Langaney directeur du laboratoire d'anthropologie biologique du musée de l'Homme : " On sait depuis les travaux très démonstratifs de Luca Cavalli-Sforza, Robert Sokal, Guido Barbujani et ceux de sa propre équipe, au laboratoire de génétique et biométrie de l'université de Genève et au musée de l'Homme, qu'il existe, le plus souvent, une extraordinaire liaison statistique entre diversification génétique des populations humaines et celles des langues qu'elles parlent." [32]La thèse de Merrit Ruhlen plaide en faveur d'une humanité restreinte il y a entre trente mille et soixante mille ans. Soit une population mondiale passant par un minimum démographique de quelques milliers d'individus, pour l'essentiel situés, en Afrique, en Eurasie, en méditerranée orientale et au Proche-Orient ( Croissant fertile ).[33]La piste eurasiatique doit être sérieusement envisagée dans le cadre d'une proto-langue du peul, située hors d'Afrique. La présence de grec, de dravidien, d'une ou plusieurs langues iraniennes dans le pular, engagent à chercher dans cette direction.

[ Ainsi peul paykun ( enfant mâle ) - ( indoeuropéen ) , grec ancien paîs ( enfant ), plur. paidôs / peul né-ddo ( homme ) - ( indoeuropéen ) grec ancien néôn ( jeune ), néaniâs ( jeune homme ) plur. neanîskos [34] - ( dialectes toungouse ) golde nai ( homme , personne ), orotche ( homme ) , oudighé ( homme ), evenk na-sal ( homme ), oultche aga-na ( frêre- aîné ) ege-né ( soeur-aînee ), néguidale ax-ni ( frêres- aînés ) ... / ...Peul mi ( je, moi ) - ( ouralien ) finnois minä ( moi, je ), youkaghir met ( moi, je ) - ( langues africaines ) khoisan mi ( moi, je ) , douala am ( moi, je ), zoulou ami ( moi, je ), mbundu ame ( moi, je ) swahili mimi ( moi, je ) - ( indo-aryen ) sanskrit ad-mi ( moi, " je fais ") - ( indoeuropéen )sankrit mâm ( je, moi ), avestique mam ( moi, je ), grec eme ( moi, je ), latin ( moi, je ), gothique mik ( moi, je ), v. irlandais -m ( moi, je ) ][35]

[modifier] La piste anatolienne

La piste anatolienne relève d'une importance moindre que la piste Eurasiatique. C'est essentiellement du logement géographique dont il s'agit.Ainsi on note Etrusque tul " pierre " et le peul tulé " collines ". sing. tuldé. L'Etrusque n'est pas une langue indo-européenne, elle est notée par Benveniste comme une branche parallèle à l'indo-européen. Pour d'autres, il s'agit d'une langue eurasiatique avec quelques éléments indoeuropéens[36].A ceci s'ajoute la proximité probable avec des Celtes ou Celt-Kimmeroi ( Cimmériens ) terme qui n'est plus usité de nos jours, mais qui avait l'avantage de faire un " lien " entre Celtes et Scythes. Ainsi, on le note v.irlandais tul " colline ".Tandis que le nom éponyme des Cimmériens, connu dans la seule région du Bosphore, Gmiri ( Iaroslav Lebedynsky :44 )[37]est présent aussi bien en kartvèle géorgien, qu'en pular, ( grec Kimmeroi, Gimmirrâia dans les textes assyriens ). Les quelques éléments conjoints que l'on trouve entre d'une part, pular et etrusque, et d'autre part entre pular et v. irlandais déjà noté dans les comparaisons proposées par Merrit Ruhlen et les différentes études en eurasiatiques méttant cette langue en présence à plusieurs reprises, pourraient plaider en la faveur d'un logement géographique ancien dans la région anatolienne ou sa proche banlieue.[38]

[modifier] La piste indo-iranienne

  • Conservation d'un certain nombre de lexèmes originaires de l'Inde...

Les études comparatives menées à partir du lexique peul – qui n'existait pas jusque là – ont en outre confirmé la mise en évidence des traces de langues dravidiennes, de sanskrit (prakrît), de telugu, de kannara ou kanada et de tamil...C'est un vaste rameau linguistique dont les sources historico-géographiques se trouvent autour de la mer Noire, de la mer Caspienne, de la Syrie, de l'Arménie et de l'Inde.Une étude en chronolinguistique menée par Alain Anselin en 1958, fit de la langue originelle, une langue proto-dravidienne [39]L'indianiste Alain Daniélou rattache le peul aux langues dravidiennes : « Des survivances de langues dravidiennes se trouvent sur tout le pourtour du monde méditerranéen. Les plus importantes sont le géorgien du Caucase, le peulh (comme l'ont démontré des recherches récentes) et vraisemblablement le basque »[40] ; « Les langues agglutinatives de type dravidien, aujourd'hui subsistant dans le sud de l'Inde et dont les branches occidentales étaient entre autres, le sumérien, et sont encore jusqu'à nos jours le géorgien et le peulh »[41].

Les études comparatives sur la langue peule exigent une parfaite connaissance du sanskrit,le Vieil indien, l'avestique,le dravidien et le védique.[42].Ainsi sur le plan sémantique, pour le terme veda, on a en comparaison bilatérale aux racines verbales peul : fid~ " dicter ( un texte )"  ; wi'd~ /wed~ / weed~ / weyy-it~/ we'-it~ ( vedd, veed ) " se rassembler en un lieu, écouter (qqn ) " / weedd~ " donner; tenir entre les mains déployées; entendre ( qqch ) au gré du vent; mots-emportés-par-le-vent; distribuer ( qqch ) à ( qqn ) " [43]Certains chercheurs ont cru discerner de fortes ressemblances lexicales entre les langues dravidiennes et les langues ouraliennes, ce qui suggèrerait des contacts prolongés entre locuteurs des deux langues. Cette hypothèse est toutefois critiquée par des spécialistes des langues ouraliennes et, moins fréquemment, des spécialistes des langues dravidiennes.[44]Les hypothèses les plus satisfaisantes mettent aujourd'hui en relation les langues dravidiennes avec les langues de l'Afrique ( groupes bantou, peul, mande, ouest-africain...)[45] On a aussi évoqué des liens avec l'élamite, qui fut parlé en Iran, du début du IIIe millénaire au IVe siècle av. J.-C. au moins.Sans parler des études comparatives entre dravidien et sumérien.C'est Merrit Ruhlen élève de Greenberg, qui évoqua un groupe de langues parlées dans la région du Zagros qu'elle nomma "élamo-dravidien " qui permettrait une jonction filiale avec les langues mésopotamiennes et l'afro-asiatique )[46]Dès les années 60, Lilias Homburger et Théophile Obenga ont trouvé des affinités entre l’égyptien ancien, les langues dravidiennes, parlées aujourd’hui en Inde du Sud, et les langues négro-africaines.Il y a plusieurs thèses de doctorat, écrites sur les rapports entre les langues dravidiennes et les langues du groupe sénégalo-guinéen : wolof, serer, peul. Ce qui amène à penser qu’il fut un moment, au néolithique, où les langues agglutinantes recouvraient l’Afrique, le Bassin méditerranéen et le sud de l’Asie..[47] Cette famille linguistique indépendante a subi et exercé plusieurs influences sur les langues avoisinantes, du fait de la proximité de la famille des langues indo-iraniennes. En effet, les langues dravidiennes comprennent un lexique d'origine indo-iranienne assez important, comme par exemple dans le cas du tamil, largement influencé par le sanskrit. Inversement, en Inde et au Pakistan, les langues indo-iraniennes ont intégré des procédés syntaxiques propres au dravidien, comme une position finale fixe du verbe, mais aussi des sons consonantiques rétroflexes propres aux langues dravidiennes du Nord.

Néanmoins la présence de ces langues dans une aire de peuplement bantou posent des problèmes de classification non résolus à ce jour.[48]

[modifier] La piste afroasiatique

  • Nulles traces en chamito-sémitique...

Malgré un possible passage en Egypte, les chercheurs en langues afro-asiatiques ne rattachent pas le pular à cette branche.

Hormis quelques items de l'aire mésopotamienne révélés par Delafosse, c'est l'absence du shin sémitique en pular qui identifie sa non-appartenance au chamito-sémitique ( afroasiatique ). En revanche, la présence de dravidien est une difficulté majeure pour les chercheurs, puisque le dravidien est noté par Aaron Dolgopolski ( notamment ) comme étant associé au chamito-sémitique.[49]

[ Ainsi suudu " maison " serait issue du sumérien suddu "maison" ; suka " le garçon " serait de la région mésopotamienne ; maayo " mer " serait issue de l'égyptien ancien maiu " fleuve, mer ".Le peul nagge se retrouve en wolof nak " boeuf ", en hébreu nogah " lumière matinale, éclair " et nagah " frapper à coup de cornes " , v. égyptien neka " boeuf, vache".[50]] Néanmoins le radical -ng qualifié de peul a une telle diffusion en Orient, ( on le retrouve en effet en Inde et dans le ïénisséien une langue de l'Amour du groupe déné-caucasien[51] ) qu'il est impossible à ce jour d'en connaître le foyer linguistique originel...

A ce jour, malgré des recherches internationales, les items concernant l'égyptien ancien trouvés dans le lexique sont extrêmement faibles ( l'absence du "shin" sémitique interdit la prononciation des langues sémitiques en général ) et n'a jamais constitué de ce fait, un trait majeur de l'identité linguistique du pular.[52]


Il n'existe aucune langue entièrement d'un type : "Si l'on utilise la méthode typologique qui se fonde sur les similitudes de structure, on constate qu'en de nombreuses aires une grande diversité génétique ( métissage ) s'accompagne de traits typologiques communs" [53]. Cela est particulièrement patent pour les peuples dit "frontières", pour lesquels des études plus poussées doivent être menées. L'Institut français d'études anatoliennes à Istanbul,le CNRS, le musée de l'Orient et de la Méditerranée à Lyon et l'Institut national des langues et civilisations orientales (INaLCO) de Paris, la Sorbonne, prennent une part active dans cette réflexion.

[modifier] Histoire de l'étude linguistique Peule

Page d'aide sur l'homonymie Pour Histoire de l'étude linguistique peule, voir Histoire de l'étude linguistique peule.

[modifier] Notes et références

  1. Sociologie- Les métissages ne concernent pas les nobles. Les rapports matrimoniaux entre JiyaaBe et RimBe témoignent d'un échange à sens unique, preuve d'une discrimination sociale.Les règles matrimoniales sont strictes et caractérisées par une endogamie très poussée entre individus de même statut social. Nul ne peut s'identifier et se reconnaître que dans son groupe d'appartenance sociale qui est un ensemble d'individus " identiques " partageant les mêmes prérogatives et auxquels sont attribués des rôles bien définis dans la société. Chaque membre de la société épouse son égal et surtout quelqu'un de même statut ( pasiraado ) et sens définis du système de caste. Ainsi concrètement, il est impossible et même impensable qu'un Jiyaado ( Peul noir ou FulBe balleebe ) demande une Dimo ( femme noble ou FulBe raneebe ) en mariage, ni l'inverse, qu'une Dimo accèpte d'épouser un Jiyaado. ( Néanmoins, si un noble avait un enfant avec une captive ou une femme de " mauvaise extraction ", ou une femme étrangère ou noire, l'enfant est ipso facto un Peul, l'inverse n'existe pas ). Les mariages avec les Touaregs, les Arabes, ou les Européens , tout comme avec le garçon issu d'une famille aisée ou disposant d'un pouvoir politique, font partie des exceptions, et d'un choix préférentiel. Aujourd'hui, malgré les mutations, les mariages mixtes restent assez rares.cit.P.161-163 in Figures Peules
  2. Linguistique - élamite, sumérien, sutéen, assyrien, akkadien, hourrite, ce sont en grande majorité des emprunts et quelques intégrations suffixales ou interférences.Lexique politique, organisation sociale et spatiale concernent exclusivement : l'architecture, le politique, l'habitat, la topographie, l'administratif, le " phénomène de cour " -ex.ful. " galle " ( " parcelle réunissant un groupe de maisons " ) ; sum. " é-gal " ( " Grande-maison" ) p. 246 in Les premières civilisations, des despotismes orientaux à la cité grecque, Pierre Lévêque, ed.puf, 1987, Paris et suite - ex.ful. " Sukkanaaku "  ; akk.? " Sukkal " ( " Chargé de mission " ), s'occupait du lien bureaucratique entre les différents niveaux de la pyramide bureaucratique et le pouvoir central à Sumer . C'est un " Vice-Roi " à Elam, nombreux corolaires dans la région mésopotamienne comme - " Sukkalmah " (" Grand-Régent " ) à Sumer et en Assyrie où les " Sukkallû " sont les ( " Officiers " ) p. 269, 304, 334 - De sens clairement masculin, il est à noter que le titre de " Sukkal " pouvait être attribué exceptionnellement à des femmes de la lignée royale. A noter également la parenté avec le Sukkot juif, bien relié au sens masculin que l'on retrouve en fulfulde et probablement d'aire linguistique commune.
  3. Linguistique - Langues Dravidiennes de ~8000 av.J.-C à la période bouddhique IIeme siecle av.J.-C).En fulfulde elles sont au nombre de deux, une non-identifiée mais possiblement du nord, l'autre le tamil présent de nos jours au sud de l'Inde et au Sri Lanka.Les éléments telugu et kannara ( elles-mêmes langues drâvidiennes sont des langues des textes). A ceci s'ajoutent quelques rares éléments d'une langue plus ancienne encore que les langues drâvidiennes, le munda- Apparaît sous forme d' emprunts, de vocabulaire, des suffixes , géméllité des voyelles. S'observe au niveau de la structure grammaticale ( agglutination ),à tel point, que certains linguistes considèrent le fulfuldé comme une langue drâvidienne à l'origine. " Lexique du monde physique ". ex.ful. " linggi " ( " poisson " ) , ( " ondoyer " ) et ( " pendre " par analogie avec le sexe masculin )  ; drav. linga signe ( phallus ) symbolique de Shiva ( objet de rites attestés dès 8000 av. J.-C et toujours en vigueurs de nos jours en Inde et régions limitrophes )voir Alain Daniélou Mythes et dieux de l'Inde, ed. Flammarion, 2007 , ( voir note sur le shivaïsme et d'éventuelles traces afro-méditerranéennes ) p. 147 à 160 in La civilisation de la différence, ed. Kailash, 2004 ; p. 404-405 ( linng- ) Christiane Seydou Dictionnaire pluridialectal des racines verbales du peul, ed. karthala, 1998; Alain Anselin, La question peule, ed. karthala, 1956 - ex.ful. " puccu " ( " cheval " )  ; tam.tamil " puccu " ( " cheval " ).Il y aurait eu plusieurs vagues d'arrivées en provenances d'Inde ( L. Homberger )
  4. Linguistique - Iranien- Le problème des items extérieurs à l'Afrique en fulfulde est essentiellement chronologique, en particulier pour les langues i.e, ir. et drav. Ainsi, on peut les " classer " suivant différentes époques ou périodes ( tout comme le perse, le " vieil iranien ", le " moyen-iranien " et le " neo-iranien " F.Bader: 2006 ).Le sanskrit ( langue des textes ) s'accompagnait d'un certain nombre de langues vernaculaires groupées sous le nom générique de prâkrit.Les recherches portent sur des traces à travers les langues actuelles de l'Inde qui sont écrites. Or, à la langue "officielle", organisée, formalisée, il existait d'autres langues proches du sanskrit. " A l'heure actuelle les chercheurs ignorent quel pouvait être ce langage populaire, oral, mais il ne devait pas être différent de celui utilisé par les sûta ( langue védique ) qui ne devaient pas être versifiés " ( Louis Frédéric 1996 : 53 ). Il semble que cela soit le cas des termes retrouvés dans le fulfulde  ; il s'agit d'un prâkrit, un parler populaire proche du sanskrit, (iranien oriental ou saco-iranien L.Frédéric : 1996 ),non versifié.Se trouvent sous forme d'emprunts , de vocabulaire, de structure, symbolique; cosmogonie ; généalogie; expression verbale ( joutes oratoires et méta-langage ); onomastique; rituel et s'observent particulièrement dans l' expressivité de la langue peule ( phonostylistique / phraséologie ou idiolecte ) ( Dupire 1970:581 Organisation sociale des Peul / C. Seydoux 1991 :14 jaamooje na'i ) . " Lexique de l'être humain " ;" Lexique de l'âme " ; " Lexique de l'économie et des techniques " , ces items concernent : L'Individu ( le transcendantal ) voir Françoise Bader( Les langues indo-européennes, ed. CNRS , 2006 )" le soi et l'autre, ou le vieux complexe indo-européen du rapport entre soi et l'autre " & La représentation de l'Autre. L'exemple du répertoire d'une conteuse peule de Garoua ( Cameroun )de R. Botte & J.Schmitz, ed.L'archipel peul, 1994, Paris ). À l'exemple de ce qui se passe pour l'indo-européen commun, le fulfulde montre un vocabulaire du commerce inexistant à cette haute époque, ( sans qu'une explication ait pu être donnée à ce jour ), il deviendra au contraire extrêmement riche à la période suivante durant le moyen-âge africain. Les lexicographes appellent ce secteur : " le lexique de l'âme ".Des études ont montré l'extrême difficulté des conservations du vocabulaire religieux dans l'indo-européen commun, mais c'est également le cas en fulfuldé. On pense que ce domaine devait être soumis à un renouvellement constant et de plus, que le secret protégeait non seulement les lieux et les rites, mais aussi les noms."En ce domaine, on reconstruit donc des signifiés sans pouvoir reconstruire le signifiant qui l'exprimait"( L'Indo-européen, coll.J'ai lu ed.puf ).En onomastique c'est par exemple, la survie de certains prénoms : Aditi, Aruna, Tabiti, Jorez, Hôr, Barneji, Sita, Hari, Heiko, Tierno, Juxa , Sira etc., appartenant à la sphère iranienne...( Pour l'étymologie indo-iranienne d'Aditi et de Tabiti, voir les études iraniennes sur les Scythes, les études de Georges Dumézil.Pour Aruna et l'histoire de ce personnage mythique et historique, voir le Mahâbhârata, la Bhagavad-Gîtâ, les écrits et les études indianistes sur ce sujet. Pour Sira, se reporter aux dynasties Ptoléméennes, exp: Cléopâtre Syra Iere, femme de Ptolémée V Epiphane ~ 210 / 204 / 180 et fille d' Antiochos III le Grand ~ 249 / 223 /187 ) ; Bérénice Syra femme d'Antiochos II et fille de Ptolémée II Philadelphe ~ 308 / 283/ 246 ; Syra < Sira, est un mot iranien ( occidental et oriental ) qui signifie " tête " ( voir l' iranité des gréco-macédoniens d'Egypte in Le monde Hellènistique, de Pierre Levêque, ed. Armand Colin, 1992 cit. P.62: " ...les facteurs orientaux ne sont pas moins manifestes. Héritiers des théocraties orientales, les souverains hellénistes sont fils de la divinité et eux-mêmes dieux.Ainsi, les Lagides ont accépté d'être pharaons. Soter ne s'était pas soumis au rite du couronnement, mais ses successeurs laissent faire les prêtres qui les pourvoient du fluide magique de l' Horus vivant.Désormais ils portent les cinq noms caractéristiques de la puissance pharaonique : " adolescent vaillant, grand de gloire, intronisé par son père, puissant ka de Ra aimé d' Amon, Ptolémée ", tel est Ptolémée II pour un Egyptien " .citp. 98 : La population gréco-macédonienne de l'Egypte, Alexandrie y compris, est estimée à environ 1 million de personnes, contre 8 millions pour la population indigène )-( voir également l'évolution de la Sagaris ( célèbre arme Scythe et patronyme d'un célèbre magistrat du Pont-Euxin au bord de la mer Noire ) dans les patronymes Peuls au cours du Moyen-âge africain )
  5. Linguistique - grec( Bien que le grec présente une progression constante avec des changements phonétiques réguliers au cours des siècles jusqu'à nos jours, dans le pular il s'agit en majorité de grec ancien d'un logement plutôt oriental ( substrat régional du Pakistan ) et de ionien appelé également attique dialecte du Ve s. av.J.-C. dont on sait que l'Egypte et la Libye étaient les deux voies d'entrées en Afrique ).Néanmoins ces items ont pu être acquis dans un autre lieu. Les entrées grecques ( Alexandre le Grand ) dans la région afghano-pakistanaise ( Parthes / pahlava et Yanava ) sont de même origine et par conséquent de même langue.La question du "fait" grec dans la langue peule sera donc glottochronologique et pas simplement diachronique.En fulfuldé ces items apparaissent sous forme d'emprunts, de vocabulaire, et de structure." Lexique du juridique et politique sociale " concernent exclusivement : La généalogie ; l'Institutionnel; la Famille ( élargie ); le Clan ; l' Unité sociale ( à l'exclusion de la solidarité juridique ); le Symbolique.Suivant l'organigramme couramment établit de l'institution et de la parenté grecque, elle apparaît partielle chez les Peuls ( comme dans d'autres sociétés en Europe de l'Est ou en Europe occidentale ). Ainsi en fulfulde on ne retrouve aucune référence à la pratique de la vendetta et l'unité sociale paraît extrêmement faible.La notion de généalogie mythique commune est elle en revanche extrêmement importante et bien conservée en fulfuldé ( Cette notion est propre aux peuples germaniques, iraniens, grecs et indiens ). Elle s'exprime en mode oral assez frêquemment dans la conversation usuelle et d'une façon spéctaculaire lors des joutes verbales de traditions à la fois grecque et indo-iranienne ( note sur les institutions grecques p. 504 in Les premières civilisations, des despotismes orientaux à la cité grecque, Pierre Levêque, ed. PUF, 1987 ). A celà s'ajoute la conservation de prénoms d'origine grecque Aléa, Léna, Kori (< Koré )...
  6. Linguistique - À noter que gen- devient yen- dans les parlers du Sénégal
  7. Linguistique - ex.ful. génos ( "dieu solaire" )  ; gr. génos ( génos, géneos, géneï, etc.) ; ssk. ganas ( ganasas, ganasis ) - ( géné était un culte attesté en Grèce qui aboutit aux institutions indo-européennes de l'antiquité ).Bien que le rapport entre le latin genus et le grec génos soit encore en discussion concernant l'institution romaine note p.41 in La linguistique diachronique de Jean-Elie Botansky, ed. J'ai lu, 1995.
  8. Sociologie - P. 30 in Langues indo-européennes sous la direction de Françoise Bader, CNRS editions, 1994 - note p. 499 in Les premières civilisations, des despotismes orientaux à la cité grecque, Pierre Levêque, ed.PUF, 1987...
  9. Sociologie- p. 104-105 in La religion grecque dans les cités à l'époque classique, L.Bruit Zaidman, P. Schmitt Pantel, ed.Armand Colin, 2006 ; ISBN .2-200-26296-5 & ( sur les dèmes et les tribus ) R. Louis L'anaplérôsis ou la reconstitution du corps civique avec des étrangers à l'époque héllénistique & L'étranger dans le monde grec II, ed. R. Louis, 1992.Les " dèmes ", devenus " dâmos ", concernaient les trois grands groupes germaniques de Tacite, les tribus ioniennes ioniens, doriennes doriens, les Romains et les Scythes- ( voir à ce propos le pouvoir bureaucratique de la royauté, les Wânakes ou la survivance du dâmos dont le dêmos grec serait l'héritier p.502 à 503 in Les premières civilisations, des despotismes orientaux à la Cité grecque, ed. puf, 1997 )- pour les correspondances peules p. 96-97-103 et 104 Christiane Seydou, Dictionnaire pluridialectal des racines verbales du peul, ed.karthala, 1998- Sur le clan Dem du Sokoto voir p.19 in Figures Peules, ed. karthala, 1999. Sur les Dèmes-Qu'est-ce qu'un dème? Division du corps des citoyens créée à Athènes par la réforme de Clisthène en 508/507. P.64-65-66-67 in La Religion grecque dans les cités à l'époque classique, de Louise Bruit Zaidman et pauline Schmitt Pantel, ed.Armand Colin, 2006
  10. Histoire -( ville d'Asie Mineuredans l'antiquité, de même que Didi est une ville de l'actuelle Géorgie )
  11. Linguistique - id. pour mi qui avec l'ajout d'une préposition d'actance -do devrait être rapproché de l'ensemble fonctionnant par "paire" Mitra-Varuna de l'aire culturelle iranienne et qui ne se retrouve pas dans les correspondances du nominalisateur -m des diverses langues africaines, auquel il est généralement associé.Ainsi le nominalisateur -m témoignerait bien d'une extension des langues agglutinantes en Afrique, avec une "coulée" par le rift dès la préhistoire engageant linguistiquement les khoisanoïdes, mais l'ajout d'une préposition, relève ( comme tout changement en linguistique ) d'un développement ultérieur ,( culturel ).
  12. Linguistique - Concernent des emprunts et la structure (le système de comptage qui est africain et l'anaphorique )note p.218-219 in Labatut La phrase peule et ses transformations, Université de Lille III, Atelier de reproduction des Thèses, 1982 " Le Peul oriental a une particule d'irréel ( empruntée au haoussa ) qui, avec l'inaccompli exprime l'iréel du présent et avec l'accompli : "To/ mi/ alu/ no/ ey / luumo / wartoowo / daa / urii / no. Si moi ai-laisse pas jusqu'à marché suivant IRR c'est mieux pas. Si je l'avais laissé jusqu'au marché suivant, s'aurait été mieux."
  13. Linguistique - Les groupes linguistiques africains concernent toutes les aires linguistiques traversées par les Peuls quelle que soit l'époque, proche ou lointaine.On comptera également des items empruntés au songhay (voir Nicolaï Robert in Parentés linguistiques : à propos du songhay , ed. CNRS ), mais également du wolof, tekrour, serere, etc.Généralement en terme de "classement", on compte prioritairement : les groupes mandé [manding] et variantes accordées à cette langues dans différentes régions d'Afrique de l'Ouest; les langues atlantiques ( wolof, serere, temne, diola ) et le haoussa [tchadique].A noter que le fulfulde sert de langue véhiculaire entre des langues africaines du centre-ouest.Ainsi, le pular le plus au sud de l'aire de peuplement initial est-il : le Kwa-fulfulde du groupe benue-congo d'où "nigéro-congolais".
  14. Linguistique - voir Tourneux Henri et Yaya Daïrou ,Dictionnaire peul de l'agriculture et de la nature,, ed. karthala, 1998.L'arabe classique ou littéraire étant le plus représenté en fulfulde, c'est sur lui que la transcription latine a été adaptée pour le fulfulde. Bien que la langue arabe présente des voyelles brèves plus nettes qu'en pular ne favorisant pas la transcription latine.Choix de transcription suite à des études en phonologie ( voyelles brèves et voyelles longues ) à partir de la graphie arabe par J.Greenberg,1949 (idem en haoussa, en somali et kiswahili )p. 85 in Littérature d'Afrique noire, Alain Ricard, ed. Karthala, 1995.On ajoutera à cet arabe classique des parlers arabes véhiculaires et régionaux ainsi l'hassaniya est-il parlé en Mauritanie, au Mali, au Sénégal et au Niger par 1 2230 000 personnes dont les Peuls de ces régions ; le shuwa parlé dans les régions du Tchad, du Cameroun, du Nigéria et du Niger par 1 031 000 personnes dont les Peuls de ces régions p. 97-98 in Les Langues Africaines, par B.Heine et B.Nurse, ed. Karthala, 2004
  15. Linguistique - On notera également le portugais, pour la Guinée portugaise et la diaspora du Cap-Vert ( voir Moreira José Mendes, Fulas do Gabù, Bissau, ed.Centro de estudo da Guiné portuguesa ( Memoria 6 ), 1948, Portugal
  16. P.102-103 in Parlons poular, Peul du fouta Djalon ed.L'Harmattan, 2002
  17. Linguistique - " L'effet de l'isolement linguistique d'une certaine communauté est double : 1. les différences se produisent plus rapidement ; 2.ces différences se produisent dans une autre direction que si la communauté était restée en contact de masse. La discontinuité géogrpahique constitue un cas particulier, voire exceptionnel demandant une étude spéciale quant aux dites différenciations à l'intérieur d'un corps linguistique continu " ou [corps d'origine].p.169 in Écrits de linguistique générale, Ferdinand de Saussure, ed.Gallimard, 2002
  18. Linguistique- "Greenberg et de façon plus détaillée, Schadeberg ( 1989:72) ont montré que les affixes de classe correspondant régulièrement à ceux d'autres groupes du niger-congo.Les langues kordofaniennes demeurent les plus méconnues des langues niger-congo ; il n'en existe aucune description grammaticale complète.Des recherches plus complètes sont absolument nécessaires à une reconstuction du niger.congo." p.30 in Les Langues africaines de B.Heine et Nurse, ed.karthala
  19. Histoire des langues - note p.26 in Les langues africaines, Bernd Heine & Derek Nurse, ed. Karthala, 2004 à propos de Greenberg : " Greenberg s'est élevé contre l'usage de critères extra-linguistiques ou typologiques ( culture - sociologie - génétique ) pour la classification des langues"
  20. Linguistique -" note p. 26 "En 1963, le kordofanien est rapproché du niger-congo sans changement de niveau. La région de cette famille prend le nom de Niger-Kordofanien (ou Congo-Kordofanien )."
  21. cit. Dr.George Boeree de la Shippensburg University
  22. Les langues africaines, ed. Karthala, note p. 30 et suite : " La famille kordofanienne est la plus méconnue des langues Niger-Congo ; il n'en existe aucune description grammaticale complète, note p. 30 elle est aussi la plus vaste, comprend également le malayo-polynésien ou langues de l'Indonésie et de Madagascar et concerne 400 millions de locuteurs " - p. 26 "Mukarovsky Hans. G, dans certaines de ses publications ( 1976-1977, A study of west nigritic. 2 vol. Vienne : Institut fûr Âgyptologie und Afrikanistik, Universitât Wien ) considère que le peul n'appartient pas à cette branche."
  23. citation p.82 et citation p.48 in Les Langues indo-européennes et la famille eurasiatiques de Joseph H. Greenberg, préface Claude Hagège, ed. Belin, 2000, Paris et suite
  24. p.26-27 & note à propos de Greenberg et l'A.A :" Greenberg ( 1950 ) fit progresser d'une étape supplémentaire l'étude du problème en introduisant un phylum afroasiatique à cinq branches. Il révèla les affiliations de langues telles que le massaï et le fulfuldé et posa l'appartenance du tchadique à l'A.A." p.95 in Les langues africaines, Bernd Heine & Derek Nurse, ed. Karthala, 2004.
  25. p.585-586 in Les premières civilisations, des despotismes orientaux à la cité grecque de Pierre Levêque, ed.Puf,1987, Paris
  26. H.Fleming Mother Tongue, Boston, 1986 [ Revue de l'Association for the Study of language in Prehistory ( Association pour l'étude des langues de la préhistoire), qui s'est constituée en vue de contrebalancer l'influence conservatrice des indo-européanistes et des américanistes.]
  27. p.159 Bengston et merrit Ruhlen in Global Etymologies, 1994, in Ruhlen 1994 [ La démonstration la plus documentée à ce jour de la monogenèse des langues existantes.Les vingt-sept étymologies mondiale, répresentées dans un article reproduit en annexe du livre de Merrit ruhlen ]
  28. V.Chevorochkine Exploration in Languages Macrofamilies, ed.Borckmeyer, Bochum, 1989b [ mentionne lors de la Conférence internationale du Language et de la préhistoire en 1988, la comparaison par Starostine entre nostratique et dene-caucasien ] & Proto-Languages and Proto-Cultures, ed.Brockmeyer, Bochum, 1990 [contient une traduction anglaise et un index sémantique des reconstructions nostratiques d'Illitch-Svitych. ],& avec A.Manaster-Ramer in Some Recent Work on the Remote Relations of Languages, 1991 eds. Lamb et Mitchell [ un résumé des travaux russes récents sur la classification des langues du monde], Nostratic and Sino-Caucasian, 1989 ed.Cherovochkine [ Avance que des familles de langues d'Afrique, d'Europe et d'Asie sont apparentées ].
  29. A.R.Bomhard Lexical parallels Between Proto-Indo-European and Other languages, 1991, in L.Isebaert, ed. Studia Etymologica Indoeuropaea, Peeters, Leuven [ Présente des faits reliant l'indo-européen à d'autres familles de langues d'Eurasie et d'Afrique ]
  30. ( br. )M. Ruhlen with John D. Bengtson in The Origin of Languages
  31. (fr.)M. Ruhlen, traduction française Pierre Bancel, L'Origine des langues. Sur les traces de la langue mère, ed. Belin, Paris, 1997
  32. p.6 in L'Origine des Langues, 1994
  33. voir tableau 12 p.211 "La structure génétique de la population humaine"
  34. Ermaion initiation au grec ancien, lexique p.400-401 & p.34 ed.ophrys, 1996
  35. tableau2a ( langues d'Europe )p.30, tableau3a ( langues d'Afrique)p.46, tableau6 ( ouralien )p.59 in Merrit Ruhlen , L'Origine des langues. Sur les traces de la langue mère, ed. Belin, Paris, 1997
  36. p.45 Greenberg.
  37. Les Nomades, ed. errances
  38. p.45. in Les Langues Indoeuropéennes et la famille eurasiatique, Joseph H. Greenberg, 2000, ed. Belin
  39. Alain Anselin in La question Peule, ed. Karthala, 1958, Paris
  40. Alain Daniélou, La Civilisation des différences, Kailash, 2004
  41. Alain Daniélou, Mythes et dieux de l'Inde. Le polythéisme hindou, Flammarion, 2007, p. 10
  42. Inde -Ainsi, la littérature sacrée et profane, traités théologiques, poésie hymnale et didactique,traités de grammaire, les vies des Saints et des profanes,les hauts faits des rois et parfois la poésie amoureuse et enfin dans d'autres domaines, la connaissance des us et coutumes de l'Inde ancienne, constituant une trame éssentielle de l' Orient ancien
  43. note concernant les africanistes et les recherches linguistiques africaines "[...]Beaucoup semblent ignorer la littérature des siècles antérieurs et des cultures où le sacré investit tous les aspects de la vie. Les orientalistes savent cela : les africanistes l'ignorent souvent ! " p. 35 in Littérature d'Afrique noire - Des langues aux livres, d'Alain Ricard, ed. Karthala, 1995, Paris
  44. Krishnamurti, Bhadriraju (2003) The Dravidian Languages Cambridge University Press, Cambridge. ISBN 0-521-77111-0, p. 40-41.
  45. Sergent,B. (1997) Genèse de L'Inde Ed. Payot, Paris. pp.52-58.
  46. voir la littérature indianiste( notamment les Français A. Daniélou, L. Renou Louis Renou et Jean Filliozat, L'Inde classique : manuel des études indiennes, 2 vol. Imprimerie nationale, 1949-1953, Paris; Études védiques et pâninéennes, IV,1958, Paris (une étude comparative rare sur les maryani envahisseurs aryas d'Égypte)
  47. [1]
  48. cit."le nostratique proprement dit, le dravidien s'y apparentant au premier degré et l'afroasiatique au second degré ": Sergej Starostin ( 1990 ) relevait ainsi,que la parenté entre l'indoeuropéen et le dravidien était plus lointaine que celle entre l'indoeuropéen et l'ouralien ou l'altaïque" p.23 in Les langues indoeuropéennes et la famille eurasiatique, Joseph H. Greenberg, ed. Belin, 2003 & A statistical Evaluation of the Nostratic Macrofamily in Richard Dawkins & Jared Diamond, ed.Evolution : From Molecules to Culture, Cold Spring Harbor, Cold Spring Harbor Laboratory, 1990
  49. Joseph H. Greenberg Langues indoeuropéennes et la famille eurasiatique ed. Belin, 2000, Paris
  50. p.89 in Les bergers du soleil, l'Or peul de Jean-Marie Mathieu, ed.désiris, 1998
  51. Linguistique - cit.p.192, "série d'averbes de lieu dérivés de démonstratifs et d'intérrogatifs au moyen du suffixe -g avec des variantes -ng et -nge dérivées de -nk et -nke " - Joseph H. Greenberg Langues indoeuropéennes et la famille eurasiatique ed. Belin, 2000, Paris
  52. p.25 cit :" Les textes égyptiens ne sont pas présents dans la mémoire des peuples de l'Afrique noire[...] certaines thèses concernant les remarques de Cheik Anta Diop sur la civilisation de Méroé ( notamment sur les parentés linguistiques) ne nous semblent pas pouvoir être confirmées )
  53. cit.p.20 in Figures Peules

note 2: Jean-Marie MATHIEU: Les Bergers du Soleil, l'Or peul, Éd. DésIris 1998

[modifier] Voir aussi

[modifier] Articles connexes

[modifier] Liens externes

  • (en) Le pulaar sur Ethnologue.com
  • (fr)[3](texte de L. Homberger de la société des africanistes, 1962, sur l'origine dravidienne et syrienne des Peuls et correspondances linguistiques avec le Brahoui langue drav. du N.O de l'Inde ).

[modifier] Bibliographie

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  • (en) Sonja Fagerberg-Diallo, « "Learning to Read Woke Me Up!": Motivations, and Constraints, in Learning to Read in Pulaar (Senegal) », Adult Education and Development, 2002, n° 58, p. 45-60
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