Guèze

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Page d'aide sur l'homonymie Cet article concerne la langue guèze. Pour l'écriture, voir Alphasyllabaire guèze. Pour la liturgie, voir Rite guèze.
Guèze
ግዕዝ, Gəʿəz
Extinction Cesse d'être une langue parlée entre le IVe et le Xe siècle
Langues filles amharique, tigrigna
Parlée en Éthiopie, Érythrée, Israël
Classification par famille
Statut officiel
Langue officielle de Langue liturgique de l'Église éthiopienne orthodoxe, de l'Église érythréenne orthodoxe, de l'Église catholique éthiopienne et des Falachas
Codes de langue
ISO 639-2 gez
ISO 639-3 gez
IETF gez
Eliza Codex
Bible éthiopienne du XXe siècle.
Genèse 29:11-16 en guèze, XVe siècle
Le guèze parmi les langues sémitiques, durant l'antiquité[Quand ?].

Le guèze ou ge'ez (ግዕዝ, Prononciation du titre dans sa version originale Écouter), parfois appelé éthiopien ancien ou éthiopien classique, est une langue qui fut parlée en Éthiopie et en Érythrée jusqu'au XIVe siècle. Selon l'interprétation traditionnelle, le guèze est pour plusieurs langues d'Éthiopie (dont l'amharique et le tigrigna) ce que le latin est au français, mais il est plus probable que ce sont en fait des langues sœurs qui ont évolué parallèlement[1],[2]. Le guèze s'écrit à l'aide d'un alphasyllabaire.


Histoire[modifier | modifier le code]

Attesté dès le IIIe ou IVe siècle après J.C., le guèze disparaît en tant que langue parlée vers le XIVe siècle. La littérature en guèze s'est épanouie du XIIIe au XVIIIe siècle. Resté la langue savante de l'Éthiopie jusqu'au XIXe siècle, le guèze n'est aujourd'hui plus employé que comme langue liturgique de l'Église éthiopienne orthodoxe, de l'Église érythréenne orthodoxe, de l'Église catholique éthiopienne et de la communauté Beta Israël.

Les premiers écrits en guèze utilisent un alphabet d'origine sud-sémitique composé uniquement de consonnes. Il en subsiste quelques exemples datant du IIIe ou IVe siècle. Parmi ces écrits, il y a le Conflit d'Adam et Ève avec Satan, un apocryphe vétérotestamentaire paléo-chrétien. Le guèze pouvait s'écrire en boustrophédon, à la façon des inscriptions grecques archaïques.

Transcription du nom en français[modifier | modifier le code]

La graphie guèze est celle des premiers Européens qui ont fréquenté la cour de Gondar au XIXe siècle comme Antoine d'Abbadie ou Juste d’Urbin. Elle reprend la prononciation du mot en amharique. Depuis les années 1980, les publications scientifiques tendent[réf. nécessaire] à utiliser la transcription ge'ez, plus proche de la langue[3].

D'autres transcriptions peuvent se rencontrer : gi'iz, gheez, ghez.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (de) Harald Haarmann, Lexikon der untergegangenen Sprachen, C. H. Beck,‎ 2002, 2e éd. (ISBN 9783406475962, lire en ligne), p. 76
  2. Amsalu Aklilu, Kuraz Publishing Agency, ጥሩ የአማርኛ ድርሰት እንዴት ያለ ነው! p. 42.
  3. Voir par exemple l'utilisation des deux termes dans Anaïs Wion, « L’histoire d’un vrai faux traité philosophique (Ḥatatā Zar’a Yā‘eqob et Ḥatatā Walda Ḥeywat). Épisode 1 : Le temps de la découverte. De l’entrée en collection à l’édition scientifique (1852-1904) », Afriques, Débats et lectures, voir en ligne, consulté le 30 septembre 2013.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]