Aksoum

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Aksoum
አክሱም
Obélisques d'Aksoum
Obélisques d'Aksoum
Administration
Pays Drapeau de l'Éthiopie Éthiopie
Région Tigré
Zone Mehakelegnaw
Démographie
Population 49 523 hab. (est. 2007)
Géographie
Coordonnées 14° 08′ N 38° 43′ E / 14.13, 38.7214° 08′ Nord 38° 43′ Est / 14.13, 38.72  
Altitude 2 130 m
Localisation

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Aksoum

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Aksoum

Aksoum ou Axoum (አክሱም, Aksum) est une ville septentrionale d'Éthiopie, dans la province du Tigré. C'est l'un des centres religieux de l'Église éthiopienne orthodoxe.

Aksoum a été le centre de l'empire aksoumite entre le Ier et le VIe siècle de notre ère. Le site archéologique où se trouvent les obélisques d'Aksoum a été inscrit sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO en 1980. Dans les alentours de la ville se trouvent de nombreux autres sites datés de cette période antique.

Aksoum possède un aéroport (code AITA : AXU).

La ville contemporaine[modifier | modifier le code]

La ville d'Aksoum compte aujourd'hui environ 50 000 habitants.

Un site archéologique exceptionnel[modifier | modifier le code]

Les obélisques[modifier | modifier le code]

Un des obélisques d'Aksoum.
Proche-Orient vers l'an 600.

Les grandes stèles aksoumites, marquent selon les archéologues l'emplacement des tombeaux des souverains de l'empire aksoumite. Ils figurent parmi les plus grands monolithes façonnés par l'homme. Le plus grand d'entre eux mesurait 35 mètres de haut.

De nombreux tombeaux ont été fouillés, certains ont été pillés, d’autres épargnés. Leur contenu est conservé dans les musées archéologiques d’Aksoum et d’Addis-Abeba.

L'un des obélisques d'Aksoum a été emmené en 1937 en Italie, après l'occupation de l'Éthiopie par les armées de Mussolini. Il a été érigé non loin du Circus Maximus, à Rome, devant le bâtiment qui abritait le ministère de l'Afrique italienne jusqu'en 1945 et qui est devenu en 1951 le siège de la FAO.

Dès 1947, l'Italie s'est engagée à le restituer, mais cette restitution n'a finalement lieu qu'en 2005. Transporté en trois morceaux, le monolithe démembré a retrouvé son emplacement à Aksoum en août 2008.

Lors de la préparation de l'aire qui l'accueille désormais, d'importantes découvertes archéologiques ont été faites. Selon les experts[Lesquels ?], il s’agit d’une nécropole royale de différentes dynasties pré-chrétiennes, qui se prolonge bien au-delà des limites actuelles de la zone archéologique. Des fouilles pourraient permettre la mise à jour d'éléments d’un intérêt historique majeur.

Les sites des alentours[modifier | modifier le code]

Au sud-ouest de la ville (ruines de Dungur) se trouvent les vestiges du palais du roi Caleb (VIe siècle). En 2008, des archéologues allemands ont découvert, sous ce palais, les vestiges d'un autre palais qu'ils ont présenté comme étant celui de la Reine de Saba. De l'autre côté de la route se trouve le champ de stèles de Gudit.

Au nord-est d'Aksoum se trouve un grand réservoir - la citerne de May Shum - et les tombes supposées du roi Kaleb et de son fils Gabra Masqal.

L'une des stèles du site de May Hedja

Une place privilégiée dans le christianisme éthiopien[modifier | modifier le code]

D'après la tradition éthiopienne relatée dans le Kebra Nagast (Käbrä Nägäst, ከብረ ነገሥት, livre de la Gloire des Rois) qui fonde la mythologie politique de la dynastie salomonide à partir du XVe siècle, l'Arche d'alliance aurait été volée par Ménélik Ier, fils du roi Salomon et de la reine de Saba. Si le texte du Kebra Nagast ne mentionne jamais Aksoum[1], par contre, les traditions éthiopiennes assimilent depuis au moins le XVIe siècle l'endroit où repose l'Arche d'Alliance à l'église d'Aksum Maryam Seyon. Elle s'y trouverait toujours.

Certains souverains éthiopiens tels Zar'a Ya'eqob (1434-68) ou Sarsa Dengel (1563-97) ont établi une cérémonie du sacre – distincte de la cérémonie du couronnement - à Aksoum, afin de tisser un lien fort entre les rituels du pouvoir royal et Aksoum.

Ainsi, dans l'enceinte de l'église, des vestiges de la cité antique ont été ré-utilisés, transformés en «trônes» sur lesquels siégeaient les officiers de la cour royale pendant ces cérémonies.

Aksoum demeure aujourd'hui encore un centre identitaire de l'Éthiopie, particulièrement pour les Tigréens.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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