Littérature maghrébine francophone

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La littérature maghrébine de langue française est cette production littéraire, née sous la période coloniale française, dans les trois pays du Maghreb : l'Algérie (1830), la Tunisie (1881).

Il s'agit d'une littérature née au Maghreb mais exprimée en français.

Elle appartient donc à la grande famille des littératures francophones qui couvre des espaces géographiques très diversifiés : Europe, Amérique du Nord, et le Golfe du Mexique, l'Afrique subsaharienne et les îles malgaches, une partie du Moyen-Orient, et la Polynésie française. C'est une littérature d'« écriture », de "langue" ou de « graphie » française mais d'expression nord-africaine ou maghrébine.

Phases de la littérature maghrébine[modifier | modifier le code]

  1. Les fondateurs de cette littérature ont conduit une réflexion critique sur leurs sociétés doublée d’une prise de conscience identitaire (Driss Chraïbi, Mouloud Feraoun, Mouloud Mammeri (1920-1959), Mohamed Dib, Ahmed Sefrioui, Kateb Yacine (1929-1989).
  2. La génération des années 1970 qui s'est penchée sur les mêmes thèmes que son aînée propose cependant une écriture plus violente. On peut citer pour illustrer cette deuxième vague d’auteurs maghrébins : Rachid Boudejra, Abdelkbir khatibi, Nabil Farés, Mohamed Khaïr-Eddine, Abdelatif Laâbi, Tahar Benjelloun, tous nés dans les années trente et quarante du XXe siècle.
  3. La troisième génération d’auteurs maghrébins d’expression française est plus engagée dans la réalité politique et sociale actuelle. Elle pose un regard lucide sur la complexité des réalités maghrébines dans leurs relations multiformes et mouvementées avec le monde extérieur y compris avec la France et la langue française. Cette troisième génération d’écrivains maghrébins se penche – entre autres – sur la place de l’individu dans la société. Les personnages réclament une autonomie ; le phénomène doit être associé à l’émergence de l’individu d’une société civile. Les écrivains les plus en vue de cette nouvelle génération sont Rachid Mimouni (1945), Abdelwahed Meddeb (1946), Fouad Laroui(1958), Tahar Djaout, Mohamed Moulessehoul (Yasmina Khadra)... etc...
  4. La quatrième génération d’écrivains maghrébins qui écrivent en langue française vient de voir le jour avec l’avènement du XXIe siècle, illustrée entre autres par ‘’Le jour venu‘’ de Driss C. Jaydane[1].
  5. La littérature maghrébine, c’est peut-être aussi ces jeunes talents qui éclosent sur la terre d’accueil que ce soit en France ou ailleurs. Ainsi, des écrivains d’origine maghrébine nés ou installés depuis leurs tendre enfance sur le sol français, écrivent leurs parcours, en langue française et souligne les rapports, à la fois, passionnels et ambigus à la terre d’accueil et sa langue.
  6. Si Taos Amrouche,Assia Djebbar et Fatima Mernissi sont les pionnières de la littérature féminine d’expression française au Maghreb, d’autres, encore plus nombreuses, ont écrit les souffrances, les aspirations et les rêves des femmes à travers des personnages-féminins et masculins- tiraillés entre l’émergence de l’individu en tant qu’entité libre de ses choix et le poids d’une société qui a tendance à dissoudre l’individualité, jusqu’à l’effacer, dans le groupe.

[réf. nécessaire]

Quelques auteurs maghrébins[modifier | modifier le code]

Algérie[modifier | modifier le code]

Maroc[modifier | modifier le code]

Tunisie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Driss Jaydane : «Le jour venu», un roman bienvenu. Yabiladi.com