Culture du Burkina Faso

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Écrivains burkinabés[modifier | modifier le code]

  • Monique Ilboudo[1], juriste et femme politique, a remporté le Grand Prix de l'Imprimerie Nationale du Meilleur Roman 1992 pour Le Mal de Peau, publié en France par les éditions Le serpent à plumes, Paris, février 2001. C'est la première romancière burkinabè.
  • Joseph Ki-Zerbo (1922 - 2006), grand intellectuel et opposant burkinabè, a largement contribué à l'émergence d'études historiques africaines. Premier africain agrégé d'Histoire à la Sorbonne, le professeur enseigna dans plusieurs universités africaines. Il a été le directeur scientifique des deux volumes de l'Histoire générale de l'Afrique, publié par l'Unesco. Depuis leur publication, ces ouvrages, les premiers volumes d'histoire coordonnés par un Africain, sont devenus la référence des étudiants africains en histoire. Contraint à l’exil par le pouvoir révolutionnaire du capitaine Thomas Sankara, il vécut longtemps à Dakar. De retour au Faso en 1992, il militera contre l'impunité de l'assassinat du journaliste Norbert Zongo. Il reste une figure des Indépendances, et de la vie intellectuelle.
  • Abdoulaye Diallo
  • Jacques Guingane
  • Sarah Bouyain (1968 - ...)
  • Zarra Guiro (1957 - ...)
  • Aristide Tarnagda[2] (1983 - ...), auteur prodige de théâtre contemporain : Alors, tue-moi, De l’amour au cimetière (créé aux récréatrales 2006), Les Larmes du ciel d'Août, Exils 4, pièce de théâtre et chorégraphie, mise en scène de Eva Doumbia...
  • Sophie Heidi KAM[3] (1968 - ...), poétesse et dramaturge contemporaine. Deux fois lauréate du Grand Prix National des arts et des lettres à la Semaine Nationale de la Culture (SNC) respectivement en 2000 avec Sanglots et symphonies et en 2004, avec Quêtes, elle s'essaye aussi au théâtre, dans le cadre du groupe "du Cercle", coordonné par Faustin KEOUA LETURMY, lectures de textes dramaturgiques au CCF Georges Méliès de Ouagadougou.
  • Gaël Koné (1976 - ...)
  • Honorine Mare (1972 - ...)
  • Suzy Henique Nikiéma (1983 - ...)
  • Faustin Keoua Leturmy[4], comédien, danseur et écrivain d'origine congolaise mais vivant à Ouagadougou, participe à cette jeune génération d'auteurs africains.
  • Maitre Frédéric Pacéré Titinga (1943 - ...)né à Manéga, est l'auteur d'une cinquantaine d'ouvrages sur la littérature, la culture, le droit, la sociologie et l'art. Il est également le fondateur du musée de Manéga.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cinéma burkinabé.
Une salle de cinéma au Burkina Faso (Le Sanyon à Bobo-Dioulasso)

Le cinéma africain est particulièrement vivant au Burkina Faso. Né d'une volonté politique, dès l'indépendance de la Haute-Volta en 1960, de développer un cinéma national dégagé de la domination coloniale, il débute par le création d'une cellule cinéma au sein du Ministère de l'Information. Celle-ci réalise surtout des documentaires de vulgarisation visant les populations rurales.

En 1970, le gouvernement nationalise la distribution et l’exploitation des films et crée un établissement public, la Sonavoci (Société Nationale Voltaïque du Cinéma, aujourd'hui dissoute), dont les bénéfices alimentent la promotion de l'industrie cinématographique.

En 1969 le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou FESPACO est créé à l'initiative de cinéphiles. Devenu biennal, il est l'une des grandes manifestations culturelles de Ouagadougou.

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou a acquis une renommée internationale. Ses fondateurs n’en espéraient pas tant : ils voulaient initialement juste faire connaître le cinéma africain aux Africains.

Le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou FESPACO est le plus grand festival africain de cinéma (on dit du festival qu'il est le Festival de Cannes de l'Afrique).

En 1979 est créé un complexe de studios de production et de tournage, financé par des capitaux privés avec une aide de l'État.

Les thèmes du cinéma burkinabé ont évolué peu à peu de la production de films documentaires ou exotiques vers un regard critique sur la société (néo-colonialisme, condition des femmes, corruption etc.)

Le succès du cinéma burkinabé ne doit cependant pas masquer les difficultés, financières, commerciales ou juridiques, auxquelles il reste confronté.

Idrissa Ouedraogo est un des plus grands réalisateurs burkinabés.

Musiciens burkinabés[modifier | modifier le code]

Danse[modifier | modifier le code]

Irène Tassembedo est l'une des initiatrices de la danse contemporaine burkinabè, créatrice du Ballet National du Burkina Faso. Alassane Congo, lui aussi, reste encore une référence. À leur suite, Souleymane Badolo de la compagnie Kongoba Teria, Salia Sanou et Seydou Boro de la compagnie Salia nï Seydou ont développé la danse contemporaine. La compagnie Salia nï Seydou a créé le festival Dialogues de Corps, festival de danse africaine de Ouagadougou. Leur création, en 2006, du premier Centre de Développement Chorégraphique en Afrique : La Termitière à Ouagadougou. Grâce à ces évènements, les jeunes générations (le danseur Bouxon, Compagnie Auguste-Bienvenue, Compagnie Tené, Compagnie Tché Tché...) tournent à l'étranger et perpétuent une création typiquement contemporaine, se nourrissant de la danse traditionnelle de leurs régions.

Théâtre[modifier | modifier le code]

Les Récréatrales, manifestation bisannuelle, constituent un évènement théâtral culturel majeur du Burkina Faso, avec le Festival International de Théâtre et de Développement (FITD). Elles furent lancées en 2002 à Ouagadougou par Etienne Minoungou, comédien, conteur, metteur en scène, dramaturge et entrepreneur culturel. Elles constituent un projet ambitieux de résidences d'écriture et de créations théâtrales panafricaines réunissant une centaine d'artistes de plusieurs pays durant deux à trois mois. Ces résidences tentent d'explorer une nouvelle approche de la création dramatique en Afrique, en privilégiant un travail conjoint du texte et de la mise en scène.

Artisanat d'art[modifier | modifier le code]

Tous les deux ans, les années paires, la capitale du Burkina Faso se transforme en vitrine de l’artisanat africain. En 2006, le salon avait attiré trois milliers d’exposants venus de toute l’Afrique, des professionnels ou des collectionneurs débarqués des cinq continents, et 500 000 visiteurs amateurs au total. C’est dire l’attraction qu’exerce l’artisanat africain, dont on peut apprécier ici la richesse et la diversité.

Le salon de Ouagadougou se veut la vitrine du savoir-faire des artisans burkinabé, mais aussi de toute l’Afrique. Exposition folklorique à ses débuts elle est devenue la vitrine de l'art africain par excellence. Le SIAO a beaucoup évolué et s’adresse en priorité aux professionnels, aux exportateurs, voire aux collectionneurs qui viendront passer commande dans ce gigantesque marché artisanal. En parallèle, il permet aux artisans venus des quatre coins du continent de se rencontrer, d’échanger leurs techniques de fabrication ou d’en trouver de nouvelles, plus efficaces.

Calao sénoufo du Burkina Faso

Le SIAO est le plus grand salon africain où sont exposés divers objets d'art, de culture et divers représentant l'art africain. Malgré plusieurs tentatives d'appropriation de l'évènement par certains pays, ce salon reste le plus important de par le nombre de visites, d'exposants, de médias etc.

Le Salon international de l'artisanat de Ouagadougou est un cadre de promotion des produits de l'artisanat africain. Il est né d'une initiative commune de l'Office National du Commerce Extérieur (ONAC) et de la Chambre de Commerce d'Industrie et d'Artisanat visant à mettre en exergue un secteur jadis délaissé : celui de l'artisanat. Cette initiative répond avant tout au souci de réduire le déficit croissant de la balance commerciale des pays africains face à une détérioration des prix de certaines matières premières exportées ou exportables.

Les produits et secteurs d'activité représentés sont : la sculpture sur bronze et sur bois, la maroquinerie, la vannerie, la peinture, le textile-confection, la broderie, la bijouterie, les instruments de musique africains, les objets de décoration, la ferronnerie, le tissage, le batik, la poterie-céramique, l'armurerie, le mobilier, l'artisanat de récupération l'art de la calebasse, l'artisanat de services, l'artisanat de production.

Historique du SIAO[modifier | modifier le code]

Le SIAO est parti d'une exposition-vente de l'artisanat burkinabé organisée en novembre 1984 sous l'appellation "ARTISANAT 84" qui a mis en compétition les artisans de toutes les provinces du Burkina Faso et des produits de qualité variés. Il a permis de constater que les burkinabés sont de grands consommateurs de produits de l'artisanat tant utilitaire que décoratif. Mais il a été surtout l'occasion de mesurer l'intérêt de nos invités européens et américains face à la variété et à la beauté des œuvres présentées.

Au lendemain de cette manifestation, les deux institutions (ONAC et Chambre de Commerce) ont formulé une recommandation tendant à faire de cette manifestation un marché africain de l'artisanat, un forum d'échange entre les artisans de plusieurs pays africains et des acheteurs professionnels d'origines diverses.

La première édition du SIAO s'est tenue du 20 au 27 février 1988.

Depuis la manifestation a connu un engouement de plus en plus croissant de la part des artisans africains que des professionnels du monde entier qui trouvent en celle-ci des opportunités de contact, de ventes, d'achat et d'affaires.

Objectif du SIAO[modifier | modifier le code]

Le SIAO a pour missions, de :

  • Créer un cadre de promotion et d'échange pour les produits de l'artisanat africain en vue de faciliter leur accès aux marchés internationaux ;
  • Susciter et organiser la réflexion et la concertation sur les problèmes de développement de l'artisanat des pays africains ;
  • Favoriser la diffusion et l'essor de l'artisanat africain en tant que moyen d'expression et de culture ;
  • Contribuer à la formation et l'encadrement des artisans en vue de leur promotion personnelle.

Médias[modifier | modifier le code]

En 2009, le classement mondial sur la liberté de la presse établi chaque année par Reporters sans frontières situe le Burkina Faso au 57e rang sur 175 pays[5]. Des « problèmes sensibles » y ont été observés[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://aflit.arts.uwa.edu.au/IlboudoMonique.html
  2. http://www.lesfrancophonies.com/maison-des-auteurs/tarnagda-aristide
  3. http://www.sanfinna.com/ARCHIVES/Archives472/tribunedelafemme.htm
  4. http://www.curiosites.net/spectacles/poule-poilue.htm
  5. Reporters sans frontières  : Classement mondial 2009 [1]
  6. Reporters sans frontières [2]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nature, art et culture au Burkina-Faso, Les Amitiés franco-burkinabè, L'Harmattan, Paris, 2009, 169 p. (ISBN 978-2-296-07637-2)
  • Pierre-Joseph Laurent, Les pentecôtistes du Burkina Faso : mariage, pouvoir et guérison, Karthala, IRD, Paris, 2009, 442 p. (ISBN 978-2-8111-0271-5)
  • Florent Mazzoleni, Burkina Faso. Musiques modernes voltaïques, Le Castor Astral, Bordeaux, 2011, 150 p. (ISBN 9782859208769)
  • Jean-Bernard Ouédraogo, Arts photographiques en Afrique : technique et esthétique dans la photographie de studio au Burkina Faso, L'Harmattan, Paris, 2002, 329 p. (ISBN 9782747543774)
  • Salaka Sanou, La littérature burkinabè : l'histoire, les hommes, les œuvres, PULIM, Limoges, 2000, 220 p. (ISBN 2-8428-7190-1)
  • Alain-Joseph Sissao (dir.), Émergence de la littérature d'enfance et de jeunesse au Burkina Faso : état des lieux, dynamique et avenir, L'Harmattan, Paris, 2009, 219 p. (ISBN 978-2-296-10018-3)

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • Des feuilles aux cauris : une initiation féminine au Burkina Faso, film documentaire de Bernard Nantet et Jeanne Bisilliat, Cerimes, Vanves, 2000?, 47' (DVD)
  • Traces, empreintes de femmes, film documentaire de Kati Léna Ndiaye, Médiathèque des Trois Mondes, Paris, 2005, 52' (DVD)
  • Le royaume qui chante, film documentaire de Patrick Kersalé, Éditions musicales Lugdivine, Lyon, 2005, 76' (DVD)
  • Les maîtres du nyama : la confrérie des chasseurs sénoufo, film documentaire de Patrick Kersalé, Éditions musicales Lugdivine, Lyon, 2006, 80' (DVD)
  • Tambours et djembés du Burkina Faso, film documentaire de Patrick Kersalé, Sunset France, Boulogne, 2005, 69' (DVD)
  • La danseuse d'ébène : Irène Tassembédo, film documentaire de Seydou Boro, CNC, Paris, 2007, 54' (DVD)
  • Les enfants musiciens du Burkina Faso, film documentaire de Patrick Kersalé, Éd. musicales Lugdivine, Lyon, 2008, 26' (DVD)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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