Calixthe Beyala
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Calixthe Beyala, née en 1961 à Douala au Cameroun, est une écrivaine française et camerounaise.
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[modifier] Biographie
Calixthe Beyala est originaire d'une famille modeste du Cameroun, où elle passe son enfance. Sa sœur aînée l'élève et subvient à sa scolarité. À l'âge de dix-sept ans, elle rejoint la France où elle se marie, obtient un baccalauréat, puis poursuit des études de gestion et de lettres[1]. Elle est mère de deux enfants.
Sa carrière d'écrivaine débute à l'âge de vingt-trois ans, avec son premier roman C'est le soleil qui m'a brûlée, publié en 1987. Prolifique, son œuvre est récompensée par plusieurs distinctions : le Grand Prix Littéraire de l'Afrique Noire pour Maman a un amant, le Grand Prix du roman de l'Académie française pour Les Honneurs perdus, publié en 1996, et le Grand Prix de l'Unicef pour La Petite fille du réverbère. Elle est aussi chevalier des arts et des lettres[1],[2].
En mai 1996, le tribunal de grande instance de Paris juge que son roman Le Petit Prince de Belleville est une « contrefaçon partielle » d'un roman de Howard Buten[3],[4]. Lors d'une entrevue avec la journaliste Catherine Argand pour le magazine Lire, l'écrivaine Paule Constant déclare : « elle n'est pas la seule à m'avoir plagiée[5],[6]. » Le site web du magazine Télérama de juillet 2008 qualifie Calixthe Beyala de « récidiviste de la kleptomanie littéraire », en se basant sur le travail de comparaison effectué par Pierre Assouline pour la revue Lire, dix ans auparavant[7]. Selon le Monde, Calixthe Beyala s'était défendue en novembre 1996 des accusations de Pierre Assouline, en se déclarant victime de « persécution[s] » et de la « haine raciale » des « journalistes de gauche[8]. »
Calixthe Beyala critique la sous-représentation des minorités visibles dans le paysage audiovisuel français. Elle est l'initiatrice et la porte-parole de l'association collectif Égalité, fondée en décembre 1998[9], dont deviennent également membres l'humoriste Dieudonné, le chanteur Manu Dibango et Luc Saint-Éloy[10]. En 1998, elle dépose plainte contre le CSA et le gouvernement français devant l’absence de Noirs à la télévision. Cette démarche conduit le collectif à être reçu, en octobre 1999, par le président du CSA de l’époque, Hervé Bourges[11]. En 2000, elle monte avec Luc Saint-Éloy sur la scène de la cérémonie des Césars pour y revendiquer une plus grande présence des minorités sur les écrans français. Elle y rend également hommage à la comédienne Darling Légitimus, décédée en décembre 1999, que les organisateurs de l'événement n'avaient pas citée lors de leur hommage aux comédiens disparus au cours de l'année précédente. Le 22 février 2005, elle intervient dans le quotidien Le Monde pour réfuter toute « hiérarchie dans la souffrance », lancer un appel au dialogue entre Noirs et Juifs, et condamner les positions prises par Dieudonné[12]. Dans le Figaro du 12 décembre 2007[13] et l'émission télévisée Revu et Corrigé sur France 5, elle se distingue en saluant la visite de Mouammar Kadhafi en France, et ses actions politiques en tant que dirigeant libyen et africain.
Elle s'est également engagée pour la lutte contre le sida, la promotion de la francophonie, la Maison des peuples d'Afrique. Elle est membre du comité de parrainage de la Coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence. Son action associative et ses prises de positions militantes ont été récompensées par le prix de l'Action communautaire en 2000, et elle a reçut le prix Genova 2002[2].
[modifier] Œuvres
- C'est le soleil qui m'a brûlée,Paris, Stock 1987 ; 174p.
- Tu t'appelleras Tanga, Paris, Stock1988 ;202p.
- Seul le Diable le savait,Paris, Pré au Clercs 1990 281p.
- La Négresse rousse,Paris, J'ai lu 1995 ;
- Le Petit Prince de Bellevile,Paris, Albin Michel 1992 ;262p
- Maman a un amant, Paris, Albin Michel1993, 352p. Grand Prix Littéraire de l'Afrique noire ;
- Asséze l'Africaine, Paris, Albin Michel1994, 352 p. prix François Mauriac de l'Académie française ; prix tropique.
- Lettre d'une africaine à ses sœurs occidentales, Paris, spengler, 1995 ; 160p.
- Les Honneurs perdus, Paris, Albin Michel,1996, Grand Prix du roman de l'Académie française ;
- La Petite Fille du réverbère, Paros;Albin Michel1998,412 p. grand prix de l'Unicef ;
- Amours sauvages, Paris, Albin Michel1999 ; 251p.
- Lettre d'une Afro-française à ses compatriotes, Paris, Mango, 2000 ; 96p.
- Comment cuisiner son mari à l'africaine, Paris, Albin Michel 2000 ; 170 p.
- Les Arbres en parlent encore…, Paris, Albin Michel 2002 ; 412 p.
- Femme nue, femme noire, Paris, Albin Michel, 2003; 230 p.
- La Plantation, Paris, Albin Michel 2005, 464 p.
- L'Homme qui m'offrait le ciel, Paris, Albin Michel,2007.
- Le Roman de Pauline, Paris, Albin Michel, 2009.
[modifier] Notes et références
- ↑ a b Calixthe Beyala de retour en librairie!, le Journal du Cameroun
- ↑ a b Site officiel de Calixthe Beyala
- ↑ "Marc Levy, Alain Minc, Calixthe Beyala devant la justice", Le Figaro, 14/10/2007.
- ↑ Le Plagiat.net
- ↑ Entretien avec Paule Constant paru dans Lire.
- ↑ Comparaison sur un paragraphe sur le plagiat.net.
- ↑ « En devenant une récidiviste de la kleptomanie littéraire, Calixthe Beyala se ridiculisait aux yeux des lecteurs avant même d'être condamnée pour « contrefaçon partielle » » Christine Ferniot Vols de plumes dans l'édition 25 juillet 2008, Télérama n° 3054
- ↑ L'écrivain Calixthe Beyala est de nouveau soupçonnée de plagiat, Jean Luc Douin, Le Monde, 26 novembre 1996
- ↑ Écran noir, images blanches, Nasser Negrouche, Le Monde diplomatique, juillet 2002
- ↑ Audition des représentants du Collectif Égalité sur le site du CSA
- ↑ Max Lagarrigue, Les Causes noires, sur le site de la revue « Le Meilleur des mondes », n°2, éd. Denoël, 2006.
- ↑ Les convoyeurs de la haine, Point de vue, Le Monde, 22 février 2005.
- ↑ Kadhafi, un symbole pour l’Afrique, Calixthe Beyala, Le Figaro, 11/12/2007
[modifier] Voir aussi
[modifier] Bibliographie
- « Les 50 personnalités qui font le Cameroun : Calixthe Beyala », Jeune Afrique, n° 2520-2521, du 26 avril au 9 mai 2009, p. 42

