Chaoui

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Chaoui - Chawi
Tachawit
Parlée en Algérie
Région Aurès
Nombre de locuteurs 3 millions[1]
Classification par famille
Codes de langue
ISO 639-2 ber[2]
ISO 639-3 (en) shy
IETF shy

Le chaoui, la chaouia, ou chawi (berbère: Tacawit, pron. tachawit, thachawit, hachawith, th'chawith, en tifinagh ⵝⴰⵛⴰⵡⵉⵝ ) est une langue berbère, parlée par les Chaouis, habitants des Aurès et ses régions attenantes en Algérie.

Le chaoui appartient au groupe zénète[3],[4]. Selon l'Encyclopédie berbère, le chaoui compte plus de deux millions de locuteurs:

« L’enquête la plus fiable et la plus précise dont nous disposons (Doutté/Gautier 1913) donnait un pourcentage de 8,5 % de la population algérienne comme étant berbérophone Chaouia ; reporté sur les donnés du recensement algérien de 2011 (36 millions d’habitants), ce pourcentage permettrait d’estimer à 3 085 500 de locuteurs du chaouia actuellement.
En tenant compte des diverses données et tendances évoquées précédemment, on pourra évaluer le nombre de locuteurs du chaouïa au minimum à deux millions personnes[5]. »

Le chaoui est parlé dans l'Est algérien : dans les Aurès et les régions avoisinantes (le massif du Boutaleb (Talbi), le Bellezma, les Hautes plaines constantinoises et les monts des Nemenchas). Ce qui sur la base du découpage administratif actuel correspond totalement ou partiellement aux wilaya(s) de Sétif, Batna, Mila, Biskra, Oum-el-Bouaghi, Khenchela, Tébessa, Souk Ahras et Guelma[5].

Histoire et origine du chaoui[modifier | modifier le code]

Localisation des Aurès
chaoui

La langue berbère appartient à la famille des langues chamito-sémitiques (langues sémitiques, copte, langues tchadiques, amharique, …).

Le chaoui appartient au groupe Zénète[6].

La langue chaoui[modifier | modifier le code]

Medracen {Imedghacen}, la sépulture des rois Numides[7] et patriarche des Amazighs[8]
Article détaillé : Langues berbères.

La télévision algérienne et la radio algérienne diffusent des contenus en langue chaoui.

La phonétique comparative avec les autres régions de l'Afrique du Nord[modifier | modifier le code]

Salem Chaker a fait une étude du chaoui pour rédiger l'Encyclopédie berbère. La phonétique chaouie est décrite dans son ouvrage :

« Le phonétisme chaoui présente les caractéristiques générales de celui de tous les autres langues berbères du Nord de l'Algérie et du Maroc :

  • Un système vocalique ternaire (/a, i, u/), sans opposition de durée avec une voyelle centrale neutre, non phonologique [e] dont la fonction est d'éviter les successions de plus deux consonnes. Les semi-voyelles /w/ et /y/ doivent y être distinguées des voyelles correspondantes (/u/ et /i/), même si les semi-voyelles sont souvent réalisées comme voyelle dans certains contextes (finale).
  • Le système consonantique est lui-aussi très comparable à celui des dialectes de la bande nord-africaine, depuis le Rif jusqu'à la Tunisie ; il en partage notamment la caractéristique principale : la spirantisation généralisée des occlusives simples "berbères" /b, d, t, k…/ sont réalisées localement [ß, ð, θ, ç…].

Sur ce plan, deux caractéristiques –attestées ailleurs mais fortement marquées en tachaouit– doivent être relevées : La spirantisation de /t/ > [θ] aboutit fréquemment, en particulier dans un certain nombre de morphèmes de haute fréquence, au simple souffle (laryngale) /h/. Dans certains parlers, le phénomène est quasi général

pour le préfixe t- des noms féminins et dans tous les paradigmes pronominaux, d'où : -h < θ < t "le" (pronom personnel régime direct) -hen < θen < ten "les" (pronom personnel régime direct, masculin) -hent < θent < tent "les" (pronom personnel régime direct, féminin) nihnin, nehni < niθni < nitni "eux" (pronom indépendant) nihenti, nehenti < niθenti < nitenti "elles" (pronom indépendant) hameṭṭuθ < θameṭṭuθ < tameṭṭut "femme" ; hamsumta < θamsumta < tasumta "coussin" ; hufa < θufa < tufa "elle a trouvé" ; hufa-hen < θufa-θen < tufa-ten "elle les a trouvés" ; hemmut < θemmut < temmut "elle est morte" ; henn-asen < θenn-asen < tenn-asen "elle leur à dit" ; hinid < θinid < tinid "tu diras"... [Aït Abdi]

A l'initiale, l'affaiblissement peut même aboutir à la disparition pure et simple selon le schéma :

t > θ > h > ø : tameṭṭut > θamettuθ > hamettuθ > amettuθ. Les trois derniers stades de l'évolution se rencontrent en tachaouit. Le phénomène semble distribué de manière très diverse dans l'ensemble aurasien et il constitue sans doute l'un des critères de classement des parlers de la région : très limité chez les Aït Frah où l'on est dans une situation presque identique celle du kabyle (/t/ > /θ/ ; Cf Basset 1961), il est en revanche fréquent chez les Ouled Sellem (Joly 1912), dans l'Ahmar-Kheddou (Mercier 1896) et quasi systématique chez Aït Abdi (Cf textes de Djarallah)...

  • La comparaison interdialectale fait également apparaître que les palato-vélaires berbères /g/ et /k/ connaissent en chaouia des traitements divers et classiques, que l'on peut retrouver dans de nombreux autres parlers berbères Nord :

g > y (Aït Abdi) : argaz > aryaz "homme" ; eg > ey "faire" ; mger > myer "moissonner" ; bzeg > bzy/bziy "être mouillé"... g > ǧ > j (Ahmar-Kheddou/Aït Frah) : gar > ǧar > jar "entre" ; tagrest > tajrest "hiver" ; mger > mjer "moissoner" ; ajenna (< agenna) "ciel" ; ajerqil (<agertil) "natte" ; aniji (<anebgi) "invité... k > š : kem > šem "toi" (fem); neknin > nešnin "nous" ; (a)kal > šal "terre"... kk > čč : nekk > nečč "moi" ; kkat > ččat "battre" ; nekkenti > neččenti "nous (fem.). Inversement, la semi-voyelle berbère /y/ peut connaître localement un traitement en occlusive palatale /g, gg/ : yis > gis "cheval", yaziḍ > gaziḍ "coq" (région de Khenchela et Aïn M'lila) : teyni > qeggeni "dattes"... Devant consonne sourde – notamment le suffixe de féminin -t -, /y/ est souvent traité en /k/ > [ç] : θazdayθ > θazdaçθ, palmier ; θahyuyθ > θahyuθ, "fille"...

C'est sans doute l'ampleur et les caractéristiques particulières -surtout le traitement /k/ > /š/- de ces phénomènes d'affaiblissement qui ont conduit plusieurs descripteurs anciens à rapprocher les parlers aurasiens plutôt de ceux de l'Algérie centrale et occidentale (Chénoua, Menacer, Blida, Ouarsenis, Snouss...) que de ceux de la Kabylie (Mercier, p. 11). En revanche, on relèvera l'absence totale d'affriction des dentales, phénomène si marqué en kabyle. »[9]

L'écriture[modifier | modifier le code]

Le Berbère a historiquement d'abord été écrit en alphabet tifinagh, avant que cette écriture disparaisse au profit du latin au milieu du VIIe siècle.

La langue Chaoui au sens propre est longtemps demeurée exclusivement orale. La langue berbère "standard" enseignée dans les Aurès de nos jour est le Chaoui (lui-même différent du Kabyle), désigné dans l'étymologie algérienne officielle sous le nom de tamazight, terme génerique assez critiqué par les linguistes, mais globalement répandu et accepté au sein de la population, et tend a s'imposer comme la langue écrite standard, tandis que les différentes langues parlées, en seraient le pendant oral[10].

L'écriture usitée de nos jours est donc l'alphabet berbère (à base latine). La langue chaoui dans sa variante propre, est parfois usitée au sein du mouvement associatif, écrite dans cet alphabet[10].

On peut aussi trouver, un peu partout dans la région chawiyophone, des panneaux et autres noms de lieux, écrits en tifinagh, surtout dans les lieux touristiques.


Caractère tifinagh[modifier | modifier le code]

De nos jours l'alphabet tifinagh, bien que d'usage folklorique, reste un symbole culturel fort pour la plupart des Chaouis. La première version de néo-tifinagh (car somme toute différente des tifinaghs historiques antiques) a été développée par l'académie berbère dans les années 1960. Il est à noter que le tifinagh a été conservé par les touaregs où il est toujours d'usage avant d'être réintroduit chez les communautés berberophones d'Algérie et puis à celles du Maroc.

À compter de la version 4.10 de la norme Unicode, les caractères tifinaghes sont codés dans la plage U+2D30 à U+2D7F. Il y a 55 caractères définis dans la norme mais nous savons qu'il existe un nombre beaucoup plus grand de caractères qui ne font pas partie de la norme Unicode.

Représentation Unicode des glyphes (de gauche à droite)
Code +0 +1 +2 +3 +4 +5 +6 +7 +8 +9 +A +B +C +D +E +F
U+2D30 2D30.png 2D31.png 2D32.png 2D33.png 2D34.png 2D35.png 2D36.png 2D37.png 2D38.png 2D39.png 2D3A.png 2D3B.png 2D3C.png 2D3D.png 2D3E.png 2D3F.png
U+2D40 2D40.png 2D41.png 2D42.png 2D43.png 2D44.png 2D45.png 2D46.png 2D47.png 2D48.png 2D49.png 2D4A.png 2D4B.png 2D4C.png 2D4D.png 2D4E.png 2D4F.png
U+2D50 2D50.png 2D51.png 2D52.png 2D53.png 2D54.png 2D55.png 2D56.png 2D57.png 2D58.png 2D59.png 2D5A.png 2D5B.png 2D5C.png 2D5D.png 2D5E.png 2D5F.png
U+2D60 2D60.png 2D61.png 2D62.png 2D63.png 2D64.png 2D65.png                   2D6F.png
U+2D70                                

Voici un tableau comparatif entre les glyphes et les translittérations en caractères latins et arabes.

Codes couleur
Couleur Signification
  Tifinaghe de base selon l'IRCAM
  Tifinaghe étendu (IRCAM)
  Autres lettres tifinaghes
  Lettres Touareg modernes
  Ces cases ne devraient pas être utilisées
Lettres simples (et lettres modifiées)
Code Glyphe Unicode Translittération Nom
Latin Arabe
U+2D30 2D30.png en tifinagh : a ا ya
U+2D31 2D31.png en tifinagh : b ب yab
U+2D32 2D32.png en tifinagh : bh ٻ yabh
U+2D33 2D33.png en tifinagh : g گ yag
U+2D34 2D34.png en tifinagh : gh ڲ yagh
U+2D35 2D35.png en tifinagh : dj ج yaj selon l'Académie berbère
U+2D36 2D36.png en tifinagh : dj ج yaj
U+2D37 2D37.png en tifinagh : d د yad
U+2D38 2D38.png en tifinagh : ض yadh
U+2D39 2D39.png en tifinagh : ض yadd
U+2D3A 2D3A.png en tifinagh : ض yaddh
U+2D3B 2D3B.png en tifinagh : e ه yey
U+2D3C 2D3C.png en tifinagh : f ف yaf
U+2D3D 2D3D.png en tifinagh : k ک yak
U+2D3E 2D3E.png en tifinagh : k ک yak touareg
U+2D3F 2D3F.png en tifinagh : ⴿ kh خ yakhh
U+2D40 2D40.png en tifinagh : h
b
ھ
ب
yah
= yab Touareg
U+2D41 2D41.png en tifinagh : h ھ yah selon l'Académie berbère
U+2D42 2D42.png en tifinagh : h ھ yah touareg
U+2D43 2D43.png en tifinagh : ح yahh
U+2D44 2D44.png en tifinagh : æ (ɛ) ع yaʿ
U+2D45 Yakh.svg en tifinagh : kh خ yakh
U+2D46 2D46.png en tifinagh : kh خ yakh touareg
U+2D47 2D47.png en tifinagh : q ق yaq
U+2D48 2D48.png en tifinagh : q ق yaq touareg
U+2D49 2D49.png en tifinagh : i ي yi
U+2D4A 2D4A.png en tifinagh : j ج yazh
U+2D4B 2D4B.png en tifinagh : j ج yazh de l'Ahaggar
U+2D4C 2D4C.png en tifinagh : j ج yazh touareg
Code Glyphe Unicode Translittération Nom
Latin Arabe
U+2D4D 2D4D.png en tifinagh : l ل yal
U+2D4E 2D4E.png en tifinagh : m م yam
U+2D4F 2D4F.png en tifinagh : n ن yan
U+2D50 2D50.png en tifinagh : ny ني yagn touareg
U+2D51 2D51.png en tifinagh : ng ڭ yang touareg
U+2D52 2D52.png en tifinagh : p پ yap
U+2D53 2D53.png en tifinagh : u
w
و
ۉ
yu
= yaw Touareg
U+2D54 2D54.png en tifinagh : r ر yar
U+2D55 2D55.png en tifinagh : ڕ yarr
U+2D56 2D56.png en tifinagh : gh (ɣ) غ yagh
U+2D57 2D57.png en tifinagh : gh (ɣ) غ yagh touareg
U+2D58 2D58.png en tifinagh : gh (ɣ)
dj
غ
ج
Ayer yagh
= yaj de l'Adrar
U+2D59 2D59.png en tifinagh : s س yas
U+2D5A 2D5A.png en tifinagh : ص yass
U+2D5B 2D5B.png en tifinagh : sh (ʃ) ش yash
U+2D5C 2D5C.png en tifinagh : t ت yat
U+2D5D 2D5D.png en tifinagh : ط yath
U+2D5E 2D5E.png en tifinagh : ch (tʃ) تش yach
U+2D5F 2D5F.png en tifinagh : ط yatt
U+2D60 2D60.png en tifinagh : v ۋ yav
U+2D61 2D61.png en tifinagh : w ۉ yaw
U+2D62 2D62.png en tifinagh : y ي yay
U+2D63 2D63.png en tifinagh : z ز yaz
U+2D64 2D64.png en tifinagh : z ز Tawellemet yaz
= yaz harpon
U+2D65 2D65.png en tifinagh : دز yazz
U+2D6F 2D6F.png en tifinagh : +w ۥ+ marque de labio-vélarisation
= Tamatart
= <super> 2D61
Digrammes (ligatures possibles)
Code Glyphe Unicode Translittération Nom
Latin Arabe
U+2D5C U+2D59 2D5C.png2D59.png en tifinagh : ⵜⵙ ts تس yats
U+2D37 U+2D63 2D37.png2D63.png en tifinagh : ⴷⵣ dz دز yadz
Code Glyphe Unicode Translittération Nom
Latin Arabe
U+2D5C U+2D5B 2D5C.png2D5B.png en tifinagh : ⵜⵛ tch (tʃ) تش yatch
U+2D37 U+2D4A 2D37.png2D4A.png en tifinagh : ⴷⵊ dj دج yadzh

Les emprunts aux autres langues[modifier | modifier le code]

Relief du Nord de l'Afrique

Le chaoui a subi l'influence des autres langue comme l'arabe, le français, le latin, l'hébreu [réf. nécessaire]. Plusieurs mots ont été empruntés comme le café, le thé, etc. Néanmoins contrairement à ce que l'on pourrait penser, le chaoui a été moins influencé par l'arabe que le kabyle. Cependant, rapporté aux données statistiques, cela ne se vérifie pas car ce dernier dispose d'un fonds lexical berbère éminemment plus riche.

Littérature chaoui[modifier | modifier le code]

Portrait d'Apulée de Madaure

Le terroir chaoui existe depuis des siècles. Gustave Mercier rassemble cinq contes racontés par des conteurs chaouis, il découvre un corpus important de la narration chaoui. Gustave Mercier, le fils d' Ernest Mercier, a écrit Cinq textes berbères en dialecte chaouïa en 1900. Gustave Mercier publiera Le Chaouïa des Aurès en 1896. La famille Mercier s'est intéressée profondément à l'origine des chaouis et à leur langue, le chaoui. Mena Lafkioui et Daniela Merolla publieront Contes berbères chaouis de l’Aurès d’après Gustave Mercier.

Le roman et le théâtre[modifier | modifier le code]

Mur d'une rue d'Alger, affiche de M'hamed Issiakhem pour un spectacle de Kateb Yacine, 1978

Kateb Yacine fut l'un des premiers romanciers chaouis à écrire sur son origine berbère et a exposé sa vision du Monde. Il a écrit en français et en arabe. À nos jours, aucun roman n'a été publié en langue chaoui. Cependant, plusieurs écrivains de la région des Aurès ont écrit en langue française et arabe. Il existe aussi des écrivains européens, en majorité des Français, qui ont décrit dans leurs romans l'histoire et la tradition des chaouis.

Proverbes chaoui[modifier | modifier le code]

Les proverbes chaoui ont été rassemblés par Mohamed Salah Ounissi, en voici quelques uns[11] :

  • Am userdun, nnan -as « mand wa d baba -k ψ » yenna - sen : « xali d yiss ! »

(On a dit au mulet, « qui est ton père ? », Il a répondu : « mon oncle maternel, c'est le cheval ! »)

  • wa I âefsen f we âlaw nnes, ad yadu f yexf nnes.

(Celui qui piétine son burnous, tombera sur la tête)

  • wi -t- ikersen s ufus, at yefdek s teψmas

(À celui qui a noué les fils avec ses mains, de les dénouer avec ses dents)

  • deg mi (di mi) nnek a fi ψer, ula deg mi n tamza

(Je préfère être dévoré par le serpent, plutôt que par l’ogresse). Du conte « behdidan »

  • w-iqqimen f wehdir, am wi-t- irefden

(S'asseoir sur une pierre, comme son port)

  • Ini-ya mand wa d ameddukel nnek, ak -inigh mand wa d cek

(Dis-moi qui est ton ami, je te dirai qui tu es)

  • yum-ak ac yeffez, u-c iserrede-c

(Ton frère te mâchera, mais il ne pourrait t'avaler)

  • Am wi rezzun f ticcett deg exf n uferdas.

(Comme celui qui cherche une puce sur la tête du chauve)

  • Am wi rezzun f tissegnit deg lum

(Comme celui qui cherche une aiguille dans la paille)

  • Ma yuder, at ur yetzalla-c, at yerfed cra n tψawsa

(Quand il se penche, ce n'est pas qu'il fasse la prière, c'est qu'il prend quelque chose)

  • Am userdun yesψersen uψen

(Comme un mulet détaché)

  • Dar s udar (sers dar zzat n udar, maghef ad tadud)

(Pour ne pas tomber, marche avec des pas bien mesurés).

  • Wa ur yessersen lum dug âeddis nnes, ur yettaggwad lâafit.

(Celui qui n'a pas de paille dans son ventre, ne craindra jamais le feu).

  • Afrux ur yesseččay bab -as

(L'oiselet n'alimente pas son père)

  • Itett id n wuccen, yill id n unilti

(Il mange avec le chacal, et pleure avec le berger).

  • Am w iderrmen dug jehlum nnes

(Comme celui qui veut mordre sa queue)

  • Ugur id n userkas ψer yimi n tebburt (n teddart)

(Suis le menteur jusqu'à la porte de la maison)

  • W' isψin a wer yexs, ad yezzenz matta yexs

(Celui qui achète ce qu'il ne désire pas, vendra ce qu'il désire)

  • Imakaren, ald ad asen ad bdan, tmeknasen.

(Au moment du partage, les voleurs s’entretuent)

  • Itett azalim s yimi n yudan

(il mange l’oignon avec la bouche des autres)

  • S tmeqqit gher tmeqqit, ttazzalen ighzran.

(De goutte en goutte coulent les rivières)

  • Aman ad yeânan gher tzuggwart, i tzemmurt xir.

(Tazuggwart : plante épineuse) (Irriguer l’olivier mieux que le genêt)

  • Aman zzat-negh, fad yengha-negh

(L’eau est en face de nous et nous mourons de soif)

  • Aman ssenen abrid nnsen.

(L’eau connaît bien son chemin)

  • D iccer nnek ak ikemzen d titt nnek ak-izehgen.

(Il n’y a que ton ongle qui te gratte et que ton œil qui te fait pleurer).

Légendes et contes chaoui[modifier | modifier le code]

Le patrimoine culturel de la langue chaoui n'a pas fait l'objet d'étude approfondie. Cela a plusieurs causes. Une des raisons est que la région des Aurès est très mal connue.

Néanmoins, quelques rares chercheurs en littérature berbère ont pu élaborer des documents qui rassemblent quelques extraits de contes oraux. L'écrit n'existe pas puisque le chaoui n'est qu'un dialecte oral. Gustave Mercier a écrit Les chaouia de l’Aurès (1896) et Cinq textes berbères en dialecte chaouia (1900).

Mena Lafkioui et Daniela Merolla ont fait une réédition de l'ouvrage de Gustave Mercier, Rüdiger Köppe Verlag, Köln (Cologne), 2002. Berber Studies, Volume 3[12]. Le livre rassemble quelques contes :

  • Taqsit n Ğexran - Histoire de Djekhran
  • Taqsit lγul d taqiyart - Histoire de l’ogre et de la belle femme
  • Taqsit n tmettut n ssultan d uwzir-nnes - Histoire de la femme du sultan et son vizir
  • Taqsit m usufi d utargi - Histoire du Soufi et du Targui
  • Taqsit m Ahmed Lhelayli d Rredah’ - Ahmed El-Helayli et Redah
  • Taqsit m uryaz d tqellalt n zzit - Histoire de l’homme et de la jarre d’huile
  • Taqsit m uâraben d icawiyen - Histoire des Arabes et des Chaouis
  • Taqsit n leâbad tiraren rrunda - Histoire des joueurs de rounda
  • Taqsit n iya itemxasamen γuf th’abbukt n Iğuz - Histoire de ceux qui se disputèrent pour une noix d’amande
  • Taqsit m ubudrim d war - Histoire du renard et du lion
  • Taqsit m umtchuk d uryaz yuγa abrid - Histoire de l’enfant et du passant
  • Taqsit n tmettant d wa-dd-ittawin isγaren - Histoire de la mort et du bûcheron
  • Taqsit n tayerzizt d ifker - Histoire du lièvre et de la tortue
  • Le vieillard à marier.
  • Aventure de chasse.
  • Harun Rracid d Ğeâfer Lbranki - Haroun Errachid et Dje’fer El-Branki
  • Taqsit m Beckerker d lγul - Histoire de Bechkerker et de l’ogre
  • Taqsit n ta itet’sen dug uzaw-nnes - Histoire de celle qui dormait dans ses cheveux
  • Taqsit n ssultan d harwan-nnes - Histoire d’un sultan et de ses enfants
  • Taqsit m war d taγyult d uccen d insi - Histoire du lion, de l’ânesse, du chacal et du hérisson
  • Taqsit m n tsekkurt d Serdeslas aseh’h’ar - Histoire de la perdrix et du magicien Serdesla

Contes[modifier | modifier le code]

Histoire de l’ogre et de la belle femme « Des chasseurs partirent avec leurs chameaux. Arrivés au pays de la chasse, ils lâchèrent leurs chameaux pour les laisser paître ; eux mêmes chassaient jusqu’au coucher du soleil, et revenaient ensuite à leur campement. Un jour, l’un d’eux était en marche, lorsqu’il aperçut les traces d’un ogre, grandes chacune de trois pas, et il se mit à les suivre. Il alla, et trouva l’endroit où il avait déposé sa fiente, grande comme un tas d’ogre. Il s’en retourna et revint auprès de ses compagnons. – J’ai trouvé la trace d’un ogre, leur dit-il ; venez, allons le rejoindre. – Non, répondirent-ils, nous n’irons pas le rejoindre, car nous ne sommes pas plus forts que lui. – Accordez-moi quatorze jours, dit le chasseur ; si je reviens, vous le verrez, sinon, emmenez mon chameau avec la viande de la chasse. Le lendemain il partit, et se mit à suivre les traces de l’ogre. Il marchait depuis quatre jours, lorsqu’il découvrit une caverne dans laquelle il entra. Dedans se trouvait une belle femme qui lui dit : – Qui t’amène ici, ou vas-tu être mangé par cet ogre ? – Mais toi, répondit le chasseur, quelle est ton histoire, et comment l’ogre t’a-t-il apportée ici ? – Il y a aujourd’hui trois jours, répondit-elle, qu’il m’a enlevée ; j’étais la fiancée du fils de mon oncle, c’est alors que l’ogre m’a ravie. Je suis restée dans la caverne, il m’apporte de la nourriture, je reste là et il ne me tue pas. – Par où a-t-il l’habitude d’entrer, dit le chasseur, lorsqu’il revient ici ? – Voilà son chemin, répondit-elle. Il entra au milieu de la caverne, chargea son fusil et l’attendit. Au coucher du soleil, l’ogre arriva. Le chasseur arma la batterie, tira, atteignit l’ogre entre les deux yeux au moment où il s’asseyait. S’approchant de lui, il vit qu’il avait apporté deux hommes pour les faire cuire et les manger. Il passa la nuit avec cette femme dans la caverne. Le lendemain, ils employèrent la journée à extraire de l’argent caché, emportèrent ce qu’ils purent et se mirent en route. Le quatorzième jour, ils arrivèrent où il avait laissé ses compagnons, et ils les trouvèrent qui attendaient. – Laissez la viande de la chasse, leur dit-il, et venez, retournons à la caverne. Une fois arrivés, ils se mirent à razzier des armes, des vêtements, chargèrent le tout sur leurs chameaux et partirent pour rentrer à leur village. Arrivés au milieu du chemin, les compagnons voulurent enlever cette femme au chasseur. Une dispute s’engagea, ils se battirent sur la route. La poudre parla entre eux. Notre homme en tua quatre, et continua sa route seul avec la femme, jusqu’à ce qu’ils arrivassent à leur village, où ils se marièrent. »[13]

Chants et poésies chaoui[modifier | modifier le code]

Les musiciens s'inspirent des poèmes et chants chaoui et utilisent d'autres langues (arabe, français) pour s'exprimer. Le folklore est diversifié dans les régions des Aurès. La musique traditionnelle est bien représentée par nombreux chanteurs Aurassiens. Les premiers chanteurs qui ont connu un succès international sont Aissa Jermouni et Ali Khencheli[14]. Le style de musique Rahaba est propre à toute la région des Aurès. De plus, plusieurs styles de musique existent comme le style arabo-andalous, l'un des chanteurs chaouis est Salim Hallali. Plusieurs chanteurs des Aurès se sont inspirés de ce style comme Youcef Boukhantech (qui chante en arabe et en chaoui).

Les femmes ont pu avoir leur place dans la scène national. La télévision algérienne diffusait les chansons de Thelja (Ya Saleh) et de Beggar Hadda dans les années 1970. Houria Aïchi a aussi fait plusieurs albums en France.

Un autre genre de musique moderne chaouis s'est imposé dans la région. Cette musique est un mélange de rock (Les Berbères (groupe de rock chaoui)), de blues, de folk (Smaïl Ferrah) et de raï en langue chaoui (berbère) et en arabe. Quelques chanteurs et musiciens s'inspirent de la musique arabe classique.

Les genre Zorna (avec la cornemuse), musique sétifienne, Diwan, etc. sont joués par quelques musiciens aurassiens. Quelques instruments de musique sont propres à la région comme le bendir, Gasba, etc.

La danse chaouis est formée d'un regroupement d'hommes ou de femmes dansant face à face en entonnant des chants polyphoniques accompagnés de gasbas et de bendirs. Le rythme particulier du bendir chez les Chaouis se retrouve dans quasiment toutes les chansons des Aurès. Les interprètes les plus connus sont Katchou, Hamid Belbeche, Houria Aïchi, Nocceredine Hora, Massinissa, Hacen Dadi, Les Berbères, Tafert, Dihya, Messaoud Nedjahi, Numidas, Ithran, etc.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Les écrits religieux[modifier | modifier le code]

Saint Augustin

Dans l'histoire, tous les écrivains de la région des Aurès ou les écrivains d'appartenance ethnique berbère ou de l'est algérien n'écrivaient pas en langue berbère ou en chaoui.

Saint Augustin a écrit plusieurs livres qui traitent plusieurs thèmes de la religion catholique, il a écrit en punique. La langue maternelle d'Augustin est le numide (qu'il cite clairement dans son œuvre Les Confessions)[15], mais sa culture est foncièrement latine[16].

De nombreuses histoires bibliques (chrétiennes) ont été traduites en chaoui sous forme vidéo, audio et texte (Adam, Noé, Abraham, Jésus...)[17].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. [1]
  2. code générique (berbère)
  3. DIELEMAN F. 1994 – Esquisse de description de la langue berbère chaouïa : variations lexicales et phonétiques et investigation sociolinguistique
  4. GUEDJIBA A.2000 – Description morphosyntaxique du parler des At Bouslimane du Zalatou
  5. a et b http://www.centrederechercheberbere.fr/chaouia.html
  6. INALCO
  7. Souvenirs d'une exploration scientifique dans le nord de l'Afrique, Jules-René Bourguignat
  8. Ibn Khaldoun, Histoire des Berbères
  9. Salem Chaker, Encyclopédie berbère, fascicule VIII, 1990
  10. a et b Salem Chaker, L'encyclopédie Berbère.
  11. Mohamed Salah Ounissi, Inzan d timseâreq. Proverbes et devinettes chaouis Recueil - Éditions ENAG, Alger, 2004
  12. Éditions berbères
  13. Mena Lafkioui et Daniela Merolla, Contes berbères chaouis de l’Aurès d’après Gustave Mercier
  14. Algérie, Dominique Auzias
  15. Augustin se définit lui-même comme un écrivain latin. Mais il n'est pas sûr qu'il ait su les dialectes africains locaux. Sur cette question difficile, voir Chr. Courtois, "Saint Augustin et le problème de la survivance punique", Revue Africaine, 94, 1950, p. 239-282.
  16. Il est à remarquer qu'Augustin aura beaucoup de mal avec la langue grecque, qu'il ne maîtrisera jamais.
  17. [www.injilchaoui.com Injil Bible chaoui]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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  • Aïchi, H., «La tradition de la poésie populaire chantée des Chaouias d’Algérie», Horizons maghrébiens, 20-21, Toulouse, (1993), p. 176-178.
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  • Basset, A., Atlas linguistique des parlers berbères, Alger, Institut d'Études Orientales, (1936 et 1939), [+ cartes].
  • Basset, A., «Berbère isnin (tous les deux)», Comptes Rendus du Groupe Linguistique d’Études Chamito-Sémitique, 4, Paris, (1946), p. 19-20.
  • Basset, A., De nouveau à propos du nom de l’île de fer (Canaries) ; sur la toponymie berbère et spécialement sur la toponymie chaouia des Ait Frah (Département de Constantine), Paris, Lyon, (1948).
  • Basset, A., «La mise à part. Faits berbères», Comptes Rendus du Groupe Linguistique d’Études Chamito-Sémitique, 4, Paris, (1946), p. 65-66.
  • Basset, A., «Présentation de cartes linguistiques berbères», Comptes Rendus du Groupe Linguistique d’Études Chamito-Sémitiques, 1-2, Paris, (1934/1937), p. 42 et p. 81-82.
  • Basset, A., «Sur la proposition indépendante et la proposition relative en berbère», Comptes Rendus du Groupe Linguistique d’Études Chamito-Sémitique, 4, Paris, (1945/1948), p. 30-32, [Exemples pris dans le parler des Aït Frah].
  • Basset, A., «Sur la toponymie berbère et spécialement sur la toponymie chaouïa Aït Frah», Onomastica, 2, PubLg: Français, (1948), p. 123-126.
  • Basset, A., Textes berbères de l'Aurès (parler des Aït Frah), Paris, Publ. de l'Institut d'Etudes Orientales, (1961).
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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]