Mariama Bâ

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Mariama Bâ'

Activités Écrivain
Naissance 1929
Dakar
Décès 1981
Sénégal
Langue d'écriture Français

Œuvres principales

Une si longue lettre, Le Chant écarlate

Mariama Bâ, née en 1929 à Dakar au Sénégal et morte en 1981 au Sénégal, est une écrivain sénégalaise.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après la mort prématurée de sa mère, elle a été élevée par ses grands-parents dans un milieu musulman traditionnel[1]. Son père, Amadou Bâ, est devenu ministre de la Santé du premier gouvernement sénégalais en 1957[2].

Elle intègre une école française et se fait remarquer par ses résultats. Par conséquent, après son certificat d'études primaires obtenu à 14 ans, elle entre à l’École normale de Rufisque en 1943, qu’elle quitte munie d’un diplôme d’enseignement en 1947. Elle enseigne pendant douze ans puis demande sa mutation au sein de l’Inspection régionale de l’enseignement pour raison de santé[1].

De son premier mariage avec Bassirou Ndiaye elle a trois filles,et du second mariage avec Ablaye Ndiaye une fille,elle obtient le divorce de son trois mari, le député et ministre Obèye Diop.avec qui elle a eu cinq enfants. À la suite de son expérience du mariage, Mariama Bâ s’engage pour nombre d’associations féminines en propageant l’éducation et les droits des femmes[1]. À cette fin, elle prononce des discours et publie des articles dans la presse locale.

En 1979, elle publie son premier roman aux Nouvelles éditions africaines, Une si longue lettre, dans lequel Ramatoulaye fait le point sur sa vie passée sous forme épistolaire, à l'occasion de la mort de son mari, abordant l'ambition féministe africaine naissante face aux traditions sociales et religieuses. Dès sa sortie, il connaît un grand succès tant critique que public, et obtient le Prix Noma lors de la Foire du livre de Francfort en 1980[1].

Elle meurt peu de temps plus tard d’un cancer et avant la sortie de son deuxième roman, Un chant écarlate, racontant l'échec d'un mariage mixte entre un Sénégalais et une Française, du fait de l'égoïsme de l'époux et des différences culturelles[1].

Un Lycée de Dakar (la Maison d’éducation Mariama Bâ) porte son nom.

Primordialement, ses œuvres reflètent les conditions sociales de son entourage immédiat et de l’Afrique en général, ainsi que les problèmes, qui en résultent, tels que polygamie, castes, exploitation des femmes – pour le premier -, opposition de la famille, manque de capacité de s’adapter au nouveau milieu culturel face à des mariages interraciaux – pour le deuxième roman.

Œuvres[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d et e Romancières africaines de langue française, L'Harmattan, 1994.
  2. Birago Diop, Sénégal du temps de Mémoires africaines, éditions L'Harmattan, 1986, p 37.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Faustine Boateng, At the Crossroads: Adolescence in the Novels of Mariama Bâ, Aminata Sow Fall, Ken Bugul and Khadi Fall, Howard University, septembre 1995
  • (en) Susan Stringer, « Cultural Conflict in the Novels of Two African Writers, Mariama Ba and Aminata Sow Fall », A Scholarly Journal on Black Women, 1988, supplément p. 36-41
  • (en) Dorothy Davis Wills, « Economic Violence in Postcolonial Senegal: Noisy Silence in Novels by Mariama Ba and Aminata Sow Fall », dans Violence, Silence and Anger: Women's Writing as Transgression, Charlottesville, University Press of Virginia, 1995, p. 158-71

Liens externes[modifier | modifier le code]